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L'opposition guinéenne se félicité de la réussite de sa manifestation
Heinan Goba Vendredi, 11 Mai 2012 09:50
Comme annoncé, la marche de l'opposition guinéenne réunie au sein du Collectif et de l'ADP a eu lieu ce jeudi 10 mai dans la capitale Conakry. Les organisateurs se félicitent de la réussite de leur mouvement en dépit des incidents qui ont fait des blessés, de sources concordantes.
L'opposition qui avait décidé d’organiser cette manifestation pour exiger l’organisation d'élections libres crédibles et transparentes a indiqué mercredi soir que le point de départ de la marche serait le carrefour de Lambanyi situé dans la haute banlieue de Conakry avec pour point de ralliement l’Esplanade du Stade du 28 Septembre.
Le gouverneur de la ville de Conakry, le commandant Sékou Resco Camara, a invité l’opposition guinéenne à respecter sa parole en occupant un seul itinéraire allant d’Enco 5 situé dans la banlieue de Conakry jusqu’à l’Esplanade du Stade du 28 Septembre de Conakry.
Pour sa part, le Général Kèlèfa Diallo, chef de l’état-major général des armées a appelé la police et la gendarmerie chargées du maintien de l’ordre à faire preuve de professionnalisme.
"Tout homme en uniforme appréhendé avec ou sans arme dans un mouvement de foule ou isolé sera sanctionné conformément aux règlements de service dans l’armée", a-t-il prévenu dans un communiqué lu à la RTG.
Malgré toutes ces dispositions utiles prises de part et d'autres, la manifestation a dégénéré à certains endroits faisant des blessés par balle. D'après des témoins, à Bambéto, un des fiefs du leader de l'UFDG, Cellou Dalein Diallo, des coups de feu ont été entendus. Des accrochages entre les militants de l'opposition et ceux du pouvoir ont eu lieu à Cossa et sur l'autoroute Fidel Castro précisément à Matam.
Les échauffourées ont débuté au rond-point de Bambeto lorsque les forces de l'ordre armées de matraque ont tenté de disperser à coup de gaz lacrymogènes les manifestants qui tentaient de se regrouper pour rallier le stade du 28 septembre, d'après des témoins.
Ces témoins précisent que les forces de l’ordre ont répondu aux manifestants par des tirs à balle réelle. Un homme en tenue civile parmi les policiers a été vu par des témoins en train de tirer en direction des manifestants. Aucun bilan officiel n'est disponible pour le moment (19 blessés selon l'AFP Ndlr).
C'est en milieu de journée que Cellou Dalein Diallo a été accueilli au stade du 28 septembre par une foule en liesse. Sidya Touré le président de l'UFR qui avait pris un bain de foule sur l’esplanade du 28 septembre avant de repartir vers la banlieue est revenu avec lui. Peu à peu tous étaient là .
D'après des témoins, lorsque le cortège de l'opposition est arrivé au niveau du siège du parti présidentiel RPG sis à Hamdalaye, des échauffourées ont éclaté entre les militants de l’opposant et les forces de l’ordre. Les forces de l’ordre auraient procédé à des arrestations dans les rangs de l’opposition.
Des militants de l’opposition contactés disent que ce sont les militants du RPG qui ont été les premiers à jeter des pierres quand le cortège de l'opposition passait. "Ce sont leurs militants qui ont attaqué le siège de notre parti, ils ont volé des motos" a rétorqué le RPG en menaçant de saisir la justice.
A 14 heures, tous les leaders de l’opposition à l'origine de cette marche étaient présents sur l’esplanade du stade du 28 septembre. Outre Cellou Dalein Diallo de l'UFD, il y avait le leader de l’UFR Sidya Touré, Mouctar Diallo de NFD. C'est le président de l'UFR Sidya Touré qui a débuté les hostilités. Il a rappelé l'objectif de la marche avant de fustiger le comportement du régime d'Alpha Condé
Prenant la parole à son tour, Cellou Dalein Diallo a déclaré que "la marche d’aujourd’hui a mobilisé beaucoup de militants et traduit l’expression populaire des citoyens". Avant d'ajouter que la marche vise à protester contre le manque de dialogue franc entre le pouvoir et l’opposition.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
Pour plus d'images, voir l'article de Mamadou Barry
Commentaires
Je constate que pour vous, comme pour Youssouf, les victimes ne sont pas celles que l'on croit.
Par ailleurs, vous avez raison, ce n'est pas votre oncle qui peut réclamer la paternité du 28 Septembre, planqué qu'il était (miraculeusement ?). Quand certains accusent les leaders politiques de mettre leurs enfants à l'abri, je suppose qu'ils pensent aussi à votre cousin Mohamed, dont personne n'avait entendu parler avant 2010.
Donc avant de parler de lâcheté, tournez votre langue sept fois avant de parler.
Youssouf, j'aimerai avoir votre avis sur les assassinats du 28 Septembre. Considérez-vous que celles et ceux qui ont été assassinés (voire les leaders qui ont organisé le rassemblement) sont responsables des criminels qui finalement n'auraient fait que .... se défendre ?
Par analogie avec votre commentaire ci-dessous, c'est la conclusion que l'on peut en tirer.
Je ne pense pas qu'on puisse utiliser ce triste évenement ( que leurs âmes repose en paix) comme argument politique, c'est cynique de reclamer 2 milliards sur le malheur des pauvres familles- Personnes, je dis bien personne ne peut s'attribuer la paternité du 28 sept 09, à part le peuple de Guinée qui c'est léver comme un seul homme pour défendre sa dignité et sa liberté! Ses faux demorcrates ne peuvent plus se passer d'être hypoicites en faissant la politique business sur le dos des enfants innocent de l'axe d'espérance Bambeto-cosa et autres quartier éripherique de Conakry, Quel lâcheter Mr Barry.
Par analogie avec votre commentaire ci-dessous, c'est la conclusion que l'on peut en tirer.
C'est alpha condé qui envoie les bandes responsables à ce qui est arrivé à ce Monsieur sur la photo. On ne va pas inverser les roles. Si tu n'éprouves aucune indignation à l'égard d'une telle violence infligée à tes compatriotes par le politicien que tu soutiens, fais au moins profil bas et dispenses-nous de ton cynisme.








