Mohamed Camara, juriste : « Je me demande quel est l’intérêt à détacher le serment de l’installation »

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CAMARA_Mohamed_01Mohamed Camara, juriste et enseignant chercheur a une autre lecture du communiqué de la Cour constitutionnelle, qui entend organiser en deux phases la cérémonie d’investiture du président de la République. Il défend ses arguments dans cette interview. Et définit le rôle de cette institution qu’est la Cour constitutionnelle, créée récemment dans notre pays.

L’Indépendant : De nombreux citoyens ignorent le rôle de l’institution qu’est la Cour constitutionnelle. En tant que juriste, pouvez-vous éclairer la lanterne de nos lecteurs sur ce que représente cette Cour dans un État démocratique ?

Mohamed Camara : La Cour constitutionnelle est la juridiction qui est gardienne de la constitution, et qui protège la liberté publique et qui arbitre la question de conflit de compétence entre les différents pouvoirs, y compris les institutions. Donc elle a compétence également à statuer sur les questions électorales, les contentieux résultant de l’élection nationale, l’élection présidentielle et de l’élection référendaire.


Cette Cour constitutionnelle à travers son verdict suite aux résultats de la présidentielle du 11 octobre, a fait l’objet de quelques réserves de la part, notamment de candidats malheureux. Quelle est votre réaction suite à cela?

Bon, en application de l’article 238 du code pénal, je ne peux pas me permettre de commenter une décision de justice par voie de médias. Ça ne peut être que l’objet d’un commentaire d’arrêt dans le cadre des universités. Donc en faculté de droit, pour permettre aux étudiants de savoir comment s’y prendre face à cela, et comment comprendre bien un arrêt rendu par la Cour. Donc de ce point de vue-là, je suis désolé mais je ne peux pas vous commenter mon point de vue personnel sur l’arrêt. En revanche, sur le communiqué qui a été rendu, parce que c’est un communiqué, ce n’est pas un communiqué de justice. Là, je peux me prononcer, lorsqu’on y reviendra tout de suite. Parce qu’à la limite, il est bon que les juridictions disent le droit, mais aussi il est bon que les justiciables puissent explorer les voies de recours juridictionnelles. Mais pour qu’on puisse demander au citoyen de maintenir la paix et la quiétude, ce qui est une bonne chose, la garantie nécessaire de cela, c’est de saisir les juridictions, pour que les juridictions aussi continuent à inspirer confiance. Il faut qu’elles disent le droit parce qu’en disant le droit, ça permet de départager les uns et les autres.


Donc nous allons aborder la question concernant ce fameux communiqué de la Cour constitutionnelle, instituant 2 jours pour célébrer l’investiture du président de la République, le 14 et le 21 décembre. Quel regard portez-vous sur cette annonce ?

Il est vrai que j’ai deux précisions d’abord à apporter. Ce n’est pas une analyse sur les personnes qui sont en train d’animer la Cour, mais c’est une question de principe. Il y a au niveau de la Cour mes ainés, mes propres professeurs, en qui j’ai confiance. Mais on est en face d’un principe en rapport avec l’Etat de droit et la démocratie. A mon sens, le communiqué de la Cour, vu que ce n’est pas une décision, donc je peux le commenter. Il n’a pas de fondement juridique parce que le communiqué ne s’est appuyé sur aucun texte constitutionnel ou même légal pour assoir le bien-fondé de cette initiative. Deuxièmement, la Cour doit savoir que le monde universitaire la regarde également dans ses moindres faits et gestes, étant donné qu’elle est le gardien de la constitution, à la différence des autres communiqués de la Cour constitutionnelle où elle fixait la date du dépôt de candidature, la date limite de dépôt de plainte pour le contentieux et la date de proclamation du résultat définitif de l’élection présidentielle ou certains articles de la constitution de la loi électorale apparaissaient dans le communiqué. Mais cet autre communiqué qui subdivise, qui détache la prestation de serment de l’installation ne se fondait sur aucun article d’un texte donné, c’est pourquoi je dis que deuxièmement, c’est quand même très inédit que l’on permette à ce que l’on prête un serment sous l’empire d’un serment, qui n’est pas encore achevé, parce que le serment court à compter de sa prestation, et ce pour cinq ans. Donc le président actuel est sous serment jusqu’au 21 décembre. Et quand on le fait prêter serment, le 14 décembre, est-ce que ça veut dire que le serment prêté le 14 décembre doit s’arrêter à partir du 14 décembre 2020 ? Auquel cas on va s’interroger entre le 14 décembre 2020 et le 21 décembre 2020, le président de la République ne serait-il pas sous serment ? Est-ce que ce serment qui va être prêté le 14, s’il tenait à être prêté le 14, est-ce qu’il rend caduque l’ancien serment ? Ce qui n’est pas le cas. Je pense qu’à ce niveau il y a une violation de la constitution parce que l’article 34, aliéna 1 de la constitution, indique que le président de la République prend fonction le jour de l’expiration du mandat de son prédécesseur. Et l’article 35 de la constitution indique que le président de la République, après avoir prêté serment devant la Cour constitutionnelle entre en fonction. Alors pourquoi les gens peuvent trouver une sorte d’argutie juridique à développer en terme d’argumentaire au niveau de la préposition invariable, après on ne se comprend pas parce qu’on ne peut pas détacher le serment d’une désinstallation. Le serment c’est un terme consacré que le président va prononcer à l’effet de jurer de respecter et faire respecter la constitution. Dès qu’il aura fini, le président de la Cour, s’il ne modifie pas sa propre expression, dit que la Cour prend acte du serment et en conséquence renvoie le président dans ses fonctions c’est tout.

Je donne les conséquences parce que juridiquement, je ne trouve pas le bien-fondé, juridiquement encore on ne peut pas prêter un serment nouveau sous l’empire d’un serment qui n’est pas encore arrivé à terme. C’est comme si on demandait à quelqu’un de porter deux paires de chaussure au niveau de son pied unique, ce qui n’est pas possible.

Troisième point, c’est foutu pour l’économie de l’Etat que d’écarteler le pays sur deux cérémonies dites solennelles. Ça projette l’image d’un pays de défaite, de paresse à tout moment alors que d’autres pays eux, avancent.

Donc encore une fois le communiqué de la Cour vient créer une nouveauté extraordinaire, c’est inédit dans la mesure où on ne peut pas faire prêter serment sur un serment en cours de validité, qui n’est pas arrivé à sa date d’expiration. La seule exception à ce niveau c’est l’article 39 à son aliéna 9 de la constitution, qui indique que si un président en exercice est en fonction, après l’élection, après proclamation des résultats définitifs, mais le nouveau président élu est en train de patienter jusque ce qu’il soit installé le 21 décembre par exemple, et que le président en exercice venait à décéder là, on n’attend pas c’est le nouveau qui rentre immédiatement en fonction. Première exception. Deuxième exception, c’est lorsque le président en exercice ne veut plus continuer, donc il y a une démission ou il est empêché à la suite d’une maladie, empêchement définitif ou il ya un décès conformément aux articles 41 et 42 (08; 32) de la constitution, c’est le président de l’assemblée qui viendra prêter serment pour expédier cette période intérimaire là. C’est cela l’exception, mais on ne peut pas prendre un serment nouveau pour le mettre sur un serment en cours de validité. Ça fait une doublure de serment. Je me demande quel est l’intérêt à détacher le serment, de l’installation, étant donné que le serment plus cette installation c’est l’effet conjugué de tous ces deux là qui permet au président d’entrer en fonction. Economiquement c’est coûteux, au plan diplomatique certains diplomates peuvent se moquer de la Guinée pour dire voilà encore.


Y a-t-il donc violation de la loi à ce niveau ?

 Donc à ce niveau, je pense qu’il y a une violation de la loi. Et quand on parle de violation de la loi, ça résulte de deux choses. Soit dans son inapplication, donc le refus de son application ou l’excès dans son application. Exemple, s’il est mis à l’article 33 de la loi électorale que d’autres appellent le code électoral que le président de la République doit ouvrir la campagne, c’est-à-dire 30 jours francs, avant de prendre le décret pour ouvrir la campagne, s’il restait sans décret pour ouvrir la campagne, donc le refus, il aura violé la constitution. Le fait de prendre un décret comme il l’a fait, au lieu de faire 30 jours francs, avant le décret en question était pratiquement 31 jours, avant ce qui veut dire qu’il ya l’excès dans l’application. Donc la loi également n’a pas été respectée. Elle a été ainsi violée. C’est pourquoi d’ailleurs un décret rectificatif a été pris par rapport à la campagne. Quand on parle de violation de la loi, ça résulte de deux choses. Le refus de la part des personnes de l’appliquer dans sa lettre et dans son esprit ou l’excès dans son application. On ne peut pas trouver de subterfuge pour dire comme il y a le terme après, et qui n’est qu’une préposition invariable, je rappelle, et trouver un moyen de créer un intervalle de temps entre la prestation de serment et l’installation, alors que le président de la République, lui dès qu’il finit de prêter serment, tous les magistrats savent ça, dès qu’il finit de prêter serment devant un magistrat, il dit avoir reçu votre serment en prenant acte, il vous renvoie en même temps dans l’exercice de vos fonctions. Le reste est beaucoup plus protocolaire que juridique. Et c’est la violation du serment qui constitue une sorte de parjure de la part du président de la République. Ce n’est pas une question d’installation ou de mauvaise installation, non.

Deuxièmement, ça crée un précédent dangereux. Imaginez qu’à partir du mois de novembre ou au mois d’octobre 2020, un autre président soit élu, qu’il ne soit pas d’accord avec le président de la République en exercice, et qu’il dise à la Cour, faites-moi prêter serment. Je ne peux pas attendre 21 décembre 2020, parce que ce président à chaque minute qu’il passera à la tête du pays est un gâchis pour l’économie du pays. Et puis, le paradoxe du communiqué de la Cour c’est que ça indique que le président une fois qu’il prête serment, on ne l’installe pas. Mais il prononce un discours à la Nation à quel titre ? Autre chose, on dit non, attend une semaine après on te donne les symboles de l’Etat. Ce qui fait que la même possibilité peut être donnée à un futur candidat qui ne s’entendrait pas un jour avec le président en exercice et qui va demander à la Cour, comme il y a un précédent qui a été créé en 2015, de faire pareil pour lui aussi. Et qu’il profite dans son discours à la Nation, pour inviter l’administration et toutes les autorités de s’abstenir de prendre toute mesure ou d’engager toute dépense dépassant 10 millions de francs guinéens. Ã‡a crée un problème parce que le président sortant va continuer jusqu’à décembre 2020. Alors que le nouveau devrait patienter. Mais comme il y a un précédent qui a été créé, si la Cour ne faisait pas la même chose, elle aura fait deux poids deux mesures. Si elle laisse, les travailleurs en grande partie pour une administration fortement politisée, les travailleurs finiront par écouter le nouveau président, qui est en attente parce qu’ils vont dire que l’ancien est déjà vers la touche. Donc c’est cela.


Alors si le président prêtait serment le 14, ça ramène à quoi ?

La Cour elle-même a indiqué que c’est du 21 décembre 2015 au 21 décembre 2020 dans son arrêt sur des élections. Alors que le serment ouvre le mandat, et le mandat commence à courir à compter de sa date de prestation. C’est cela parce qu’il n’y a pas un acte pour dire que le présent serment commencera à courir à compter de la date de ceci et cela non.

Dès que vous recevez un serment, vous renvoyez la personne dans l’exercice de sa fonction. La même Cour constitutionnelle a reçu les serments. Le collège des médecins pour contrôler l’Etat de santé des candidats, a reçu le serment de deux commissaires et aussitôt a renvoyé ces deux personnes là dans l’exercice de leurs fonctions. Donc on ne doit pas tordre le cou à la loi, pour penser satisfaire un régime ou subir un certain nombre de pression parce qu’à la limite beaucoup de gens voulaient que l’investiture ait lieu bientôt que prévu, sous prétexte qu’il y a l’immobilisme dans l’administration. Mais il ne faut pas qu’ils se trompent, c’est que l’administration a été fortement politisée, et a violé le principe de la neutralité de l’administration publique. Ce principe a été constamment violé. Deuxième élément, c’est que ce temps d’attente-là était réservé pour le deuxième tour, et le délai qu’il fallait observer pour non seulement réserver cela au niveau de la CENI. Les 8 jours pour les candidats, les trois jours pour le président de la Cour constitutionnelle, ensuite le temps de la campagne, parce qu’entre la publication des résultats entre le premier tour, il doit s’écouler 14 jours. Et les gens oublient le plus souvent la cause des problèmes, pour s’attaquer aux effets. Ce qui nous a amené dans tout ça.

Voilà un ensemble de paradoxes que j’ai détecté au niveau de ce communiqué. Bien que dans tous les pays, y compris les pays voisins, que ce soit au Sénégal, l’équivalent c’est là-bas encore, c’est dire que le président de la République entre en fonction le jour d’expiration du mandat de son prédécesseur. Et qu’il est installé, après avoir prêté serment devant le Conseil constitutionnel au Sénégal.

Le Conseil constitutionnel d’Abidjan aussi c’est pareil. Et on veut prendre l’exemple sur la Côte d’Ivoire, alors que dans la législation de la Côte d’Ivoire, l’article 30 indique que juste après la proclamation des résultats par le Conseil constitutionnel, le président de la République doit prêter serment dans les 48 heures. Alors on veut dupliquer tout et on prend le mauvais exemple, et on affaiblit notre constitution.


A votre avis comment la Cour constitutionnelle peut-elle remédier à cette situation, pour sauver la face ?

En terme d’approche de solution, il y en a deux. Je pense que le président de la République, d’abord lui-même doit demander humblement de faire une jonction de procédures pour que les deux se tiennent le 21.

Il n’y a aucune raison qui ne se justifie pas. Par rapport à ça, il y a beaucoup d’arguments qui courent dans la cité, que c’est pour permettre à certains invités de venir, parce qu’il y a Noël qui approche, ou pour être président de la CEDEAO. Non ! Il faut respecter la constitution. Au plan national la présidence de la CEDEAO c’est chaque année. Et puis il faut éviter de dire à tout moment, le fait par exemple pour le président de ne pas respecter l’esprit et la lettre par rapport au 21 sera un mauvais signe pour une entrée de mandat. Le troisième élément, la Cour elle-même doit par humilité où le président de la République a pris un décret pour rectifier un décret pour la campagne, la même Cour pour des besoins pratiques et de commodité d’organisation, peut faire une sorte de jumelage, donc une jonction de procédures comme d’habitude ça se passe de la même manière, et que le monde entier ne nous voit toujours pas comme un pays exceptionnel à tout point de vue.


Alpha Amadou et Sadjo Diallo
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
-8 #19 shams deen 03-12-2015 16:43

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Pourtant votre référence juridique (Kaba), lui a du temps à perdre en futilités et... manifestement cela ne vous dérange pas. Ce que Kaba peut, Camara ne le pourrait pas ???

ça se voit bien monsieur ,celui qui passe son temps a se répandre en confusion sur les radios a cky.
Pour clore sachez que les apartés sont fini en ce 21 ieme siècle,tout se vérifie en un clic.
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+5 #18 Gandhi 03-12-2015 13:16

Citation en provenance du commentaire précédent de shams deen:
Personne n'a de temps a perdre sur des futilités pareilles.

Pourtant votre référence juridique (Kaba), lui a du temps à perdre en futilités et... manifestement cela ne vous dérange pas. Ce que Kaba peut, Camara ne le pourrait pas ???
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-7 #17 shams deen 03-12-2015 08:02

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Pour une fois qu'AC n'a pas violé formellement la constitution, je ne vais pas perdre du temps (je n'en ai d'ailleurs pas) à évoquer un faux problème, qui est purement financier.
Quant à vos propos, vous êtes tellement pitoyable, fidèle à vous-même, que je ne perdrai pas de temps non plus.

Personne n'a de temps a perdre sur des futilités pareilles.
Un CEP n'est pas nécessaire pour savoir que ces ceremonies sont nécessairement budgétivore.
Libre a vous de revoir vos premiers commentaires sur cette affaire pour savoir que ça ne vous intéresse point.
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+7 #16 Gandhi 02-12-2015 23:13

Citation en provenance du commentaire précédent de shams deen:
Chef, vous ne voulez pas un débat avec KABA parce que vous n'avez fait que répéter ce qu'il a dit en substance.

Pour une fois qu'AC n'a pas violé formellement la constitution, je ne vais pas perdre du temps (je n'en ai d'ailleurs pas) à évoquer un faux problème, qui est purement financier.
Quant à vos propos, vous êtes tellement pitoyable, fidèle à vous-même, que je ne perdrai pas de temps non plus.
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-5 #15 shams deen 02-12-2015 09:16

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Mohamed Camara n'est pas mon idole, je ne le connais même pas. En revanche ce qu'il dit et que vous n'évoquez même pas, est clair, contrairement aux élucubrations de Kaba, obligé de faire amende honorable, tant sa déclaration première était confuse.
Par ailleurs vous avez également éludé la fuite d'AC face aux débats contradictories.
Si vous voulez un vrai débat, dites à Kaba de venir critiquer mon commentaire ici. Je me ferai un plaisir de lui répondre.

Chef, vous ne voulez pas un débat avec KABA parce que vous n'avez fait que répéter ce qu'il a dit en substance.
Après tout vous n'êtes quand même pas DUVERGIER qui fut une sommité de la discipline.
Pensez-vous que vos écrits confus ici font de vous un maitre en la matière, plein de gens ici refusent de s'exposer comme juristes ou autres.
De toutes les façons, les secrets ou intrigues dans la science a vécu tout est sur la place publique, chacun fait son emplette a la mesure de ses capacités.
Monsieur le juriste, KABA a bien donné son interprétation selon sa compréhension de la chose en public et non en aparté.
Si vous avez le poids suffisant eh ben a votre clavier monsieur le juriste.
De toutes les façons il est établit que votre idole est classé confusionniste par tous les autres qui ont une autre compréhension du DROIT.
Voulez-vous nous démontrer ou donner un cas dans ce monde.
Il a donné un avis personnel pas un avis juridique; je cite (je n'ai jamais vue pareille situation dans le monde ......).
Je dis bien que les apartés là ça suffit, place au débat et tout le débat.
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+8 #14 Gandhi 01-12-2015 20:09

Citation en provenance du commentaire précédent de SAA Marcel:
Moi je connais bien le sieur Mohamed Camara depuis la faculté ou Il se faisait passé pour un philosophe.

Au lieu d'évoquer qui est Camara, contentez vous de critiquer son commentaire ou taisez vous. Vous n'apportez rien au débat sur l'investiture.
Citation en provenance du commentaire précédent de SAA Marcel:
Pour la première fois que je l'ai entendu sur une radio privée se présentant comme constitutionaliste j'ai éclaté en rire.

J'ai moi-même entendu un clochard qui prétendait être chef d'État. Mais comme il s'agit de mon pays de coeur, j'ai aussi éclaté de rire, mais un rire jaune...
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+7 #13 Gandhi 01-12-2015 20:03

Citation en provenance du commentaire précédent de shams deen:
On dirait que vous adorez être cru par tous,eh ben non ,je dis bien que votre idole de Mohamed est un confusionniste de premier ordre qui refuse de débattre avec les autres qui se disent juristes.

Mohamed Camara n'est pas mon idole, je ne le connais même pas. En revanche ce qu'il dit et que vous n'évoquez même pas, est clair, contrairement aux élucubrations de Kaba, obligé de faire amende honorable, tant sa déclaration première était confuse.
Par ailleurs vous avez également éludé la fuite d'AC face aux débats contradictories.
Si vous voulez un vrai débat, dites à Kaba de venir critiquer mon commentaire ici. Je me ferai un plaisir de lui répondre.
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+2 #12 SAA Marcel 01-12-2015 11:46

Citation en provenance du commentaire précédent de Soumah:
Ce monsieur est un vrai confusionniste. je l'ai écouté sur plusieurs radios privées. C'est des gens qui cherchent à se faire remarquer pour éventuellement tirer profit. c'est dommage. Le juriste Kaba a du reste démontré qu'il n'y avait aucune violation pour la prestation et l'installation à des jours différents. Il faut que la justice sévisse contre ces genres d'individus confusionnistes.

Je suis d'accord avec Soumah pour que désormais dans notre pays la loi soit appliquée contre des individus qui s'attribut des titres de consultant pour raconter n'importe quoi en créant la confusion. Moi je connais bien le sieur Mohamed Camara depuis la faculté ou Il se faisait passé pour un philosophe. Pour la première fois que je l'ai entendu sur une radio privée se présentant comme constitutionaliste j'ai éclaté en rire. Tout est possible dans ce pays. Pitié!
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-8 #11 shams deen 01-12-2015 09:49

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Revoilà le tordu qui parle de NOUS et de EUX et qui oublie qu'AC a refusé un débat contradictoire entre les 2 tours de l'élection de 2010. En 2015, pas de deuxième tour, comme ça pas de débat. Qui se moque de qui ?

On dirait que vous adorez être cru par tous,eh ben non ,je dis bien que votre idole de Mohamed est un confusionniste de premier ordre qui refuse de débattre avec les autres qui se disent juristes.
N'importe qui peut bien aligner les articles et différents alinéas de nos lois et cela ne fera pas de lui un sain d'esprit.
Je ne suis pas juriste mais je sais qu'ici votre idole a donner une opinion et donc libre de toute contrainte alors que KABA s'est efforcer d’interpréter la LOI pas plus ,probablement il n'a pas bien intercepter je n'en sais rien mais il a le mérite d'afficher pour les nuls l'esprit de la LOI.
Pour finir, sachez bien .que pour lui croire il doit affronter ses concurrent en terrain neutre et non dans un forum ou les autres opinions ne sont pas les bienvenues.
Les apartés la, çà suffit monsieur le juriste.
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+7 #10 Guilavogui 01-12-2015 01:23

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Quand bien même il serait éboueur, cela lui dénie t-il le droit de s'exprimer ? cela lui dénie t-il le fait d'avoir éventuellement raison ?
S'il faut que les Guinéens montrent patte blanche pour s'exprimer, AUCUN n'y réussira.

Mon propos bien qu'ayant été suscité par le personnage, parle beaucoup plus de titre et d'humilité que de fonction exercée... L'habit ne fait pas le moine, mais encore faudrait-il que le moine soit vêtu... On souhaite plein succès a tous les guinéens qu'ils soient jeunes ou vieux, mais on pourrait quand-même faire économie de certains titres...
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0 #9 Gandhi 01-12-2015 00:20

Citation en provenance du commentaire précédent de Guilavogui:
D’accord avec vous Soumah. J’aurais préféré lire une personne qui a beaucoup plus d’expériences en la matière ou un constitutionaliste se prononcer en long et en large sur les implications juridiques,

Quand bien même il serait éboueur, cela lui dénie t-il le droit de s'exprimer ? cela lui dénie t-il le fait d'avoir éventuellement raison ?
S'il faut que les Guinéens montrent patte blanche pour s'exprimer, AUCUN n'y réussira.
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+3 #8 Gandhi 01-12-2015 00:15

Citation en provenance du commentaire précédent de shams deen:
Ce que je sais ,Mohamed CAMARA a horreur du débat contradictoire surtout avec KABA. Toutes les radios privées de bonnes peuvent témoigner sans fard . Il a prétexter d’être indisponible a plusieurs radios lorsqu'il doit faire face a KABA.

Revoilà le tordu qui parle de NOUS et de EUX et qui oublie qu'AC a refusé un débat contradictoire entre les 2 tours de l'élection de 2010. En 2015, pas de deuxième tour, comme ça pas de débat. Qui se moque de qui ?
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+8 #7 Guilavogui 30-11-2015 23:23

D’accord avec vous Soumah. ʺJuriste-enseignant-chercheur, professeur-juriste-président-commandant-en-chef ʺ, nos compatriotes avec leurs titres ronflants pourraient mettre en déroute les plus aguerris des PhDs de Berkeley ou Princeton, lol, détient-il un doctorat en droit ou formation post-maîtrise? Formation qui pourrait lui conférer le grade d’enseignant chercheur ? Il faut être habilité à diriger des recherches pour obtenir le titre d’enseignant chercheur, ce qui sous-entend une formation postuniversitaire équivalente au minimum au doctorat ou peut-être une agrégation. A la limite il pourrait être moniteur d'initiation à l'enseignement supérieur, s’il est doctorant, ça c’était la parenthèse sur les titres ronflants. AC a décalé son investiture de sa prestation de serment, c’est une première, dont les implications financières sont plus graves puisque privant le contribuable de ressources financières qui auraient pu être productives si elles étaient orientées ailleurs. Les implications juridiques ? I dont see any, puisque notre constitution est vague sur la question. J’aurais préféré lire une personne qui a beaucoup plus d’expériences en la matière ou un constitutionaliste se prononcer en long et en large sur les implications juridiques, if any, de ce décalage en lieu et place des hypothèses d’un maitrisard. Il faut éviter de donner blanc-seing à tous ceux qui critiquent les actions du sorbonnard, don’t always take people statements at face value. As it has been proven in our country, some individuals wouldn’t hesitate to mislead in attempts to inflate their status or get undue notoriety.
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-2 #6 shams deen 30-11-2015 22:39

[quote name="Soumah"]Ce monsieur est un vrai confusionniste. je l'ai écouté sur plusieurs radios privées. C'est des gens qui cherchent à se faire remarquer pour éventuellement tirer profit. c'est dommage. Le juriste Kaba a du reste démontré qu'il n'y avait aucune violation pour la prestation et l'installation à des jours différents. Il faut que la justice sévisse contre ces genres d'individus confusionnistes.[/quo}
Soumah
Attention ,ici les détracteurs de l'autre sont chez eux .
Ce que je sais ,Mohamed CAMARA a horreur du débat contradictoire surtout avec KABA.
Toutes les radios privées de bonnes peuvent témoigner sans fard .
Il a prétexter d’être indisponible a plusieurs radios lorsqu'il doit faire face a KABA.
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+1 #5 Gandhi 30-11-2015 22:12

Citation en provenance du commentaire précédent de Soumah:
Ce monsieur est un vrai confusionniste.

Le sieur Kaba dit n'importe quoi. D'ailleurs il s'est fendu d'un deuxième article pour préciser (corriger en fait) ses premières déclarations. Si vous ne comprenez rien, lisez mon commentaire ci-dessous et faites des critiques éventuellement, mais ne venez pas vous ridiculiser ici par des jugements de valeur infondés.
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-1 #4 Soumah 30-11-2015 17:49

Ce monsieur est un vrai confusionniste. je l'ai écouté sur plusieurs radios privées. C'est des gens qui cherchent à se faire remarquer pour éventuellement tirer profit. c'est dommage. Le juriste Kaba a du reste démontré qu'il n'y avait aucune violation pour la prestation et l'installation à des jours différents. Il faut que la justice sévisse contre ces genres d'individus confusionnistes.
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+6 #3 amadudialamba 30-11-2015 04:59

Pour éviter un pillage systématique des maigres matériaux (Mobiliers et immobiliers), un amendement urgent doit être proposé, bien évidement si la procédure le permet. Car je me souviens, une fois un Ministre sortant de notre département a profiter d'un court vide (le délai mis pour la passation de service entre sortant et entrant) pour racler tout avant de quitter son cabinet (appareils bureautique, ramettes de papiers, deux citernes de carburant et même les moquettes étalées). Imaginez donc d’ici la rentrée effective en fonction du maitre des lieux, ce qui arrivera aux maigres ressources dans ces départements abandonnés aux mains des nombreux potentiels Ministres sortants. Sans oublier les autres services décentralisés. Contrairement à la regrettable réalité de la Guinée, aux Etats-Unis la loi est de rigueur. Donc même avec un intervalle de plus d’un ans, pas de crainte pour les biens publics. Ce n’est aussi pas un seul homme fort, à mains de fer qui dirige, c’est un système robuste et inviolable.
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+4 #2 Gandhi 28-11-2015 21:57

Comme je l'ai dit précédemment sous un autre texte, aux USA, « l'inauguration day » cumule la prestation de serment et l'investiture présidentielle, qui a toujours lieu le 20 ou 21 Janvier (en Guinée on ne respecte ni les dates, ni la Constitution). Il n'y a pas de prestation de serment prévue par la Constitution (c'est seulement une tradition aux USA).
L'article 35 indique que le PRG est installé dans ses fonctions après avoir prêté serment devant la Cour Constitutionnelle), mais on ne sait pas où il prête serment (ce fut un scandale que la CC normalement indépendante, se déplace au Palais), qui administre le serment (devant ne signifie pas que le Pdt de la CC officie), ce qui se passe si les mots sont erronés (un PRG qui ne voudrait pas jurer car la Guinée est un pays laïc), ce qui arrive si le mandat du président se termine avant que le président élu ne prête serment (voir Mohamed Camara), si des mots peuvent être ajoutés ou modifiés au serment, si un discours est requis ainsi que de nombreux autres points potentiellement litigieux.
En Guinée, la Constitution ne précise pas comment doit se dérouler la procédure d’entrée en fonction du PRG. Au-delà du serment, la Constitution est silencieuse, ne précisant pas quand le PRG élu doit prendre ses fonctions, l'article 34 alinéa 1 précisant seulement qu'il entre en fonction le jour de l'expiration du mandat de son prédécesseur – sauf exception de l'alinéa 9 dudit article. Le 20ème amendement à la Constitution américaine stipule à quel moment l’investiture doit avoir lieu, puisqu'elle fixe le début du mandat présidentiel à midi le 20 Janvier, car jusque-là, un président élu en Novembre ne prenait ses fonctions que le 4 Mars.
Pourquoi en Guinée ne fixe t-on pas des dates impératives plutôt que de les laisser à l'appréciation d'aventuriers ?
Dans ce cas de figure et contrairement à ce que nous raconte le dénommé Kaba, prof guinéen de droit guinéen, AC est tellement habitué à violer des textes (et il fait des émules), qu'il serait malvenu de lui reprocher de ne devenir que mégalo, en voulant simplement se faire plaisir... dans le silence des textes.
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+7 #1 amadudialamba 28-11-2015 01:22

Le détachement inutile du serment de l’installation du ‘’démographiquement’’ élu est professionnellement ou techniquement bien expliqué ici. On sent de l'intellect dans l'éclaircissement. Mais en même temps l’explication reflète un peu l’éternelle confusion que nous avons toujours vécue dans ce pays. C’est comme quelqu’un qui nous dit, je connais bien le médicament efficace et le voici, mais s’ils refusent de l’appliquer sur la plaie du patient c’est leur problème. Je ne suis pas professionnel du droit, mais je sais que pour être un bon magistrat de la République, il faut oser appliquer strictement la loi. Rien que la loi ! Qu’adviennent les conséquences. Surtout lorsqu’il existe des articles clairs sur le point de dispute qui me protègent. Mais dès qu’on mélange la bonne pratique avec le jonglage quotidien pour ne pas heurter le régime en place, on fausse totalement la route. Selon l’explication même de ces professionnels, la Cour constitutionnelle est en pleine violation de la loi. Quel remède pour l’avenir ? La déclarer incompétente ou la laisser tranquille dans sa mauvaise pratique ? En Guinée, le laxisme a pris le dessus sur son contraire. Les agents en charge des systèmes ferment souvent les yeux sur plusieurs flagrants délits des commis de l’Etat. Pour rappeler un fait inédit parmi plusieurs autres, nous avons tous été témoins du désistement de la Cour Suprême. Notamment lorsqu’elle se déclara incompétente sur un contentieux électoral devant tout le peuple de Guinée. Les mêmes éléments de cette Cour continuent d’exercer, sans se faire rappeler a l’ordre par qui que ce soit. C’est sont de tels précédents qui encouragent des nouvelles défiances. En ce qui concerne la campagne présidentielle de cette année, elle a créé aussi un précédent qui sera difficile à effacer. Puisque le camp de la mouvance a débuté sa campagne presque six mois avant la campagne officiellement légale. Donc là aussi parler de décret rectificatif pour un seul jour me paraît même inutile. Sauf si ce décret se penchera sur tous les aspects de la campagne électorale, notamment l’interdiction du lancement de la campagne avant la date officielle, ainsi que l’utilisation de moyens de l’Etat et je passe. En ma qualité de profane en la matière, je peux conclure ainsi qu’il suit : Normalement un communiqué d’une juridiction aussi importante que la Cour Constitutionnelle doit toujours faire référence aux dispositions de la constitution. Elle doit se distinguer des organes du parti au pouvoir qui eux ne lancent que des communiqués propagandistes.
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