Massacre du 28 septembre: Fatou Bensouda salue la persévérance et le courage des juges en charge du dossier

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BENSOUDA_Fatou_2_01« L’enquête conduite par les juges d’instruction de Conakry a fait des progrès significatifs ces derniers temps avec l’inculpation d’une personnalité de haut rang Â» s’est félicitée, le jeudi 05 avril, Fatou Bensouda, Procureure adjointe de la Cour pénale internationale (CPI) au cours d’un point de presse à Conakry.

Au terme d’une mission de deux jours à Conakry pour faire avec les autorités, les magistrats, la société civile et les victimes, le point sur les progrès de la procédure judiciaire nationale concernant les crimes du 28 septembre 2009, Fatou Bensouda a salué la persévérance et le courage des juges en charge du dossier.

D’après la Procureure adjointe de la CPI, les juges d’instruction de Conakry font un travail complexe dans des conditions difficiles. Pour cela, dira Fatou Bensouda, « ils méritent notre soutien, le soutien des autorités et celui des Nations Unies qui s’apprêtent aussi à les appuyer Â». Il devrait en être de même de la part des victimes, poursuit-elle.

Dans sa déclaration liminaire, Fatou Bensouda, qui avait à ses côtés, Hamadi Bah, Chef du service de la coopération au Bureau du Procureur, a fait savoir que « comme lors de mes visites précédentes, j’ai été touchée et inspirée par les échanges que j’ai eus avec les associations des victimes Â».

Elle a rappelé que le mandat de son Bureau et une priorité personnelle pour elle est que justice soit rendue aux victimes de Guinée.

La Procureure adjointe de la CPI a appelé à la poursuite des efforts sans relâche.

Les autorités guinéennes ont promis à Fatou Bensouda que les juges disposeront de tous les moyens dont ils ont besoin et qu’ils pourront continuer d’opérer en toute indépendance. Celle qui, en juin, va devenir Procureure de la CPI en remplacement de Moreno Ocampo, dit qu’elle veillera personnellement à ce que ce soit le cas.

«Je veillerai à ce que l’instruction aboutisse dans un délai raisonnable à la tenue d’un procès des assises Â», a martelé la Procureure adjointe de la CPI.

Fatou Bensouda a tenu à faire comprendre à tous que cette enquête est d’une très grande importance pour les victimes en premier lieu, mais aussi pour l’ensemble des citoyens guinéens.

« La Guinée a l’occasion de restaurer la force du droit contre le droit du plus fort. La Guinée peut tourner la page de l’impunité et bâtir son futur sur de nouvelles bases. La Guinée peut aussi devenir un modèle, un modèle d’Etat partie à la CPI qui remplit seul ses obligations de juger les plus responsables de crimes les plus graves. Un modèle pour l’Afrique et le monde Â» a-t-elle expliqué.

Même si c’est à chaque fois que la CPI est annoncée à Conakry que les autorités de la place posent des actes, la Procureure adjointe de la CPI rassure que la procédure suit son cours normal. Et qu’il n’y a pour le moment aucune raison de croire que le travail des juges sera entravé par les autorités pour une raison ou une autre.

« Il n’y a pas de délai impartie à cela. Tout dépend de l’évolution de la procédure Â» a répondu Hamadi Bah à ceux qui voudrait savoir jusqu’à quand la CPI allait se saisir du dossier vue la lenteur des autorités guinéennes.

Et Fatou Bensouda de préciser que « le Procureur ouvre les enquêtes et lance des poursuites seulement lorsque les autorités compétentes nationales ne le font pas. Si les hauts responsables ne sont pas poursuivis par les autorités guinéennes, alors la CPI le fera Â».

La Procureure adjointe de la CPI a remercié les autorités guinéennes pour leur accueil et leur coopération lors de cette sixième visite à Conakry du Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale relative au dossier du massacre du 28 septembre 2009.

Pour rappel, ce jour-là, la répression d’une manifestation de l’opposition à la junte au pouvoir par les soldats de la garde présidentielle a fait dans un stade de Conakry, plus de 150 morts, d’après une enquête de l’ONU. Plusieurs femmes ont été violées d’après des organisations de défense des droits humains et des associations de victimes.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
0 #7 Traoré 09-04-2012 20:59

La JUSTICE n'existe pas en Guinée et les criminels sont proteger par le gouvernement et cela depuis l'indépendance.
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-3 #6 Youssouf Bangoura 08-04-2012 12:08

Le Guinéen est un vrai paradoxe, cette femme se demene pour que justice soit rendue aux victimes du 28 septembre mais malgré tout, il y en a qui la trouvent timorée, bizarre non !!!!!!!!!!
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+2 #5 Gandhi 07-04-2012 23:45

La justice est lente, mais elle avance. Cette année 2012 verra des initiatives concrètes en la matière. Un peu de patience... puisque nous n'avons pas le choix.
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+2 #4 Diallo 07-04-2012 00:52

Fatou vous passer votre temps à parler et à promettre. En côte d'ivoire Gbagbo et à la CPI et les enquêtes progressent alors que le cas Guinéen est antérieur.
Depuis 3 ans vous ne faites que des visites à Conakry mais rien de concrêt car les bourreaux continuent de narguer les victimes et occupent des fonctions ministérielles (PIVI a même été décoré).
Je pense que les Guinéens doivent commencer à manifester en occident pour que le monde sache que la CPI ne fait pas le nécessaire pour les victimes Guinéennes.
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-4 #3 DK DIABY 07-04-2012 00:23

Je m'attends à vous voir insulter cette dame aussi comme vous avez l'habitude.
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+1 #2 kalil diallo 06-04-2012 22:01

ne laissez pas ces criminels mourrir comme sekou toure sans repondre de leurs crimes.
mais nous savons que le regime est le meme ainsi que les criminels ,ils se protegent entre eux pour echapper a la justice, puisque les victimes appartiennent a ceux qu´ils haissent.
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+3 #1 Amenofils 06-04-2012 18:03

Il est temps que la justice survienne
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