Mohamed Conté Dimanche, 27 Mai 2012 14:04
Ce mercredi, 23 mai 2012 au Centre Culturel Franco-Guinéen (CCF-G) à Conakry, la famille de feu El Hadj Djély Mamoudou Kandé s’est dite indignée face à l’acte de la structure Mass-Production qui attribue la paternité de l’hymne national de Guinée à l’illustre Fodéba Keïta au nom duquel, un symposium regroupe actuellement dans ce temple, des hommes de culture venus d’horizons différents.
Tout est parti des différentes interventions qui ont magnifié les œuvres de Fodéba Kéïta. Les œuvres parmi lesquelles feu Fodéba KéÏta est qualifié de compositeur de l’hymne national en oubliant ‘’complètement’’ feu El Hadj Djélky Mamoudou Kandé qui, pourtant selon capitaine Balla Kandé, jeune frère direct du vieux griot, a été auteur compositeur de la chanson (Non Non) au référendum gaulliste de 1958 , compositeur en langue vernaculaire malinka de l’hymne national et arrangeur de la même chanson sur la demande de feu le président Sékou Ahmed Touré. Cette chanson va être ratifiée en 1962 par l’Assemblée Nationale d’alors. Chose qui lui valut le prix de 1er parolier de l’hymne national, indique notre informateur. Fodéba Keïta, poursuit capitaine Balla Kandé, n’est qu’un arrangeur de l’hymne national en solfège avec son ami français, Jean Cellier et tant d’autres.
Dans le souci de recouper l’information, on a interrogé Fodéba Isto Kéïra de Mass-Production qui, pour sa part, dira que le solfège de l’hymne national de Guinée tel que composé, ne peut être l’œuvre d’un analphabète. Plus loin, il déclare que son organisation est dédiée à Fodéba Kéïta non à El Hadj Djély Mamoudou Kandé. Il nous laissera entendre ceci : « puisque vous les journalistes vous aimez la contradiction, écrivez ce que vous voulez. » « Personne n’a le droit de falsifier l’histoire d’un peuple » a-t-on coutume de dire. L’histoire de l’hymne national de Guinée rétorque le jeune frère d’El Hadj Djély Mamoudou Kandé, doit être racontée telle qu’elle s’est passée. Le 02 octobre 1958 aux environs de 9 heures 25 mn, a rappelé capitaine Balla Kandé, était aussi l’affront de feu Djély Mamoudou Kandé qui avait proposé au Camp Timinataye devant les grands officiers français, les airs Alpha Yaya comme hymne national chanté pour la première fois à la montée du drapeau guinéen. Sur place a-t-il renchéri, après la montée du tricolore, feu le président Ahmed Sékou Touré lui avait ordonné devant ses confrères comme : feu Djély Kaba Soumano, feu Djély Dén Kabinè Kouyaté, les sœurs Djessamba Dioubaté et Alamandy Doumbouya, d’arranger ces mêmes airs en hymne national malinka. Feu El Hadj Djély Mamoudou Kandé, indiquera enfin le capitaine Balla, s’était aussitôt mis au travail de la composition et l’avait terminé et fait chanter en 1959 à l’ONU par le célèbre chanteur feu Sory Kandia Kouyaté devant le Conseil de sécurité pour l’admission de la Guinée à l’ONU.
Aussitôt, cette chanson fut interprétée par l’auteur du film et vint la liberté. A présent, la structure Mass-Production continue à faire croire que l’hymne national de Guinée a été l’œuvre de Fodéba Kéïta. Toute chose à laquelle, la famille de feu El Hadj Djély Mamoudou Kandé s’oppose avec fermeté pour aider la postérité à connaitre la vraie version de l’histoire de l’hymne national de Guinée. Affaire à suivre…
Mohamed Conté
Guineelive