Heinan Goba Mercredi, 21 Mars 2012 18:55
Au cours de ses investigations, le haut commandement de la gendarmerie a découvert que l'opposition guinéenne a effectivement reçu l'autorisation d'organiser son meeting au stade de Bonfi. Mais d'après cette même autorité, l'autorisation n'a pas été donnée par la personne compétente. En l'occurrence la présidente de la délégation spéciale de Matam. Par conséquent, précise la gendarmerie, cet acte est nul et de nul effet. Le chef des services administratifs de la délégation spéciale, Ibrahima Camara, qui a accusé réception de la demande de l'opposition, n'a agi qu'à son propre compte, estime-t-elle.
L’opposition s'était étonnée de voir les forces de l'ordre lui refuser l'accès au stade de Bonfi au motif que sa manifestation n'était pas autorisée alors qu'elle avait déposé en bonne et due forme, une note d'information à la délégation spéciale de Matam pour dire qu'elle va tenir un meeting au stade de Bonfi. Madame la présidente Hadja Nènè Coyah Touré a démenti cette affirmation jusqu’à mettre au défi l'opposition de prouver le contraire.
Au moment où, d'une part le pouvoir et la délégation spéciale de Matam, et de l'autre, l'opposition, continuent de s'accuser mutuellement, le haut commandement de la gendarmerie nationale dans ses enquêtes a abouti au chef service administratif de la commune de Matam, un certain Aboubacar Camara. C'est lui qui a accusé réception de la de la note de l'opposition. Le suspect a reconnu les faits. Mais pour des raisons qu'il n'a pas encore avouées, Aboubacar Camara n'aurait pas informé ou présenté la note à madame le maire, Hadja Nènè Coyah Touré.
D'après une source bien informée, le haut commandant de la gendarmerie nationale et directeur de la justice militaire, le général Ibrahima Baldé, qui a interrogé le nommé Aboubacar Camara, a trouvé que son comportement est une faute professionnelle. A la délégation spéciale de Matam, on l'accuse d’être de mèche avec les opposants. Il serait détenu à la gendarmerie de Dixinn pour des fins d’enquêtes, d'après des témoins.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com