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Dramé Abdourahmane : la passion de la peinture !

Thierno Fodé Sow  Mardi, 04 Novembre 2014 19:49

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DRAME_Abdourahmane_01Des tubes moléculaires du laboratoire, à la peinture pour épouser tout simplement une passion pesante. Le raccourci pris par Dramé Abdourahmane est fort saisissant. Derrière son mètre quatre-vingt-huit, Dramé Abdourahmane, la trentaine environ, au physique impressionnant avec de larges épaules se cache un talent immense : l’art de dessiner sur une surface en y appliquant esthétiquement des fluides savamment dosés et colorés.

Avec son débardeur maculé et son pantalon kaki tout aussi crasseux, Dramé Abdourahmane fait vraiment oublier son cursus universitaire – diplômé en microbiologie à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry – happé qu’il est par une réelle passion de la peinture. Il pratique cet art pendant près de dix ans et en tire l’essentiel de sa subsistance et celle de sa famille. Marié et père d’une fille, ce jeune peintre représente tout, à l'aide de différents matériaux (pigments, gouache, huile, acrylique, encre, etc.) sur une surface telle que du papier, une toile, du bois, du verre, un mur et bien d'autres supports.

Ici et là, Dramé intègre des considérations esthétiques. C’est pourquoi, explique l’artiste, « la peinture est un moyen pour l'artiste peintre de représenter une expression personnelle sur des sujets aussi variés qu'il existe d'artistes. Moi par exemple je représente des portraits de personnages, je fais des dessins animés, de la calligraphie, etc. »

Rencontré récemment dans un établissement scolaire privé à Dar-Es-Salam 2, ce peintre, sourire en coin, laissant transparaître une fine barbe, est un passionné, il aime ce qu’il fait. Sur les murs de l’école, des tableaux variés : Kirikou ici, calligraphies simples là, beaux paysages de l’autre côté.

Une osmose qui donne de la couleur et une réelle embellie à l’école. Ces représentations subjuguent, plaisent, saisissent du premier regard. Un parent d’élève venu prendre des renseignements pour une inscription s’exclame : « C’est tout simplement beau, ce travail ». Et Dramé, d’une façon très modeste répond : « merci, on apprend ». A la question de savoir si un jour il retournera avec sa blouse dans un labo, Dramé est formel : « J’ai choisi mon chemin et j’adore ce que je fais. J’y gagne ma vie. Je crois que c’est ce qu’il y a de plus important. » Qui a dit que : « qui blâme la peinture blâme la nature » ? Léonard de Vinci avait donc vu juste. Et Dramé s’en sert pour vivre. Dignement.


Thierno Fodé Sow
pour GuineeActu


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