Une manifestation contre le délestage électrique paralyse la ville de Kindia

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La capitale de la Basse Guinée a connu jeudi des manifestations contre le délestage électrique en cette période de la Coupe d’Afrique des Nations. Il n'y aurait pas eu de mort. Mais de sources concordantes, il y a eu plusieurs blessés et d'importants dégâts.

Cette autre manifestation initiée par les amoureux du football en Guinée intervenue moins de deux jours après celle de Conakry où plusieurs centaines de jeunes ont barricadé les routes mardi aurait paralysé la ville de Kindia.

D'après des témoins, les principales artères de cette capitale régionale ont été prises d’assaut par des jeunes très fâchés scandant des slogans comme: « EDG, zéro! Papa Koly, zéro! ». Plusieurs routes ont été barricadées et les manifestants ont brulé des pneus.

Comme leurs concitoyens de Conakry, les populations de Kindia, avec l’impression d’avoir été dupées par des promesses non tenue du président Alpha Condé, le ministre d’Etat à l’Energie Papa Koly Kourouma et de l’EDG ont tenu à exprimer leur colère.

Aux dernières nouvelles, un calme précaire règne dans la ville. Plusieurs boutiques, quelques bureaux et des écoles sont fermées.

Lors d'un point de presse consécutif à la manifestation de Conakry, le coordinateur général de l’Electricité de Guinée (EDG), Abdoulaye Keita a déclaré que le délestage du courant dans certaines localités de Conakry s’explique par le fait que l’offre de sa boîte est inférieure à la demande des populations.

Depuis la Suisse où il participe aux travaux du Forum économique mondial, le président Alpha Condé a expliqué pour sa part que la crise est due au fait que le pays qui dispose d'un énorme potentiel hydroélectrique manque d'infrastructure en la matière. Il a promis de remédier définitivement à cette crise.

Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
+3 #3 Youssouf Bangoura 28-01-2012 14:02

Ibrahim M .Sow, vous avez parfaitement raison, c'est tout simplement une honte pour la Guinée, depuis l'indépendance de ce pays, aucun gouvernement n'a fait l'electrification une priorité, c'est à se demander si la Guinée ne se limite pas seulement à la commune de Kaloum . Que dire de Papa Koly, qui vient de raconter des mensonges à travers des interviews bidons .
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+4 #2 mohamed sampil 27-01-2012 21:03

Qui sera embastillé cette fois ? Abe Sylla ? N'est-il pas de Kindia...
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+4 #1 Ibrahima M. SOW 27-01-2012 18:31

EDG, malgré toutes les promesses pompeuses d'AC et de son ministre PKK, ne peut distribuer que le potentiel électrique disponible. Il s'agit là du point le plus saillant de la faillite politico-économique de tous les régimes qui se sont succédés à la tête de ce pays. Mais, avec les 40 à 50 millions § soit disant investis depuis des mois pour relancer la centrale thermique de Tombo, il est certain qu'un tel projet administré par le tendem Sidya Touré - Abé Sylla aurait sûrement réussi à faire mieux pour éviter le désarroi des consommateurs qui manifestent légitimement leurs frustrations à ne même pas pouvoir suivre les matchs guinéens de la CAN. Quel Etat de défaillances systématiques nous avons !! Avec ça, les ethnostratèges du pouvoir croient pouvoir recourir une fois plus aux arguments éculés du "sabotage politique". La politique du "bouc émissaire" chère à AST ne peut plus tromper l'opinion, aussi bien guinéenne, africaine, qu'internationale. Le kidnaping d'Etat opéré sur les personnes de Bano SOW et Souleymane Diallo n'est qu'un subterfuge politique criminel que l'opinion public se doit de condamner avec une vigueur absolue. Si les difficultés de mise en adéquation de l'offre et de la demande de consommations croissantes d'électricité se posent à des degrés divers un peu partout en Afrique notamment, le cas de la Guinée relève d'une inexcusable faillite politique. A titre de comparaison, le Bénin qui dispose de très peu de cours d'eau sur son sol, n'a connu sa première crise de délestages de courant électrique pendant 2 à 3 mois, qu'en 1998. Et lorsque l'on en sait quelque peu sur les récents projets de politique énergétique qu'un pays enclavé comme le Burkina Faso réussit vaillamment à mettre en oeuvre, force est tout simplement d'admettre que les autorités guinéennes n'ont jamais respecté leurs populations. Pour la Guinée, des départements ministériels comme celui de l'énergie, de l'agriculture-artisanat-élevage, des travaux publics et des mines ne devraient plus faire l'objet de marchandages politiques, si l'on cherche développer le pays. Evidemment, tout dépend des objectifs politiques visés et des moyens mis en jeu. Le plus simple consistant évidemment à continuer à endormir les populations en les empêchant de protester contre les pénuries d'électricité à usage domestique. Vivement le retour du Syli de la CAN !!!
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