Richard Tamone Lundi, 20 Avril 2015 17:13
Le roman est intitulé Les coqs cubains chantent à minuit. Il compte 187 pages et a été édité par les éditions Tabala. La cérémonie de vernissage a eu lieu le samedi 11 avril 2015 dans la salle de lecture de la Maison du livre sise au quartier Coléah, dans la commune de Matam.
Selon l’auteur Tierno Monénembo, c’est l’histoire d’un jeune homme né à Cuba, d’un père guinéen et d’une mère cubaine, et qui retourne à Cuba sur les traces de sa mère disparue. L’écrivain ajoute que c’est à travers des notes de chansons qui permettront au jeune métis guinéo-cubain de retrouver la tombe de sa mère, qu’il a réalisé cette œuvre.
Mais finalement, de fil en aiguille, le jeune apprendra qu’en fait cette femme n’est pas morte. Cette dernière, dit-il, était détenue dans un navire psychiatrique : « Donc en fait, c’est la quête des racines cubaines d’un jeune métis, qui va sur les traces de ses racines. Parce que, je me dis finalement, ce n’est pas seulement l’Amérique qui a des racines. L’Afrique aussi a certainement des racines. Le voyage est réversible », a déclaré l’auteur du livre.
Monénembo fait ensuite remarquer que c’est la première fois qu’il écrit un roman en Guinée. Il l’a commencé en 2012 et terminé en 2014. Pour un peu s’imprégner des réalités cubaines, il s’était rendu en 2008-2009 chez le révolutionnaire Fidel Castro, grâce à une bourse délivrée par le gouvernement français.
A la question de savoir quel message il a voulu faire passer, l’auteur a dit qu’il y a plusieurs idées et plusieurs personnages qui comparaissent. « Il n’y a pas de message à proprement parler », dit-il.
Richard Tamone
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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