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Les manœuvres du pouvoir pour arrêter les leaders d'opposition

  Samedi, 23 Juillet 2011 20:00

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BAH_Oury_3_01Il est 17H20 à Conakry : Nous venons d'être informés qu’Alpha Condé et l’armée s’apprêtent à montrer ce soir à la télévision nationale des militaires couverts de sang et qui auraient été victimes d'attaque armée orchestrée par des hommes proches de Bah Oury. Cette manœuvre ne vise qu’un objectif, qui est celui de justifier une éventuelle arrestation du vice-président de l’UFDG, jugé très dérangeant par le pouvoir.

Il faut d’ailleurs noter que depuis cette soi-disant attaque armée contre Alpha Condé, Bah Oury reste introuvable. Ni l’UFDG, ni sa famille, ni ses amis ne savent où il se trouve.

Nous alertons la communauté internationale et les institutions de la République sur les risques que court notre pays en cas de persécution, d’arrestation ou de séquestration de Bah Oury. Le pays risque de s’embraser. La communauté internationale doit immédiatement intervenir afin de protéger les civils, les responsables politiques et militaires qui n’ont rien à voir avec cette fameuse attaque armée. Les arrestations arbitraires, les violences gratuites, les viols et brimades contre les civils et militaires innocents sont aujourd’hui menés en toute impunité par des hommes en uniforme armés jusqu’aux dents dans les quartiers et garnisons militaires du pays. Cela doit cesser immédiatement.

La justice doit faire son travail en toute indépendance afin d’identifier les éventuels responsables. Mais apparemment Alpha Condé et son régime ont décidé de se servir de ces circonstances pour arrêter toutes les voix discordantes, militaires ou civiles. C’est d’ailleurs l’objectif de ce faux coup d’Etat. Mais cela ne marchera pas car le peuple de Guinée n’est pas dupe.

La tension est vive en Guinée et toute négligence de la part de la communauté internationale, ne peut qu’envenimer la situation qui est déjà très critique.

La chasse contre Bah Oury et tous les autres responsables politiques doit s’arrêter immédiatement, sans quoi la violence risque d’envahir le pays dans les semaines, voire les jours à venir.


UFDG-Online


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