Selection de vidéos
Partenaires
Alpha Condé, quand les crimes excusent les crimes
Samedi, 08 Novembre 2014 22:27
Lors de sa visite le samedi 25 octobre, à l’ile de Kassa, M. Alpha Condé a déclaré en langue soussou : « J’ai demandé aux blancs de laisser l’affaire du 28 septembre parce qu’il y a eu celles de 1985, de 2006 et de 2007 et ils n’ont pas fait l’objet de poursuites ». Avec ces propos désobligeants, M. Alpha Condé vient de confirmer les intentions qu’on lui prête de vouloir saboter les enquêtes sur les crimes du 28 septembre 2009. Les propos de M. Alpha Condé constituent une présomption troublante de complicité avec les officiers accusés de crimes contre l’humanité. Ils renforcent la perception de collusion déjà manifeste avec leur maintien dans son gouvernement ainsi que des promotions des honneurs par des médailles. La déclaration souligne encore plus la nécessité d’un procès impartial et ouvert pour cerner l’ampleur et les ramifications des massacres de septembre 2009.
L’argument utilisé par M. Alpha Condé du manque d’enquêtes sur les crimes passés de 1985, 2006 et 2007, est un amalgame inacceptable. Sans réaction vigoureuse, cet argument va entériner pour toujours la culture d’impunité dans notre pays. La banalisation des crimes politiques qui en résulte est à la fois cynique et criminelle. Elle ouvre une dangereuse brèche et une trappe de complaisance dans lesquelles passeront les crimes du jour et ceux de l’avenir. Le fait d’excuser des crimes par des crimes consacre une culture politique malsaine qui se moque des victimes, conforte les criminels et saborde la mémoire collective de la nation. Faire croire que cela participe à la réconciliation nationale est une tricherie qui ne fait qu’empiler les amertumes et attenter à l’avenir de la nation en faisant le lit d’affrontements dans le futur. De quelque façon qu’on la tourne, cette forme ultime de démission de l’état est un déshonneur national qui doit être fermement rejeté.
Les massacres et viols de 2009 sont des crimes imprescriptibles contre l’humanité. La méconnaissance de ce fait de droit de la part de Mr. Alpha Condé est impardonnable. Elle confirme une profonde faillite morale de sa part. Elle constitue une trahison pure et simple de son serment de chef de l’état qui lui ôte le privilège constitutionnel d’être garant ultime des libertés citoyennes. En même temps, elle renforce l’image d’une Guinée paria parmi les nations.
En réponse implicite à ces menées de dilution de la justice du président guinéen, l’ambassadeur des États-Unis, M. Laskaris, a insisté lors d’une conférence le 4 novembre 2014 à Conakry, sur l’impératif moral de punir ces crimes commis contre les femmes : « Ce que je n’accepterai jamais – en tant qu’être humain, en tant qu’Américain et en tant que quelqu'un qui craint le jugement de Dieu – c’est le fait que des hommes pardonnent des hommes pour des crimes commis contre des femmes ». Pottal-Fii-Bhantal prend bonne note de cette déclaration. Certes, Mr. Laskaris trouve des circonstances atténuantes au ministre de la Justice dont la responsabilité reste entière dans le déni de justice. Mais sa demande de faire du jugement des crimes contre l’humanité de 2009 une étape première dans l’enracinement de la justice en Guinée, est en accord avec les requêtes maintes fois formulées par Pottal-Fii-Bhantal ainsi que de nombreuses associations de victimes et des droits de l’homme. Nous en appelons donc à l’ambassadeur pour que les États-Unis exigent officiellement des actions spécifiques dans la poursuite de ces crimes, avec un calendrier d’exécution et un système de suivi. Le manque d’actions de la part du gouvernement guinéen devrait être assorti de sanctions de la part des États-Unis.
Les propos et la négligence provocatrice de M. Condé depuis son accession au pouvoir demandent une mobilisation encore plus forte autour du dossier des crimes de 2009. Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon en appelle à toutes les composantes sociales de la nation, des guinéens de l’extérieur et de l’intérieur, des partis de l’opposition, des organisations de victimes et de la société civile ainsi qu’aux africains et à toutes les instances internationales pour que les juges guinéens soient enfin dessaisis des enquêtes. Ces enquêtes doivent être transférées à la CPI au plus vite.
À défaut d’une suite rapide à cet appel, nous devrons tous exiger que le Conseil de sécurité de l’ONU impose des sanctions à M. Alpha Condé et son entourage.
La Commission centrale de Pottal-Fii-Bhantal Fouta Djallon
![]()
Commentaires
Monsieur, voulez -vous dire que la justice est une source d'instabilite. Pour vous, il faut que les victimes se resignent, essuyent leurs larmes et taisent leur douleur pour que le pays soit stable? Je suis sidere que quelqu'un dont j'ai l'habitude de lire les prises de position sur ce site avance de tels propos. Donc pour vous, Alpha Conde a raison quand il demande aux blancs d'abandonner cette affaire. Allez-vous expliquer aux lecteurs dont moi-meme ce que c'est que la stabilite? Vous voulez dire qu'AC a eu raison de rejetter les plaintes de l'UFDG. Le parti que vous supportez? Que le CMRN a eu raison de n'avoir pas rendu justice sur le camp Boiro?
Croyez - vous que ce sont les malinkes qui ont commis les crimes du Camp Boiro? Que ce sont les forestiers qui sont responsables du 28 septembre?
Non Monsieur Gandi, Sekou Toure, Dadis, Conte, Konate et Alpha Conde et ceux qui les ont aides dans la commition de ces crimes sont des citoyens qui sont individuellement responsables devant la loi. Donc leur condemnation individuelle ne doit en aucun cas etre vue ou soufferte par les commautes auxquelles ils appartiennent. S'il vous plai eviter de confondre rendre justice qui se fait qu'offense ait ete constatee avec remuer le passe.
Mr Thierno-Joe je ne voit pas tout ça dans cette simple phrase de Gandhi - n'avez-vous pas fait un peu de Net-rage dans votre réponse ??
Pour vous, il faut que les victimes se resignent, essuyent leurs larmes et taisent leur douleur pour que le pays soit stable?
Kobala, si vous ne comprenez pas, rien n'empêche de demander des précisions, plutôt que d'accuser impunément.
Est-ce que je vous demande ce que vous avez fait concrètement pour le 28 Septembre ?
Dois-je comparer vos actions et les miennes sur ce sujet ?
Donc quand on ne sait pas, on n'invente pas.
Concernant mon commentaire, je répondais à Ousmane, pour expliquer que dans de nombreux pays dans lesquels des exactions avaient eu lieu, on avait préféré passer l'éponge pour ne pas remuer le couteau dans la plaie. C'est un constat, pas ma façon de voir. Je ne peux donc pas affirmer que CDD au pouvoir, poursuivrait les auteurs du 28 Septembre, tant sa personnalité ne milite pas en ce sens, et qu'il pourrait prôner le rassemblement pour aller de l'avant.
Concernant AC, on suppose (sans preuve pour le moment, mais avec suffisamment de suspicions) qu'il a voulu piéger Dadis, et qu'il n'est pas complètement étranger à ces massacres, même s'il ne les a pas programmés. Qui aurait pu imaginer ce déchainement de violences ? Autrement dit, c'est pour éviter que l'on remue la m..., et qu'on puisse découvrir des vérités, qu'il ne veut pas gérer ce dossier, ayant même donné des gages à certains inculpés.
Tout ceci pour dire que votre interprétation est à l'opposé de ce que j'ai toujours écrit. Je fais des erreurs tous les jours, j'ai beaucoup de défauts, mais je suis clair sur mes intentions ou pensées, même si je sais ne pas toujours être compréhensible, le français n'étant pas la langue maternelle des Guinéens.
Monsieur, voulez -vous dire que la justice est une source d'instabilite. Pour vous, il faut que les victimes se resignent, essuyent leurs larmes et taisent leur douleur pour que le pays soit stable? Je suis sidere que quelqu'un dont j'ai l'habitude de lire les prises de position sur ce site avance de tels propos. Donc pour vous, Alpha Conde a raison quand il demande aux blancs d'abandonner cette affaire. Allez-vous expliquer aux lecteurs dont moi-meme ce que c'est que la stabilite? Vous voulez dire qu'AC a eu raison de rejetter les plaintes de l'UFDG. Le parti que vous supportez? Que le CMRN a eu raison de n'avoir pas rendu justice sur le camp Boiro?
Croyez - vous que ce sont les malinkes qui ont commis les crimes du Camp Boiro? Que ce sont les forestiers qui sont responsables du 28 septembre?
Non Monsieur Gandi, Sekou Toure, Dadis, Conte, Konate et Alpha Conde et ceux qui les ont aides dans la commition de ces crimes sont des citoyens qui sont individuellement responsables devant la loi. Donc leur condemnation individuelle ne doit en aucun cas etre vue ou soufferte par les commautes auxquelles ils appartiennent. S'il vous plai eviter de confondre rendre justice qui se fait qu'offense ait ete constatee avec remuer le passe.
vs avez surement mal compris le sens du "ou" dans son commentaire. Relisez encore le paragraphe.
Oui la question se pose toujours de savoir s'il faut remuer le passé pour diviser la société, ou se rassembler pour se consacrer à l'avenir. La question doit se poser PUBLIQUEMENT pour l'alternance. Pour AC, la messe est dite, tout le monde sait pourquoi il ne veut pas évoquer ce sujet.
Monsieur, voulez -vous dire que la justice est une source d'instabilite. Pour vous, il faut que les victimes se resignent, essuyent leurs larmes et taisent leur douleur pour que le pays soit stable? Je suis sidere que quelqu'un dont j'ai l'habitude de lire les prises de position sur ce site avance de tels propos. Donc pour vous, Alpha Conde a raison quand il demande aux blancs d'abandonner cette affaire. Allez-vous expliquer aux lecteurs dont moi-meme ce que c'est que la stabilite? Vous voulez dire qu'AC a eu raison de rejetter les plaintes de l'UFDG. Le parti que vous supportez? Que le CMRN a eu raison de n'avoir pas rendu justice sur le camp Boiro?
Croyez - vous que ce sont les malinkes qui ont commis les crimes du Camp Boiro? Que ce sont les forestiers qui sont responsables du 28 septembre?
Non Monsieur Gandi, Sekou Toure, Dadis, Conte, Konate et Alpha Conde et ceux qui les ont aides dans la commition de ces crimes sont des citoyens qui sont individuellement responsables devant la loi. Donc leur condemnation individuelle ne doit en aucun cas etre vue ou soufferte par les commautes auxquelles ils appartiennent. S'il vous plai eviter de confondre rendre justice qui se fait qu'offense ait ete constatee avec remuer le passe.
Le prétexte que le gouvernement a plus de moyens est une erreur que les dirigeants de l’opposition commettent en ne mettant pas la justice dans leurs revendications. Ils encouragent leurs militants au combat politique et électoral avec la promesse que la justice sera un sous-produit du changement politique qui les porterait au pouvoir. Rien de plus erroné. Notre histoire le prouve amplement. La Guinée a connu différents régimes politiques (totalitaires, dictatures civiles et militaires) avec une seule constante: l’impunité. Du fait que les crimes de 2009 sont laissés dans l’ombre, les militants et dirigeants politiques sont plus que jamais exposés aux crimes d’état.
Suivre le conseil de se dessaisir du dossier serait une démission citoyenne contre laquelle ce mémorandum s’élève car elle ferait du souhait du gouvernement une réalité. Le conseil procède d’une incompréhension du fonctionnement de la démocratie où le pouvoir appartient exclusivement au peuple et jamais aux spécialistes ni au gouvernement.
Il confond deux processus complémentaires mais différents. D’une part, la quête de la justice qui doit être du ressort des citoyens (les victimes de préférence) et d’autre part, l’instruction judiciaire. C’est une fois que des enquêtes sérieuses sont engagées et que des jugements sont prévus, que les spécialistes prennent les dossiers en main. Merci donc a AMADUDIALAMBA pour le conseil. Je suis d’avis de ne pas le suivre.
2) Si c'est l'UFDG qui était au pouvoir et qu'il était avéré qu'un tel procès pouvait être source d'instabilité politique pouvant mettre un terme au pouvoir UFDG…. l’auteur a lui-même pris la responsabilité de dire que la question est «trop bête». Je dirais pour ma part qu’elle a trop de si, de conditionnels pour être répondue avec pertinence. D’abord il faut que l’UFDG soit au pouvoir. Ensuite, il faut savoir comment et pourquoi un procès serait source d’instabilité si l’UFDG est au pouvoir. Si c’est de la part des partisans des criminels que cela doit venir, alors tant pis pour tout gouvernement qui ne prendrait pas les dispositions pour les neutraliser. Je crois qu’il faut éviter de se faire peur au point de s’immoler par l’inaction, les calculs politiciens et des suppositions. La quête de la justice peut certes déclencher des débats passionnés et même mener à des actions désespérées de la part des criminels. Mais elle ne peut jamais être source «d’instabilité politique». C’est plutôt l’absence de justice qui est source de guerres et de conflits. Souvent pour justifier l’injustice les politiciens - dans une connivence objective avec les criminels comme on le voit en l’occurrence - procèdent à des manœuvres qui consistent à faire des crimes le fait d’un groupe ethnique ou d’une région. Ou, dans la même foulée, à des insinuations inopportunes de faire croire la quête de la justice serait « de remuer le passé pour diviser la société ». Et non de fonder l’avenir sur des bases solides.
Ourouro Bah
Si c'est l'UFDG qui était au pouvoir et qu'il était avere qu'un tel procès pouvait être source d'instabilité politique pouvant mettre un terme au pouvoir UFDG.
Oui la question se pose toujours de savoir s'il faut remuer le passé pour diviser la société, ou se rassembler pour se consacrer à l'avenir. La question doit se poser PUBLIQUEMENT pour l'alternance. Pour AC, la messe est dite, tout le monde sait pourquoi il ne veut pas évoquer ce sujet.
Comme vous le constatez, c'est une question trop bête.
Liser cet article svp:
http://www.rfi.fr/afrique/20141108-mali-sanogo-amadou-ex-junte-35-militaires-inculpes-traore-mutinerie-/








