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Titi Camara titille Maturin Bangoura: le capitaine contre le général

Thierno Fodé Sow  Mercredi, 08 Février 2012 16:47

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CAMARA_Aboubacar_Titi_01L’ex-capitaine du Syli national Aboubacar Titi Camara a titillé ces dernières heures le général Maturin Bangoura, tous les deux membres du gouvernement pléthorique de Saïd Fofana. Au centre de la discorde, un problème de sous lié à la gestion du Syli à la CAN. Le footballeur qui est le vice-président du comité de soutien s’est vu écarté par l’ex-membre du CNDD et ses acolytes.

La démarche jugée malhabile agace le ministre des Sports. Excédé, Titi recourt à une station de radio privée pour verser sa bile, qualifiant le comité de soutien au Syli national de « bidon ». Cet acharnement aux effluves politiques ne masque pour autant pas un contentieux bâti sur les sous de CAN. Selon Titi Camara qui avait soutenu Alpha Condé lors de la présidentielle, « Il y a eu beaucoup de choses qui ne se sont pas dites sur la gestion de la participation de notre équipe à cette Coupe d’Afrique des nations. Je défie quiconque qui pourrait apporter la preuve qu’on a par exemple fait voyager des commerçants ou des parents à nous.» Manifestement indisposé, l’ancien sociétaire de l’équipe nationale guinéenne de football ajoute qu’ « avec le poste que j’occupe actuellement je suis devenu un homme politique. Les rivalités se règlent toujours sur la pelouse quand tu es un joueur mais en politique il y a toujours des coups-bas qu’on te donne et quelquefois ce sont tes proches collaborateurs.» C’est la seconde fois que Titi Camara parle de lui aussi bassement.

On se rappelle en effet qu’il s’était publiquement crêpé le chignon avec son homologue de l’Emploi jeune Sanoussi Bantama Sow à cause d’un fonds destiné justement à l’emploi des jeunes. Qui a dit que l’absence de sanction incite à la récidive ? Quelques semaines après, c’est le tour d’un secrétaire général (Abraham Bourré, allié d’Alpha Condé) de s’attaquer à travers les ondes d’une radio privée à son ministre de tutelle (Ramatoulaye). L’impolitesse sénile a fait le tour du pays. Mais ni la Présidence, ni la Primature n’ont pipé mot. Comme pour dire les exemples du genre font partie du changement tant souhaité et prôné. C’est à se demander aujourd’hui si un tel comportement ubuesque – somme toute le reflet de la gestion du pouvoir – n’est pas désormais admis par le Président de la République et par son Premier ministre. Autant il faut mater les casseurs, autant il faut mater et bannir les rameurs à contre-courant. Sinon, bonjour la sainte pagaille !


Thierno Fodé Sow


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