L'oeil de GuineeActu Dimanche, 12 Février 2012 19:11
« Comme nous nous acheminons vers des législatives libres, transparentes et crédibles, cette opposition utilise assez maladroitement des principes que lui octroient les lois pour tenter de faire des obstructions au décollage du pays. Cette opposition est aux abois, elle est déboussolée. Nos hôtels sont remplis, les prix ont baissé, la monnaie s’est stabilisée, la confiance est revenue, c’est tout ceci qui fait mal à cette opposition. Et elle veut utiliser des pratiques d’un autre âge. » Dixit Dirius Dialé intervenant aux micros de Guineenews. C’est en effet la réponse du gouvernement à l’opposition qui projette, demain lundi une ville morte, en protestation contre ‘’la dictature annoncée’’ en Guinée.
Cette déclaration de Dialé Doré intervient quelques minutes après celle faite par Cellou Dalein Diallo au siège de son parti à la Minière. Devant des militants et sympathisants acquis à la cause, le leader de l’UFDG avait martelé que l’opposition ne peut plus rester les bras croisés « parce que nous ne pouvons plus accepter cette dictature. Nous avons contacté nos partenaires du Collectif et de l’ADP parce que tous subissent les mêmes abus. On a décidé ensemble de faire de la journée de lundi journée ville morte pour exprimer notre ras-le-bol. Lundi, c’est une ville morte. C’est une décision du Collectif et de l’ADP.»
Saisi d’une grande frayeur, le locataire de Sékhoutouréya anticipe pour aller conférer avec des jeunes de l’axe Hamdallaye Bamabéto et Cosa pour diviser les jeunes et entretenir une certaine tension entre ceux-ci. « En tant que président de la République, je suis responsable de ce qui se passe à Bambéto. S’il n’y pas de terrain de football, je suis responsable. S’il n’y a pas de maison de jeunes, je suis responsable. Si on peut payer des cadavres, je suis responsable. Comme la République vous a abandonnés, on va créer des moyens pour vous. Nous allons voir comment vous insérer dans la République. Je ne peux pas faire de miracle. Mais je ne vous ai jamais caché dès le début la situation dans laquelle j’ai trouvé le pays. Quand je suis arrivé, je n’ai pas trouvé un Etat, mais un pays.» Alpha Condé invite ces jeunes certainement choisis dans le tas à se serrer la ceinture « pendant deux ans parce que la Guinée n’a jamais respecté un programme. Si vous êtes dans une situation désespérée, vous vous comportez comme des gens désespérés. Et vous cassez. Je ne suis pas d’accord avec la casse mais je suis obligé de comprendre vos raisons. »
Il est temps de rafraîchir la mémoire de Condé, fût-il plus cynique que ses prédécesseurs. Dans cette partie de la Guinée qui devrait être l’axe de la démocratie, Alpha doit comprendre que Conté, Kouyaté, Dadis se sont cassé les dents en voulant diviser cette jeunesse de la route Le Prince. Des jeunes dont les parents ont été expropriés de leurs parcelles, maisons, etc., à Caporo rail mais qui n’ont jamais été réhabilités. Plus rien ne pourra diviser cette famille de l’axe Hamdallaye-Bambéto-Cosa.
L’œil de GuineeActu.com