Heinan Goba Jeudi, 02 Février 2012 19:25
Un jeune Guinéen d'une trentaine d'années sur qui 22 kilogrammes de cocaïne ont été saisis à l'aéroport international de Conakry Gbessia, au moment où il s'apprêtait à embarquer pour la France, a réussi à prendre la poudre d'escampette. L'Office central antidrogue dénonce la complicité des services de sécurité dudit aéroport.
Alhoussény Barry, qui serait marié à une employée de la compagnie Air France en service à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle, d'après les informations d'une radio de la place, a été interpelé le 30 janvier dernier par la brigade des douanes guinéennes à la suite de la découverte de colis suspects dans ses effets. Il a été immédiatement mis à la disposition de la police.
Le suspect qui a disparu dans la nature, d'après certaines informations, bénéficierait d'un tarif spécial sur les billets d'avion du fait de ses relations avec une employée d’Air France. Ce qui lui permettrait d'effectuer fréquemment le voyage Conakry-Paris; Paris-Conakry. Air France aurait-elle été mise à contribution pour inonder l'Europe en cocaïne? C'est ce que pensent certains.
Quoi qu'il en soit, la saisie de cette énorme quantité de cocaïne révèle le retour des narcotrafiquants en Guinée. Pour ne pas dire la reprise des activités du réseau guinéen très actif il y a des années. C'est pourquoi, au nom d'une opposition farouche à la criminalité et à l'impunité, beaucoup d'observateurs demandent à ce que les services de l'aéroport de Conakry en service le 30 janvier répondent à la justice pour leur rôle dans la fuite d'Alhoussény Barry.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com