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Dissolution des conseils communaux : Après Alpha, l’ex-maire de Dixinn veut porter plainte contre Alhassane Condé
Ibrahima Sory Bah Mardi, 01 Mai 2012 17:43
Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée, le samedi 28 avril, à la Maison de la presse, l’ex-maire de Dixinn Aboubacar Soumah s’est exprimé sur la plainte qu’il a déposée à la Cour Suprême, contre Alpha Condé, pour excès de pouvoir. Cela suite à la dissolution du Conseil communal de Dixinn, le 3 mars 2011.
Après un an depuis sa destitution de la tête du Conseil communal de Dixinn, l’ex-maire Aboubacar Soumah sort de ses gonds pour dénoncer la lenteur du dossier auprès de la Cour Suprême et fustiger ce qu’il qualifie de « dérive autoritaire » du pouvoir actuel.
L’ex maire est d’abord revenu sur son élection à la tête de la mairie de Dixinn. Il dira que, suite au décès de l’ex maire Yamoussa Yans, une lettre a été adressée au Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation pour venir installer le nouveau maire. Cela conformément à la loi. Et que c’est suite à cette correspondance que le ministre a pris un ordre de mission n°26 du 16 février 2011, demandant à son inspecteur général Mohamed Dine Camara et un certain nombre de cadres du département de venir procéder à l’installation officielle du nouveau maire. Ce qui aura été fait le 22 février 2011.
Aboubacar Soumah dira que ce n’est qu’une semaine après son installation, le 3 mars 2011, qu’un « décret est passé à la RTG, dissolvant les conseils communaux de Kaloum, Dixinn et de Ratoma ». Et de préciser : « mais bien avant cette décision, le 22 février, le chef de la mission Mohamed Dine Camara et l’ensemble de sa délégation ministérielle ont été tous suspendus puis révoqués de leurs fonctions. Parce qu’ils ont installé le maire de Dixinn ». Mais pour lui, ce décret n’avait rien de surprenant. « Nous avons vite compris que la lutte que les Guinéens ont menée pour avoir un Etat de droit avec des acquis démocratiques difficilement acquis, retombe malheureusement dans un Etat dictatorial », martèle-t-il.
Selon lui, c’est suite à cette dérive qu’il a préparé une plainte, qui a été déposée, le 29 avril 2011, par ses avocats à la Cour Suprême en respectant le délai de 60 jours que prévoit la loi. « Depuis cette date, j’avoue que la justice guinéenne n’a pas voulu se saisir du dossier », déplore-t-il.
Il soulignera que la motivation de ce décret (destituant le Conseil communal de Dixinn) est matériellement et juridiquement inefficace. Pour lui, l’argument selon lequel les Conseils communaux de Matam, Dixinn et Ratoma ont été dissous pour "mauvaise gestion", avancé par le ministre Alhassane Condé ne tient pas. « En ce qui concerne la Commune de Dixinn, elle n’a jamais reçu un auditeur », indique-t-il.
L’ex maire de Dixinn, désormais membre du bureau exécutif de l’UFDG depuis son éviction, dira qu’ « Alhassane Condé, qui fut le premier ministre de la Décentralisation sous Lansana Conté, semble ignorer les textes et lois que lui-même honorait lorsqu’il était aux commandes. Aujourd’hui, il ignore pratiquement toutes les dispositions du code des collectivités locales ». Or, poursuit-il, on ne doit diriger un pays avec le mensonge. Il menacera ensuite de porter plainte contre le ministre si celui-ci, continue d’ignorer la loi. « S’il continue comme ça, je porterai plainte contre sa personne », menace Aboubacar Soumah.
S’agissant de sa plainte déposée à la Cour Suprême, l’ex maire de Dixinn dira que « la justice guinéenne n’est pas encore indépendante ». Car elle n’a pas voulu prendre ses responsabilités pour juger cette affaire conformément à la loi.
Ibrahima Sory Bah
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu.com
Commentaires
Quid de Tiegboro et Pivi qui continuent comme si de rien n'était ?
Et Zakariou Diallo ?
Et Thierno Diallo, mort en prison ?
Et les empoisonneurs ?
Et le meurtrier d'un peul... du RPG ?
Et ceux du 19 Juillet ?
L'homme ne m'intéresse pas, contrairement à ses actes.
On verra à la fin du mois ce qu'il adviendra des conseillers communaux, affaire que je suis particulièrement.
Comme vous le constatez, je ne m'intéresse qu'à ce qui ne marche pas.
Ce qui fonctionne est tout à fait normal pour moi, n'est-on pas dans une pays civil, démocratique, où l'État de droit est respecté, avec un président universitaire, de surcroit démocratiquement élu. Il n'y a donc pas de quoi s'étonner que la justice semble y fonctionner, mais il y a lieu de s'alarmer quand elle ne fonctionne pas.
Ce n'est pas au PRG de décider quelle affaire doit être traitée et telle autre non.
Par ailleurs, vous avez raison de dire que le terme "gare" est mal utilisé, parce qu'il peut être interprété comme une menace, ce qui ne correspond pas à ce que je voulais dire. Remplacez "gare" par "sus" en espérant que vous en comprendrez le sens.








