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Dialogue politique: Le temps des bavardages inutiles

Heinan Goba  Mercredi, 01 Février 2012 14:46

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GOMEZ_Mgr_Albert_David_2_01Comme le gouvernement en caressait l’espoir depuis longtemps, toutes les conditions d'un "dialogue mamaya" sont maintenant réunies; les acteurs peuvent enfin se mettre à bavarder en se fichant éperdument de la misère du peuple. Plus de 42 représentants de partis politiques soit 14 par groupe politique pour débattre, on ne sait pas pendant combien de temps, d'une affaire que seuls, le gouvernement et quelques cadres de l'opposition règleraient en peu de temps. En tout cas, c'est le cadre qui a convenu à toutes les parties prenantes à la rencontre du mardi 31 janvier.

Il est vrai que le pays compte un nombre impressionnant de partis politiques; plus de 150 d'après une source proche de l'Administration du territoire. Mais pour une discussion saine et constructive, ce serait une erreur de mobiliser tout le monde au risque de mettre de côté les questions essentielles et se morfondre dans les querelles de leaderships. D'autant plus que les différents partis ont presque les mêmes idéologies et ne diffèrent les uns des autres que par l'appartenance du leader à telle ou telle ethnie.

En dépit de cette évidence, que ce cadre n'est pas favorable à une discussion pouvant aboutir le plus rapidement possible à un accord, le président du comité de facilitation se félicite de son adoption. Pour Monseigneur Albert Gomez, la présence de toutes les sensibilités politiques à la table de discussion permettra de trouver rapidement un accord. Il a remercié de ce fait tous ceux qui se sont investis dans le retour du Collectif et de l'ADP.

A signaler que le collectif et l'ADP jadis ensemble vont siéger séparément. Le collectif sera dans l'opposition avec le FDP de Baadikho. L'ADP qui s'est vu attribuer sept places sera au Centre aux côté du CDR (Club des Républicains) et autres.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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