Samedi, 28 Juin 2014 23:40
Dans le cadre de la 26e session du Conseil des droits de l’homme, la RADDHO a organisé une réunion sur le thème « les droits humains et processus électoral en Afrique » le mardi 24 juin 2014. La rencontre a enregistré la participation d’éminents juristes, de politologues, de sociologues, de diplomates africains accrédités aux Nations Unies à Genève, des défenseurs des droits de l’homme et des leaders de médias internationaux. Il a été procédé à une introspection des causes et sources profondes de dysfonctionnement des processus démocratiques et électoraux en Afrique. Les participants à la réunion ont dénoncé la violation flagrante des instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux qui permettent aux citoyens de choisir librement leurs dirigeants.
La manipulation et le tripatouillage de la constitution et du code électoral, le déverrouillage de la limitation du mandat présidentiel, les fraudes électorales, et la mauvaise foi des perdants qui refusent de reconnaître leur défaite, ainsi que les velléités des dévolutions monarchiques du pouvoir dans plusieurs Etats Africains constituent les facteurs de déstabilisation et des institutions républicaines et pouvant mener à des tensions, des crises et des conflits armés.
Il faut rappeler qu’entre juillet 2014 et juillet 2016 la moitié des Etats africains vont organiser les élections.
Au regard de ce qui précède, les intervenants à cette rencontre ont vivement recommandé d’organiser :
« Les élections, en soi ne sont pas la marque de la démocratie, pas plus qu’elles ne l’instaurent. Elles ne sont pas une fin mais une simple étape, si importante, voire essentielle, soit-elle, sur la voie qui mène à la démocratisation des sociétés et à la réalisation du droit de participer à la direction des affaires publiques de son pays , prévu dans les principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme. Il serait regrettable de confondre la fin et les moyens d’oublier que la démocratie signifie bien plus que le simple fait d’exprimer périodiquement un suffrage, et s’applique à l’ensemble du processus de la participation des citoyens à la vie politique de leur pays. » Javier Perez de Cuellar, ancien Secrétaire général des Nations Unies
Fait à Genève, le 26 juin 2014
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