Ebola en Guinée : un fonds de commerce pour la réélection du président Alpha Condé

Facebook Imprimer    

 

Déclaration conjointe 


Des sources sûres rapportent que des membres du comité de sensibilisation sur l’épidémie d’Ébola transforment l’objet de leur mission en une campagne déguisée des présidentielles prévues en 2015. Cet acte crapuleux est commis en faveur du RPG. Dans le but de tromper et d’intimider les populations, ces émissaires officiellement en charge de la campagne de sensibilisation sur l’Ebola, arborent le foulard jaune du RPG autour du cou. En outre, Ils portent ostensiblement l’effigie du président Alpha Condé épinglée sur leur poche à la hauteur du cœur. Ces agents présentent les contributions de la communauté internationale, dont les désinfectants et masques, etc., comme provenant uniquement des « amis blancs » de Monsieur Alpha Condé. Les sources confirment que certains membres du gouvernement et certains députés de la mouvance participent activement à cette malencontreuse et abominable mascarade.

Face à la gravité de la pandémie et l’angoisse généralisée qu’elle suscite parmi les Guinéens, ces manœuvres politiciennes sont inappropriées. En effet, toute tentative de manipulation des populations, devenues vulnérables par la psychose de la fièvre Ébola, est moralement et légalement condamnable. Un tel comportement est antinomique à toute déontologie médicale et à toutes les éthiques. Pire, l’acte confirme le sentiment de mépris total que le RPG cultive pour la vie de Guinéens qui vivent dans la plus grande détresse depuis 2010. Manifestement, les agents en campagne déguisée du RPG démontrent que la vie des Guinéens en général, et des citoyens de la Forêt en particulier, ne sont que des valeurs marchandes afin d’assouvir la soif de pouvoir de M. Alpha Condé.

C’est l’occasion de rappeler que la campagne présidentielle n’étant pas encore officiellement ouverte, ces engagements de ces thuriféraires du RPG constituent une violation flagrante du code électoral. Nous rappelons aux dirigeants du RPG qu’en tant que parti au pouvoir, ils se doivent de respecter au mieux les lois et règles électorales en vigueur dans notre pays. En tout état de cause, le RPG sera tenu pour responsable de ces violations qui entachent d’avance d’irrégularités graves, les consultations présidentielles de 2015.

Nous saisissons aussi l’occasion pour rappeler à tous que la Guinée Forestière est une partie intégrante de la République de Guinée. Elle n’est pas un no man’s land où les agents zélés d’un parti, même au pouvoir, peuvent violer impunément les lois de la République. En ces temps de crise épidémique qui frappe plus durement la Guinée Forestière, il y avait à espérer de la part du gouvernement un peu de mansuétude et de respect pour les populations en lieu et place de cette manipulation politicienne.

Aux populations de la Guinée Forestière, ainsi qu’à celles des autres régions de la Guinée, nous lançons un appel à la vigilance ; tous, nous devons faire front commun à ces menées subversives qui ruinent les intentions et dénaturent les actes de solidarité en faveur de notre pays. C’est pourquoi, nous nous réservons le droit de mener toute action de dénonciation nécessaire en Guinée et devant la communauté internationale pour mettre fin à ces roueries politiciennes ; elles détournent l’aide à l’éradication de l’Ebola de ses vrais objectifs et intentions, contribuant ainsi à la propagation de ce fléau et encore plus à l’effondrement de la culture de solidarité dans notre pays. Dans toute vraie démocratie, elles devraient être prohibées par la Cour suprême, et les transgresseurs soumis aux rigueurs de la loi.

Les partis politiques signataires de la présente déclaration dénoncent et condamnent sans appel le travestissement de la campagne de sensibilisation sur Ébola en campagne politique du RPG. Nous demandons à Monsieur Alpha Condé, de mettre immédiatement un terme à ces agissements en Guinée Forestière, ainsi que sur l’ensemble de toute la Guinée.

Les partis politiques signataires remercient et encouragent les médecins, aides-médecins, infirmiers et infirmières, garçons et filles de salle qui, malgré le risque et les conditions misérables de leur travail, ne ménagent aucun effort pour assister nos populations affligées. Ils remercient et encouragent également les personnels des organisations non-gouvernementales et des organisations internationales pour leur persévérance dans l'assistance à notre peuple pendant ces moments de dures épreuves.

Les partis politiques signataires renouvellent leur soutien inéluctable au Peuple de Guinée en général et aux populations du Sud-Guinée, en particulier, pendant ces moments graves d’épidémie de la fièvre Ebola. Ils souhaitent un prompt rétablissement aux malades et présentent leurs condoléances aux familles des victimes tout en priant Dieu d’accorder sa miséricorde à leurs âmes.

Considérant l’agressivité et la dangerosité du virus de la fièvre Ebola, les partis signataires conseillent aux populations le respect strict des mesures préventives recommandées par les autorités médicales.


Pour les partis signataires :
Dr. Edouard Zoutomou Kpoghomou, président de l’UDRP
Dr. Faya Millimouno, président du Bloc Libéral (BL)
Daniel Kolié, président du Parti CADRE (Congrès africain pour la démocratie et le renouveau)
Mamadou Bah Baadiko, président de l’Union des forces démocratiques (UFD)


AAA_logo_guineeactu_article

 

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
0 #7 shams deen 12-09-2014 19:33

Le mieux pour ces gens est de prendre l'exemple sur les gens telimele qui ont demontrer qu'avec l'engagement des fils de la loclite on pouvait faire barrage a tout type de danger.
Avez vous entendu que MSF ou PAM ou OMS a ete victime d'agression a telimele ?
Que les politiciens qui se disent representants de la foret fasse comme les gens de telimele.
Apres tout c'est pas alpha ou un ministre qui meurt d'ebola pour le moment ce sont les gens de guekedou surtout .
Il doit y avoir une limite a tout quand meme.
Citer
 
 
+5 #6 Youssouf bangoura 12-09-2014 12:36

Baldé Gando, voilà la raison pour laquelle, j'aime vous lire, vous ne pratiquez jamais " la langue de bois ", vous appelez un chat, un chat . Les signataires sont presque( à part Bah Baadiko )tous forestiers, parce qu'ils sont plus touchés . En Guinée, on ne s'intéresse à un problème que lorsqu'on est soi-même touché ou ses proches . Remarquez, les grands leaders ne parlent avec force que des élections à venir, pour eux, ebola est un petit problème, car, en foret, ils ont très peu d'électeurs .
Citer
 
 
+9 #5 Balde Gando 12-09-2014 00:26

Je soutiens entièrement ce communiqué ! Mais je déplore profondément que tous les signataires soient des ressortissants (masculins !) de la Forêt. Comme quoi, chacun a son pré carré. Les problèmes de la Forêt n’intéressent-ils pas les leaders politiques des autres régions ? Ou les partis politiques dont l’électorat est essentiellement en dehors de la Forêt ? C’est aussi la même démarche qu’a AC. Il envoie toujours les fils (presque jamais les filles !) du terroir pour régler des problèmes ou superviser des travaux. Même si ce n’est pas du ressort de ces ressortissants ! Dernier exemple, Bantama Sow, ministre des Guinéens de la DIASPORA s’occupe des festivités de Mamou, parce qu’originaire de Mamou.
Même lorsqu’il s’agit de revendications légitimes à Conakry où tout le monde vit, les prés carrés dominent. Regardez les pauvres épargnants volés de la BADAM ! Parce qu’ils sont majoritairement malinkés, on dit c’est un problème « entre eux » ! Non seulement ce manque d’empathie envers les membres d’une autre communauté n’est pas humain. Mais aussi « ceux » (partis politiques) qui ne pensent qu’élections laissent passer une chance en or pour faire d’une pierre 2 coups : soutenir des personnes en détresse et acquisition de nouveaux sympathisants et militants issus d’ « autres horizons » ! Je suis presque sûr, la galère de ces BADAMois prendraient fin si l’UFDG ou l’UFR essayaient de faire de la récupération politique : ils seront dédommagées le plus rapidement possible. Vive la concurrence ! :)
Citer
 
 
+4 #4 amadusdialamba 11-09-2014 23:36

TOHU-BOHU et gestion catastrophique d’une épidémie ravageuse par un gouvernement sans clairvoyance. Au secours ! La Guinée est en danger.
• AU NIVEAU PRESIDENTIEL :
1. ACTE 1/ Tout au début le ‘’profffausssaire’’ essaya de nier l’apparition de l’épidémie pendant 3 mois avant d’en prendre conscience, et ce, grâce à une pression extérieure (nous vivons encore les conséquences).
2. ACTE 2/ Comme d’habitude il accusera pendant longtemps ses opposants de vouloir stigmatiser son pays pour faire fuir les investisseurs avant de se ressaisir.
3. ACTE 3/ Alpha Ebola, laisse de côté le Ministre de la Santé et nomme Mme Sanaba Kaba, ministre de l’Action sociale et de la Promotion féminine comme présidente d’une commission interministérielle de riposte à la fièvre hémorragique à virus Ebola (le nom de famille oblige et la suite logique de sa politique familiale de rigueur).
4. ACTE 4/ Sans dissoudre la commission interministérielle préalablement établie, il nomme par décret un membre de cette même commission comme coordinateur national pour la lutte contre la maladie à virus Ebola (un certain docteur Sakoba Kéita). Pourtant la commission n’est pas encore dissoute. Les prérogatives du coordinateur jusque-là complètement mystérieuses.
5. ACTE 5/ Lors de sa récente rencontre avec les médias, Alpha épidémies invite tout le monde à participer à la lutte contre le virus Ebola. Curieusement et contre toute attente, il dira que ‘’ c’est une question de survie nationale’’. N’est-ce pas cette affirmation est contraire à l’avis de plusieurs de ses ministres qui ont objecté sur l’affaire. C’est aussi un avis contraire à sa position initiale (quelle inconsistance d’un chef et ses subordonnés).
6. Acte 6/ Si l’information des partis signataires ci-dessus se confirmait, on a le droit d’affirmer qu’Alpha Koné est en passe de devenir le maître de tous ses prédécesseurs dans l’art de manipuler les guinéens (même pendant la révolution du Satan). Apres avoir décrété un Etat d’urgence sanitaire, comment ce sans pitié peut-il encore dépêcher sur le terrain des émissaires avec comme prétexte la sensibilisation sur l’Ebola ? Pendant qu’il est convaincu que ses émissaires sont en plein dans sa pré-campagne électorale pour 2015. En témoignent lesdits foulards du RPG et l’effigie du voleur d’Etat signalés. Quel mépris ! Quelle insulte ! Quelle manque d’attention à l’égard de son peuple ?
• AUX NIVEAUX MINISTERIELS : Chacun va de son côté dans sa communication : FRANÇOIS-Asma LOUCENY FALL, lui sa seule préoccupation c’est la réouverture des frontières du pays. Il s’en moque des conséquences de la propagation de l’épidémie. SANOUSSY BANTAMA SOW invite ses compatriotes vivant à l’extérieur à participer aux efforts de lutte contre la propagation du virus ; MOUSTAPHA NAÏTE qui ravit la vedette même à son patron lui est complétement en hors sujet. Il demandera à ses compatriotes de se lever pour barrer la route aux médias internationaux qui sont en train d’accentuer la psychose au tour de la maladie du virus Ebola. Plus ridicule encore, il appelle les jeunes vivants à l’intérieur du pays et ceux de la diaspora plus actifs sur les réseaux sociaux de lutter efficacement contre ce qu’il qualifie de psychose et de l’isolement, sans jamais parler de lutte contre l’épidémie. Sa conclusion, plus irresponsable que son introduction, nous dira sans panique que « la Guinée vit normalement en dépit de l’existence de la maladie d’Ebola » (avec tous les décès enregistrés, sans parler de la propagation du virus incontrôlé). KOUTOUBOU SANOH, (coépouse de Fall-asma en matière de relations extérieures) dit vouloir rechercher des voies et moyens pour agir de façon coordonnée dans la lutte contre la fièvre hémorragique. Epidémie qui ravage des humains en Afrique et particulièrement en Afrique de l’ouest dira-t-il... Le COLONEL REMY LAMAH, ministre de la Santé et de l’hygiène publique, qui devrait normalement être le principal maitre d’œuvre, sans rien comprendre dans le tohu-bohu gouvernemental lui ne dira presque rien, sinon que vaguement.
Si chaque Ministre est porte-parole de lui-même, je ne sais pas alors quel rôle revient maintenant au porte-parole, s’il en existe encore au sein du gouvernement de ces m’as-tu-vu. En tirant la conclusion de ces différentes sorties, il est clair qu’ils sont tous plus préoccupés par l’économie, source de fonds de détournement que de l’épidémie ravageuse. Je ne sais donc pas laquelle des nombreuses commissions et déclarations se fier.
Citer
 
 
+3 #3 A.O.T. Diallo 11-09-2014 17:48

Voila une bonne critique qui concerne directement les guineens d'en-bas.
Maintenant il faut la faire entendre la ou cela est nécessaire, a leur niveau et en langues nationales, par tous les canaux de communications adaptés et disponibles : radios urbaines et rurales indépendantes.
Et si ils n'existent pas il c'est une priorité de l'opposition de les mettre en place au moins au départ au niveau des 4 régions naturelles.
Si le RPG communique a l’intérieur du pays il faut communiquer encore plus et mieux au même public.
Voila comment battre le PPAC a son propre jeu - pas des mamayas inutiles et mortelles dans les rues pour aucun résultat concret ensuite...
Citer
 
 
+7 #2 I. MB. SOW 11-09-2014 14:51

Tout mon soutien aux partis signataires de cette excellente tribune! AC et son clan ethnocentriste du RPG ne rateront effectivement aucune occasion pour manifester leur mépris pour tous les guinéens non ressortissants de la Haute Guinée... Il ne sert donc(plus)à rien de continuer à "cacher la poussière sous le tapis": l'attitude des autorités guinéennes aurait été sans doute plus réactive si c'est en Haute Guinée que les premiers cas d'infection par le virus d'Ebola avaient été signalés, dès le début d'année 2014. Il faut espérer qu'à l'instar des personnels médicaux qui agissent sur le terrain au péril de leur propre vie, nos leaders politiques initiateurs de ce salutaire acte de dénonciation iront plus loin dans la bonne sensibilisation des populations concernées.
Citer
 
 
+4 #1 SBah 11-09-2014 14:22

Excellente déclaration. Bonne chance à la lutte pour l'avènement d'une guinée démocratique. Bravo
Citer