Selection de vidéos
Partenaires
Alpha Condé choisi par la CEDEAO comme médiateur en Guinée-Bissau
Mercredi, 04 Avril 2012 15:29
Le président de la République de Guinée, le Professeur Alpha Condé, a été choisi lundi par ses pairs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO) pour être le médiateur dans la crise post-électorale du premier tour de l’élection présidentielle, en Guinée-Bissau.
C’est une décision du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de cette institution sous-régionale qui s’est réuni à Dakar, en marge de la prestation de serment du nouveau président sénégalais Mr Macky Sall.
En effet, après le décès à Paris du président de la Guinée-Bissau Malam Bakai Sagna par suite de maladie, des élections présidentielles anticipées ont eu lieu dans ce pays voisin de la Guinée, le 18 mars dernier.
Cette élection avait opposé six protagonistes, à savoir Mr Carlos Gomes Junior, Dr Mohamed Koumba Yala, Mr Serifo Nhamajo, Mr Baciro Dia, Mr Alphonse TE et Mr Serifo Baldé.
Le 1er tour de ce scrutin a placé en tête des résultats Mr Carlos Gomes Junior, candidat du PAIGC avec 48,97 % des voix, suivi en 2e position par Dr Koumba Yalla qui bénéficie cependant aujourd’hui du soutien de l’alliance des cinq autres candidats malheureux du 1er tour pour exiger l’annulation des résultats du 18 mars.
Depuis cette date, le pays est plongé dans une crise politique avec des risques majeurs d’un coup d’Etat militaire par des hommes en armes qui ont assassiné l’ancien président bissau-guinéen, le général Vierra Nino le 1er mars 2009.
C’est pour trouver une solution idoine rapide à cette situation de crise post-électorale de Bissau, aux portes de la Guinée et au lendemain d’un autre coup d’Etat militaire à Bamako, que le président de la République de Guinée vient d’être choisi par la CEDEAO pour offrir ses bons offices en faveur de la paix et de la stabilité dans ce pays qui semble être aussi une plaque tournante des narcotrafiquants dans l’ouest africain.
Dans cette œuvre de médiation, le président de la Guinée sera associé à ses homologues du Cap-Vert et du Sénégal, a précisé le chef d’Etat guinéen à son retour à Conakry après l’investiture du nouveau président sénégalais.
Source : afriscoop.net
Commentaires
Le problème, c'est que c'est bien la crise Bissau guinéenne qu'on veut résoudre et non celle de la Guinée. Donc nos voisins se fichent pas mal de nos états d'âme. Et si l'un des protagonistes dit ne pas avoir confiance dans la partialité du médiateur, c'est son droit de le récuser. Dans ce cas, à moins de vouloir lui imposer sa volonté, l'organisation ouest africaine n'a plus qu'à trouver un autre médiateur qui entraîne l'adhésion de toutes les parties en conflit. Et de préférence, cette fois, consulter les deux parties pour obtenir leur accord avant toute officialisation pour éviter à un autre de subir la même humiliation qu'alpha condé. Enfin il faut dire qu'alpha condé est loin d'être un exemple de bonne moralité en matière électorale. Je ne vois pas quelle force peut avoir sa parole, étant lui-même englué dans un conflit électoral dans son propre pays.
Mohamed Sadibou Camara, ce n'est pas une première" Pour preuve, les médiations de Blaise Compaoré et de Tabo M'Beki ont déjà été recusées en Côte d'Ivoire.
Pour le reste de votre discours, je suis entièrement d'accord avec vous.
Bien à vous !
Tout à fait.
Je ne me souviens pas encore avoir vu "un médiateur" accepté par les 2 partie. C'est un fait rare.
Et ce n'est pas par ce qu'il y a des problèmes en Guinée qu'il n'est pas opportun de choisir AC comme médiateur. Si l'on prend les deux cas cités par patriote, le Burkina et L'AFS bouillonnaient de l'intérieur pendant que Blaise et Mbecki éteignaient le feux ailleurs.
Que AC soit médiateur de la crise Bissao Guinéenne ne me dérange pas outre mesure. A bien réfléchir, c'est même bien pour la suite des évènements en ce sens que ça pourrait servir lors des législatives en Guinée.De facto il y aura des choses qu'il s'interdirait de faire, pour avoir été médiateur ailleurs.
Avant ou pendant la médiation, peu importe. Je tenais juste à dire qu'il y a déjà eu des précédents en Afrique. Nous avons le devoir de défendre l'histoire.
Bien à vous mon cher frère !
Si nous analysons très bien comment ces médiateurs dont vous faites allusion ont été contestés, nous dirons que le cas de notre président est bien exceptionnel. La moralité d’Alpha Condé est remise en cause avant même qu’il n’entre en fonction. Si j’ai bonne mémoire, les autres, c’est après avoir exercé quelques temps leur fonction de médiateur qu’un groupe a commencé de douter de leur impartialité. Et quant à Blaise Compaoré, n’eût été le confusionnisme de la CEDEAO, il ne devrait même pas être choisi comme médiateur. Nous savons tous qu’un groupe dénonçait Alhassane Ouatara de Burkinabé. Pourquoi donc choisir le président de ce pays impliqué dans ce conflit comme médiateur ? Peut-il être tout à fait neutre comme il se doit ? Seule la CEDEAO peut commettre un tel dégât.
Mohamed Sadibou Camara
Hagen, Allemagne.
C'est pas parce que le president Alpha Condé est incapable, Kouna Yala est conscient que la partie est dejà perdue pour lui . Il cherche des arguments fallacieux pour faire annuler le premier tour .tant pis pour eux .
Cela doit rappeler quelque chose à alpha condé, lui qui était exactement dans la même situation que Koumba Yala après le 1er tour en Guinée et qui a inventé toute sorte "d'arguments fallacieux", comme tu dis, pour retarder le second tour jusqu'à ce qu'il puisse s'assurer d'une fraude massive, seule moyen pour lui d'être déclaré vainqueur. On se rappelle qu'alpha condé avait demandé qu'on revienne sur le fichier électoral et qu'on réorganise la distribution des bureaux de vote. C'est exactement ce qu'entreprend Koumba Yala en ce moment. Mais espérons pour nos voisins qu'ils aient des autorité ayant une moralité au-dessus de celle des Konaté et JMD.
Je suis partiellement d'accord avec votre approche !
C' est un " Club Mafieux " ( les chefs d'état de la cedao) au bon sens . Il est est surprenant que ce soit sous sa mandature que la GUINEE - Bissao soit devenue "Plaque tournante " de la drogue dans notre sous région . Tous en on bénéficie et ceux qui ont volu trop y regarder ont été zappe : Dadis !
Koumba Yala est dans la même situation que AC était chez nous après le 1er tour . On dépêche ce dernier pour " apprendre " au 1er comment gagner avec un retard d'a peu près 30% . Voilà l'utilité qu'on attend de AC ( la cedao ) ! Le bougre est très bon a cela !
De l' autre cote imaginez AC refusant d 'aller au 2nd tour et demandant l'annulation du 1er ! Non sens ! C' est prendre le peuple Bissao-GUINEEN en otage . Tous des BOUFFONS !
Pour le reste ( je cite OUSSOU FOF ) AC nous doit " UNE MÉDIATION " avant les autres .
La Cedao , une vraie mascarade !
Bien a vous !
Pour le reste de votre discours, je suis entièrement d'accord avec vous.
Bien à vous !
Je me demande quels sont les critères de choix d’un médiateur au sein de ce club (CEDEAO). Si je comprends bien, la crise Bissau-guinéenne est une crise électorale. Pourquoi choisir un président comme médiateur qui n’a aucune expérience dans ce domaine et qui n’a même pas deux ans d’expérience de pouvoir démocratique ? Si c’est trouver une solution acceptable et durable que la CEDEAO cherchait dans cette crise, ni Alhassane Ouattara, ni Alpha Condé, ni Macky Sall, pour ne citer que ceux là , ne sauraient être pour le moment médiateur. Je ne veux mépriser aucun d’eux, mais…
Mohamed Sadibou Camara
Hagen, Allemagne.
Ils doivent l’ignorer dans leurs rencontres. Point barre.
Par ailleurs, nous sommes exactement dans le cas de figure libérien. Pourquoi accepter d'aller au premier tour sachant que les dés sont pipés ?
En tous les cas, c'est un pays à très haut risque. Autant éviter le pire. Pour ce faire, la CEDEAO devrait, sans tarder, choisir un autre médiateur. Le Mali à l'Est, la Guinée Bissau au nord, l'heure est grave.
Il a été récusé par un des protagonistes Koumba Yalla. Alpha qui a volé la Présidentielle en Guinée et qui refuse d'organiser des législatives démocratiques et transparentes en Guinée ne pourrait pas mener une médiation.
La CEDEAO a commis une lourde erreur.
Comment la CEDEAO peut choisir un président incapable de mettre en confiance ces citoyens,incapable d'organiser des élections libre et transparente, incapable d'évaluer ces ministres après un an d'exercice, incapable de donner de l'eau potable a ces citoyens comme si on importait cette denrée qui fait qu'on qualifie la Guinée de chanteau d'eau de l’Afrique, les Bissau Guinéen ont raison de refusé sa médiation, qu'il commence par mettre de l'ordre chez lui avant d'aller chez les autres. Wassalam
L’opposant Kimba Yala refuse de participer au second tour de l’élection présidentielle en Guinée Bissau fixé le 22 avril en Guinée-Bissau. Il considère que le président guinéen Alpha Condé, choisi par la Cédéeao, n’est pas compétent pour dénouer la crise actuelle : "Je ne reconnais pas le président Alpha Condé comme médiateur. Il s’est disqualifié lui-même en s’inclinant devant nos adversaires. Nous ne pouvons pas accepter qu’il vienne faire la médiation" rapporte l’AFP. "Je ne me présenterai pas à une élection entachée de fraudes massives, à un scrutin où des milliers de Bissau-Guinéens n’ont pas été recensés. Nous ne pouvons pas accepter que dans une démocratie, des citoyens soient exclus" a-t-il déclaré en maintenant qu’il ne participerait donc pas au second tour de l’élection. Au premier tour, l’ex-Premier ministre Carlos Gomes Junior, candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau (PAIGC, au pouvoir) est arrivé en tête avec 48,97%, suivi de l’ex-Président Kumba Yala, leader du Parti pour la rénovation sociale (PRS), qui a récolté 23,36% des suffrages.
La CEDEAO a commis une lourde erreur.








