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Déclaration No 19 du Bloc Libéral
Samedi, 21 Février 2015 16:17
Le Bloc Libéral (BL) condamne irrémédiablement l’agression perpétrée par des militaires du BATA contre Me Thierno Souleymane Baldé ; président de l’IRDED (Institut de recherche sur la démocratie et l’Etat de droit). L’incident s’est déroulé le 9 février 2015, à 13h40 dans le périmètre de la Cour d’appel de Conakry, en présence du commandant de bataillon Moussa Camara, qui a adopté une passivité complice. Partant, l’attitude de ce commandant militaire cautionne le mépris que les autorités guinéennes, par son biais, ont pour les droits humains. Aussi, le fait que l’incident se soit produit en plein jour et au sein de la Cour d’appel, et de surcroit contre un avocat, démontre et confirme à suffisance l’absence de l’Etat de droit en Guinée.
Est-il besoin de signaler que l’acte de violence perpétré contre Me Baldé, ainsi que d’autres qui sont restés impunis, s’inscrit dans la stratégie d’intimidation des citoyens, dans une visée politicienne à l’approche des présidentielles. C’est pourquoi, dans l’esprit de la Constitution qui garantit la protection à tout citoyen, le BL supporte sans réserve Me Baldé dans ses démarches judiciaires afin que justice lui soit rendue. Le système légal en vigueur en Guinée doit engendrer une justice républicaine; elle doit protéger tout Guinéen : peuhl ou forestier, soussou ou malinké ; musulman ou chrétien, libre-penseur ou traditionaliste.
Le BL voudrait évoquer le cas similaire ‒ donc troublant ‒, du regretté ex-ministre Thierno Aliou Diaouné. En effet, de sources concordantes rapportent que ce valeureux citoyen aurait été victime d’une série d’intimidations et de menaces bien avant son assassinat, à Conakry. C’est pourquoi, le BL craint que les menaces proférées contre Me Baldé par les Bérets rouges ne soient les signes prémonitoires d’un destin funeste dans un futur proche. C’est pourquoi, le BL voudrait attirer l’attention des ambassades accréditées à Conakry quant à l’instauration d’un climat d’insécurité progressive en Guinée, sur la vraisemblable commandite du régime actuel.
Aussi, il faut rappeler que la liberté d’expression est une des caractéristiques cardinale de la démocratie. Le silence du gouvernement face aux exactions commises contre Me Baldé et contre tant d’autres citoyens confirme son dessein de bâillonner le peuple de Guinée. En toute réalité, l’autorité œuvre subtilement à réduire les populations Guinéennes en zombies électoraux pour que celles-ci, dans la peur et la résignation, le soutiennent aveuglement. C’est là , dénonçons-le, un acte de tyrannie. Comme l’a dit Alexander Hamilton, un des constitutionalistes des plus réputés dans l’histoire des Etats Unis, la pratique de l’oppression a été, de tous les temps, l’instrument des tyrans. Il devient de plus en plus évident que l’actuel régime de Conakry cultive la dictature pour instaurer la dictature dans notre pays.
Conséquemment, le Bloc Liberal (BL) demande aux peuples de Guinée de se lever comme un seul homme pour lutter contre la graduelle instauration de la dictature dans notre pays. L’éveil populaire est d’autant nécessaire que les manœuvres d’intimidation et d’assassinat politiques risquent de galvauder l’esprit démocratique des élections présidentielles de 2015.
Conakry, le 20 février 2015
Le Bloc Libéral
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Commentaires
Il est evident que Mr. Boiro n'allait pas accepter une fonction quelconque a plus forte raison, celle ministerielle s'il savait que les assassins de sa femme etaient du gouvernement.
Vous ne connaissez pas l'histoire de la Guinée, en omettant qu'AST poussait le cynisme à éliminer un individu dans une famille, puis nommait un autre de la même famille à un poste pour ... "compenser".
Vous faites semblant d'oublier que la faim en Guinée permet toutes les compromissions.
Nous n’avalerons pas les manipulations et mensonges des communistes, rassurez-vous. On nous a montré aussi à la télévision un jeune présenté comme étant l’auteur des rumeurs dans la cité qui ont fait que les élèves au fuit les classe. Finalement tout ceci aussi était faut, les fasciste au pouvoir avait besoin d’un bouc émissaire.
Je ne sais pas qui est communiste ou non en Guinee. Ce dont je suis certain, est que nous ne sommes pas plus intelligents que Mr. Boiro. De surcroit, il n'ya pas besoin d'ajouter que sa femme lui est mille fois plus importante que nos soutiens qu'on voudrait demontrer sur ce site. Une personne ayant la tete sur les epaules n'accepterait pas librement de travailler avec les meurtriers de sa femme a moins que vous prouviez le contraire.
Il est evident que Mr. Boiro n'allait pas accepter une fonction quelconque a plus forte raison, celle ministerielle s'il savait que les assassins de sa femme etaient du gouvernement. Je crois que le mepris de l'autre est tel aujourd'hui qu'on colporte toute sorte d'information au lieu de chercher la verite. Les services de securite ont mene des enquetes, arretes certaines personnes associees a ces meurtres. Ils l'ont officiellement montre. Mais non, le reve des uns et autres est qu'il soit dit que c'est AC. La haine est contreproductive, elle aveugle et empeche tout jugement raisonnable.
Nous n’avalerons pas les manipulations et mensonges des communistes, rassurez-vous. On nous a montré aussi à la télévision un jeune présenté comme étant l’auteur des rumeurs dans la cité qui ont fait que les élèves au fuit les classe. Finalement tout ceci aussi était faut, les fasciste au pouvoir avait besoin d’un bouc émissaire.
De Womey a Labe, en passant par Conakry, la violence n’épargne aucune ville. Les forces du mal poursuivent lentement mais surement leur programme. Et peu importe le cout, même s’il faut éliminer, un a un, tous les guinéens pour arriver a leur fin. A part les partisans de l’insécurité, personne n’a besoin d’aller chez les charlatans ou chez un sociologue pour se convaincre que des escadrons de la mort sévissent dans notre pays. Les guinéens vivent aujourd’hui dans une peur permanente. Riches, politiciens, simples intellectuels, paysans… tout guinéen ne parlant pas le même langage que celui de ces forces du mal vit aujourd’hui sous la menace. Que la menace soit proférée ouvertement, anonymement ou pas encore, nous sommes tous des cibles potentielles. Le fait que ces criminels arrivent toujours a passer entre les mailles des forces de sécurité doit nous inquiéter a plus d‘un titre. Cette attitude irresponsable et inexplicable fait croire que ces criminels agissent sous protection. Malgré les nombreux points de contrôle dans les villes, on dirait qu’il n’y a aucune force de sécurité opérationnelle dans le pays. Cette présence policière n’empêche pas les assassins d’accomplir leur sales missions. Les familles des victimes sont abandonnées a elles-mêmes et la liste ne cesse de s’allonger. Il est paradoxale aussi de constater que les membres du RPG arc-en-ciel sont très peu ou ne figurent même pas sur cette longue liste. Cette terreur ressemble également a une stratégie tendant a faire interdire toute dénonciation de l’actuelle mauvaise gouvernance ou d’être au courant d’une quelconque affaire de détournement de fonds publics, ainsi que de parler de violation graves des droits humains par les gérants de l’Etat. Qu’est-ce qu’il faut faire pour mettre fin a cette insécurité généralisée ? Attendre de nouveaux assassinats pour agir ? Rester passif et continuer a enterrer le peu de cadres compétents qui avaient échappés a la terrible série noire de la révolution ? Dans ce dernier contexte, je serais désolé de voir notre pays s’enfoncer davantage dans l’incertitude. En tout cas, personne ne peut dire maintenant qu’il n’a pas pris conscience de cette quotidienne insécurité. Depuis l’assassinat de Mme Boiro, il n’y a pas eu une seule année vierge. Ceux qui ont échappé de justesse a la mort certaine ne se comptent plus. Ainsi que ceux menacés directement ou indirectement. Mais le phénomène nouveau le plus préoccupant, c’est sont les irruptions répétées d’officiers ou des chasseurs traditionnels, armés jusqu’aux dents, dans les tribunaux pour tabasser les gardiens des textes et emporter tout dossier pouvant causer des problèmes a leur mandant. C’est pourquoi d’ailleurs, on peut se douter de l’aboutissement de ces nombreuses enquêtes ouvertes. Pour tout bon observateur, cette terreur ambiante, renforcée par l’impunité que nous observons, semble être sciemment créée et entretenue pour servir a une cause non dévoilée. De constats en dénonciation ; d’appel a témoins nationaux et internationaux ; de manifestations aux condamnations verbales, nous avons tout essayé. Le seul recours qui n’est pas encore expérimenté pour mettre fin a ces assassinats ciblés, c’est celui dit ‘’ burkinabé’’.








