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Remise de la légion d’honneur : Quand Nicolas Sarkozy désavoue le général Sékouba Konaté
Alpha Oumar Diallo Vendredi, 30 Mars 2012 20:07
Annoncée en fanfare par ses proches et certains medias alimentaires à la quête de la moindre opportunité pour se remplir les poches avec l’argent extorqué à la population guinéenne par l’ancien président de la transition, la remise de la légion d’honneur par les autorités françaises à Sékouba Konaté réservait une fête grandiose et titanesque.
Interdit de mettre pied en Guinée par le nouveau dictateur subsaharien Alpha Condé, et avec un bilan plutôt mitigé à la tête de la FAA (Force Armée en Attente), le général Konaté misait beaucoup sur cette remise de légion d’honneur pour se remettre en selle.
Une légion d’honneur au rabais
Cette légion d’honneur promise pendant la transition par les autorités françaises pour encourager Sékouba Konaté à céder son fauteuil obtenu sur coup de trahison et de tentative d’assassinat du capitaine Dadis Camara devait se matérialiser ce 28 mars 2012. Mais avec le recul et une analyse approfondie des évènements, les autorités françaises ont compris que le départ de Sékouba Konaté du pouvoir n’a pas été synonyme de l’avènement de la démocratie mais plutôt a consisté en une succession de deux hommes ethno-stratèges à la tête de la magistrature suprême.
Primo, l’entre deux tours de la présidentielle s’est déroulé dans la violation manifeste de la constitution, quatre mois au lieu de deux semaines, ce qui du coup avait permis à Alpha Condé, appuyé par les autorités de la transition en l’occurrence Sékouba Konaté et JM Doré, de peaufiner la mascarade électorale.
Secundo, l’entre deux tours de la présidentielle a été émaillé de violences ethniques ayant entrainé le pillage des biens, la tuerie et le déplacement par la force de la communauté peule de la Haute Guinée sans que le premier magistrat du pays en l’occurrence Sékouba Konaté ne condamne, ne serait-ce que verbalement, à plus forte raison sanctionne les autorités locales pour leur complicité ou leur inertie. Le pire est qu’aucune enquête n’a été diligentée contre les commanditaires, ce qui amène plus d’un à dire que tout cela n’aurait pu se faire sans son consentement, voire son encouragement.
Tertio, Sékouba Konaté a personnellement participé à une campagne pour dresser les militaires contre la communauté peule. Ce qui du coup aurait certainement encouragé ces derniers à bastonner les ressortissants et à violer les filles de cette communauté juste après la publication des résultats frauduleux, sans aucune réaction de Sékouba Konaté. Pire, le général Konaté aurait dit à la communauté internationale par la voix de Bernard Kouchner qu’Alpha Condé était le candidat de l’armée et que si ce dernier n’était pas élu, l’armée ne céderait pas le pouvoir. Naïvement, la communauté internationale l’a cru parce qu’elle était soucieuse de la stabilité. Mais avec le temps, la communauté internationale a décidemment compris que Sékouba Konaté était sous l’emprise de la coordination mandingue qui lui répétait sans cesse « qu’un Malinké ne doit pas céder le pouvoir a toute autre personne qui ne serait pas malinké ».
C’est pour toutes ces raisons, et bien d’autres, que les autorités françaises ont décidé d’honorer leurs promesses de remise de légion d’honneur mais dans le cadre d’un minimum syndical. C’est ainsi que la remise de légion ne se fera pas par le président français Nicolas Sarkozy en personne comme l’attendait le général Sékouba Konaté. Le coup a été rude car celle-ci ne se fera pas par le premier ministre, ni même le ministre des Affaires Etrangères, mais plutôt par un simple ministre délégué à la Coopération. Ce qui en dit long sur la nature du désaveu qui vient d’être infligé à l’ancien président de la transition.
Un cérémonial a minima
L’humiliation infligée au général Konaté est tellement cinglante qu’on lui a signifié que cette remise se fera dans une salle de réunion du personnel du bâtiment annexe des Affaires Etrangères loin des photographes et des caméras de télévision. Seuls les services de presse du Quai d’Orsay seraient accrédités avec un envoi de photos quelques semaines plus tard contrairement à la volonté du général Konaté qui aurait souhaité une grande couverture médiatique de la presse nationale et internationale.
Ce sont ces multiples désaveux qui ont contraint le général Konaté à demander un report de cette remise en arguant qu’il serait malade. Mais ses dernières sorties prouvent bien le contraire et mettent sérieusement en doute cette thèse de maladie imaginaire. « D’abord, il a été reçu en audience par l’Ambassadeur des Etats Unis d’Amérique à Addis-Abeba puis a reçu deux officiers militaires américains, ce qui prouve que son état de santé lui permettait de recevoir cette légion d’honneur » analysent plusieurs observateurs politiques.
La question que l’on pourrait se poser est de savoir si, après ses déboires en Guinée, le général Konaté n’entamerait pas une longue traversée du désert sur le plan international.
Rien n’est moins sûr.
Alpha Oumar Diallo
guinee58.com
Commentaires
L’une en France, le 28 mars 2012 selon
guinee58.com, publier par Guineeactu.info,le 30 mars et l’autre le mercredi 04 avril à Addis Abeba, constaté sur place par Guineenews. Qui dit vrai?
ayons l’indulgence de lui reconnaître ses mérites ... le respect de sa parole
Oui il a respecté sa parole avec quelques uns et non avec la population, à savoir magouiller pour travestir les votes des Guinéens.
Nous ne le lâcherons pas... car nous aussi nous respectons nos engagements.
-Le respect de sa parole en fait l’éloge du soldat et l’honneur de l’uniforme qui lui sied majestueusement embellit davantage son sacerdoce (Décorations Honorifiques Internationales)
-Vos critiques aussi acerbes n’effleurent point sa beauté, toujours étincelante (voir photo).
-Le Général Sékouba Konaté a su transcender les avanies par devers lui et réussir sa noble et prestigieuse missions de la démocratie (élection Présidentielle)
« Remise de la légion d’honneur : Quand Nicolas Sarkozy désavoue le général Sékouba Konaté »
Le Général, aussi vil personnage suivant votre description, a eu le mérite d’être honorer par la France, après le Congo, pour service rendu à la Nation et non à sa gestion, qui ne sera point occultée.
A quand, le tour du Présomptueux Professeur Alpha Condé de recevoir l’insigne honneur du « pédant de la démocratie ».








