Selection de vidéos
Partenaires
Interview de Fodé Mohamed Soumah, Président de la GéCi
Daff Hawa Mardi, 13 Mars 2012 11:32
Quel est l’état des lieux de votre formation politique après votre participation à l’élection présidentielle et où en est-on pour les législatives ?
Comme vous le savez, nous avons perdu à l’élection présidentielle ; de ce fait, nous sommes dans l’opposition.
Depuis l’installation du nouveau Président de la République, nous essayons de faire de sorte que la GéCi continue à densifier son implantation au point de la massifier avant les législatives qui pointent à l’horizon.
La GéCi se porte bien et ses militants sont plus que jamais déterminés. Aujourd’hui nous sommes en train d’envisager tous les cas de figure.
Nous sommes dans le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition jusqu’au moment où nous aurons un calendrier. A partir de là, on verra comment vont se former les alliances. Est-ce que la GéCi va partir seule ou avec d’autres formations politiques ?
Nous essayons d’obtenir une date qui donnera des élections crédibles. L’ambition de la GéCi est d’y aller seule et d’obtenir son groupe parlementaire.
Si ça pouvait être facilité par d’autres collaborations, pourquoi pas ? Mais nous aurons le temps d’aviser.
Que répondez-vous aux personnes qui pensent que votre formation politique fait de la figuration dans le Collectif ?
Je n’ai pas besoin ici de vous donner des points ou des notes, je dis simplement que ceux qui sont au sein du collectif, connaissent le poids de la GéCi qui a été à l’élection présidentielle et qui fait partie de la commission de la communication, une grosse partie du travail intellectuel est faite par la GéCi. Nous sommes devenus un acteur incontournable au sein du Collectif et dans le paysage politique guinéen. Je crois que ceux qui le disent nous considèrent comme étant un nouveau parti par rapport à ceux qui existent depuis le décret instaurant le multipartisme intégral.
Notre poids électoral et notre crédibilité ne souffrent d’aucune contradiction. La GéCi se porte bien.
Je répète que la GéCi est un parti politique autonome, organisé et indépendant. Nous avons eu l’ambition de gouverner ce pays à travers les élections présidentielles, et c’est la même ambition que nous avons pour obtenir un groupe parlementaire.
Nous avons aujourd’hui un poids électoral important dans le paysage politique guinéen.
Le dialogue politique est en panne en République de Guinée. Comment votre formation politique entrevoit-elle l’avenir ?
Nous avons participé au dialogue politique. Nous avions notre représentant au sein du collectif au Palais du Peuple.
Nous avons dit dès le départ que le jeu était vicié à la base, tout en dénonçant les premières dérives.
Lorsque vous devez vous asseoir pour discuter, la première des choses est de créer le cadre et le contenu.
Le contenant était bon parce que le Collectif demandait le dialogue depuis le mois 2011.
Le préalable reposait sur le fait de savoir de quoi on va parler et qui doit être partie prenante.
On a donc mis en branle un centre sorti de je ne sais où, des médiateurs, des facilitateurs qui n’avaient aucune feuille de route et qui n’étaient pas outillés pour ce faire.
Lorsque vous devez être facilitateur, vous devez quand même savoir ce que vous devez faciliter, De quel pouvoir vous disposez.
Aujourd’hui on a eu des facilitateurs qui ont écouté tout le monde, qui ont relevé des points de convergence qui allaient de soi, des points de divergence qu’ils ont consignés ; qui, en réalité, n’ont servi à rien.
La jurisprudence en la matière nous donne des indications quant à la situation qui a prévalu jusque-là.
Souvenez-vous lorsqu’on a voulu installer la Commission électorale nationale indépendante (CENI) en 2006 et 2007, le dialogue était bipartite entre l’opposition et la mouvance présidentielle.
Pendant la transition militaire, il y a eu les forces vives d’un côté et les militaires de l’autre.
Dans le cadre de ce dialogue politique, nous avons également exigé qu’il y ait l’opposition d’un coté et la mouvance de l’autre. On nous a donc sorti un centre de circonstance, un autre statutairement centriste, une opposition radicale et une opposition constructive. En fait, tout était fait pour que le dialogue politique n’aboutisse pas.
Je le regrette parce que pendant ce temps les institutions républicaines sont bloquées, le peuple de Guinée souffre, et rien n’avance.
Quatorze mois après l’installation du Président Alpha Condé, beaucoup de choses auraient dû se faire comme l’installation d’une Assemblée nationale élue.
Quelles sont les principales revendications du collectif ?
Je ne vais pas revenir sur toutes les revendications du Collectif, mais je n’en retiens que deux principales.
Lorsque vous décidez de participer à une élection, les deux choses les plus importantes sont le fichier électoral qui permet de connaitre le nombre de personnes qui doivent voter et l’organe qui est chargé d’organiser les élections. Ce sont les deux points focaux.
Nous demandons une parité avec la mouvance présidentielle pour la recomposition de la nouvelle CENI : dix membres pour l’opposition, dix pour la mouvance présidentielle, deux pour l’administration et trois pour la société civile.
C’est le premier point et je pense que ce n’est pas la mer à boire.
Aujourd’hui la représentation de l’opposition au sein de la CENI n’est plus représentative du paysage politique guinéen.
Tout le monde sait ce qu’est devenu le Parti de l’Unité et du Progrès (PUP).
Le second point concerne le fichier électoral. Nous avons eu un fichier électoral qui a permis l’élection de l’actuel Président de la République. Nous voudrions partir de l’audit du fichier de l’entre deux tours de l’élection présidentielle, celui qui se trouve dans le backup de la SAGEM.
L’audit de ce fichier est un préalable à satisfaire avant d’envisager un nouvel enrôlement des électeurs.
Ce serait l’occasion de savoir qui a été rajouté ou supprimé. Mais ceci ne pourrait se faire sans l’implication et l’apport de l’opposition qui exige la cogestion afin d’être partie prenante tout au long du processus. Ceci est indispensable parce qu’il n’y a plus de confiance entre le pouvoir et l’opposition.
L’implication du Président de la République devient indispensable puisque c’est ce même fichier qui a permis son élection.
Nous voudrions partir de celui-ci, mais nous assistons à des manœuvres dilatoires et politiciennes qui ont entraîné le remplacement de la SAGEM qui avait été cooptée suite à un appel d’offres par une société sud-africaine appelée WayMark.
Il est à rappeler que les contours de ce nouveau contrat sont opaques et accordés de gré à gré.
Nous apprenons que les kits en remplacement de ceux de la SAGEM sont paramétrés pour le recensement général alors que la loi, les partis politiques et le Président de la République parlent de révision.
On crée une confusion qui va nous mener vers des lendemains incertains.
Aujourd’hui, le Président de la CENI fixe la date du 8 juillet 2012 unilatéralement alors que rien n’est encore fait.
Ca nous rappelle la date de 29 décembre 2010 qui avait été fixée par ledit Président sans même regarder le calendrier qui tombait sur un jeudi et coïncidait avec les fêtes de fin d’année. C’est ce que j’appelle des manœuvres, du bricolage, de l’amateurisme, du cynisme politique, etc.
Je doute fort que cette date puisse être tenue parce qu’encore une fois, nous mettons la charrue avant les bœufs.
C’est de cette même façon que nous avions fixé la date de l’élection présidentielle au 27 juin 2010 alors que le CNT n’était même pas en place. De ce fait, la fin de l’année scolaire avait été perturbée et nous étions en pleine période hivernale, contrairement à la raison invoquée aujourd’hui.
En définitive, ce qu’il nous faut, c’est avoir des institutions qui fonctionnent, la paix et permettre à ce pays de se mettre enfin au travail. Mais ce n’est pas ce que nous constatons depuis quatorze mois que le président Alpha Condé est là.
Si le pouvoir s’obstine à organiser les élections législatives sans l’opposition, quels sont les moyens dont l’opposition dispose pour l’en empêcher ?
Vous savez la démocratie, c’est le pouvoir du peuple par le peuple. Aujourd’hui, l’opposition est majoritaire dans le pays, au vu des résultats de l’élection présidentielle qui nous donnent plus de 70 % de l’électorat. Donc, vouloir écarter cette réalité, c’est prendre les Guinéens pour des demeurés et aller droit dans le mur, alors que nous sommes déjà dos au mur.
Si nous disons que ces élections n’auront pas lieu, c’est pour la simple et bonne raison qu’on ne peut aujourd’hui organiser des élections sans le parti arrivé en tête lors du 1er tour de la présidentielle, sans le faiseur de roi du second tour, sans le parti qui a été le meilleur scoreur de l’alliance Arc-en-ciel, sans cette nouvelle fraîcheur politique et la génération montante des jeunes partis comme la GéCi.
Vouloir écarter toute cette partie de la population d’une élection, c’est être sur une autre planète. Que le gouvernement sache que si le problème de
Un leader de l’opposition qui est même membre de votre collectif dit que « le bilan du président Alpha Condé est globalement négatif ». Qu’en pensez-vous ?
Je pense qu‘il est malhonnête intellectuellement de dresser un bilan d’un quinquennat qui en est à sa première année. Néanmoins, il y a aujourd’hui suffisamment d’actes et d’indicateurs qui peuvent nous donner des signes avant-coureurs. C’est vrai que lorsqu’on dit que le bilan est globalement négatif, ça ne veut pas dire que rien de bon n’a été fait ; ça veut dire que nous ne sommes pas au niveau où
Donc ce n’est pas du tout avoir une critique négative et destructrice que d’affirmer que le bilan n’est pas positif.
La GéCi a toujours œuvré dans le cadre de la moralisation de la vie publique, de l’apaisement afin de recoller le tissu social qui a été mis en mal.
J’étais certain que le président Alpha Condé ne pouvait pas poser suffisamment d’actes après un an parce que le point de départ a été faussé.
Le peuple attendait des signes forts, des symboles dans le cadre du rapprochement des Guinéens car nous savons qu’il est impossible de régler tous nos problèmes en si peu de temps.
Lors de ma conférence de presse au sortir de l’état de grâce nous lui avions donné des conseils susceptibles de lui permettre de rectifier le tir après examen des 100 premiers au cours desquels nous avions décelé des imperfections et des entorses à la constitution qui s’éloignaient du changement réclamé et attendu par tous.
Les Guinéens attendaient de voir un Président de la République qui se comportât comme étant le Président de tous.
Les populations souhaitaient avoir un Chef de l’Etat et non pas un chef de parti.
Les citoyens attendaient de voir le Président sillonner le pays pour aller à la rencontre de ses administrés.
Le changement exigeait une rupture dans les comportements et au niveau des mentalités, tel qu’envoyer les ministres présenter leur feuille de route devant le CNT pour que l’on sache exactement qui doit faire quoi et en combien de temps, pour pérenniser la continuité de l’État, demander à toute personne nommée de faire sa déclaration publiée par la Cour Suprême dans le cadre de la moralisation de la vie publique, fixer les prix des denrées de première nécessité, restaurer l’autorité de l’Etat, lancer les audits pour endiguer le fléau de la corruption, au point que l’ONG Transparency International avait classé la Guinée comme étant le pays le plus corrompu en Afrique et le 4e au monde en 2006-2007, s’attaquer au chômage endémique des jeunes. Bref, lancer les états généraux de tous les secteurs sensibles, comme ce fut le cas de la jeunesse.
Aujourd’hui, il faut recadrer le gouvernement, faire en sorte que chaque ministre soit récompensé au sortir de sa mission pour services rendus à la nation. Cette disposition « constitutionnelle » permettrait de combattre l’enrichissement illicite et le mimétisme négatif observés chez la plupart des décideurs qui craignent de se retrouver « à la rue » du jour au lendemain.
Il faudrait aussi en finir avec ce mode de fonctionnement qui consiste à avoir pléthore de ministres qui ne font pas partie du gouvernement.
Les Guinéens veulent avoir accès à l’eau, à l’électricité, à une meilleure éducation, à une sécurité alimentaire, à la santé, à des infrastructures, etc.
Il ne suffit pas de dire que la Guinée is back, il faut que les populations le vivent concrètement sur le terrain. Ils veulent des résultats.
Un conseil judicieux que la GéCi pourrait donner au Président de la République, c’est de lancer des appels d’offres au niveau des fonctions et des postes, afin de mettre en avant la compétence et le mérite, en lieu et place des choix politiques, partisans, régionalistes ou « téléguidés ».
Beaucoup reste encore à faire.
Le malaise est profond dans la coordination de la basse côte parce depuis les sages d’une des coordinations ont choisi M. Ibrahima Kassory Fofana et son parti politique comme les choix des ressortissants de cette région pour les prochaines échéances électorales. Quel est votre opinion là-dessus?
Ça m’attriste de voir que nous mettons de côté les problèmes de ce pays. En Guinée, on aime s’occuper des détails
Je crois que le problème des coordinations est un faux débat.
Les coordinations ont un caractère social mais elles ont été politisées.
Je ne suis pas contre les coordinations ; bien au contraire, mais c’est la façon dont on est en train de les instrumentaliser qui est mauvaise.
Je suis aussi scandalisé de voir que toutes les coordinations sont unifiées sauf celle de la Basse Côte.
Chez les autres, tout s’est passé comme une lettre à la Poste mais dès qu’il s’agit de la Basse Côte, ça pose toujours des problèmes à cause des enjeux qui sont énormes.
La Basse Côte est le foyer électoral le plus important, c’est la capitale politique et économique, l’endroit où se trouvent les principales richesses, le port, l’aéroport et toutes les ethnies. Une réalité sociopolitique voudrait que le candidat soutenu par la Basse Côte gagne les élections. De ce fait, j’ai des ambitions en tant que ressortissant de cette région.
Du côté paternel, je suis le descendant de Toumba Soumany, en passant par Almamy Kala et Amara Soumah qui appartiennent à la grande famille des Bagas de Kaporo qui ont reçu toute
Du côté maternel, j’appartiens à la grande famille de mon homonyme Fodé Mouké Yansané de Forécariah.
De surcroit, je suis né à l’hôpital Ignace Deen à Kaloum. Aussi, je pense avoir une légitimité incontestable, car lorsqu’on a une mère moryanaise et un père baga, on peut se considérer comme étant un Basse Côtier de souche.
Donc, la Basse Côte est le fief électoral à partir duquel je pourrais espérer gouverner ce pays, un jour prochain.
C’est mon bastion politique. J’y déploie une énergie débordante afin de récolter les fruits de mon travail pour la GéCi.
Mais si pour les besoins de la cause unitaire on devait s’accorder autour d’une personne autre que Fodé Mohamed Soumah, c’est avec fairplay que je me mettrais en retrait.
Mais pour l’heure, il y a un autre scandale. Nous avons installé El hadj Sékhouna Soumah comme le représentant de la Basse Côte et nous n’en démordrons pas. Malheureusement, il y a encore des brebis galeuses, des mange mils et des gens qui remettent en question nos acquis.
Une dernière chose, on dit souvent que c’est la Basse Côte qui « élit » le président de la République. Mais je déclare avec conviction que c’est la Basse Côte qui doit diriger ce pays.
Quel message avez-vous pour la jeunesse de ce pays ?
Je suis entré en politique pour poser des actes et surtout pour cette jeunesse. Je pense qu’il est possible de créer le plein emploi dans ce pays. Je crois qu’il est possible de faire en sorte que tous les jeunes pensent que leur avenir est ici.
Il est possible de faire rentrer les Guinéens de l’extérieur dans leur pays parce qu’il y a deux paradoxes :
- Le premier paradoxe est qu’en dehors de la Palestine, pour ceux qui connaissent l’histoire d’Israël, je crois que
- Le second paradoxe, c’est de voir que nous avons l’une des populations les plus jeunes au monde, et nous sommes incapables de nous en occuper ou de la mettre au travail.
Je dis souvent dans mes meetings que lorsque les Américains ont voulu bâtir leur continent, et n’ayant pas cette force dont dispose la Guinée, ils ont créé l’esclavage. Lorsque les Européens ont voulu développer l’Europe, ils sont passés par la colonisation.
Nous avons 80% de notre population qui a une force de travail que le monde entier nous envierait, alors que nous sommes incapables de la mettre au travail.
La GéCi a un programme très dense pour la jeunesse. Selon notre programme économique, il faudrait que nous soyons 32 millions de Guinéens pour pouvoir mener à bien la mission de la Guinée. C’est dire que la GéCi serait capable de créer le plein-emploi en Guinée.
Le gouvernement devrait impérativement prendre le problème de la jeunesse à bras le corps à travers l’égalité des chances au niveau de l’éducation, la création d’écoles professionnelles et techniques, la mise en place de la « seconde chance » pour ceux qui n’ont pas de métiers ni de diplômes à travers l’apprentissage et la formation, permettre aux diplômés sans emplois de créer des groupement d’intérêts économiques, des petites structures que le gouvernement devrait booster avec la micro finance, relancer l’entreprenariat féminin, normaliser le secteur informel, encadrer les PME et PMI, etc.
Il y a un vaste chantier à explorer. C’est ce que j’appelle gouverner et non pas régner seulement.
Tant que l’État n’aura pas pris la mesure du danger d’avoir une population aussi jeune qui est en total désarroi, il ne fera que décaler les problèmes et nous mettre en danger.
On dit généralement que la jeunesse est l’avenir d’un pays. Pour ma part, je dis que la jeunesse guinéenne est le présent de la Guinée car elle constitue plus de la majorité de la population.
Les jeunes devraient se prendre en charge et refuser d’être spectateurs mais acteurs.
Je suis resté trop longtemps dans les cercles de réflexions et les Organisations Non Gouvernementales avant de décider à m’engager politiquement pour changer la donne. Aussi, je leur demande de s’impliquer dès à présent.
On ne peut plus accepter que le château d’eau de l’Afrique n’ait pas d’eau à la pompe 54 ans après.
Il est inadmissible que nous soyons incapables de donner le courant au vu de notre capacité hydraulique.
Je demande à cette jeunesse de prendre ses responsabilités et de refuser le repli identitaire.
Si cette majorité dit que c’est grâce à la GéCi que nous pouvons opérer au décollage économique de ce pays et faire de
J’en conclus qu’il faut terminer cette transition car nous sommes toujours dans la transition du CNDD.
Il faut que le Président prenne ses responsabilités et mette les institutions en place.
Dans l’absolu, la Guinée n’est pas malade de la corruption ni de l’ethnocentrisme, elle est malade du déséquilibre de ses pouvoirs. Il n’y a aucun contre-pouvoir en Guinée.
Ce n’est pas pour fustiger nos institutions mais non seulement le CNT n’a pas vocation à légiférer, mais encore il n’a pas été à la hauteur.
Quant au CNC, l’on se demande si cette institution existe encore, eu égard à toutes les dérives constatées au niveau de la RTG et l’épée de Damoclès suspendue sur la tête des médias privés.
La Cour Suprême s’est réfugiée dans un silence assourdissant depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle.
Le Conseil Economique et Social qui n’est que l’ombre de lui-même, devrait être supprimé.
Tout ceci pour dire que nos institutions ne fonctionnent pas et qu’une Assemblée nationale élue pourrait commencer à rétablir les choses.
Au vu de la situation sociopolitique et par rapport au poids de l’opposition, cette Assemblée pourrait être le premier contre pouvoir salutaire.
Mais tout ceci ne peut être possible sans la paix. Aucun développement ne peut être envisagé dans l’instabilité.
Les investisseurs ne viendront que si la confiance est restaurée.
Il est encore temps que chacun joue sa partition, avant que nous ne nous retrouvions dans une autre transition.
La Guinée va mal. C’est le moins qu’on puisse dire.
Daff Hawa
Sources : "L'observateur" et "la République" du7 mars 2012
Commentaires
C'est quelle façon de faire de la politique?
j'ai une idée, et si l'on prenait un extra terrestre pour diriger ce pays vant qu'ils n'y mettent le feu.
Sans COMMENTAIRES : Parlez beaucoup, mangez l'argent, voyager beaucoup ....Seulement
" c' est la Basse Cote qui elit le PRESIDENT " je dis que c' est la BASSE Cote qui doit DIRIGER ce PAYS ! "
D' ou sortent tous ceux - la qui pensent comme ca ? Seule la GUINEE sait produire ce type de POLITICARDS !
On n' est pas sorti de l' auberge !








