Second cri du cœur de la Coordination nationale Haali Pular à l’attention de l’opinion nationale et internationale

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La Coordination nationale Haali-Pular, fidèle à ses objectifs de promotion de la paix et de la concorde entre toutes les communautés de notre pays, fidèle aussi au renforcement de l’unité nationale, constate avec regret les multiples provocations à l’endroit de la communauté peule par le régime du président Alpha Condé.

En effet, la communauté peule, objet de stigmatisation, est devenue la cible permanente de toutes sortes d’exactions physiques et morales, allant de la discrimination à la mort d’hommes, en passant par des arrestations barbares, des détentions illégales et des condamnations arbitraires ; le tout en violation flagrante de la constitution.

En guise de rappel, citons entre autres, les faits suivants :

  1. Les accusations de prétendus empoisonnements des Malinkés par la communauté peule, au moyen de sachets d’eau et de boissons gazeuses au cours de la campagne du second tour de l’élection présidentielle passée. Ces accusations ont entrainé le déchainement des populations malinkés de Siguiri et de Kouroussa contre leurs concitoyens peuls, provoquant des morts, des blessés, des dégâts matériels importants ainsi qu’un déplacement massif d’hommes, des femmes et d’enfants.
  2. L’abattage massif et sauvage par fusils et machettes, de plus de 2000 têtes de bétail appartenant à des éleveurs peuls, particulièrement à Beyla et à Lola. A ce jour, cette forfaiture n’a fait l’objet ni d’enquête, ni d’interpellation officielle, ni de dédommagement, contrairement aux violences inter ethniques combien regrettables qui ont opposé des Malinkés à des autochtones de Galapai, dans la préfecture de Yomou. Ces événements, eux, ont suscité la prompte réaction des autorités du pays. Les auteurs des crimes, ont été poursuivis et condamnés à de lourdes peines. Les victimes malinkés ont été dédommagées. Pourquoi alors deux poids deux mesures ?
  3. Les répressions sauvages et répétées jusque dans les familles au cours de manifestations pacifiques sur l’axe Hamdallaye, Bambeto, Cosa et Enco 5. Ces actes de barbarie ont fait plus de 5 morts, plusieurs blessés et comme toujours, des arrestations et des condamnations arbitraires.
  4. Le nettoyage ethnique comme nouvelle politique dans la gestion de l’administration publique. Elle vise particulièrement les cadres peuls, qui sont les premières cibles, victimes de toutes désignées d’exclusion, de mutations arbitraires, et de harcèlement vexatoires.
  5. Les discours haineux et injurieux, prononcés par Monsieur le Président de la République à Dixinn et à Kindia, au cours desquels il a traité les Peuls de tortues et de poux à écraser.
  6. L’interdiction d’inaugurer la mosquée de Gongoré, dans la préfecture de Mamou, violant ainsi de manière flagrante la liberté de culte, pourtant garantie par la constitution.
  7. L’annulation à la dernière minute d’une réunion technique de deux ONG de développement, FAMEN FOTTEN GOLEN KAMEN et TABITAL-PULAKU à Labé, privant ainsi le pays d’heureuses initiatives de progrès et de développement économique et social soutenues par la diaspora guinéenne. Pourtant, les autorités avaient marqué leur accord pour la tenue de la rencontre. Dès lors, comment comprendre cette interdiction alors que parallèlement, tout le monde suit sur les ondes de la RTG, les reportages de cérémonies organisées par des associations de la Haute Guinée et d’ailleurs avec la bénédiction de l’Etat. Comment également expliquer, que le gouvernement qui se propose de réintroduire les langues nationales dans nos écoles, puisse s’opposer à la rencontre de Labé au cours de laquelle la promotion de la langue PULAR était à l’ordre du jour ? Monsieur le Préfet avait déjà fait préparer son discours d’intervention.

Tous ces faits et gestes, rappellent malheureusement les syndromes ivoiriens et rwandais ayant abouti à la guerre civile et au génocide.

Face à cette grave situation, la Coordination nationale Halli - Pular prend à témoin l’opinion nationale et internationale pour toutes les exactions, discriminations, privations dont sa communauté fait l’objet. Elle invite respectueusement Monsieur le Président de la République et ce, conformément à son serment, à veiller à la protection des droits des citoyens sans discrimination aucune. Il faut, à tout prix, que par les propos et par les actes des gouvernants, le sentiment qu’il y a des citoyens et des citoyens à part entière soit dissipé. C’est par ce biais qu’il pourra restaurer un climat de paix et d’entente entre les diverses composantes de la nation et jeter les bases d’une véritable réconciliation nationale.

L’injustice, la discrimination, la violation des droits humains, instaurées et entretenues contre la communauté peule doivent cesser.

Trop, c’est trop !


Conakry le 05 Mars 2012

Le Président de la Coordination nationale Haali – Pular
Le Doyen El hadj Saikou Yaya Barry
Compagnon de l’indépendance 


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Commentaires  

 
+1 #2 ali 08-04-2012 18:08

oui à la paix mais pas au prix du sang des miens! nous les peulhs notre erreur fatale c'est de ne jamais avoir eu la volonté de nous réunir tous dans un seul Etat notre fuuta!! on demande aux autres de nous défendre c'est un comportement criminel!! certes les dialectes peulhs rendent la compréhension parfois difficile mais regardez la résistance érythréenne qui a réuni plusieurs éthnies et plusieurs religions avec une guerre de 30ans!! nous n'avons pas de leaders à la hauteur de la gravité de notre situation et du péril qui nous menace!! il nous faut un Front de Libération Nationale qui réunit les peulhs des différentes nationalités avec des objectifs clair comme un ETAT peul et la réunification du fuuta tooro,le macina,le fuuta djallon ainsi nous serons au moins 10 millions au minimum avec une unité de langue,histoire,religion,culture!! donc vive les généraux et à bas les faux intellectuels qui nous font tellement de mal car ils négocient même nos droits élémentaires et indispensable à tout être humain
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+2 #1 Souleymane Diallo 13-03-2012 12:34

Alpha Condé ne comprend que le langage de la violence. Mais, s'il s'obstine sur la voie qu'il est entrain de suivre, la Guinée ne pourra pas faire l'économie d'une crise violente pour retablir chaque citoyen dans ses droits. Il est connu de tous que Alpha Condé se prepare àla guerre, convaincu que les siens étant majoritaire dans la milice qui nous sert d'armée nationale, il en sortira vainqueur, mais on sais quand et comment débute une guerre, mais jamais quand et comment elle va se terminer.
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