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Vers l'échec du procès de l'évènement du 19 juillet 2011

Heinan Goba  Lundi, 12 Mars 2012 21:27

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logo_Justice_2_01Signe de l'échec du procès qu'Alpha Condé entend intenter contre ses opposants pour les liquider politiquement, 17 personnes de la soixantaine arrêtées suite à la présumée attaque de son domicile privé le 19 juillet 2011 à Conakry ont été libérées le vendredi 09 mars suite à une ordonnance de non-lieu. Maître Salif Béavogui, membre du collectif des avocats de la défense s'est réjoui de cette remise en liberté en espérant que les autres qu'il qualifie d'innocents vont bénéficier de la même mesure.

D'après une source proche du dossier, depuis le 02 mars, soit une semaine plus tôt, l'ordonnance qui a donné lieu à la libération de ces 17 personnes civiles et militaires était rendue par le pool de juges chargé d'instruire ce dossier jugé plus politique que judiciaire par de nombreux observateurs. La direction des exécutions judiciaires a dû trainer les pas parce qu'il était possible que le parquet fasse appel, estime la même source.

Parmi les bénéficiaires de cette ordonnance, expression éloquente de la volonté de la justice guinéenne de s'affranchir de la tutelle de l'exécutif, les colonels David Haba et Chérif Diaby, tous deux proches de Moussa Dadis Camara, l'ex chef de la junte militaire au pouvoir en 2009. On y note également des proches de feu le Général Lansana Conté et des civils proches du principal parti de l'opposition, l'UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée).

Dans les milieux des défenseurs des droits humains, la libération des 17 personnes après plus sept mois de détention est accueillie avec prudence. Certes, la loi prévoit plus de mois de détention préventive en pareil cas, mais beaucoup aimeraient que la justice guinéenne mette un peu de sérieux dans ce qu'elle fait. Ce qui n'empêche pas les proches des anciens pensionnaires de la maison centrale de Conakry de demander réparation.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com

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