Affaire des 8 millions dollars en espèces saisis à Dakar : halte à la gestion opaque de la fortune publique en Guinée

Facebook Imprimer    

 

logo_UFD_2_01La presse internationale vient de révéler, une fois de plus, un énorme scandale financier impliquant l’Etat guinéen. En effet, c’est le journal sénégalais le Quotidien qui, dans sa livraison du 23 août 2014, nous apprend qu’une cargaison de billets de banque a été saisie à l’aéroport de Dakar-Yoff, sur un vol spécial en provenance de la Guinée. La cargaison était en route pour Dubaï, capitale des Emirats Arabes Unis. Apparemment, pour toute explication, les convoyeurs auraient affirmé que cet argent appartiendrait au président de la République de Guinée. Par la suite, lorsque l’affaire a pris une tournure diplomatique, la Banque centrale de la République de Guinée s’est empressée de revendiquer avec véhémence la propriété de ces fonds, en produisant des documents antidatés.

Mais la tentative maladroite de la BCRG de couvrir après coup une opération de transport d’argent sale, produit de détournements de deniers publics en Guinée, ne peut tromper que ses auteurs. Cette affaire met en lumière la situation dramatique de la gestion de la fortune publique en Guinée. Continuant des pratiques antérieures, le nouveau pouvoir installé en 2011 gère le pays dans une totale opacité sans en rendre compte à personne. Il n’existe aucune institution, même de pure forme, pour contrôler la gestion de l’argent public. Malgré les élections législatives de septembre 2013, le pouvoir a tout fait pour retarder au maximum la mise en place de l’Assemblée, afin de permettre au Conseil national de transition (CNT), institution décriée et aplatie devant le pouvoir exécutif, de « voter Â» haut les mains, sans aucun contrôle, le budget 2014. La Cour des comptes n’est toujours pas installée.

De nombreux scandales financiers ont éclaboussé le régime. Nous avons le pactole de 700 millions de dollars US versé par le conglomérat minier Rio Tinto en avril 2011 et dont le gouvernement n’a jamais justifié l’utilisation réelle. Nous avons eu l’emprunt fantôme de 25 millions de dollars contracté auprès d’un fonds-vautour sud-africain, Palladino, révélé par un journal anglais. Pour toute explication sur cet « emprunt Â» secret, le gouvernement a fait dire qu’il dormait jusque-là dans un coffre et qu’il a été remboursé depuis ! Nous avons eu ensuite la révélation d’un emprunt de 150 millions de dollars contracté, on ne sait pour quel objet, auprès d’une compagnie sino-angolaise dont on connait les pratiques mafieuses et prédatrices. Personne ne sait où est passé cet argent. S’agissant des relations du gouvernement guinéen avec les Emirats Arabes Unis, il est important de rappeler qu’un moment, il avait été question de céder la participation de l’Etat guinéen dans la CBG à la Mubadala Development Compagnie appartenant à la famille régnante des E.A.U. Mais l’affaire avait fait tellement de bruit que le projet avait été mis en veilleuse, sans qu’on ne sache à ce jour s’il n’a pas été conclu en secret. Depuis quelque temps, on remarque l’étroitesse des relations antre le pouvoir guinéen et Dubaï. Quand on sait que cette place financière est classée en zone grise des places financières assimilées à des paradis fiscaux, on commence à comprendre pourquoi il a été mis en place une liaison aérienne entre Conakry et Dubaï par la compagnie Emirates, alors que les seuls clients connus sont de petits vendeurs de téléphones portables au marché de Madina… L’Etat guinéen a beau être sans le sou, il existe depuis 2012 une ambassade à Dubaï. On le comprend bien, cette destination n’est pas du tout regardante sur l’origine des fonds et des métaux précieux qui atterrissent sur son sol. En dehors de Dakar, d’autres mouvements suspects de pierres précieuses et de fonds originaires de Guinée sont signalés à partir de Freetown en Sierra Leone. Dubaï est donc une plaque tournante rêvée pour les mouvements d’argent sale sinon on se demande bien quel courant d’affaires sérieux peut justifier que la BCRG y ouvre des comptes généreusement fournis. Seulement, Ebola est venu déranger ce beau ballet qui aurait dû continuer tranquillement à partir de Conakry. Mais il n’ y a pas de crime parfait.

Au plan intérieur, le gouvernement avait fait grand bruit sur l’institution de l’unicité de caisse de l’Etat et des entreprises paraétatiques. Mais il a soigneusement évité d’y inclure des entreprises aussi juteuses que l’Agence de régulation des télécommunications et la Direction du patrimoine bâti. Ces entreprises fonctionnent donc comme sa caisse noire. Depuis 2011, de nombreux scandales ont éclaté à propos de détournements au Trésor. Des ministères sont régulièrement cités pour des détournements, avec force détails. Mais à chaque fois, c’est un silence méprisant qui répond aux interpellations pour que lumière soit faite. Plus grave, des serviteurs de l’Etat comme l’ancienne directrice du Trésor, Madame Aissatou Boiro, ont payé de leur vie, d’avoir refusé de marcher dans les combines mafieuses en vogue. Ces assassinats n’ont jamais été sérieusement élucidés, et pour cause !

Le plus étonnant pour un pouvoir qui se targue d’avoir le satisfecit du FMI et d’avoir changé la gouvernance des régimes précédents, c’est son refus obstiné de respecter la Constitution qui oblige tous les dirigeants à déclarer leur patrimoine, à commencer par le chef de l’Etat. Tout se passe comme si pour le nouveau pouvoir, amasser des fortunes pour se constituer un trésor de guerre primait sur toute autre considération. Ceci explique sans doute pourquoi aucun audit sérieux n’a été réalisé et encore moins exploité par la justice, autrement que pour tenter de régler des comptes à des adversaires politiques. Mais au-delà de cette propagande, n’importe quel observateur sait que le peuple de Guinée, dans son immense majorité n’a jamais connu une vie aussi misérable et difficile qu’aujourd’hui.

Dans les faits, nous sommes donc, hélas, dans la continuité de la politique prédatrice et corrompue des pouvoirs précédents qui a achevé de ruiner la Guinée. On peut l’affirmer : la corruption en Guinée dépasse aujourd’hui le pire qu’on ait connu précédemment.

Pour conclure, nous le disons depuis très longtemps et le répétons avec force : si rien n’est fait pour arrêter cette véritable culture de la prévarication et du pillage à ciel ouvert de la fortune publique, la misère indescriptible du peuple de Guinée et son sous-développement ne pourront que s’approfondir. Les dirigeants politiques doivent accepter de soumettre leur patrimoine et celui de leurs ayants droit à un contrôle citoyen. Personne ne doit bénéficier de l’impunité, que ce soit pour des crimes politiques ou des crimes économiques. Les audits indépendants du Trésor et de tous les démembrements de l’Etat doivent couvrir également toute la période du mandat actuel du Président de la République. La Guinée, pour progresser et sortir de cette spirale de décadence économique et morale inexorable, doit combattre l’enrichissement illicite et la corruption.


Fait à Conakry, le 26 août 2014

Pour l’UFD, le Président
Mamadou Bah Baadiko


AAA_logo_guineeactu_article
  

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
+6 #19 A.O.T. Diallo 29-08-2014 19:59

" Que voulez vous comprendre demontrez nous que Baadiko à été avec Alpha. Il n'a jamais fait la cour à ALpha et il ne tire pas à boulet rouge il ne fait que dire ce qui se passe et ça ne date pas d'aujourdhui."
Mr Balde les paroles s''envolent mais les écrits restent toujours sur le Net.
Je n'ai le temps de faire des recherches pour vous sur les prises de parole ambigües de Baadiko depuis 2010 mais je n'oublie jamais ce que j'ai lu dans le passée
Fouillez donc tout seul et ensuite on pourra en reparler...
Citer
 
 
+9 #18 boubacar doumba diallo 29-08-2014 05:51

@ Baldé
Si vous ne comprenez toujours pas ce n'est pas grave du moment que BAADIKO a déjà compris car c'est à lui que je m'adresse.Lui il SAIT et je SAIS de QUOI il s'agit ainsi que bien d'autres Bah ou Baldé à en juger par certains commentaires de mon article.Il y a bien Baldé et Baldé .Vous êtes peut être à n'en point douter de KOYIN.....(défannhobhé auto). Quant à Baadiko je l'ai déjà "ennobli".Il me comprend donc cinq sur cinq!
Citer
 
 
+6 #17 boubacar doumba diallo 29-08-2014 05:33

@ Baldé!
Sur quelle Planète êtes vous ? Pardon sur quel forum?
"Qui eût cru à Quoi ?"
Eh bien voici la réponse:
http://guineeactu.info/component/banners/click/33.html
Citer
 
 
-9 #16 BaLdé 29-08-2014 04:52

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Je ne comprend pas la ligne directrice du président de l'UFD: un jour il fait la cour, un autre il tire a boulet rouge, comme une coépouse frustrée...

Que voulez vous comprendre demontrez nous que Baadiko à été avec Alpha. Il n'a jamais fait la cour à ALpha et il ne tire pas à boulet rouge il ne fait que dire ce qui se passe et ça ne date pas d'aujourdhui.
Citation en provenance du commentaire précédent de boubacar doumba diallo:
Baadiko! YAKO!
UFD ! YAKO !
Qui l'eût cru ?
Qui eu cru à Quoi?
Citer
 
 
+4 #15 Lejusticier masqué 28-08-2014 18:51

…………….Eeh djoman ! Camarade Al-hadji et la chimère du changement. …. Jamais un régime Guinéen n’a atteint un tel seuil de discrédit en un laps de temps aux yeux de son peuple et devant le monde entier…. Voir la gestion calamiteuse d’Ebola et le blanchissement d’argent !
Mais l’ennui dans cette déception de la transaction malhonnête de sous et de la pandémie d’Ebola est le silence radio des supporters d’Alpha. Ils avaient pris l’habitude de polémiquer sur toute analyse du comportement de leur star.
Le justicier se demande…… où sont passés ces combattants supporters de la gouvernance d’Alpha qui assiégeaient Guneeactu, en cherchant à transformer le site en tribune politique pour justifier la gérance d’Alpha Condé ?……….que deviennent-ils ? …… Quelle est leur lecture de la situation actuelle ? ….. Pourquoi ont-ils disparu de la circulation ? …… Est-ce par déception ou parce qu’ils sont assistants de la mauvaise gouvernance ?
Le Justicier dit, comme de toute évidence, les supporters du régime bernent les guinéens à travers leur soutien, ils doivent aussi assumer leur responsabilité en reconnaissant que le peuple est trompé par ce régime.
Citer
 
 
-1 #14 A.O.T. Diallo 28-08-2014 17:51

Je ne comprend pas la ligne directrice du président de l'UFD: un jour il fait la cour, un autre il tire a boulet rouge, comme une coépouse frustrée...
Citer
 
 
-3 #13 KOUYATE 28-08-2014 16:50

Citation en provenance du commentaire précédent de Abraham bantignel:
Il ne faut pas tenter de noyer le poisson avec des généralités banales et fourre tout!

On sauverait le poisson d'une noyade certaine si la question 7 avait sa réponse: D'autres ne croient pas à une correspondance de la BCRG avec des banques COMMERCIALES à l'Etranger et restreignent la question entre BANQUES CENTRALES. Donc tous les comptes de la BCRG sont sollicités..
Citer
 
 
+4 #12 Balde Gando 28-08-2014 16:46

« ARTICLE 39 — L'Assemblée peut, par une résolution, créer des Commissions d'enquêtes.
Les Commissions d'enquêtes sont formées pour recueillir des éléments d'information sur des faits déterminés et soumettre leurs conclusions à l'Assemblée Nationale. Il ne peut être créé de Commission d'enquête lorsque les faits ont donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours. Si une Commission a déjà été créée, sa mission prend fin dès l'ouverture d'une information judiciaire relative aux faits qui ont motivé sa création.
Les Commissions d'enquêtes ont un caractère temporaire. Leur mission prend fin par le dépôt de leur rapport et au plus tard à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la date de l'adoption de la résolution qui les a créées. Elles ne peuvent être reconstituées avec le même objet avant l'expiration d'un délai de douze (12) mois à compter de la fin de la mission.
Tous les membres des Commissions d'enquête et de contrôle, ainsi que ceux qui, à un titre quelconque, assistent ou participent à leurs travaux, sont tenus au secret. Toute infraction à cette disposition est punie des peines prévues par la loi.
L'Assemblée Nationale peut seule décider par un vote spécial la publication de tout ou partie du rapport d'une Commission d'enquête. Sont punis des peines prévues par la loi, ceux qui publieront une information relative aux travaux, aux délibérations, aux actes ou aux rapports non publiés des Commissions d'enquête et de contrôle. »
Citer
 
 
-6 #11 KOUYATE 28-08-2014 16:41

Citation en provenance du commentaire précédent de Abraham bantignel:
Donc, ce ne sont pas des rumeurs mais des faits.Il ne faut pas tenter de noyer le poisson avec des généralités banales et fourre tout! Dites nous combien en devises et les dates de sorties frauduleuses d'argent de la Guinée par d'autres. Autrement cela s'appelle de la diffamation.

Qui parle de rumeurs? Vous!
Par ailleurs, il y a bien un apport au débat si mes intérogations permettent de savoir que c'est peut être 100 milliards de dollars depuis l'indépendance jusqu'à maintenant. Là, je me soucierai plus de 100 milliards que de 50 millions, sauf si vous voulez être sélectif dans vos raisonnements...
Aussi, si d'autres autorités monétaires non nationales (BCAO) ont été informées puis ont donné un avis non défavorable au transfert, elles se rendent solidaires de l'eventuelle irrégularité de la transaction comme actuellement la BCRG sinon, en quoi leur avis serait utile...
Citation en provenance du commentaire précédent de Abraham bantignel:
Soyez plus sage Mr Kouyaté et sans mauvaise foi!

Et pour être plus sage, regardons plutôt l'intérêt national pour tirer toute la lumière sur cette affaire qui permettra alors d'ameliorer un système bancaire caduque dont, d'autres régimes ne se passeraient pas aussi puisqu'il semble que c'est incontournable d'une façon ou d'une autre: COURANT, LICITE, REGULIER (l'EXEPTION GUINEENNE)!
De la même façon que vous en voulez aux lois et constitutions guinéennes en vigueur dont personne ne peut se passer actuellement...
Citer
 
 
+6 #10 Balde Gando 28-08-2014 16:41

Que faire ? A vrai dire, je suis sidéré par l’attitude de notre opposition parlementaire ! Que fait-elle ? Elle attend sagement l’ouverture de la session ordinaire, comme lorsque le président avait décidé l’année dernière l’adoption du budget par le CNT (alors que la Cour Suprême avait déjà validé les élections législatives) ! A part des réactions émotionnelles (qui devraient, plutôt être l’apanage de nous les petits Mamadou), elle attend, attend… Alors que le fer est chaud…
Même l’arme fatale que l’opposition brandit comme menace (une commission d’enquête) est un tigre sans dents ! Pour nous, le peuple, elle est presqu’inutile. Le vieux règlement intérieur de l’Assemblée Nationale (de 1991) n’accorde pas à cette commission d’enquête la place qu’elle mériterait afin de permettre au parlement de contrôler efficacement l’Exécutif ! Au cours des tractations autour de l’adoption d’un nouveau règlement intérieur de l’AN, notre opposition, comme à son habitude, s’est focalisée sur la distribution des postes du bureau de l’AN (article 13). « Oubliant » totalement la raison principale de son élection à l'AN: adoption de lois et contrôle du gouvernement afin d'améliorer les conditions de vie des guinéens!
Le RPG, majoritaire au parlement, n’a rien à craindre d’une commission d’enquête parlementaire ! Par ce que tout d’abord, elle se tient à huis-clos. Elle est sécrète et est poursuivi en justice quiconque (députés, presse) parle de ses travaux !!!! La majorité décide de ce qui peut être publié ! En plus, l’Exécutif peut mettre fin à cette commission à tout moment, en ouvrant une information judiciaire pro forma. La commission d’enquête exclut le Souverain (le peuple) de ses activités. Les politiciens sont entre eux ! Le pouvoir n’a qu’à proposer leur part du magot aux députés et l’affaire est close ! ;) Nous sommes au 21 eme siècle et une telle opacité n’est pas acceptable !!! C’est au Peuple d’exiger la manifestation de la vérité. Qu’on ne se contente pas de ces bla bla bla. Le minimum que l’opposition devrait faire, c’est d’exiger, VU LA GRAVITE DES FAITS, la convocation d’une session extraordinaire. En cas de refus, elle appelle TOUTE la population guinéenne à manifester. Pour une fois, l’opposition a une chance inouïe de diriger la dance (même des supporters d'AC sont indignés par cette affaire de milliards). La balle est dans son camp!!! Elle doit être proactive pour une fois ! Mais pour cela, nos opposants doivent écourter leurs séjours respectifs à l’étranger. Sont-ils prêts à le faire ?
Citer
 
 
0 #9 A Aziz BAH 28-08-2014 15:44

D’après l’auteur, « Dans les faits, nous sommes donc, hélas, dans la continuité de la politique prédatrice et corrompue des pouvoirs précédents qui a achevé de ruiner la Guinée.» Tout est dit ici ! Rien de nouveau dans la Guinée d’aujourd’hui.
Citer
 
 
+7 #8 Abraham bantignel 28-08-2014 15:39

Mr Kouyaté, vous avez utilisé l'espace de Guineeactu pour rien car vous n'avez rien apporté au débat. Que cette pratique soit courante ou non, l'essentiel est que cette fois les "passeurs" se sont fait prendre. Comme on dit dans les media ou la presse: l'actualité n'est pas le chien qui mord quelqu'un mais c'est l'homme qui mord le chien.
Ce qui nous concerne,c'est que cette fois ce scandale est documenté et chiffré.Donc, ce ne sont pas des rumeurs mais des faits.Il ne faut pas tenter de noyer le poisson avec des généralités banales et fourre tout! Dites nous combien en devises et les dates de sorties frauduleuses d'argent de la Guinée par d'autres. Autrement cela s'appelle de la diffamation.
Soyez plus sage Mr Kouyaté et sans mauvaise foi!
Citer
 
 
+9 #7 boubacar doumba diallo 28-08-2014 14:19

Baadiko! YAKO!
UFD ! YAKO !
Qui l'eût cru ?
Citer
 
 
-8 #6 KOUYATE 28-08-2014 13:25

http://guineenews.org/dossier-interception-de-4-milliards-cfa-les-dessous-et-implications-de-laffaire-pour-la-guinee/
Ce ci est un lien vers un article de guineenews.org sur l'affaire des 4 milliards de FCFA, dont il faut d'ailleurs saluer pour sa volonté d'éclairer les lanternes grâce aux investigations menées.
Logiquement alors on se poserait alors d'autres questions:
1- Si la pratique date depuis Sékou TOURE, en passant par Lansana CONTE, pourquoi c'est maintenant qu'elle suscite tant de polémiques?
2- Les cardes qui se sont succédés à la BCRG durant ces régimes passés, comme Dalein et même Sydia (1er ministre, économie et fianaces, budget, plan) peuvent-ils encore nous certifier que la pratique n'a jamais eu lieu au paravant?
3- Si air france était cette compagnie en lieu et place de Emirates, quelles ont été les conditions de rupture du contrat de transport?
4- Dubaî étant une capitale des Emirates, serait-ce insolite que sa propre compagnie transite par là? ou bien à l'époque de Air France, cette compagnie ne ralliait pas Paris d'abord?
5- MSS voudrait-il faire le dépôt d'espèces sur son propre compte à Dubai pour ensuite ordonner un transfert électronique vu qu'elle ne pouvait le faire directement chez le correspondant de la BCRG pour raison de personne habilité au compte? Est-ce alors regulier?
6- Est-il possible de remonter à l'historique de cette pratique dans les livres de la BCRG pour être certain que ça ne date pas de maintenant mais plus de 50 ans?
7- Quels sont de façon exhaustive les correspondants (Banques centrales et commerciales) connus à ce jour de la BCRG et comment ses comptes y sont approvisionnés (tous les cas d'approvisionnement)?
8- Enfin, méritons nous dépuis belle lurette cette exception bancaire imposée à la Guinée, est-elle juste et normale?
Le patriotisme donnerait raison à tout ce qui accuserait la France d'avoir voulu nous asphixier avec son orgueil pour avoir simplement dit non: les guinéens ont voté NON, ce n'est pas le seul bulletin de Sékou Touré qui a prévalu dans les décomptes de voix...
Tous les pays de la zone XOF sont indépendants aujourd'hui quand la Guinée l'a été plutôt...
Citer
 
 
+5 #5 Gigo 28-08-2014 11:44

Le scénario découvert à l’Aéroport de Dakar n’est que la partie visible de l’iceberg.
Les organisations de la fête tournante de l’indépendance sont devenues des sources d’enrichissement illicite du régime de Cona-cri.C’est pourquoi ces révélations de la presse sénégalaise (que je salue de passage) doivent constituer le point de départ d’audits approfondis de la gestion calamiteuse du pouvoir AC. On organise ces festivités dans une ville sans Stade, Eau, …et pourtant de faramineuses sommes sont débloquées .Ou passent-elles alors ? Cette magouille financière démantelée là-bas est une preuve éloquente.
Citer
 
 
+3 #4 Abraham bantignel 28-08-2014 11:16

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=tzNXLx3vKhk
Citer
 
 
+7 #3 Féla Barry 28-08-2014 04:06

EXTRAIT DE GAWAL LE DEPUTE EST SEVEREMENT REMONTE
La saisie des devises par la douane sénégalaise à l’aéroport de Dakar, révélée par notre confrère « Le Quotidien » le weekend dernier suscitent encore des vagues. Dans un document dont nous avons reçu copie, le député Ousmane Gaoual Diallo a fait une analyse des faits. En 13 point, l’ancien employé de Banque de France relève une série de doutes et zones d’ombres avant de conclure qu’il s’agit ni plus ni moins d’un détournement de fonds ! lisez
Les brouillons de pièces justificatives mis à disposition par la BCRG, tant sur le fond que sur la forme, sont des documents qui laissent à désirer. Et dire que c’est une banque centrale, une institution républicaine, qui se ridiculise à publier de tels documents, la honte pour le peuple de Guinée l’est encore plus.
On retiendra tout de même qu’Alpha Condé et sa bande d’amateurs auront essayé, avec la dernière énergie, de camoufler ce détournement des fonds publics, au point d’humilier tout un pays. L’analyse des documents de la BCRG ressort des incohérences et un manque de professionnalisme criard.
En effet, la Banque centrale dit avoir signé avec la société MSS un contrat le 25 Juin 2014 pour un transfert de 58 millions de dollars et 20 millions d'euros, avec toute la précision qui s’en suit. Le mode opératoire retenu étant le suivant : 58 000 000 dollars par tranche de 10 millions et 20 000 000 euros en une seule tranche.
1. Déjà là, sur le document signé par Mr Kemo Charles Zogbelemou (sans tampon de la BCRG), il faut noter la correction apportée au stylo, un manque de sérieux même sur ce qui peut être appelé (selon les RPGistes) un contrat officiel. La qualité de Mr Kemo (BCRG) et de Mr YACOUB SIDYA (Société MSS) n’ont pas été mentionnés. Pour sortir une telle somme à la BCRG, il faut la signature de Mr Louncéni NABE le patron de la banque centrale, à défaut il doit déléguer son pouvoir. Ce document n’est pas conforme et est illégitime en matière de contrat.
2. L’authenticité du document laisse à désirer car la signature a été faite sur une photocopie. Le changement de tons et de couleurs sur les différentes signatures le prouve à suffisance.
3. Le document fourni à la douane est de 01/07/2014, début du transfert des fonds de 10 millions de dollars pour un coût de 1 000 000 de dollars, soit 10 % du montant, une véritable arnaque, de la corruption.
4. Ce document fourni de 10 000 000 millions de dollars du 01/07/2014 ne peut être utilisé pour un transfert en avion du 8 Août 2014, intercepté par la douane sénégalaise car le montant trouvé en devises (dollars et euros) est donc loin du document fourni. Ceci dit c’est un détournement simplement. La BCRG doit fournir le coupon de sorti du 8 Août 2014 et la signature de la douane sénégalaise.
5. La banque centrale dit avoir informé les autorités sénégalaises. Encore un autre mensonge ! Au Sénégal, c'est l'absence d'un document officiel qui a alerté les services de douane qui ont eux-mêmes relayé l’information à leur hiérarchie. Le ministère des finances du Sénégal a appelé son homologue de la Guinée pour explication et celui-ci, ignorant toute cette magouille n’a pu lui donner les informations sur la contenance et l’itinéraire des fonds. L’information que le ministre guinéen relaie à la présidence et à la banque centrale crée la panique d’ailleurs. F
ranchement, si Dakar en était informé et que l’opération était transparente, les douaniers n’auraient pas considéré suspect le colis, et le ministre sénégalais n’aurait pas à informer la BCEAO pour décider du sort de la mallette d'argent contenant une valeur de 8 millions de dollars (dollars et euros cohabitant). Le hic est que sur le contrat, c'est mentionné « le transport des 20 000 000 d'euros se fait en une fois », une autre incohérence pour ne pas dire tentative de fraude.
6. Sur le bordereau d'enlèvement de la douane de l'aéroport Gbessia, il est mentionné une valeur de 10 000 000 dollars ce qui correspond à ce qui a été expédié de la GUINEE vers le pays de destination qui se trouve être la SUISSE. Une facture de 1 000 000 de dollars de frais de transport montre l’énormité de la bêtise et de la fausseté de ce contrat.
7. Dans le bordereau du transport, c’est indiqué le pays d’origine des fonds : Etats Unis et L’exportateur : GUINEE et le Destinateur : Crédit SUISSE. Véritable incohérence car l’argent est remis en GUINEE alors comment expliquer que l’origine ce sont les USA. Le destinateur selon la Banque centrale est Dubai et CITY BANK New Yok alors que c’est le contraire sur le document.
8. Aucune adresse de la société MSS Security n’est mentionné sur le document : absence de logo, adresse postale, numéro de téléphone, email, site web. Ce document de la MSS est un faux, aucune société sérieuse ne peut fournir un document sans identification.
9. Des destinations confuses… lorsque la BCRG, dans sa tentative de tromperie affirme que la destination des fonds est Dubai puis CITY BANK et enfin New York, elle omet volontairement d’afficher la destination finale qu’est la banque CREDIT SUISSE, une banque dont les activités laissent peu désirer, car, cités comme marraine de l’évasion de fonds africains et de contributeurs fiscaux européens et américains. Nul doute qu’il s’agisse d’un détournement ! C’est vraiment abominable pour un pays qui connaît tous les problèmes auxquels notre Guinée commune fait face!!!
10. Le contrat précise que les livraisons de 10 millions de dollars par jour et 20 000 000 euros en une seule fois. Comment du l'argent remis à MSS chargé du transfert des fonds depuis le 01/07/2014 peut être retenu jusqu'au 8 Août 2014? Sachant que le transfert devrait s’achever en 6 opérations au maximum pour les 58 millions de dollars (5 jours x 10 millions et 8 millions de dollars en un jour). Comment peut on expliquer qu'on affrète un avion Conakry - Sénégal spécialement pour acheminer des fonds (pour quel prix ?) sachant qu'ils avaient en 6 jours expédiés tous les fonds (date début 1 er juillet 2014)? Qui a payé ces frais de location? La Guinée, oui bien sur pas la société MSS. C'est un détournement !
11. Pour quoi obligatoirement la compagnie Emirates pour rallier Dubaï alors que la destination est la suisse, alors qu’air France est mieux placée et mieux sécurisée. La seule raison, c'est d’éviter les douanes européennes qui sont inflexibles et très vigilantes. C'est un détournement !
12. Sur le contrat mal ficelé on connait le propriétaire (Banque centrale) et le transporteur MSS, mais nulle part il n'est mentionné le compte où l'argent sera déposé ni le coût total de la transaction. Ce renforce les soupçons de corruption et de détournement !
13. La compagnie Emirates a suspendu ses vols réguliers vers la GUINEE le 3 Août 2014. La Société, en ayant les montants à transférer à sa disposition depuis début juillet, a largement eu le temps d’évacuer ses colis.
La BCRG et son partenaire MSS doivent publier tous les bordereaux de transbordement ainsi que l’attestation de la banque réceptrice des fonds.
Citer
 
 
+10 #2 madina 27-08-2014 22:42

Citation:La Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) pour se justifier et couvrir l’opération a publié alors un document qui la liait avec le transporteur officiel MSS Security. Curieusement, on découvre, et Congo-Liberty est bien le premier à s’en rendre compte, qu’il ne s’agit pas seulement de 10 millions de dollars, mais au total en réalité de près de 85 millions de dollars… ($58 millions+€20 millions).
Citer
 
 
+11 #1 madina 27-08-2014 22:39

Baidy Aribot ancien haut fonctionnaire de la Banque Centrale: la présidence ne se gêne pas de tirer tous les jours plus d'un milliard et demi de nos francs de la Banque centrale au compte de son budget de souveraineté. Encore pire, dans le cadre des déplacements à l'étranger, le trésor public paye 200 mille euros par jour comme frais de voyage. Paradoxalement, son prédécesseur Lansana Conté, facturait ses frais de voyages à 20 mille dollars par jour.
Citer