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Meeting politique: Le Collectif et l'ADP toujours déterminés
Heinan Goba Mardi, 20 Mars 2012 15:24
Le Collectif et l'ADP qui regroupent les principaux partis de l'opposition guinéenne se sont réunis au siège du PEDN à Matoto pour tirer les leçons de la manifestation de samedi dernier et prendre de nouvelles dispositions. L'annonce d'une nouvelle manifestation au même endroit où la première a été empêchée par les forces de l'ordre après le refus des autorités a été faite.
D'après nos informations, les responsables de ces deux blocs de l'opposition vont déposer une nouvelle demande auprès de la délégation spéciale de Matam qui abrite le stade de Bonfi. A cette occasion, ils envisagent de recourir au service d'un huissier en associant aussi la presse pour éviter la confusion entretenue par les autorités de Matam autour de la première demande.
L'objectif de cette démarche, indiquent ses initiateurs, "est de montrer à la face du monde que ce n'est parce qu'une demande n'a pas été introduite que le Haut commandement de la gendarmerie a jugé la manifestation illégale mais parce qu'il existe chez le régime en place une volonté manifeste de refuser l'expression de toute autre pensée".
Vendredi 16 mars, soit à moins de 24 heures de la date du meeting géant annoncé par le Collectif et l'ADP, le Général Ibrahima Baldé, Haut commandant de la gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire a dit que la manifestation n'est pas autorisée et mis en garde tout ceux qui allaient s'y hasarder.
Au même moment, la présidente de la délégation spéciale de Matam, Nènè Koya Touré qui, d'après les organisateurs du meeting, a reçu et agréé leur demande, est sortie à la télévision nationale pour jurer qu'elle n'a jamais reçu une demande de manifestation d'aucune structure. Avant d'indiquer que c'est par voie de presse qu'elle a appris qu'un meeting devrait avoir lieu dans sa commune.
Loin de toute idée de créer des troubles dans le pays, allusion à ce qui se dit d'elle, l'opposition se dit simplement motivée par une seule chose: contraindre le pouvoir à gérer de manière consensuelle le processus électoral. "Et cela ne peut se faire qu'à travers les activités prévues par la loi", précise Sidya Touré, président de l'UFR (Union des forces républicaines), membre du Collectif.
En envisageant de demander l'autorisation d’un nouveau meeting au stade de Bonfi, les responsables du Collectif et de l'ADP, bien qu'ils aient peu d'espoir de la voir agréée, mettent leurs efforts dans le cadre du combat politique. La lutte politique est faite de cela, précise un des leaders. Ce n'est pas parce que l'autorité a refusé le meeting que toutes les activités politiques vont s'arrêter, ajoute un autre.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
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