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Le Consortium pour l'observation démocratique des élections devant la presse
Heinan Goba Mercredi, 29 Février 2012 20:02
Le Consortium pour l'observation démocratique des élections (CODE), une coalition d'organisations de la société civile guinéenne, spécialisé dans le suivi et l'évaluation des processus électoraux, a organisé mardi un point de presse à Conakry pour dire ce qu'il est en train de faire en cette période préélectorale mais aussi et surtout parler de ce qu'il a constaté sur le terrain depuis l'année dernière.
Dans une déclaration rendue publique à cette occasion, le consortium pour l'observation démocratique des élections note qu'il "considère qu'en cette période cruciale de l'histoire de la Guinée, suite à l'élection démocratique du Président de la République, il est de son devoir d'informer l'opinion nationale sur ses constats et analyses de la situation politique du pays, en prélude aux élections".
"En prélude à l'organisation et à la tenue des prochaines législatives, le CODE organise l'observation citoyenne de la phase préélectorale. Cent (100) observateurs à long terme ont été recrutés déployés sur toute l'étendue du territoire national. La méthodologie a consisté à observer certains aspects liés au processus électoral notamment la mise en place des démembrements de la CENI et leurs activités, les activités des partis politiques et leurs rapports avec l'administration et les forces de l'ordre" peut-on lire dans la déclaration.
De l'analyse des constats de cette phase d'observation continue de l'environnement préélectoral ressort, d'après ladite déclaration, la faiblesse des activités des partis politiques à l'intérieur du pays "à l'exception du RPG (parti au pouvoir), de l'UFDG, de l'UFR et de l'UPR qui mènent quelques visites d'information de leurs militants notamment à Boké, Labé, Lola et Fria."
D'après le CODE, "ces activités se mènent sans violences et sans interférence notables des autorités administratives et des forces de l'ordre". Ce qui ne signifie pas, d'après son président, Dansa Kourouma, que "les autorités administratives n'interfèrent pas du tout dans les activités des partis politiques". "Il y a des cas isolés qui ne pourraient mettre en cause la régularité du processus" précise-t-il.
Toutefois, la coalition affirme avoir constaté l'arrêt des activités de la CENI au niveau des démembrements dont la légitimité est contestée par la majorité des partis politiques de l'opposition. Le CODE affirme avoir des informations à ce propos mais il estime aussi que ce sont des cas très minimes qui ne mettent pas en cause la légitimé de ces institutions.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com








