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Déclaration de l’Institut de recherche sur la démocratie et l’Etat de droit (IRDED)
Thierno Souleymane Baldé Jeudi, 23 Janvier 2014 11:00
L’IRDED, dans sa lutte pour l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit en République de Guinée, s’est fixé pour objectif de promouvoir et de protéger les droits de l’Homme à travers la sensibilisation, le plaidoyer, l’assistance juridique et le lobbying afin de préserver la paix et l’unité nationale. Et vu le refus systématique des autorités judiciaires guinéennes, sans aucun motif au-delà d’un manque de volonté politique avéré, de mener des enquêtes sur les cas des massacres perpétrés contre des innocents et paisibles citoyens, notamment à Conakry et à Zogotha, les arrestations arbitraires et les cas de tortures, l’IRDED, dans sa résolution ferme de lutter contre l’impunité, a déposé plusieurs plaintes au nom des victimes contre la Guinée auprès des commissions et comités des Nations Unies pour les droits de l’Homme à Genève, Suisse, le 19 décembre 2013.
D’ici quelques semaines ces plaintes seront transmises au gouvernement guinéen pour qu’il apporte plus d’explications sur sa volonté manifeste de refuser de mener à terme les enquêtes nécessaires à l’identification et au jugement des auteurs de ces massacres, arrestations illégales et tortures contre d’innocents citoyens. IRDED va travailler en étroite collaboration avec l’Association des victimes et parents des victimes des violences politiques en Guinée afin de veiller à ce que les auteurs de ces crimes soient traduits en justice et cela quel que soit le temps qu’il faudra.
Il faudrait que les auteurs de ces crimes réalisent qu’ils ne pourront jamais avoir la paix aussi longtemps qu’ils n’auront pas payé à la société le prix de leur forfaiture. Au-delà de ces plaintes, il y a d’autres voies de recours auprès d’un certain nombre des pays qui ont la compétence universelle que nous envisageons d’utiliser afin d’obtenir justice pour tous les victimes et leurs familles.
Il est temps pour les autorités guinéennes de prendre toutes les mesures nécessaires pour arrêter les auteurs de ces crimes et les traduire en justice avant que la Guinée ne soit condamnée pour déni de justice par les instances onusiennes en charge des droits de l’Homme et mettre fin ainsi à ce cycle infernal d’impunité. La justice doit agir maintenant au risque de se discréditer davantage aux yeux de la population et la communauté internationale.
Il est intolérable et inacceptable pour toute personne soucieuse du respect des droits de l’Homme ainsi que le maintien de la paix et l’unité nationale de voir des tels actes impunis. Nous ne devons pas nous contenter de dénoncer ces pratiques mais aussi d'aider à prévenir leurs récurrences en veillant à ce que tous les auteurs soient arrêtés et traduits devant les tribunaux compétents.
Nous lançons un appel à tous les Hommes de bonne volonté, peu importe votre appartenance religieuse, politique, ethnique ou sociale, de dire non à ces actes indignes d’un Etat de droit afin d’éviter à la Guinée de devenir un pays où l’injustice règne en maître absolue.
Pour le Bureau exécutif
Me Thierno Souleymane Baldé








