Déclaration sur le calendrier électoral en Guinée et sur la CENI

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logo_UFD_2_01Nous apprenons que la CENI a décidé de fixer la date de la prochaine élection présidentielle au 11 octobre 2015, tandis que les élections communales sont renvoyées au 1er trimestre 2016. Ce dernier développement a le mérite de lever définitivement le doute que certains pouvaient avoir sur la vraie nature de cette institution en charge de l’organisation des élections en Guinée, en lieu et place du ministère de l’Administration territoriale.


Le constat

Le mandat des élus communaux a expiré depuis décembre 2009. En inversant l’ordre des consultations pour mettre les élections communales après les présidentielles, la CENI s’est alignée sur le pouvoir dont la constance est de violer en permanence les dispositions constitutionnelles, en particulier la fixité des mandats électifs. Plus grave, cette décision en forme de coup de force, intervient alors que la CENI est restée totalement sourde aux appels que nous avons lancés avec d’autres pour la reprise du fichier électoral, levier principal de la fraude massive qui se prépare.

De Waymark à Gemalto, le système très sophistiqué permettant de fabriquer des résultats électoraux pour le pouvoir est resté le même et s’est même perfectionné. Ce système fait de manipulations des listes électorales, de bureaux de vote fictifs, de bourrage d’urnes, de brouillage des bureaux de vote et de diktat de l’Administration, a prouvé sa redoutable efficacité lors des dernières élections présidentielles de 2010 et des législatives du 28 septembre 2013.

La CENI a montré ainsi sa soumission totale au pouvoir du RPG-Arc-en Ciel. Son caractère non indépendant est adroitement masqué par la présence en son sein de représentants de l’opposition dont le seul mérite est de percevoir des salaires confortables et de servir de faire-valoir.

La CENI renouvelée en 2012 est restée sur la même lancée que la précédente, sinon pire : elle est chargée de mettre en Å“uvre les volontés du pouvoir en place, en violant la souveraineté du peuple. En contrepartie, le pouvoir ferme les yeux sur les graves allégations d’enrichissement illicite qui pèsent sur elle. La question reste posée de savoir si le pouvoir lui-même ne corrompt pas la CENI aux frais du contribuable guinéen, pourvu que ses volontés soient exécutées. On comprend mieux aujourd’hui pourquoi, en toute illégalité, le système de bipolarisme politico-ethnique qui règne sur notre pays avait empêché l’UFD de siéger à la CENI. Il incombe à l’opposition de prendre l’ultime décision de maintenir ou non ses représentants à la CENI en sachant que cette CENI est incompatible avec l’exigence d’élections libres et équitables.


Nos propositions

Face à une telle situation pleine de dangers, l’opposition doit mettre au point une stratégie cohérente et rester solidaire au-delà des intérêts partisans, pour privilégier l’intérêt national. Il ne doit plus être question de « recomposer Â» la CENI. Celle-ci doit être immédiatement dissoute et remplacée par une véritable CENI indépendante composée d’hommes et de femmes compétents, crédibles et consensuels dont le rôle est d’organiser d’élections crédibles, transparentes et équitables.

La nouvelle CENI doit reprendre le recensement des électrices et des électeurs de Guinée et de l’extérieur afin de produire un fichier fiable, n’excluant pas sciemment certains citoyens en âge de voter.

Aucune élection ne doit se tenir avant ces préalables. Tout retard dans la mise en œuvre de ce dispositif, s’il aboutit à la prorogation du mandat de l’actuel président, doit entraîner la mise en place d’une nouvelle transition et la tenue d’une Conférence nationale vérité, justice et réconciliation.

Face au blocage politique actuel et au refus catégorique de dialogue sérieux par le pouvoir, nous ne pouvons qu’encourager l’opposition parlementaire à refuser de s’installer dans le crétinisme parlementaire auquel le pouvoir la destine, avec une assemblée totalement stérile et déconnectée de toutes les graves préoccupations de l’écrasante majorité de la population qui croupit dans la misère et le désespoir. Il faut espérer que l’opposition sera ferme dans sa décision et que les menaces de privation de salaires et autres avantages ne la feront pas reculer. Si elle veut être logique avec elle-même et conséquente, l’opposition guinéenne ne peut pas demander à la population vivant à la limite de la survie, de consentir de lourds sacrifices en observant la désobéissance civile pour le triomphe de la démocratie, alors qu’elle-même a toutes les raisons de rester en dehors.

A cet égard, c’est le lieu de saluer l’action courageuse et exemplaire des membres du Parlement burkinabè de transition qui, dans la droite ligne des options novatrices sinon révolutionnaires de Thomas Sankara, a posé comme premier acte, le vote d’une loi complète contre la corruption et l’enrichissement illicite, source de misère pour le plus grand nombre et d’injustice sociale. On ne peut qu’être affligé de la comparaison avec la Guinée : chez nous, un pouvoir qui a prétendu être venu pour le changement, piétine ouvertement et insolemment la constitution, en refusant de respecter la déclaration des biens des dirigeants, favorisant ainsi la corruption et le pillage à ciel ouvert du bien public auquel nous assistons impuissants, pendant que le peuple, particulièrement la jeunesse, se meurt dans la misère et l’abandon.

Nous appelons le peuple de Guinée à refuser de se prêter à la mascarade électorale qu’on lui prépare, de tirer les dures leçons des graves méfaits de l’idéologie ethniciste et à se mobiliser pour prendre son destin en main et en finir avec la misère, la violence, la dictature, la division et l’injustice et bâtir dans l’unité retrouvée, une véritable démocratie, pour la justice et le progrès au bénéfice de tous.


Fait à Conakry, le 14 mars 2015

Pour l’UFD, le Président
Mamadou Bah Baadiko


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Commentaires  

 
+5 #21 Sylla 18-03-2015 15:25

Citation en provenance du commentaire précédent de amadudialamba:
Que c'est normal et honnête de reconnaitre publiquement ses propres fautes ou erreurs. C'est ce qui fait défaut a plusieurs de nos compatriotes.

Tu as vraiment raison des gens comme boubacar doumba diallo son vraiment rare de nos jours, surtout en Guinée
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+4 #20 Sylla 18-03-2015 15:23

Citation en provenance du commentaire précédent de Abdoul.H:
Il y a beaucoup qui parlent ainsi, le probleme, apres tout vont-ils voter pour l'interesse le moment venu !

Malheureusement je n'ai pas encore eu la chance de voter. j'espere que j'en aurais l'occasion dans les années à venir. et pour te rassurer mon frere, je cherche à etre en contact avec l'UFD. Meme si je ne pourrais militer activement; je pense que je n'aurais pas honte de me réclamer militant de ce parti espérant qu'ils ne vont pas changer de ligne.
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+4 #19 Abdoul.H 18-03-2015 09:53

Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
Pendant les négociations sur un ordre de jour précis, si des capricieux ont d'autres exigences ce n'est nullement une matière de DROIT.
Après le point négocié sur la tenue des législatives (c'est fait), au lieu de s'inscrire dans une logique des prochaines échéances communales, nos opposants se battaient d'abord contre la CENI et pour son départ avec toutes les déclarations que tous connaissent par coeur: Il y a eu perte de temps et ce n'est plus en ne voulant plus renoncer à cette CENI (exigé avant) qu'il faut rattraper l'erreur en lui demandant «Bon, organise d'abord les communales avnt de déguerpir»: C'EST TOUT FOU QUOI...

on ne peut pas condamner l'opposition d'avoir a ce battre sur plusieurs front devant lesquels elle a ete mise, non ? Lounceny militant non du RPG, Bakary, militant du RPG, Recencement tribal des electeurs...Si vous n'avez pas bien compris le Dr Salifou, ecoutez ce que Sompare qui representait la mouvence a dit. Il faut garder un minimum d'integrite vous aussi en disant un peu de verité et defendant des valeurs uninverselles : la loi.
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+3 #18 Abdoul.H 18-03-2015 09:47

Citation en provenance du commentaire précédent de Sylla:
Je suis tout à fait d'accord avec toi mon frere. Bien que son parti ne soit pas le plus populaire, il reste néanmoins le parti le plus constant et le plus crédible. Moi depuis au'il a decidé de declarer ses biens avant les elections de 2010 j'ai eu confiance en lui et je crois que c'est les genre de personne qu'il faut mettre devant si on veut que la Guinée change

Il y a beaucoup qui parlent ainsi, le probleme, apres tout vont-ils voter pour l'interesse le moment venu !
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+4 #17 Sylla 18-03-2015 05:21

Citation en provenance du commentaire précédent de Farba Makka:
Guinean! Voila le genre de politicien que la Guinée a besoin. Lui et ses siens (ses garnements) ne visent pas le budget national. Ils se suffisent deja!
Qu' en penses tu?

Je suis tout à fait d'accord avec toi mon frere. Bien que son parti ne soit pas le plus populaire, il reste néanmoins le parti le plus constant et le plus crédible. Moi depuis au'il a decidé de declarer ses biens avant les elections de 2010 j'ai eu confiance en lui et je crois que c'est les genre de personne qu'il faut mettre devant si on veut que la Guinée change
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+5 #16 I. MB. Sow 17-03-2015 20:01

Une fois n'est pas coutume, il faut se réjouir de la fermeté dont fait preuve BAADIKO, dans ce texte. Face à des gens qui ne respectent même plus les accords qu'ils ont dûment signés, il n'y a pas d'alternative que de mobiliser les Guinéens avisés, afin qu'ils reprennent leur destin en main. Si l'initiative exemplaire des parlementaires Burkinabé est à louer, le modèle du mouvement unitaire qui a permis de chasser Compaoré du pouvoir est encore plus à suggérer aux Guinéens qui n'en fissent plus de subir tous les aléas de la malgouvernance.
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-6 #15 KOUYATE 17-03-2015 15:56

Citation en provenance du commentaire précédent de Abdoul.H:
Invitation a tous les deguises en democrates autre avocats du diable pour des raison inavouees d'ecouter d"eller sur ce lien et d'ecouter. http://www.africaguinee.com/articles/2015/03/17/accords-de-juillet-2013-en-guinee-un-des-facilitateurs-brise-le-silence-0
on ne peut pas pretendre vouloir du bien pour notre pays et ignorer le droit au profit des raisons cachees.

Pendant les négociations sur un ordre de jour précis, si des capricieux ont d'autres exigences ce n'est nullement une matière de DROIT.
Après le point négocié sur la tenue des législatives (c'est fait), au lieu de s'inscrire dans une logique des prochaines échéances communales, nos opposants se battaient d'abord contre la CENI et pour son départ avec toutes les déclarations que tous connaissent par coeur: Il y a eu perte de temps et ce n'est plus en ne voulant plus renoncer à cette CENI (exigé avant) qu'il faut rattraper l'erreur en lui demandant «Bon, organise d'abord les communales avnt de déguerpir»: C'EST TOUT FOU QUOI...
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+4 #14 Abdoul.H 17-03-2015 12:14

Invitation a tous les deguises en democrates autre avocats du diable pour des raison inavouees d'ecouter d"eller sur ce lien et d'ecouter. http://www.africaguinee.com/articles/2015/03/17/accords-de-juillet-2013-en-guinee-un-des-facilitateurs-brise-le-silence-0
on ne peut pas pretendre vouloir du bien pour notre pays et ignorer le droit au profit des raisons cachees.
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-9 #13 KOUYATE 17-03-2015 11:38

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
C'est quoi ce galimatias ?
AC est censé être le défenseur de la loi en tant que PRG, point barre... le reste n'est que bavardages inutiles.

le président dispose d'un pouvoir reglementaire qu'il exercice par decret forcement: Voulez vous un decret présidentiel pour REFUSER le chronogramme de la CENI?
Beaucoup pêchent en disant «IL refuse d'organiser les élections» en reconnaissant ce pouvoir au PRESIDENT d'organiser les élections: Manque de culture démocratique forcément. Et c'est cela qui exaspère la situation.
Quant une CENI jure par la Constitution de ne pouvoir organiser à la fois deux consultations à la même année et primer les présidentielles, QUE PEUT FAIRE LE PRESIDENT ? (répondre sans se tromper d'adversaire). La CENI reste et demeurre le seul adversaire dans cette bataille et faites l'économie de vos énergie en épargnant le PRESI (Blanc comme neige)...
Nous avons fait 12 ans (depuis 2003) dans l'inegalité des conseillers élus, c'est pêché de raccourcir cette illégalité entre 2010 et maintenant, c'est aussi pêcher en refusant l'imminence des Présidentielles sans lesquelles la situation Politique serait plus explosive, dramatique, chaotique et c'est la VOLONTE ET LE BUT RECHERVHE de cette opposition: Alors ce qui agissent dans le bon sens font sciemment au nom de l'intérêt supérieur de la nation...
Sinon, pourquoi aucours du même mois de revendication des accords du 3 Juillet (Recomposition de la CENI, élections communales, cadre de dialogue,...) on voudrait aussi collaborer avec la même CENI décriée en lui exigeant un Chronogramme avec injonction dans les plus brefs delais? Réponse: Opportunisme, Incohérence, revirements,... tout est bon quoi!
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+7 #12 Gandhi 17-03-2015 00:28

Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
Quelle loi?! celle que tout le monde remet en cause et surtout une opposition affaiblie devant les textes.

C'est quoi ce galimatias ?
AC est censé être le défenseur de la loi en tant que PRG, point barre... le reste n'est que bavardages inutiles.
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-6 #11 KOUYATE 16-03-2015 15:13

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Quand vous parlez d'opposition, je suppose que vous incluez AC qui en faisait partie ?
La CENI inféodée au pouvoir de manière constitutionnelle, vous ne SAVEZ PAS lire, mais vous avez toujours la possibilité de vous expliquer au lieur de proférer de pareilles inepties.
Il est vrai que les accords du 3 Juillet sont superfétatoires, mais d'une part si la loi était respectée ces accords n'auraient pas eu lieu, et d'autre part le gouvernement les a signés.
Le repère c'est le respect de la loi par le pouvoir, c'est tout.

Quelle loi?! celle que tout le monde remet en cause et surtout une opposition affaiblie devant les textes. Justement en tant que Citoyen guinéen j'ai des problèmes avec cette constitution presidentialiste.
Je vais alors m'expliquer en d'autres termes: La constitution actuelle en vigueur en République de Guinée n'est pas une volonté du Peuple, elle a été tripatouillée sur mesure pour d'abord permettre à un homme de s'éterniser au pouvoir: La seule opportunité attendue pour revenir au serieux était l'après CONTE. Avec le CNDD on a pêché avec le CNT, la dernière chance aurait été cette législature. Tout le combat aujourd'hui de l'opposition tourne au tour d'un pouvoir absolu du PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. La mission aurait été doublement légitime et bénéfique pour l'opposition en nous embarquant dans ce processus.
- ça été une perte de temps de demander pendant cinq (05) ans une recomposition de la CENI avec parité alors que la loi le consacrait déjà, c'était judicieux de se pencher sur les aspects juridiques qui confèrent une dépendance à la CENI vis à vis de l'exécutif;
- ça été une perte de temps de ne vouloir jamais associer CE peuple plus jeune aujourd'hui, à une nouvelle consultation mieux adaptée aux nouvelles générations, et là où ils se reconnaitront.
Combien de fois on a vu des propositions d'internautes sur une possibilité d'aller vers une fédération, un scission et je ne sais quoi encore.
Après Alpha CONDE, les mêmes problèmes persisteront lorsque cette législature aura expirée...
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+12 #10 Gandhi 16-03-2015 13:12

Citation en provenance du commentaire précédent de KOUYATE:
La dernière et véritable consultation du Peuple remonte depuis le referandum sur la loi fondamentale de 1990.

Quand vous parlez d'opposition, je suppose que vous incluez AC qui en faisait partie ?
La CENI inféodée au pouvoir de manière constitutionnelle, vous ne SAVEZ PAS lire, mais vous avez toujours la possibilité de vous expliquer au lieur de proférer de pareilles inepties.
Il est vrai que les accords du 3 Juillet sont superfétatoires, mais d'une part si la loi était respectée ces accords n'auraient pas eu lieu, et d'autre part le gouvernement les a signés.
Le repère c'est le respect de la loi par le pouvoir, c'est tout.
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+17 #9 boubacar doumba diallo 16-03-2015 11:52

"Reprendre le recensement des électrices et des électeurs de Guinée et de l’EXTERIEUR afin de produire un fichier fiable, n’excluant pas sciemment certains citoyens en âge de voter."
C'est une exigence minimale.
Sans quoi,avec le fichier actuel,c'est une victoire garantie dès le premier tour des présidentielles 2015 pour AC.
Qu'en est du dernier "recensement" ou le pouvoir se serait octroyé la part belle en gonflant malhonnêtement les effectifs de populations dans certaines régions?
Alpha n'a t-il pas dit en janvier 2011 qu'il n'organisera pas des élections pour les perdre ?J'ai l'impression que l'opposition n'a pas entendu cette déclaration.En 2010 AC n'avait pas "officiellement " en mains les leviers de l'ETAT,il a réussi à flouer toute l'opposition grâce à ses longues et multiples tentacules MAFIEUSES en Guinée et à l'extérieur patiemment nouées pendant des décennies .En 2015,il est légalement chef de l'Etat et commandant en chef des forces armées ,il faudra à l'opposition ferrailler dur pour l'écarter.C'est l'épreuve entre le LOUP et l'AGNEAU,entre le pot de fer et le pot de terre.
Cependant il ne faut pas baisser les bras car si l'opposition parvient à rallier la majorité du peuple et parvient à l'organiser et à le mobiliser,l'espoir est toujours permis.Mais le TEMPS...,le temps perdu ne se rattrape pas facilement.
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+2 #8 KOUYATE 16-03-2015 11:24

La dernière et véritable consultation du Peuple remonte depuis le referandum sur la loi fondamentale de 1990, la constitution de la République. Ce texte fondateur de nos lois depuis le puvoir militaire jusqu'à aujourd'hui n'a été modifié qu'à certains points et pour des motivations électoralistes d'un groupe qui ne voulait jamais d'une conférence nationale à l'instar des valets de la chasse gardée du pré-carré français.
Le Guinéen est lui même pris aujourd'hui dans le piège de cette constitution TROP PRESIDENTIELLE avec TOUS LES POUVOIRS et TOUTES LES PREROGATIVES: Voici là mon seul problème de la vie politique guinéenne.
Il ne doit plus être question de respect de constitution que chaque acteur politique en longueur de journée dépeind les carences et tares,
L'opposition a échoué d'entrer dans l'histoire avec pour mission absolue: Doter le Peuple de lois républicaines qu'il votera par voie de réferandum et ce, au bout de deux ou trois ans de législature seulement et pour nous sortir de la version CNT tout aussi grotesque. Il est pour moi toujours normal que:
- La CENI soit aux ordres du pouvoir: C'est constitutionnel;
- Les accords du 3 juillet ne soient pas respectés: C'est anti-constitutionnel et ne fait fit qu'aux solutions et autres disposqitions déjà consacrées par la constitution sur certains points.
- l'AN avec une mouvance majoritaire: ça toujours été le cas en République de Guinée et n'est nullement un argument pour justifier la rigidité de ses élus quant à faire avancer les projets de loi allant dans le sens de l'intérêt commun,...
Bref, il nous faudra plus un repère absolu en matière de lois et constitution de la République qui doivent plus être adaptées aux besoins et aspiration du PEUPLE DE GUINEE dont les representants en auront la charge du nettoyage: C'est faut qu'on ait une des meilleures constitutions en Afrique...
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+3 #7 Farba Makka 16-03-2015 09:18

Guinean! Voila le genre de politicien que la Guinée a besoin. Lui et ses siens (ses garnements) ne visent pas le budget national. Ils se suffisent deja!
Qu' en penses tu?
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+7 #6 Barros Diallo 16-03-2015 00:25

De sérieuses propositions et tout à fait légitimes de l' UFD. Il faut tirer la conclusion qui s'impose : la CENI est incapable d'organiser des élections transparentes. Elle a eu non pas 7 mois, mais plus de 7 ans pour se préparer organiser ces communales/communautaires. Mais vu que les commissaires désignés par l'opposition s'accrochent à leur fauteuil, ces propositions de l'UFD ne risquent pas de passer.
Par ailleurs, il faut cesser de donner à Alpha Condé et son exécutif un pouvoir que la loi ne leur confère pas en les invitant à des dialogues et accords bidon, concernant le processus électoral. Il faut renforcer et exiger l'application des lois existantes. C'est la CENI qui est responsable de l'organisation des élections. Corrompue ou pas, c'est elle qui doit répondre de cette responsabilité à la fois collectivement et individuellement. Les avancées ou acquis démocratiques ne se traduisent pas des accords de coquins, mais par des lois et institutions responsables. L' irresponsabilité au sein des institutions doit avoir des conséquences pour les fautifs .
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+9 #5 Gandhi 15-03-2015 22:14

Citation en provenance du commentaire précédent de Sylla democrate:
Etant donne que vous saviez que le mandat des elus a expire depuis 1999, pourquoi n'aviez vous pas reclamer les elections avant celles de 2010. Dans le meme ordre, pourquoi n'aviez vous pas exiger celles communales avant les legislatives? Franchement, les guineens de nos jours se preparent pour les elections presidentielles pourque la democratie cherement acquise depuis les annees 90 continuent a nous enrichir.

De qui parlez-vous ? d'AC qui faisait partie des forces vives et était pressé d'aller aux présidentielles ? Depuis 2010, qui viole la loi, les législatives devant avoir lieu 6 mois après ?
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-10 #4 Sylla democrate 15-03-2015 21:10

Etant donne que vous saviez que le mandat des elus a expire depuis 1999, pourquoi n'aviez vous pas reclamer les elections avant celles de 2010. Dans le meme ordre, pourquoi n'aviez vous pas exiger celles communales avant les legislatives? Franchement, les guineens de nos jours se preparent pour les elections presidentielles pourque la democratie cherement acquise depuis les annees 90 continuent a nous enrichir.
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+7 #3 Abraham bantignel 15-03-2015 21:06

Bakary Fofana se fout de l'opposition en pondant un communiqué leur donnant 6 jours pour envoyer leurs délégués aux démembrements.
L'opposition avec ses déclarations à redondance et pompeuses de menaces sans suites a réussi l'exploit de devenir banale aux yeux de Alpha Condé,du gouvernement et de la CENI. Bakary Fofana suit les pas de Louceny Camara qui face aux menaces de l'opposition, les regardait dans les yeux pour leur dire "je ne démissionne pas" et leur ordonnait des choses à faire. Tout cela est le résultat de leaders de l'opposition trop "responsables" et "légalistes" pour agir à la hauteur de l'affront; alors qu'en face avec Alpha Condé la loi n'existe que lorsque cela est à son avantage.
Je vais barber encore certains en demandant si l'opposition ne nous aurait pas épargnés cette N-ième crise à haut risque en septembre 2012 lors de la refonte de la CENI. S'ils s'étaient comportés en vrais responsables sachant que laisser changer la CENI avec des règles iniques et un Bakari Fofana désigné par Alpha Condé et illégalement placé à la tête de la CENI ne pouvait que mener à la crise d'aujourd'hui. Ils sont restés muets comme des carpes en se félicitant même du vote de Bakary Fofana. Ces mêmes personnes viennent aujourd'hui se révolter contre cette CENI. De qui se foutent-ils eux aussi avec Alpha Conde? Nous sommes fatigués de leaders attentistes, sans anticipation qui laissent la situation se compliquer pour demander ensuite au peuple de venir à la rescousse avec tous les risques. Pourquoi ne pas mener le combat une fois pour toute? Depuis 2010, ce sont des crises non résolues à répétition.
Pouvons nous faire désormais confiance à des leaders politiques capables de laisser pendant des années des violations des lois et de la constitution prévaloir sans réagir vigoureusement? Non! Qui ne dit mot(ne combat pas ces violations), consent! Cela veut dire qu'ils feront la même chose que Alpha Condé. Plus grave, la Guinée est sans Société civile, tout le monde fait de la politique politicienne sans patriotisme. Hélas, pour faire une révolution, il faut être au moins deux!
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+8 #2 amadudialamba 15-03-2015 20:19

Cette déclaration de l’UFD me parait plus cohérente que les simples menaces verbales de certains. L’opposition doit être désormais en mesure de rejeter officiellement les décisions unilatérales prises par le pouvoir en s’appuyant sur des arguments solides. Cette proposition de la maudite CENI, peut être un bon exemple, surtout qu’elle est en nette violation de la constitution. Ecrivez et faites ampliation a tous les acteurs impliqués au processus en demandant a tous les militants de rester mobilisés.
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+4 #1 A.O.T. Diallo 15-03-2015 18:47

" Il faut espérer que l’opposition sera ferme dans sa décision et que les menaces de privation de salaires et autres avantages ne la feront pas reculer. Si elle veut être logique avec elle-même et conséquente, l’opposition guinéenne ne peut pas demander à la population vivant à la limite de la survie, de consentir de lourds sacrifices en observant la désobéissance civile pour le triomphe de la démocratie, alors qu’elle-même a toutes les raisons de rester en dehors "
" refuser de s’installer dans le crétinisme parlementaire auquel le pouvoir la destine, avec une assemblée totalement stérile et déconnectée de toutes les graves préoccupations de l’écrasante majorité de la population qui croupit dans la misère et le désespoir "
Voila tout le problème mon frère : le pouvoir ne destine pas nos opposants parlementaires dans ce crétinisme parlementaire - c'est eux qui l'ont choisi car Gandhi et des dizaines d'autres leur ont expliqué comment l’éviter !
Meme Kouyate avait vu juste et clair cette fois-ci mais je suppose que les autres ont du penser : lui il a déjà USD et Land Cruiser- pourquoi pas nous aussi ?
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