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Déclaration conjointe de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès et du Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition
Mercredi, 02 Novembre 2011 13:12
L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) et le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition constatent avec regret que deux semaines après l’augmentation du prix du carburant par le gouvernement, aucune mesure d’accompagnement n’est prise pour en amoindrir l’impact pénible sur le pouvoir d’achat et le niveau de vie des populations.
L’ADP et le Collectif déplorent l’augmentation inconsidérée du prix à la pompe des produits pétroliers intervenue le 17 octobre dernier. De telles pratiques confirment si besoin était, le peu de considération que le gouvernement accorde aux préoccupations des citoyens qui vivent aujourd’hui un véritable calvaire du fait de la hausse ininterrompue des prix de première nécessité et du renchérissement continu du coût de la vie ponctués par un chômage généralisé et un accroissement sans précédent des inégalités sociales.
L’ADP et le Collectif rejettent les arguments brandis par les autorités actuelles qui se réfugient derrière des raisons extérieures pour justifier cette hausse. Ils condamnent le double langage du gouvernement qui tantôt inscrit la stabilisation de la monnaie au nombre de ses performances économiques, tantôt invoque l’inflation et la baisse continue de cette même monnaie lorsqu’il s’agit de trouver des raisons d’une augmentation de près de 30% du prix des hydrocarbures.
L’ADP et le Collectif estiment que la raison principale de cette hausse réside dans l’incapacité du gouvernement, après près d’une année de gestion, de maitriser l’inflation, de concevoir et de mettre en œuvre une véritable politique de redressement de notre économie dont la première conséquence aurait été la valorisation du franc guinéen par rapport aux devises étrangères et d’éviter ainsi toute hausse des prix des produits pétroliers.
L’ADP et le Collectif exigent du gouvernement qu’il revienne instamment sur cette mesure dont l’une des conséquences immédiates sera d’alimenter encore l’inflation et d’aggraver la paupérisation de franges importantes de notre population. Ils lui demandent de renoncer à la facilité qui consiste à augmenter continuellement les prix pour enfin s’engager dans la définition des reformes structurelles et dans la mise en œuvre de stratégies économiques capables de ramener la croissance, de maitriser l’inflation, de raffermir la monnaie nationale, de réduire le chômage et d’élargir l’assiette fiscale pour améliorer plus sainement les recettes publiques.
A défaut de revenir sur cette mesure d’augmentation du prix du carburant, le gouvernement doit nécessairement définir et mettre en œuvre immédiatement des mesures d’accompagnement adéquates en vue d’atténuer ses conséquences fâcheuses sur le panier de la ménagère et le quotidien du Guinéen moyen qui vit déjà dans une précarité indescriptible.
Conakry, le 1er Novembre 2011
L’Alliance pour la Démocratie et le Progrès et le Collectif des Paris Politiques pour la Finalisation de la Transition
Commentaires
A moins que cela ne serve pour les frais de location et de carburant des jets privés du PPAC - on veut savoir où ira cet argent...
Mesures d'accompagnement? Quelles mesures? Nous savons tous, où les efforts sont à faire, Gandhi le rapelle à juste titre d'ailleurs. Nous savons tous qu'à la fonction publique par exemple, il y a plethore de fonctionnaires fictifs, en doublons, ou DCD qui touchent leur salaire. Nous savons tous qu'il y a des choses à faire à ce niveau qui pourraient dégager un surplus qui permettrait de bien payer les vrais fonctionnaires. Halte aux investissements de prestige, aux dépenses inutiles, et ça ira mieux pour tout le monde.
Par ailleurs, on peut faire des sacrifices pour autant qu'on en connaisse la finalité, investir dans des secteurs productifs qui rapporteront à terme et permettront à un maximum de personnes d'en recueillir les fruits. Si augmenter les recettes ne visent qu'à pouvoir assurer les dépenses inutiles de militaires et autres fonctionnaires improductifs, la Guinée s'enfonce et va au-delà de grosses difficultés.
Par ailleurs l'atteinte de l'initiative PPTE n'est pas la panacee: le togo a atteint ce point en fin 2009 mais cela n'a pas amelioree le taux de croissance de l'economie togolaise qui tourne autour de 2,5% par an alors que la moyenne UEMOa est de plus de 5%. Pour que l'annulation de la dette ait un impact sur le developpement d'un pays, il faut posseder un minimum d'appareil productif capable d'absorber les recettes auparavent destines au remboursement de la dette et creer de la richesse et des emplois. Mais la Guinee manque cruellement de ce minimum et le deficit chronique d'electricite fait qu'on ne peut meme pas faire fonctionner un cybercafe.
En definitive le developpement doit se faire a la base sur des recettes locales optimisees sur fond d'organisation et de structuration de l'appareil d'Etat et de la production. Les mega projets miniers sont un leurre car personne ne mettra des milliards dans un pays instable et qui manque cruellement d'organisation!
Bonne fete de Tabaski Mory.
C’est bien beau d’écrire, de faire part de ses sentiments envers le pouvoir d’achat des ménages, mais c’est s’imprégner des réalités n’a jamais fait de mal à personne.
Je ne suis pas un partisan de la politique politicienne. J’essaye toujours de baser mes écrits sur des faits. Et quels sont les faits ?
1. nous vivons une période exceptionnelle avec tous les développements de l’affaire grecque. Depuis plusieurs trimestres, les chefs d’Etat des pays les plus riches, assistés par des sherpas de haut niveau, n’arrivent toujours pas à éteindre l’incendie grec. Du coup, les investisseurs ont une défiance vis-à -vis de tout se qui est risqué, sachant même que la notion d’actif sans risque a fortement été ébranlée après la dégradation de la notation souveraine des Etats-Unis. Ceci a entraîné ce que les financiers appellent un « flight to quality ». Dans ce contexte, des devises comme l’euro ont été délaissé au profit du dollar. C’est ce qui explique en grande partie la baisse du GNF.
2. les investisseurs se sont rués sur les matières premières et les obligations d’Etats considérés comme les plus sûrs. Dans ces conditions, les cours du pétrole ont continué leur progression, en dépit de tous les signaux subodorant une bascule prochaine en récession des grandes économies. Comment penser dans ces conditions que le gouvernement guinéen ne répercute pas cette hausse des prix ?
Nos opposants doivent enfin comprendre que nous changeons d’ère. La période où on pouvait creuser le déficit sans limite est finie dans le monde entier. Et ce rappel à la réalité est aussi vrai pour la Guinée. Il est désormais question de se désendetter. Cela passe par 1/ baisser les dépenses de l’Etat et 2/ augmenter les recettes. Toute personne qui tiendrait un discours contraire ne serait pas sérieuse.








