Alpha Condé choisi par la CEDEAO comme médiateur en Guinée-Bissau

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GOMES_JUNIOR_Carlos_01Le président de la République de Guinée, le Professeur Alpha Condé, a été choisi lundi par ses pairs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) pour être le médiateur dans la crise post-électorale du premier tour de l’élection présidentielle, en Guinée-Bissau.

C’est une décision du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de cette institution sous-régionale qui s’est réuni à Dakar, en marge de la prestation de serment du nouveau président sénégalais Mr Macky Sall.

En effet, après le décès à Paris du président de la Guinée-Bissau Malam Bakai Sagna par suite de maladie, des élections présidentielles anticipées ont eu lieu dans ce pays voisin de la Guinée, le 18 mars dernier.

Cette élection avait opposé six protagonistes, à savoir Mr Carlos Gomes Junior, Dr Mohamed Koumba Yala, Mr Serifo Nhamajo, Mr Baciro Dia, Mr Alphonse TE et Mr Serifo Baldé.

Le 1er tour de ce scrutin a placé en tête des résultats Mr Carlos Gomes Junior, candidat du PAIGC avec 48,97 % des voix, suivi en 2e position par Dr Koumba Yalla qui bénéficie cependant aujourd’hui du soutien de l’alliance des cinq autres candidats malheureux du 1er tour pour exiger l’annulation des résultats du 18 mars.

Depuis cette date, le pays est plongé dans une crise politique avec des risques majeurs d’un coup d’Etat militaire par des hommes en armes qui ont assassiné l’ancien président bissau-guinéen, le général Vierra Nino le 1er mars 2009.

C’est pour trouver une solution idoine rapide à cette situation de crise post-électorale de Bissau, aux portes de la Guinée et au lendemain d’un autre coup d’Etat militaire à Bamako, que le président de la République de Guinée vient d’être choisi par la CEDEAO pour offrir ses bons offices en faveur de la paix et de la stabilité dans ce pays qui semble être aussi une plaque tournante des narcotrafiquants dans l’ouest africain.

Dans cette œuvre de médiation, le président de la Guinée sera associé à ses homologues du Cap-Vert et du Sénégal, a précisé le chef d’Etat guinéen à son retour à Conakry après l’investiture du nouveau président sénégalais.


Source : afriscoop.net


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Commentaires  

 
0 #17 Gandhi 07-04-2012 23:33

Je partage l'avis de IM Sow. AST, Kadhafi aussi avaient beaucoup de crédit à l'extérieur, mais lorsqu'on interrogeait leurs ressortissants, il en allait autrement.
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+2 #16 alhousseny 06-04-2012 22:02

Mick mack
Le problème, c'est que c'est bien la crise Bissau guinéenne qu'on veut résoudre et non celle de la Guinée. Donc nos voisins se fichent pas mal de nos états d'âme. Et si l'un des protagonistes dit ne pas avoir confiance dans la partialité du médiateur, c'est son droit de le récuser. Dans ce cas, à moins de vouloir lui imposer sa volonté, l'organisation ouest africaine n'a plus qu'à trouver un autre médiateur qui entraîne l'adhésion de toutes les parties en conflit. Et de préférence, cette fois, consulter les deux parties pour obtenir leur accord avant toute officialisation pour éviter à un autre de subir la même humiliation qu'alpha condé. Enfin il faut dire qu'alpha condé est loin d'être un exemple de bonne moralité en matière électorale. Je ne vois pas quelle force peut avoir sa parole, étant lui-même englué dans un conflit électoral dans son propre pays.
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+1 #15 Ibrahima MBemba SOW 06-04-2012 20:12

N'en déplaise à ceux qui agissent sérieusement en vue d'un vrai changement en Guinée, cette désignation d'AC comme médiateur par ses pairs de la CEDEAO revêt somme toute une signification politique qui s'impose d'elle-même. L'opposition guinéenne ne réussit pas et pour cause, à sensibiliser l'opinion africaine sur les dérives dictatoriales qui s'opèrent en lieu et place de la transition démocratique amorcée en 2010. AC, après avoir monté de toute pièce un attentat contre sa personne, et piégé ses principaux opposants dans un simulacre de dialogues politiques, est indéniablement en train de réussir à se forger une "certaine respectabilité" que ses pairs africains notamment ne pourront qu'entériner au nom du sacro-saint principe de non-ingérence dans "les affaires du voisin". Nos bons opposants devraient méditer sur cette désignation toute incongrue qui succède à un récent "Prix pour ses efforts en faveur de la démocratie.." décerné au PRG par un collectif de parlementaires africains. Tout cela ira conforter ses velléités de fraudes massives aux législatives annoncées pour juillet. Car, dans l'Etat de non-Droit qu'est la Guinée de 2012, il faut soit s'y opposer réellement (avec toutes les dispositions que cela nécessite en matière d’organisation), soit collaborer ouvertement avec le pouvoir. Si la récusation émise par le Dr Koumba Yala contre la médiation d'AC va jusqu'au bout, elle rendrait un précieux service à la cause du Droit et de la légalité électorale dans ces deux Guinée limitrophes qui tardent à se mettre dans les rangs du progrès.
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-1 #14 Mick mack Camara 06-04-2012 17:41

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
Mohamed Sadibou Camara, ce n'est pas une première" Pour preuve, les médiations de Blaise Compaoré et de Tabo M'Beki ont déjà été recusées en Côte d'Ivoire.
Pour le reste de votre discours, je suis entièrement d'accord avec vous.
Bien à vous !

Tout à fait.
Je ne me souviens pas encore avoir vu "un médiateur" accepté par les 2 partie. C'est un fait rare.
Et ce n'est pas par ce qu'il y a des problèmes en Guinée qu'il n'est pas opportun de choisir AC comme médiateur. Si l'on prend les deux cas cités par patriote, le Burkina et L'AFS bouillonnaient de l'intérieur pendant que Blaise et Mbecki éteignaient le feux ailleurs.
Que AC soit médiateur de la crise Bissao Guinéenne ne me dérange pas outre mesure. A bien réfléchir, c'est même bien pour la suite des évènements en ce sens que ça pourrait servir lors des législatives en Guinée.De facto il y aura des choses qu'il s'interdirait de faire, pour avoir été médiateur ailleurs.
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0 #13 Patriote 05-04-2012 22:08

Salut Mohamed Sadibou Camara,
Avant ou pendant la médiation, peu importe. Je tenais juste à dire qu'il y a déjà eu des précédents en Afrique. Nous avons le devoir de défendre l'histoire.
Bien à vous mon cher frère !
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+6 #12 Mohamed Sadibou Camara 05-04-2012 21:27

Salut Patriote !
Si nous analysons très bien comment ces médiateurs dont vous faites allusion ont été contestés, nous dirons que le cas de notre président est bien exceptionnel. La moralité d’Alpha Condé est remise en cause avant même qu’il n’entre en fonction. Si j’ai bonne mémoire, les autres, c’est après avoir exercé quelques temps leur fonction de médiateur qu’un groupe a commencé de douter de leur impartialité. Et quant à Blaise Compaoré, n’eût été le confusionnisme de la CEDEAO, il ne devrait même pas être choisi comme médiateur. Nous savons tous qu’un groupe dénonçait Alhassane Ouatara de Burkinabé. Pourquoi donc choisir le président de ce pays impliqué dans ce conflit comme médiateur ? Peut-il être tout à fait neutre comme il se doit ? Seule la CEDEAO peut commettre un tel dégât.
Mohamed Sadibou Camara
Hagen, Allemagne.
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+1 #11 alhousseny 05-04-2012 20:57

Citation en provenance du commentaire précédent de Youssouf Bangoura:
C'est pas parce que le president Alpha Condé est incapable, Kouna Yala est conscient que la partie est dejà perdue pour lui . Il cherche des arguments fallacieux pour faire annuler le premier tour .tant pis pour eux .

Cela doit rappeler quelque chose à alpha condé, lui qui était exactement dans la même situation que Koumba Yala après le 1er tour en Guinée et qui a inventé toute sorte "d'arguments fallacieux", comme tu dis, pour retarder le second tour jusqu'à ce qu'il puisse s'assurer d'une fraude massive, seule moyen pour lui d'être déclaré vainqueur. On se rappelle qu'alpha condé avait demandé qu'on revienne sur le fichier électoral et qu'on réorganise la distribution des bureaux de vote. C'est exactement ce qu'entreprend Koumba Yala en ce moment. Mais espérons pour nos voisins qu'ils aient des autorité ayant une moralité au-dessus de celle des Konaté et JMD.
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+4 #10 frank 05-04-2012 18:53

C'est toujours des bla-bla en afrique comment alpha condé qui n'arrive pas à reconcilier chez lui peut le faire ailleurs? On dit que la charité bien ordonnée commence par soi même
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+4 #9 Mamadou Saliou Bah 05-04-2012 17:33

Mr Sadibou !
Je suis partiellement d'accord avec votre approche !
C' est un " Club Mafieux " ( les chefs d'état de la cedao) au bon sens . Il est est surprenant que ce soit sous sa mandature que la GUINEE - Bissao soit devenue "Plaque tournante " de la drogue dans notre sous région . Tous en on bénéficie et ceux qui ont volu trop y regarder ont été zappe : Dadis !
Koumba Yala est dans la même situation que AC était chez nous après le 1er tour . On dépêche ce dernier pour " apprendre " au 1er comment gagner avec un retard d'a peu près 30% . Voilà l'utilité qu'on attend de AC ( la cedao ) ! Le bougre est très bon a cela !
De l' autre cote imaginez AC refusant d 'aller au 2nd tour et demandant l'annulation du 1er ! Non sens ! C' est prendre le peuple Bissao-GUINEEN en otage . Tous des BOUFFONS !
Pour le reste ( je cite OUSSOU FOF ) AC nous doit " UNE MÉDIATION " avant les autres .
La Cedao , une vraie mascarade !
Bien a vous !
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-3 #8 Youssouf Bangoura 05-04-2012 15:06

C'est pas parce que le president Alpha Condé est incapable, Kouna Yala est conscient que la partie est dejà perdue pour lui . Il cherche des arguments fallacieux pour faire annuler le premier tour .tant pis pour eux .
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+2 #7 Patriote 05-04-2012 14:45

Mohamed Sadibou Camara, ce n'est pas une première" Pour preuve, les médiations de Blaise Compaoré et de Tabo M'Beki ont déjà été recusées en Côte d'Ivoire.
Pour le reste de votre discours, je suis entièrement d'accord avec vous.
Bien à vous !
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+10 #6 Mohamed Sadibou Camara 05-04-2012 11:05

Dans ce choix, le peuple de Guinée-Bissau, celui de Guinée Conakry et Alpha Condé ont un ennemi commun qui est la CEDEAO. Nous ne devons pas oublier que ce Club est étouffé par des présidents mafieux, qui n’aiment pas la paix, car elle mettra nu leur carence. Tout homme réfléchi sait qu’Alpha Condé a actuellement un lourd fardeau sur sa tête qu’il contrôle à peine, et rajouter un autre susciterait son écroulement. Mais connaissant Alpha Condé, enquête d’une place indispensable dans le club, qui aime le brouhaha et les medias, ils l’ont tendu ce piège et savent qu’il ne pourrait dire non ce poison. Ils savent qu’il a en tête qu’avoir un tel titre, comme ses milliers qui l’ont collé le mythe d’homme d’Etat, il pourrait endormir sa population de plus, et surtout, décrédibiliser ses (détracteurs). Malheureusement pour le Prof, tout risque de se tourner contre lui et seuls les peuples martyrs de ces deux pays pourraient en subir les conséquences. Les projecteurs se braquent à sa direction, comme voulu, mais négativement. L’homme qui veut l’honneur est déshonoré. Même si ses amis du club parviennent à calmer Yala et le pousser à l’accepter, il y a déjà un trou sur le dos de sa veste qu’il ne pourra plus faire disparaitre. Pour la première dans l’histoire de médiation, la moralité d’un chef d’Etat est officiellement remise en cause. Cette défaite le pousserait à voir le profile bas dans le club. Ils ont vraiment eu notre cher Prof ! On dit en Soussou : Dimèdi fata a gidé, könö a mou fata a nokhoundé (l’enfant connait courir, mais il ne connait pas se cacher). L’inexpérience d’Alpha Condé dans la gestion des affaires d’Etat le pousserait toujours à prendre des coups.
Je me demande quels sont les critères de choix d’un médiateur au sein de ce club (CEDEAO). Si je comprends bien, la crise Bissau-guinéenne est une crise électorale. Pourquoi choisir un président comme médiateur qui n’a aucune expérience dans ce domaine et qui n’a même pas deux ans d’expérience de pouvoir démocratique ? Si c’est trouver une solution acceptable et durable que la CEDEAO cherchait dans cette crise, ni Alhassane Ouattara, ni Alpha Condé, ni Macky Sall, pour ne citer que ceux là, ne sauraient être pour le moment médiateur. Je ne veux mépriser aucun d’eux, mais…
Mohamed Sadibou Camara
Hagen, Allemagne.
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+7 #5 Maimouna Barry 04-04-2012 22:02

Ce qui nous surprend dans tout ça, c’est comment un Ouattara, un Macky Sall peuvent cautionner un personnage comme Alpha.
Ils doivent l’ignorer dans leurs rencontres. Point barre.
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+4 #4 Patriote 04-04-2012 21:21

C'est un coup dur pour notre Président. Si au moins Kumba Yala donnait plus de détails sur la récusation de l'intermédiation de Alpha Condé, on serait mieux situé. Il a peut-être raison ou tort.
Par ailleurs, nous sommes exactement dans le cas de figure libérien. Pourquoi accepter d'aller au premier tour sachant que les dés sont pipés ?
En tous les cas, c'est un pays à très haut risque. Autant éviter le pire. Pour ce faire, la CEDEAO devrait, sans tarder, choisir un autre médiateur. Le Mali à l'Est, la Guinée Bissau au nord, l'heure est grave.
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+5 #3 greeg 04-04-2012 21:06

Citation en provenance du commentaire précédent de Diallo:
Il a été récusé par un des protagonistes Koumba Yalla. Alpha qui a volé la Présidentielle en Guinée et qui refuse d'organiser des législatives démocratiques et transparentes en Guinée ne pourrait pas mener une médiation.
La CEDEAO a commis une lourde erreur.

Comment la CEDEAO peut choisir un président incapable de mettre en confiance ces citoyens,incapable d'organiser des élections libre et transparente, incapable d'évaluer ces ministres après un an d'exercice, incapable de donner de l'eau potable a ces citoyens comme si on importait cette denrée qui fait qu'on qualifie la Guinée de chanteau d'eau de l’Afrique, les Bissau Guinéen ont raison de refusé sa médiation, qu'il commence par mettre de l'ordre chez lui avant d'aller chez les autres. Wassalam
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+1 #2 Mouctar Baldé 04-04-2012 20:07

Selon L'AFP
L’opposant Kimba Yala refuse de participer au second tour de l’élection présidentielle en Guinée Bissau fixé le 22 avril en Guinée-Bissau. Il considère que le président guinéen Alpha Condé, choisi par la Cédéeao, n’est pas compétent pour dénouer la crise actuelle : "Je ne reconnais pas le président Alpha Condé comme médiateur. Il s’est disqualifié lui-même en s’inclinant devant nos adversaires. Nous ne pouvons pas accepter qu’il vienne faire la médiation" rapporte l’AFP. "Je ne me présenterai pas à une élection entachée de fraudes massives, à un scrutin où des milliers de Bissau-Guinéens n’ont pas été recensés. Nous ne pouvons pas accepter que dans une démocratie, des citoyens soient exclus" a-t-il déclaré en maintenant qu’il ne participerait donc pas au second tour de l’élection. Au premier tour, l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau (PAIGC, au pouvoir) est arrivé en tête avec 48,97%, suivi de l’ex-Président Kumba Yala, leader du Parti pour la rénovation sociale (PRS), qui a récolté 23,36% des suffrages.
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+3 #1 Diallo 04-04-2012 18:02

Il a été récusé par un des protagonistes Koumba Yalla. Alpha qui a volé la Présidentielle en Guinée et qui refuse d'organiser des législatives démocratiques et transparentes en Guinée ne pourrait pas mener une médiation.
La CEDEAO a commis une lourde erreur.
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