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Fête du travail : Les Guinéens dans la dèche
Samory Keïta Dimanche, 06 Mai 2012 13:21
Le mardi 1er mai 2012, la Guinée a, à l’instar des autres pays du monde, exulté pour une énième fête du Travail, la deuxième sous la troisième République. Et comme les années précédentes, les Guinéens ont fêté cette année dans la dèche.
Si sous d’autres cieux, les travailleurs sentent une certaine amélioration de leurs conditions de travail d’année en année, en Guinée le constat est tout autre. En Guinée, les années se succèdent mais les conditions de travail et de vie des Guinéens ne changent guère. En fait les années se succèdent et se ressemblent. Pis, l’on a même l’impression de marcher à reculons. Chaque année est moins bonne que la précédente. L’espoir a laissé la place au désespoir et l’enchantement à la désillusion. Et l’horizon s’assombrit.
Aujourd’hui, l’écrasante majorité de la population (58%) vit au-dessous du seuil de pauvreté. Le maigre salaire que perçoit le fonctionnaire à la fin du mois est loin de satisfaire ses besoins. D’autant que rares sont les foyers, où l’on parvient à manger trois fois par jour. Les gens vivent au jour le jour. Alors que le coût de la vie est très élevé. Dans les marchés, le prix des denrées alimentaires sont exorbitants. Le prix du sac de riz par exemple, oscille entre 275 000 et 300 000 GNF. Tandis que le salaire d’un fonctionnaire de la hiérarchie A est d’environ 800 000 GNF. Ce salaire devrait en principe lui permettre d’assurer la popote quotidienne, la location, les soins sanitaires, la scolarisation des enfants et de payer les factures d’eau et d’électricité.
Cette situation que vivent les Guinéens n’a pas débuté aujourd’hui. Sous l’ère Conté, la dégradation des conditions de vie des populations a provoqué, en 2007, une implosion générale dans le pays. Trente (30) des 33 préfectures du pays ont bougé pour crier ‘’haro’’ sur cette situation exécrable. Ce qui avait littéralement secoué le régime défunt. Qui s’effondra un an plus tard avec la disparition du général Lansana Conté, après 24 ans (3 avril 1984-22 décembre 2008) de règne.
Pendant la transition militaire (2008-2010), l’on a demandé aux Guinéens de se serrer la ceinture. Peuple soumis, ils accepteront dans l’espoir que la page de la galère sera complètement tournée au lendemain des élections présidentielles. Sauf que 15 mois après l’avènement de l’actuel régime au pouvoir, c’est le statu quo. La galère est toujours là , au grand dam des Guinéens qu’on a gavés d’une pléiade de promesses lors des campagnes électorales. Alors qu’en réalité, ce n’était que de la poudre aux yeux. Comme un refrain, les nouvelles autorités, à leur tour, demandent à la population de se serrer la ceinture jusqu’à … l’atteinte du point d’achèvement. Qui devrait intervenir normalement au mois de juin prochain. Si la Guinée réussissait évidement un parcours sans fausse note.
Samory Keïta
L’Indépendant, partenaire de GuneeActu.com
Commentaires
Vous savez le problème c'est qui mes chers compatriotes ? c'est nous,encore nous,et toujours nous. Mais si nous voulons que ça change mettons l'ethnie de côtés et occupons nous des dictateurs que nous avons nous même fabriquer.
Wallayi la peur va changer de route.
Amenofils tu peux me dire le contraire ?. A mon sens la solution pour la Guinée c'est les jeunes de 30-40 ans. Je m'amuse toujours à dire à mon mari que même nous,nous sommes des gens en retard par rapport à nos enfants.Les temps ont changés, il faut que les mentalités changent.








