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La Coordination des Organisations de Défense des Droits Humains exige la libération pure et simple du Colonel Moussa Kéita
Heinan Goba Vendredi, 08 Juillet 2011 17:01
La Coordination des Organisations de Défense des Droits Humains (CODDH) demande au gouvernement "de mettre fin à ses graves violations des droits humains qui ne répondent pas à l'aspiration des Guinéens à l'émergence d'un Etat de droit en remettant le colonel Moussa Kéita en liberté purement et simplement". Elle l'a dit à travers une déclaration qu'elle a rendue publique jeudi 07 juillet à Conakry.
La Coordination des Organisations de Défense des Droits Humains se dit préoccupée par ce qu'elle appelle "l'arrestation et la détention illégale du colonel Moussa Kéita, l'ex secrétaire permanent du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) dans un lieu tenu secret et inaccessible à sa famille et invite le gouvernement à sa remise en liberté pure et simple".
L'arrestation du Colonel Moussa Kéita fait suite à une interview qu'il a accordée à certains organes de presse de la place. A l'occasion de cette interview, le colonel a allégué de façon formelle la subtilisation des 22 millions de dollars offerts par la SAG, des caisses de l'Etat par le Général Sékouba Konaté et un coup d'Etat que celui-ci aurait fomenté contre le Capitaine Moussa Dadis Camara alors au pouvoir après les sanglants évènements du 28 septembre 2009, a précisé la CODDH.
Pour la Coordination des Organisations de Défense des Droits Humains, le seul but de telles allégations est la réactivation des sentiments en faveur du capitaine Moussa Dadis Camara et en défaveur du Général Sékouba Konaté. Et de préciser qu'elles sont de nature à diviser les Guinéens et à exacerber la déchirure du tissu social et politique dans le pays.
"Ce n'est pas le moment indiqué. Nous voulons que les Guinéens se réconcilient" a précisé Nouhan Traoré, le secrétaire aux affaires juridiques et contentieuses.
Nonobstant, la CODDH constate avec regret que de graves violations de la loi ont été commises par les forces de Défense et de sécurité à l'égard du Colonel Moussa Kéita. Au nombre de ces violations, la CODDH a cité l'arrestation arbitraire, la détention illégale dans des lieux inappropriés et tenus secrets, la privation des droits à la défense dès les premières heures d'interpellation, l'enlèvement suivi de la disparition...
"Ces faits et actes", d'après elle, "sont prévus et condamnés par les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux que la Guinée a librement souscrits et qu'elle se doit de respecter en tout lieu et en toute circonstance, indépendamment de la qualité de la personne mise en cause. Notamment la constitution guinéenne, la déclaration universelles des droits de l'homme et la charte africaine des droits de l'homme et des peuples".
"Il est vrai que Moussa Kéita veut diviser les Guinéens qui cherchent à se réconcilier. Mais son arrestation et sa détention sont illégales. Lorsqu'on aspire à la démocratie et l'Etat de droit, on ne peut arrêter dans la rue une personnalité de la trame du Colonel Moussa Kéita" a ajouté pour sa part le Président de la coordination des organisations de défense des droits humains, Thierno Bah.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
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