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Bah Oury, Vice-président de l'UFDG rend hommage à son compagnon et ami Elhadj Yaya Keïta

Bah Oury  Vendredi, 11 Novembre 2011 10:24

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BAH_Oury_3_01J’ai appris avec beaucoup de peine le décès de notre regretté ami El hadj Yaya Keïta. A l’évocation de sa mémoire, j’éprouve des pincements au cœur pour trois raisons :

  1. La Guinée, vient de perdre une des personnalités les plus compétentes dans les travaux parlementaires. Sérieux, précis, méthodique et objectif, il a su faire prévaloir ces qualités lors des précédentes législatures de l’Assemblée Nationale. Il était apprécié de tous ses pairs quel que soit le bord politique auquel ils appartiennent. Il a conquis également l’estime des parlementaires de la CEDEAO par sa maîtrise des dossiers, son ouverture d’esprit et son sens de responsabilité pour faire avancer l’unification de l’ouest-africain. Au moment où notre histoire bégaie par rapport aux élections législatives, l’UFDG vient de perdre un élément clé pour cette compétition politique.

  2. El hadj Yaya Keïta, fait partie de cette génération de l’indépendance qui a acquis des compétences dans l’une des plus prestigieuses universités de l’Union soviétique. De retour en Guinée, rétif à la démagogie pseudo-révolutionnaire de l’époque, il n’a eu la vie sauve que grâce à la baraka et au fait qu’il fallait adopter un profil bas pour survivre et être soi-même. Démocrate du fond de son âme et rejetant toute forme de discrimination à caractère ethnique, il a opté dès le lancement du multipartisme pour le PRP (Parti du Renouveau et du Progrès) où il était un des principaux dirigeants. La vie politique d’El hadj Yaya Keïta est intimement liée à celle de feu M. Siradiou Diallo. C’est l’une des raisons qui fait que notre regretté ami et compagnon était plus populaire au niveau du massif montagneux du Fouta Djallon que dans sa savane natale de Haute-Guinée. Il disparait, nous laissant avec une profonde amertume de constater avec impuissance que son rêve d’une Guinée détribalisée, tournée vers l’avenir, fraternelle par-delà les ethnies et les régions, est en train d’être détruite par des apprentis sorciers nostalgiques d’une des périodes les plus sombres de notre histoire contemporaine.

  3. La Direction nationale et l’UFDG viennent de perdre l’une des personnalités les plus intègres et les plus désintéressées. Sa disparition au moment où il avait beaucoup de choses, encore, à donner, laissera un grand vide qui sera difficile à combler.

El hadj Yaya Keïta, tes rêves et tes espoirs d’une Guinée réconciliée, unie et moderne seront, un jour, une réalité.

Nous te le promettons.

Cher ami et cher compagnon, dors et que ton âme repose en paix ! Amen.


Bah Oury

Vice-président chargé des relations extérieures et de la communication


Source : le jour


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