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« En politique lorsqu’on échoue, il faut avoir la hauteur d’esprit de se demander quelle sanction… », dixit Bah Oury
Benn Pepito Vendredi, 23 Octobre 2015 00:01
Didon ! Ce Bah Oury, vice-président de l’UFDG, n’a pas son deux dans le landerneau politique guinéen. Dès qu’on lui tend un dictaphone, il feint d’oublier qu’on est dans la Guinée de Goby Condé pour user de sa liberté de parole et dire ses vérités qui coïncident parfois à certaines de vos vérités. Hier soir, on le rencontre au jardin du Luxembourg à Paris, on se risque à le titiller sur une banale question. Et hop ! Bah Guérrémassoye se met à répondre à toutes vos questions…
Benn Pepito : Le jeudi 9 octobre dernier, sur France 24, on vous a vu et entendu soutenir l’importance du processus politique en Guinée. Et en prenant à rebours beaucoup d’analystes politiques, vous avez appelé les Guinéens à aller voter et à protéger leur vote à cette présidentielle du 11 octobre. Pourquoi ce subit revirement politique de votre part ?
Bah Oury : Il n’y a pas eu de revirement. C’est une continuité. Avant l’organisation effective des ces élections, j’avais demandé à ce que la population reprenne son destin notamment sa souveraineté entre ses mains pour exiger le changement parce que tout était ficelé pour que les élections ne soient pas du tout l’expression du suffrage de la grande majorité de nos compatriotes. J’avais dit que l’exemple du Burkina était un bel exemple duquel les Guinéens devraient s’inspirer. Comme la réalité nous le montre, les élections étaient proches et donc demander à la population de s’abstenir c’est déjà dans une certaine mesure faire reculer le processus de l’implication des citoyens dans l’exercice de leur propre souveraineté. Quelle que soit la manière dont ces élections sont organisées, il faut que pour la pédagogie, pour l’expérience que les Guinéens montrent qu’ils tiennent à exprimer leur droit de citoyen, qu’ils tiennent à voter et qu’ils n’entendent pas qu’on leur usurpe ce droit. Et je pense que de ce point de vue c’est quelque chose de très important qu’il faut retenir. La grande majorité de nos compatriotes ont exprimé, ont voulu exprimer leur droit à la citoyenneté c’est-à -dire au droit de vote. C’est la CENI qui par incompétence, par volonté délibérée de saboter le processus électoral n’a pas permis aux gens, à certaines populations ou à certaines régions de jouir de ce droit de vote. Mais tous les commentateurs, tous les observateurs internationaux ont salué la propension de la grande majorité des Guinéens à aller voter malgré un contexte organisationnel qui était désastreux.
On parle de mascarade. Et dans cette mascarade électorale qui effiloche ainsi l’opposition, ce sont surtout les propos intimidants, menaçants, insultants, des ambassadeurs des Etats-Unis et de la France, du représentant de l’Union européenne et du procureur de la CPI contre les candidats opposants qui choquent.
Lorsqu’on voit l’instant où celle-ci se fait, on oublie beaucoup d’aspects qui ont amené la communauté internationale à douter de la crédibilité et du sérieux des candidats de l’opposition. Je m’explique. Le 23 mars 2015, à Paris, El hadji Cellou, Sidya Touré et Lansana Kouyaté avaient signé une déclaration, dite la déclaration de Paris, qui indiquait explicitement que M. Alpha Condé a perdu toute légitimité de prétendre continuer à gouverner la Guinée. Et son maintien au pouvoir est une menace à la stabilité et à l’unité du pays. Avec des arguments bien étayés qui justifiaient cette position. De retour à Conakry en avril 2015, suite à cette importante déclaration, des manifestations ont été organisées. Et le 14 avril on avait dénombré 6 morts parmi les manifestants réprimés. Et la population de Conakry majoritairement avait suivi ce mot d’ordre qui apparaissait pour beaucoup de nos compatriotes comme une demande de changement de gouvernance ici et maintenant. Le lendemain ou surlendemain 15 ou 16 avril, le ton avait changé du côté des dirigeants de l’opposition. Qui disaient que maintenant on manifeste pour exiger que les élections communales interviennent avant les élections présidentielles. Et le double discours dissonant par rapport au texte initial avait fait douter nos compatriotes de la volonté réelle d’impulser un processus de changement. Et la communauté internationale a vu à travers ces va-et-vient, un certain manque de cohérence et qui a contribué à décrédibiliser les revendications de l’opposition. Et ça faisait les affaires politiques de M. Alpha Condé. Donc si aujourd’hui, ces ambassadeurs se comportent ainsi parce que, peut-être, il y a eu des manquements, une certaine inconstance dans la chose politique qui fait que ceux-là puissent se permettre de manquer de respect à des dirigeants politiques de grande envergure. Puisqu’ils sont représentants d’une fraction importante de la communauté nationale guinéenne et que ces diplomates leur manquent de respect. Cela veut dire que c’est eux-mêmes qui ont prêté le flanc jusqu’à ce qu’on en arrive là . Lorsque les gens disent que c’est la communauté internationale qui n’aime pas l’opposition. Je dis, non. La communauté internationale a des critères d’évaluation de la situation du pays. Leur objectif premier : c’est la recherche de la stabilité. Les va et vient et le manque de cohérence des discours de l’opposition ont facilité la rupture entre cette communauté internationale et les dirigeant de l’opposition. Qui est fautif ? Est-ce que c’est la communauté internationale qui est fautive ? Ou est-ce que les fautifs ce sont les dirigeants de l’opposition eux-mêmes qui ont manqué de respectabilité par rapport à leur position initiale pour imposer un respect de leur choix à cette communauté internationale ?
Et pourtant pour certains commentateurs, cette communauté internationale cherche plutôt à préserver les intérêts des multinationales et de la mafia internationale.
C’est trop dire ! Le crédo de la communauté internationale c’est la stabilité. Cela ne veut pas dire que c’est la communauté internationale qui va se battre à la place des Guinéens pour qu’il y ait justice, pour qu’il y ait démocratie. Peu lui importe. Ce qui lui importe, c’est la stabilité. Parmi les prétendants à la présidence guinéenne, lequel ou laquelle est le mieux en mesure d’assumer cette stabilité ? Et dans le contexte actuel, il y a une prime d’emblée qui est accordée à celui qui est déjà effectivement au pouvoir par rapport à d’autres qui essayent de conquérir ce pouvoir. Les errements de nos dirigeants de l’opposition, avec des accords politiques qui ne sont pas respectés, ont fait qu’ils se sont disqualifiés aux yeux d’une certaine partie de la communauté internationale. Donc les intérêts mafieux comme on dit c’est secondaire. Si c’est l’opposition qui était en mesure d’incarner une possibilité de stabilisation du pays dans le contexte actuel, il va de soi, je suis certain, que cette communauté internationale allait la soutenir comme elle a soutenu dans d’autres pays les forces de l’opposition pour qu’elles aillent pour le changement.
M. Kassory Fofana gage que l’opposition aura du mal à se réveiller de leur hyper KO qui la met hors combat et hors compétition…
Il y a deux choses qu’il faut distinguer : il y a les candidats d’un côté, il y a l’opposition de l’autre. C’est vrai que les candidats auront à expliquer leur choix, la stratégie qu’ils ont adoptée pour accepter d’accompagner un processus politique qui les avait déjà dans une large mesure marginalisés. Donc de ce point de vue M. Kassory Fofana peut avoir raison. Et M. Kassory Fofana n’a pas raison. Parce que la volonté de changement exprimée par la population guinéenne par l’engouement pour aller participer à ces élections d’une part et de l’autre côté la manière visible de désorganisation et de fraudes qui a été constatée par-ci par-là par la grande majorité des citoyens, devraient ramener même la partie entre guillemets « gagnante » de ces élections à faire preuve de modestie et d’humilité. Parce qu’en fin de compte ils n’ont pas prouvé qu’ils avaient réellement été choisis par la grande majorité de nos compatriotes.
Croyez-vous, avec le recul, que l’opposition se devait de participer à cette présidentielle du 11 octobre 2015 ?
Moi, j’ai toujours dit qu’aller à ces élections dans les conditions actuelles ce serait contribuer à accompagner M. Alpha Condé au pouvoir pour un second mandat. Que ce soit par le biais de candidats multiples ou par le biais d’une candidature unique de l’opposition. La preuve est donnée que si c’était dans le cadre d’une candidature de l’opposition avec le score qu’on a constaté des uns et des autres, l’opposition n’aurait pas eu la majorité et M. Alpha Condé aurait pu comme à l’heure actuelle se donner 58% du corps électoral et l’emporter dès le premier tour. C’est pour cela que je leur avais dit que quelle que soit la forme selon laquelle on allait procéder, le processus électoral est tellement ficelé d’avance qu’un second mandat dans ce contexte est dores et déjà acquis à M. Alpha Condé dès le premier tour. Ils n’ont pas voulu entendre raison. Ils ont persisté. Et en fin de compte comme tout le monde a dit : « on va aux élections… », moi aussi j’ai dit à la population de ne pas abdiquer devant son droit souverain, d’aller voter. Aujourd’hui le résultat est là . Et maintenant ces candidats, leaders politiques, doivent avoir l’honnêteté morale, l’honnêteté politique de reconnaître qu’ils ont eu tort, de reconnaître qu’ils ont eu une stratégie qui a mis le processus politique guinéen dans l’impasse et différé les aspirations au changement à je ne sais quand. Donc ils ont une responsabilité morale, une responsabilité politique vis-à -vis de leurs militants et de la nation guinéenne entière. Et cela ne doit pas être masqué sous prétexte que c’est la communauté internationale qui a imposé le candidat Alpha Condé ou autre chose. Ils ont fait des choix politiques, ils ont eu des stratégies qui ont conforté la stratégie politique de M. Alpha Condé. Et de ce point de vue ils ont des comptes à rendre à leurs partis et à leurs militants.
Il y a quand même quelque chose d’intrigant : c’est la puissance de manipulation et de fabulation de l’usufruitier de cette autre présidentielle à cornaquer RFI, l’Union européenne, les ambassadeurs de France et des Etats-Unis, le procureur de la CPI. Ça intrigue, non ?
Je pense qu’il y a un manque de respect par rapport aux principes démocratiques de manière générale. Il y a une atteinte dans une certaine mesure à la souveraineté du peuple guinéen. Je trouve qu’ils ont outrepassé les limites. Le procureur de la CPI devrait avoir une attitude impartiale et neutre. La CPI aurait eu plus de crédibilité si, après les violences constatées et enregistrées par le passé, elle s’était soulevée pour les dénoncer mais ça n’a jamais été le cas. Donc la position de la CPI aujourd’hui : elle est affaiblie. Moralement, elle est affaiblie. Comme ça a été le cas de la position à un moment donné de la nouvelle secrétaire générale de la Francophonie. Lorsque Mme Michaëlle Jean était passée à Conakry, elle avait discrédité l’institution Francophonie. Parce qu’il y avait un parti-pris flagrant en faveur des thèses défendues par le pouvoir en place.
Est-ce que ça ne prouve pas en partie la puissance de manipulation et de fabulation du pouvoir d’Alpha Condé ?
Non ! Moi, je ne veux pas rejeter la faute sur d’autres. Je veux voir d’abord si quelque chose n’a pas fonctionné comme je le souhaite, j’essaie de comprendre si les facteurs internes qui ont permis à ce que cela soit doivent être privilégiés au détriment des facteurs externes. Les facteurs internes, c’est quoi ? Est-ce que les leaders de l’opposition ont fait le travail qu’il fallait faire pour sensibiliser l’opinion internationale sur la gouvernance globale de M. Alpha Condé, sur les violences des droits de l’homme, sur une certaine mauvaise gouvernance économique. Est-ce qu’ils ont pris le soin de faire en sorte que la volonté de changement du peuple de Guinée soit perçue de la manière la plus objective pour tous les acteurs internationaux ? J’ai des doutes à ce niveau là . La plupart du temps chacun cherche à défendre son égo au détriment de l’autre qui est aussi dans l’opposition. Et cela a discrédité dans une large mesure l’opposition. MM. Sidya Touré et El hadj Cellou Dalein Diallo, au lieu de converger dans la même attitude, au lieu de se donner la main avec les autres par rapport à la mise en lumière des méfaits de la politique économique, de la politique sociale, de la politique des droits de l’homme de M. Alpha Condé, ont passé le temps à se dire : « Pourquoi pas moi ? Pourquoi l’autre ? » Ça a donné le champ libre à M. Alpha Condé de se présenter comme le garant de la stabilité de la Guinée. Et ça ce sont des choses qui comptent dans le cadre des critères de cette communauté internationale. C’est pour vous dire qu’il faut qu’on soit très que lorsqu’on subit un échec, il ne faut pas dire que c’est la faute de l’autre mais d’abord est-ce qu’à mon propre niveau je n’ai pas commis des fautes qui ont fait que ceci a pu être. Si on privilégiait cette approche ça nous permet de faire un diagnostic sérieux, constructif pour que par la suite on puisse corriger, tirer les leçons et aller de l’avant. Mais la fuite en avant qui consiste à dire : « Moi, j’ai fait ce que je pouvais, je suis très bien comme ça, c’est les autres qui n’ont pas voulu de moi…», je pense que c’est une attitude facile qui ne correspond pas à la réalité et qui ne montre pas un niveau de responsabilité par rapport aux enjeux et au désarroi de nos populations.
Les ragots disent qu’il cherche aussi à vous cornaquer par le truchement de Chantal Colle qui aurait réussi à défroquer et à basculer l’homme d’affaires Amadou Oury Diallo dit Sadakaadji dans le camp du régime en place. Est-ce que Chantal Colle vous a contacté avant ou après cette présidentielle controversée du 11 octobre ?
Bon ! De la même manière que j’ai discuté avec Benn Pepito sur les affaires guinéennes. Parce que c’est une personne avisée qui s’intéresse à son pays. De la même manière, de temps en temps, j’échange des coups de fils avec Chantal Colle qui est une personne très active, très dynamique, grande amie de Elhadj Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, et avec qui j’échange. J’échange avec Tibou Kamara, avec d’autres aussi. Cela veut dire que j’échange avec les personnes qui estiment qu’il y a au niveau de Bah Oury des aspects sur lesquels elles peuvent fonder soit des approches complémentaires ou exprimer des différences. C’est tout à fait normal. Bien ! Maintenant, je n’ai jamais eu une discussion allant dans le sens de me faire cornaquer par qui que ce soit. Bah Oury est un esprit libre qui fonctionne selon des critères objectifs et qui dit ce qu’il pense. Et de ce point de vue je dois vous dire qu’il y en a certains qui ont lancé des pavés pour faire croire que Bah Oury serait en train de négocier secrètement avec M. Alpha Condé par le biais de Chantal Colle. Je dis que ce n’est pas le cas. Si j’ai à négocier avec M. Alpha Condé ce serait dans le sens de l’intérêt de la Guinée, de l’intérêt de l’UFDG, et d’une approche qui prendrait en compte des questions d’éthique que je défends. Pour le moment ce n’est pas le cas. Demain ça peut être le cas. Parce que je considère qu’il est de ma responsabilité de me battre pour que les détenus soient libérés. Il est de ma responsabilité pour voir mon pays évoluer dans une dynamique de décrispation politique pour qu’on puisse actualiser nos maigres ressources dans le sens du développement de ce pays, de la concorde nationale, et puis aussi du renforcement des idéaux démocratiques qui nous animent depuis très longtemps. Ce n’est pas de gaieté de cœur que je vois des enfants guinéens quitter la Guinée, aller mourir à Lampedusa, devenir des réfugiés. Je veux que mon pays soit un pays qui compte. Et aujourd’hui M. Alpha Condé est en situation de responsabilité, je ne peux ignorer ce fait. Donc il est l’interlocuteur privilégié pour faire en sorte que la Guinée puisse avancer. Si je veux discuter avec qui que ce soit, je ne vais pas jeter une possibilité de discussion avec le premier responsable du pays sur le sort de mon propre pays. Mais pour le moment, je n’ai pas de contact ni de près ni de loin ni avec des émissaires de M. Alpha Condé. Rien de tout cela. C’est de l’affabulation que certains fabriquents, comme d’habitude pour me nuire. Ils pensent ternir mon image auprès des militants mais je pense que c’est peine perdue.
Quelle est votre vision du devenir de l’UFDG ? En fait, on vous accuse de vouloir jouer le jeu du pouvoir qui vise à diviser les militants de l’UFDG pour bien trôner !
Certains le disent parce qu’ils ont peur. Mais moi, je suis exilé. Je suis une victime de la politique de M. Alpha Condé. En quoi M. Alpha Condé peut-il m’utiliser contre mon propre parti ? Ce n’est pas possible. Maintenant je sais qu’un éventuel retour de Bah Oury inquiète certains en Guinée et dans mon propre camp. Comment peut-on comprendre que des responsables et des militants de l’UFDG soient incarcérés, que le numéro 2 du parti soit en exil et que la direction du parti n’ait pas pu faire quelque chose pour prendre en compte cette situation dans le cadre des négociations qu’ils ont eues avec le pouvoir pendant cinq ans ? Il y a quelque chose qui est aberrant. Ceci explique cela.
Etes-vous intéressé à être le candidat de l’UFDG à l’élection présidentielle de 2020 ?
Je n’exclus aucune hypothèse. Je suis un homme politique. Je veux faire en sorte que le projet politique que je défends et que j’ai toujours défendu soit demain au pouvoir. Et dans le contexte actuel, il n’y a pas de raison que je ne puisse pas penser que demain je puisse être porteur de ce projet pour l’intérêt de la Guinée et l’intérêt de l’UFDG.
Si aujourd’hui Alpha Condé accède à toutes vos doléances politiques et vous tend la main pour aller travailler avec lui, accepterez-vous en tant que numéro 2 de l’UFDG ?
La question n’est pas précise. Parce que moi ce que je demande : je souhaite être dans mon pays. Et comme d’autres qui sont exilés ou qui sont emprisonnés, êtres libres et jouir de nos droits civiques en toute sécurité pour assumer les responsabilités qui sont les nôtres dans le cadre de nos partis politiques, pour faire émerger et renforcer en ce qui me concerne l’UFDG dans une vision d’une opposition solide, constructive, pour faire en sorte que le projet que nous avons puisse se traduire dans les faits. Et par rapport au parti en faire une institution forte. Pas pour Bah Oury. Pas pour El hadj Cellou. Mais une institution forte pour la Guinée. Pour qu’on puisse jouir de toutes nos libertés dans un pays apaisé politiquement et où ses enfants, quelle que soit leur origine ethnique, quel que soit leur niveau de compétence, puissent travailler, apporter leur contribution. Pour que nous soyons un pays qui compte dans la région, un pays qui rattrape son retard. Je suis très intéressé à faire le mieux pendant que j’ai encore la force et la vigueur physique dans ce sens. Maintenant apporter sa contribution au pays ne veut pas dire aller travailler dans les instances avec le gouvernement en place. Dans un pays, sa stabilité suppose une combinaison harmonieuse et efficace entre le pouvoir et les contre-pouvoirs. Un pouvoir sans un contre-pouvoir solide, c’est un pouvoir qui va à la dérive le plus rapidement possible. Surtout dans un terreau de dictatures et de mal gouvernance. Et la Guinée est dans ce cadre. Les gouvernants baignent dans une ambiance, dans un terreau propice à l’émergence de la dictature, de la mauvaise gouvernance. La faiblesse est du côté du contre-pouvoir efficace et fort pour rappeler au pouvoir dans ses actions et son attitude qu’il y a des dérives et qu’il faut arrêter. Rappeler au pouvoir qu’il faut stopper et changer d’attitude. A noter la crise politique dans laquelle nous vivons, la dérive du processus électoral telle qu’elle a été constatée, cette CENI incompétente qui a saboté le suffrage des électeurs guinéens. C’est vrai que le pouvoir a sa responsabilité mais les partis politiques de l’opposition ont les leur également. Parce que pendant ces cinq ans passés ce n’est pas seulement le pouvoir qui a fait ceci. Il y a des forces de l’opposition qui ont laissé faire ou qui ont consolidé ou validé les choix faits à un moment donné par le pouvoir en place. Donc en définitive la faiblesse des contre-pouvoirs est un risque qui peut amener le pouvoir en place à aller facilement dans la catastrophe comme c’est le cas actuellement dans l’organisation de ce processus électoral. C’est valable aussi dans le cadre des autres aspects de la vie nationale. Sur le plan économique, il y a des dérives. Mais vous n’entendrez jamais les leaders politiques de l’opposition stigmatiser de manière efficace, argumentée les manquements graves à l’éthique, les choix économiques qui ne vont pas dans le sens des intérêts de notre pays à court terme ou à long terme.
Le régime autarcique d’Alpha Condé suspend « pour faute lourde » Ismaël Traoré, Yamoussa Sidibé et Fodé Tass Sylla, trois hommes liges du régime qui bossent au département de la communication. Le décret présidentiel leur reproche d’avoir saboté la couverture de la cérémonie de publication des résultats de la farce présidentielle du 11 octobre passé !
Je ne savais pas les raisons pour lesquelles ces messieurs ont été limogés. Mais j’avoue qu’en tant que citoyens guinéens, mon épouse et moi, on était devant la télévision pour regarder et écouter la publication de ces résultats. On était étonnés de n’avoir pas le son, de ne rien comprendre. On voyait des images mais il n’y avait pas de son. On a cru que c’était notre télé (rire !) qui ne fonctionnait pas. Donc c’est vous qui m’expliquez les raisons pour lesquelles ils ont été limogés. Et je pense en toute honnêteté, qu’ils auraient pu constater que le son ne passait pas. Au lieu de rester de longues minutes sans donner une explication aux téléspectateurs qui sont un peu partout à travers le monde, ils auraient pu autoriser un journaliste à faire des commentaires pour pallier à cette absence de son qui peut avoir une origine technique. S’ils n’ont pas fait ça, je constate que c’est une faute politique majeure. Il y va de l’image du pays où pour couvrir un événement aussi important, la télévision n’est pas à la hauteur alors que le monde entier est à l’écoute. Je trouve que c’est une faute majeure. Une sanction positive ou négative est un élément essentiel dans le cadre d’une société pour qu’elle progresse, pour qu’elle accepte de se remettre en cause. C’est pour cela aussi qu’en politique lorsqu’on participe à des élections une fois, deux fois et qu’on échoue, il faut avoir la hauteur d’esprit de se demander quelle sanction positive ou négative on se donne d’abord soi-même en tant que dirigeant ou en tant que simple militant, en fonction de son éthique, sans attendre que ce soit d’autres forces ou l’environnement qui nous imposent une sanction d’une manière ou d’une autre. Il faut qu’on accepte si on veut progresser lorsqu’il y a des fautes qu’elles soient sanctionnées. Et lorsqu’il y a des choses qui se font correctement qu’elles soient récompensées positivement. C’est comme ça que l’excellence peut émerger, et que les compétences peuvent être mises en avant.
Propos recueillis par
Benn Pepito
Envoyé impartial
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Commentaires
Alhousseny, personnellement je me demande ce qu’aurait pu faire CDD pour gagner cette élection face à une mafia internationale
Formation de ses militants et obtention du pouvoir, voilà les seuls objectifs d'un parti. L'UFDG ne devrait pas se lamenter, mais s'atteler à combattre les violations d'AC qui les a initiées au vu et au su de tous.
Si c'est pour faire de la figuration (il en faut dans une pièce), dans ce cas il faut rester à sa place et ne pas exiger le premier rôle.
Même le paysan de Yomou, pour peu qu'on le sollicite, pourrait trouver des solutions.
On est encore trop loin d'une cause commune en Guinée
En voyant la foule immense qui etait venu ecouter CDD, Dr Fode Oussou a dit a la foule qu'AC devait appeler CDD pour reconnaitre la victoire de l'UFDG. Il l'a surement dit sur le ton de la boutade, mais ca traduisait une deconnection totale de la realite electorale.
Alhousseny, personnellement je me demande ce qu’aurait pu faire CDD pour gagner cette élection face à une mafia internationale : la commission électorale non indépendante (CENI), l’administration, les tueurs autorisés de FDS, les gens qui se font appeler communauté internationale y compris la femme qui se dit procureur de la CPI qui sort de son rôle pour brandir une menace (Dieu merci le prof Salifou Sylla l’a remise à se place !)… Croyez-le ou pas aucune réforme interne ne peut venir à bout de cette mafia. D’ailleurs Bah Oury s’y prend de la manière qui apportera de l’eau à leur moulin. Quelque part, je le comprends, l’exile c’est dur et tous les moyens sont bons pour pouvoir rentrer. Moi ce que je reproche à l’UFDG et qui leur a d’ailleurs porté le coup fatal, à mon avis, c’est : 1) d’avoir accepté que Bakari Fofana remplace Lonceny Camara (un militant du RPG contre un autre) et que personne ne comprenne que c’était exactement bonnet blanc et blanc bonnet. Hadja Biya s’en réjouissait même, et un site Guinéen, à l’occasion, titrait quelque chose du genre « le loup remplace l’hyène et l’agneau danse ». U ami qui a travaillé avec ce Bakary à IFES m’avait prévenu que AC = Bakary Fofana. Pourquoi l’opposition n’avait pas brandit la loi pour récuser cet autre encore ? Je l’ignore. Pourtant aucun membre du gouvernement de transition ne devrait occuper cette position. 2) d’avoir accepté Waymak qui avait été rejeté et cause de plusieurs morts et des milliards de dégâts. Croyez-le aussi ou pas, si les règles du jeu étaient respectées, la loi respectée, AC n’avait aucune chance d’être président en Guinée, il le sait parfaitement bien. Au temps de Lansana Conté c’était pareil, il n’y avait aucune chance à l’alternance et il en sera ainsi encore. D’ailleurs, AC, dans une vidéo sur Yutube, justifiait par-là la nécessité des luttes armées.
Notre pays en crise d’hommes honnêtes, il n’y a même pas de société civile, tout le monde est adeptes du mensonge, personne ne défend la vérité. J’étais content de votre exemple sur le Burkina. La société civile a déjà commencé à mettre en garde tout candidat qui sait qu’il n’a même un programme, il leur trouverait sur son chemin.
Je voudrai aussi vous encourager à suivre ce lien pour écouter CDD : http://guineematin.com/actualites/politique/les-jeunes-de-laxe-demande-a-cellou-dalein-de-ne-jamais-accepter-les-resultats-video/
Je n'impute pas a Dr Fode Oussou l'echec a la presidentielle. S'il faut trouver les responsables de cet echec a l'UFDG, CDD serait le premier sur cette liste. Et vous avez raison, la loyaute de Dr Fode Oussou envers CDD est a saluer. C'est si rare de nos jours.
D'ailleurs je ne reproche pas a l'UFDG le resultat du scrutin en tant que tel. C'etait ineluctable au regard des conditions de cette election. Ce que je reproche a l'UFDG, c'est d'avoir accepter d'y aller. Et la c'est tout le processus de prise de decision a l'UFDG qui est en cause, en tout premier lieu ceux qui participent a la formation des decisions de CDD. Et la j'ai cite Dr Fode Oussou parce qu'il etait le directeur de campagne et surtout en raison d'un episode desesperant de naivete lors de l'etape de Macenta. En voyant la foule immense qui etait venu ecouter CDD, Dr Fode Oussou a dit a la foule qu'AC devait appeler CDD pour reconnaitre la victoire de l'UFDG. Il l'a surement dit sur le ton de la boutade, mais ca traduisait une deconnection totale de la realite electorale. Aussi longtemps qu'ils croiront a l'UFDG que la possibilite de la victoire se mesure a la taille des foules qui sortent acclamer CDD, ils verront leurs victoires leur echapper. A quoi servaient ces carnavals populaires en sachant que le fichier electoral etait corrompu, que les cartes d'electeurs n'etaient correctement distribuees qu'en Haute Guinee, que la CENI etait une instance du RPG, etc ? Je n'ai cite que Dr Fode Oussou parce que c'est le seul que je connais, mais je fais reference a tous ceux qui entourent CDD. L'UFDG est une enorme machine electorale. A mon sens, la reforme necessaire n'a pas besoin d'aller au-dela de ce petit entourage. Le reste du parti est mobilise et fait tres bien ce qu'il doit faire. Si Bah Oury souhaite sincerement aider a cette reforme et ne cherche pas seulement a engager une petite guerre des chefs a son profit, nous saluons son effort et lui recommendons seulement d'attendre un meilleur moment pour engager ce projet. Faire imploser l'UFDG ne servira qu'a ses adversaires.
Cher Abdoul, je profite de cet echange pour vous remercier pour vos bons mots a mon egard. Ca me touche beaucoup. Au plaisir de vous lire.
il faut que CDD s'entoure de gens plus rationnels et pragmatiques que cet ahuri de Dr Fode Oussou qui semble parfois ne pas vivre dans la realite.
La premiere qu'un de vos commentaires me decois ! Si Fodé Oussou n'appporte pas à CDD, il n'est pour rien de la defaite. Comment pouvez-vous dire cela d'homme qui est resté fidele et qui croit vraiment en CDD ? Pourtant, il aurait pu faire l'opportuniste comme les Sadakaadji Diallo, Badiko, Bella Saliou qui ont prefere la mangeoire, c'est tres facile pour AC d'accepter quelqu'un qui claque la porte a CDD meme cette personne ne va lui apporter.
Vision Guinee
Bah Ousmane : ‘’la communauté peule ne m’a pas reconnu comme un digne fils du Fouta’’
in Politique 12 juillet 2015
On ne saura vous dire quelles sont les raisons qui poussent Bah Ousmane à lever un coin de voile sur la transition guinéenne. Ce qui est sûr, l’ancien ministre des Travaux publics éprouvait samedi de parler à ses militants.
Bah-Ousmane-UPRSelon le président de l’Union pour le progrès et le renouveau (UPR), l’ancien patron de la junte militaire et dirigeant autoproclamé de la Guinée avait souhaité le nommer au poste de Premier ministre. Une offre que Bah Ousmane dit avoir décliné pour briguer la magistrature suprême.
‘’Il y a certaines personnes qui ont dit que moi Bah Ousmane j’ai demandé qu’on me nomme Premier ministre au temps de Dadis pour lui permettre d’aller au Fouta. Or il m’a fait cette proposition deux semaines avant d’aller au Fouta’’, indique le ministre conseiller à la présidence près de six ans après les faits.
Si Dadis a pris l’initiative en septembre 2009 de se rendre en Moyenne Guinée, affirme le président de l’UPR, c’est parce qu’à un moment donné, ‘’la communauté peule s’est rendue très massivement chez lui pour lui demander de s’y rendre. Donc il a reçu une invitation d’aller au Fouta’’. Et de poursuivre : ‘’Lorsque Dadis s’est rendu à Pita, à un moment de son discours, il m’a tiré la main et m’a montré à tout le monde. Il a soulevé mon bras en disant ‘le digne fils du Fouta’. Après l’étape de Pita, je ne voulais pas aller à Labé mais il me l’a demandé’’.
Au stade préfectoral de Labé, précise Bah Ousmane, ‘’quand j’ai fait mon rentré, Dadis a arrêté son discours et a demandé à ce qu’on me trouve une place. Je me suis assis à côté du général Sékouba Konaté. Toutes ces étapes prouvent à suffisance que l’UPR et le CNDD avaient de bonnes relations. Malgré tout, la communauté peule ne m’a pas reconnu comme un digne fils du Fouta, on a proposé autre à Dadis, mais il a prouvé le contraire’’.
Le ministre de l’élevage d’enfoncer le clou : ‘’A l’époque, la communauté peule a organisé une rencontre avec le président Dadis. Toutes les préfectures de la moyenne Guinée étaient représentées. On a informé tout le monde sauf l’UPR’’, déplore Thierno Ousmane Diallo. A l’en croire, ‘’l’objectif de cette rencontre était de prendre la main de notre frère d’à côté, Cellou Dalein Diallo et donner à Dadis pour dire que c’est lui le représentant du Fouta’’.
Le hic, souligne-t-il, est que ‘’la coordination ne nous a pas invités mais nous sommes partis quand même. Comme ils ont senti qu’on était informé, ils sont passés par moi pour donner l’heure à laquelle Bah Ousmane devrait se présenter. Ils voulaient que Bah Ousmane aille et que Cellou Dalein prenne sa main devant tout le monde et qu’on (les responsables de l’UPR) le suive pour que nous nous soyons à l’infinitif’’.
Cette proposition, selon le ministre de l’élevage a été récusée par l’Union pour le progrès et le renouveau. ‘’Je me suis déplacer avec certains responsables du parti. Ils ont voulu nous mettre dehors, chose qui n’était pas facile. Comme c’était impossible de nous faire sortir, ils étaient obligés de faire avec nous’’, conclut-il, tout en promettant de faire de nouvelles révélations sur la transition militaire.
Aissatou Diallo, pour VisionGuinee.Info
00224 621 82 08 53/aissatou.diallo
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Bah Ousmane se marre: «Dalein et Sidya sont des politiciens dépassés»
Par Guinee7 - 24 octobre 2015
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Le président de l’Union pour le progrès et le renouveau, Bah Ousmane était aux anges au lendemain du vote. L’homme qui était assuré de la victoire de son candidat Alpha Condé n’a pas manqué de se marrer des opposants Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, qu’il a qualifiés de « politiciens dépassés, qui n’auront jamais le pouvoir en Guinée», d’après lui.
Cette déclaration qu’il aurait faite à Pita, où il était de passage à destination de Tougué, avec Boubacar Barry, leader de l’UNR, tous engagés aux côtés du président sortant, pour sa réélection, n’est pas du tout surprenante d’un membre de la majorité présidentielle. Dans un pays où un opposant est toujours perçu comme un « ennemi » à abattre. Bah Ousmane en sait quelque chose, pour avoir été parmi les pionniers, qui se sont battus pour l’avènement d’un état démocratique en Guinée. Qu’on le veuille ou non, le président de l’UPR est une figure emblématique de ce combat, initié par les feux Bâ Mamadou, Siradiou Diallo, Alpha Sow, Yaya Kéita etc.
Maintenant qu’il est de l’autre côté de la barrière, son discours ne peut que changer. C’est aussi ça la politique. Surtout que Bah Ousmane était chargé de coordonner la campagne présidentielle en Moyenne Guinée. Ayant été investi de la confiance du président de la République, qui lui a confié cette lourde tâche. Avec les résultats diffusés par la CENI, on peut même dire que le parti au pouvoir s’en est bien sorti dans cette région, pourtant considérée comme étant le fief de Cellou Dalein Diallo de l’UFDG.
Aliou Sow, L’Indépendant
IICAxiome Genie Conseil
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Pour Bah Oury, ‘’Alpha Condé a toujours été cohérent avec toute sa stratégie’’
in Politique 23 octobre 2015 4 Comments
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Bah oury alphaLe vice-président de l’UFDG a réussi à occuper la Une des médias cette semaine. En exil forcé en France, Bah Oury n’exclut désormais pas des négociations avec le président Alpha Condé. Sur une radio locale, le numéro deux de l’UFDG a reconnu certaines qualités du locataire de Sékhoutouréyah.
‘’Il faut voir l’itinéraire d’Alpha Condé. Qu’on aime Alpha Condé ou qu’on ne l’aime pas, il a toujours été cohérent avec toute sa stratégie. Depuis le début, il a toujours été cohérent avec lui-même. Cette détermination vaille que vaille d’accéder au pouvoir, il a mis ça en œuvre et aujourd’hui il est au pouvoir’’, commente Bah Oury.
‘’En ce qui nous concerne, est-ce que nous faisons cette même rigueur, telle détermination, une telle fermeté pour défendre l’intérêt de l’UFDG et de ses militants?’’ se demande le vice-président de la principale formation politique de l’opposition.
Bah Oury relevait que le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo prenait des décisions engageant son parti sans le consulter. Toute chose que déplore le vice-président du parti. ‘’A aucun moment, il y a eu une attitude conséquente, déterminée pour dire stop, on ne peut plus accepter de voir nos militants, responsables martyrisés, tués dans le pays’’, souligne-t-il.
Il annonce que les responsables de l’UFDG devront se retrouver pour tirer les leçons de la gestion du parti. ‘’Le diagnostic se fera^, parce que nous avons besoin d’avancer, de renforcer le parti, d’incarner un espoir et un alternatif crédible pour le futur. Nous n’avons pas le droit de désespérer les guinéens. De ce point de vue, je m’y engage totalement’’, promet Bah Oury.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 666 905 416/boussouriou.bah
visionguinee.infoMais cet article n'est pas de moi Boubacar Diallo.
En fait Serge L n'a fait qu'un copier/coller du commentaire de Sanck Dialo sur Guineenews. Je ne crois pas qu'il vous attribuerait l'article de MS.
Tonton, sans même évoquer le fond, si c'est le même Moise Sidibe qui a publié cet autre article : http://guineenews.org/election-en-guinee-lopposition-a-cautionne-la-mascarade-electorale/
Alors vous mettre tout le reste à la poubelle, ça écrit pour exister.
Voici ce que j'ai pensé de son article précédent : "Donc - si je comprends l'auteur de cette "brillantissime analyse typiquement guinéenne" - si je laisse ma porte ouverte et qu'un voleur (pardon un criminel éhonté ), s'y infiltre, je ne devrais pas me plaindre ..Sacrée langue de bois ! Et toute la nation devrait donc continuer à subir des simulacres d'élections parce que monsieur l'analyste trouve qu'il n'y aurait pas à "pinailler ou ergoter pour de vétilles". Selon lui, il faut simplement s’atteler pour le 2e tour. (Tiens : comment sait il déjà qu'il y'aura un 2e tour ?)
Sait-il seulement : que si seule l'opposition paie, à court terme pour sa naïveté, c'est tout le peuple qui va subir les répercussions d'élections (qui n’en sont pas) bâclées, à moyen et long termes . Mais c'est peut-être trop cogiter pour notre analyste typique ?
Merci Barros.A l'avenir je ferai attention aux publications de ce Moise Sidibé.Son article au moment où je l'ai trouvé,il était ,tiens toi bien A LA UNE sur Guineenews(alis Bouba.com),le tout premier et peut être le plus ancien site Internet guinéen et il est réputé "sérieux".
J'avais bien remarqué les errements sur les historiques de l'UFD et autres.Mais c'est pour autre chose qu'il avait retenu mon attention.
Tant mieux si le contenu est faux!!!
Bonne soirée!
Dites moi que c'est FAUX !
…
Tonton, sans même évoquer le fond, si c'est le même Moise Sidibe qui a publié cet autre article : http://guineenews.org/election-en-guinee-lopposition-a-cautionne-la-mascarade-electorale/
Alors vous mettre tout le reste à la poubelle, ça écrit pour exister.
Voici ce que j'ai pensé de son article précédent : "Donc - si je comprends l'auteur de cette "brillantissime analyse typiquement guinéenne" - si je laisse ma porte ouverte et qu'un voleur (pardon un criminel éhonté ), s'y infiltre, je ne devrais pas me plaindre ..Sacrée langue de bois ! Et toute la nation devrait donc continuer à subir des simulacres d'élections parce que monsieur l'analyste trouve qu'il n'y aurait pas à "pinailler ou ergoter pour de vétilles". Selon lui, il faut simplement s’atteler pour le 2e tour. (Tiens : comment sait il déjà qu'il y'aura un 2e tour ?)
Sait-il seulement : que si seule l'opposition paie, à court terme pour sa naïveté, c'est tout le peuple qui va subir les répercussions d'élections (qui n’en sont pas) bâclées, à moyen et long termes . Mais c'est peut-être trop cogiter pour notre analyste typique ?
Je vous confirme que c'est faux!!!!
Lire le Commentaire de
Sanck Diallo
Vous etes eloquent, mais ne maitrisez pas les donnees hisotriques. Par example, Bah oury a quitte UFD pour fonder L'UFDG bien avaant la disparitin du Pr. Alpha Sow. Bah Mamadou a quite l' UPR non l'UNR pour aller a L' UFDG. Le PRP et L'UNR avaient disparuent au profil de la fusion qui crea UPR. Bah Ousmane n'a pas cree un parti,mais etait a L'UPR .....
Priere de faire de recherche avant de publier. Vous etes normalement une reference alors beaucoup plus d'attention.
J'attends votre reaction par rapport a ces faits connus de tous.
Merci Serge de confirmer que c'est faux.Mais cet article n'est pas de moi Boubacar Diallo.Je l'ai trouvé sur le site Guineenews.En voici le lien:
http://guineenews.org/clash-a-lufdg-bah-oury-assene-le-knock-out-a-cellou-dalein-pour-alpha-conde/
Dites moi que c'est FAUX !
Ven, 23 Oct 2015, 13:41 Posté Par Moise Sidibé La Une, Libre Opinion, News 12 Comments
Clash à l’UFDG : Bah Oury assène le knock-out à Cellou Dalein pour Alpha Condé
Après ce qui peut être qualifié de débâcle électoral, le poids lourd de l’opposition guinéenne est dans la tourmente, et c’est un euphémisme pour ne pas parler de déliquescence. Le parti du professeur Alpha Sow, l’UFD, qui ne perçait pas le plafond, a changé plus d’une fois de leader. Bah Oury avait pris l’héritage qui lui revenait de droit à la disparition du fondateur et l’avait confié à Bâ Mamadou dans le dessein d’additionner les militants de l’UNR et ceux de l’UFD pour tirer tout le Fouta, mais il y avait un autre alter égo qui est le PRP (?) de Siradiou Diallo. A la disparition de celui-ci, son parti entra dans une guerre de succession qui se soldera par un « big-bang ». Ainsi, les Bah Ousmane et Saliou Bella s’étaient les premiers envolés pour former leur propre parti. Le Fouta se trouvait ainsi morcelé et divisé politiquement comme jamais. Le rassemblement devenait de plus en plus difficile par manque de sous, les leaders des différents partis ayant usé toutes leurs économies à jouer les opposants à Lansana Conté pendant son long règne, ils étaient fauchés comme Job et Diogène. C’est ainsi que le vieux Bâ Mamadou avait cédé son droit d’aînesse « pour un plat de lentille » à Cellou Dalein Diallo, qui réussit à redresser la barre pour porter le parti au niveau qu’on lui connait.
A l’élection de 2010, malgré les dissidences au Fouta, l’UFDG arriva en tête au premier tour, mais au deuxième tour elle fut coiffée sur la ligne par un rassemblement incroyable du RPG-Arc-en-ciel, malgré le ralliement de Sidya Touré, qui était arrivé troisième mais qui avait été lâché par la majorité de son électorat.
L’attaque de la Résidence de Alpha Condé le 19 juillet 2011 provoqua la débandade au sein de l’UFDG et Bah Oury joua la fille de l’air pour se retrouver en exile.
Depuis quatre ans, il se sent abandonné par les responsables de son propre parti. Amère et révolté, il comptabilise les maladresses, gaffes et couacs et les balance à compte-goutte sur Cellou Dalein à chacune de ses réapparitions. Et comme les Machiavels d’en face ne guettaient que cette fêlure pour sauter sur l’aubaine, ils ont décidé de le ramener au bercail, ce que son parti n’a pas pu et n’a rien fait pour. Son intervention ce 23 octobre a été claire et nette. A travers les mots, Bah Oury vient d’accepter le compromis politique de redevenir ami avec Alpha Condé, et pour cela, il n’a pas eu la langue de bois pour tourner autour du pot.
Ainsi, après Badiko, après Sadakadji, après Mohamed Soumah de la NGR, après Sèkhouna Soumah, voilà Bah Oury qui décroche le véritable « coup K.O » à Cellou Dalein Diallo. L’UFDG pourra-t-elle renaître de ses cendres ?
Au-delà de cette question, peut-on dire que la politique politicienne vient de vivre ses derniers instants en Guinée ? Oui, si Alpha, qui a le secret du rabibochage, tendait la main à tous les autres candidats groggys et qui pleurnichent toujours devant la Cour constitutionnelle et qui viennent de voir ce knock-out de Bah Oury à Cellou Dalein Diallo.
Tout devient désormais facile pour faire l’Histoire. Il reste à transférer le centre administratif de Conakry à Koloma…
Je vous confirme que c'est faux!!!!
Lire le Commentaire de
Sanck Diallo
Vous etes eloquent, mais ne maitrisez pas les donnees hisotriques. Par example, Bah oury a quitte UFD pour fonder L'UFDG bien avaant la disparitin du Pr. Alpha Sow. Bah Mamadou a quite l' UPR non l'UNR pour aller a L' UFDG. Le PRP et L'UNR avaient disparuent au profil de la fusion qui crea UPR. Bah Ousmane n'a pas cree un parti,mais etait a L'UPR .....
Priere de faire de recherche avant de publier. Vous etes normalement une reference alors beaucoup plus d'attention.
J'attends votre reaction par rapport a ces faits connus de tous.
Dites moi que c'est FAUX !…
Je l'ignore, mais en Guinée il ne faut s'étonner de rien. Quant à un compromis politique éventuel, encore faudrait-il en connaître le contenu.
Ven, 23 Oct 2015, 13:41 Posté Par Moise Sidibé La Une, Libre Opinion, News 12 Comments
Clash à l’UFDG : Bah Oury assène le knock-out à Cellou Dalein pour Alpha Condé
Après ce qui peut être qualifié de débâcle électoral, le poids lourd de l’opposition guinéenne est dans la tourmente, et c’est un euphémisme pour ne pas parler de déliquescence. Le parti du professeur Alpha Sow, l’UFD, qui ne perçait pas le plafond, a changé plus d’une fois de leader. Bah Oury avait pris l’héritage qui lui revenait de droit à la disparition du fondateur et l’avait confié à Bâ Mamadou dans le dessein d’additionner les militants de l’UNR et ceux de l’UFD pour tirer tout le Fouta, mais il y avait un autre alter égo qui est le PRP (?) de Siradiou Diallo. A la disparition de celui-ci, son parti entra dans une guerre de succession qui se soldera par un « big-bang ». Ainsi, les Bah Ousmane et Saliou Bella s’étaient les premiers envolés pour former leur propre parti. Le Fouta se trouvait ainsi morcelé et divisé politiquement comme jamais. Le rassemblement devenait de plus en plus difficile par manque de sous, les leaders des différents partis ayant usé toutes leurs économies à jouer les opposants à Lansana Conté pendant son long règne, ils étaient fauchés comme Job et Diogène. C’est ainsi que le vieux Bâ Mamadou avait cédé son droit d’aînesse « pour un plat de lentille » à Cellou Dalein Diallo, qui réussit à redresser la barre pour porter le parti au niveau qu’on lui connait.
A l’élection de 2010, malgré les dissidences au Fouta, l’UFDG arriva en tête au premier tour, mais au deuxième tour elle fut coiffée sur la ligne par un rassemblement incroyable du RPG-Arc-en-ciel, malgré le ralliement de Sidya Touré, qui était arrivé troisième mais qui avait été lâché par la majorité de son électorat.
L’attaque de la Résidence de Alpha Condé le 19 juillet 2011 provoqua la débandade au sein de l’UFDG et Bah Oury joua la fille de l’air pour se retrouver en exile.
Depuis quatre ans, il se sent abandonné par les responsables de son propre parti. Amère et révolté, il comptabilise les maladresses, gaffes et couacs et les balance à compte-goutte sur Cellou Dalein à chacune de ses réapparitions. Et comme les Machiavels d’en face ne guettaient que cette fêlure pour sauter sur l’aubaine, ils ont décidé de le ramener au bercail, ce que son parti n’a pas pu et n’a rien fait pour. Son intervention ce 23 octobre a été claire et nette. A travers les mots, Bah Oury vient d’accepter le compromis politique de redevenir ami avec Alpha Condé, et pour cela, il n’a pas eu la langue de bois pour tourner autour du pot.
Ainsi, après Badiko, après Sadakadji, après Mohamed Soumah de la NGR, après Sèkhouna Soumah, voilà Bah Oury qui décroche le véritable « coup K.O » à Cellou Dalein Diallo. L’UFDG pourra-t-elle renaître de ses cendres ?
Au-delà de cette question, peut-on dire que la politique politicienne vient de vivre ses derniers instants en Guinée ? Oui, si Alpha, qui a le secret du rabibochage, tendait la main à tous les autres candidats groggys et qui pleurnichent toujours devant la Cour constitutionnelle et qui viennent de voir ce knock-out de Bah Oury à Cellou Dalein Diallo.
Tout devient désormais facile pour faire l’Histoire. Il reste à transférer le centre administratif de Conakry à Koloma…
il n’a réussi qu’à être un second couteau : à l’OGDH (avec Dr. Sow), à l’UFD (avec Professeur Ibrahima Sow) puis à l’UFDG (avec Bah Mamadou et puis Cellou).
A qui le mérite ? Ou alors est- ce lui qui ouvert la porte à ses personnes ou eux qui se sont imposé à lui ?
Citation en provenance du commentaire précédent de K. Ba:
….Tous auraient-ils tort ?
De même qu’on peut s’interroger (ou comprendre) que Fodé Soumah ( Geci), Abe Sylla ( NGR), Saliou Bella, Baadiko, Sadakaaji… (Pour ne citer que les plus connus en attendant d’autre annoncés) aient changé de cap (un peu plus). Tous auraient-ils tort ?
Par contre je suis d’accord avec vous sur le partage des responsabilités. Si c’est le fond de votre pensée. C’est tout l’exécutif qui devrait se remettre en question aujourd’hui, solidairement.
Citation en provenance du commentaire précédent de K. Ba:
Bah Oury est champion des réseaux et programmes parallèles qu’il aime contrôler.
C’est le sport national favori des écuries et particulièrement au sein de l’élite de l’UFDG, pas seulement Cellou (qui doit en savoir quelque chose maintenant) ou Bah Oury.
Citation en provenance du commentaire précédent de K. Ba:
Cette pratique est contraire à la démocratie et au débat internes dont les partis doivent se doter pour éviter d’être des marchepieds pour futurs dictateurs ou des officines de disputes individuels, comme c’est le cas actuel.
Ce n’est pourtant pas une exclusivité guinéenne. Sarkozy et François Hollande en France pourraient s’en plaindre ou revendiquer des titres dans le cadre de ce sport.
Au contraire a diversité est vitale, ce qui importe c’est d’arriver à réunir cette diversité (clans) lorsque ça compte. Comme vient de le faire Trudeau avec le Parti Libéral du Canada qui n’a pas que des clans idéologiques (Chrétien vs Martin par exemple) mais aussi géographiques (Est vs Ouest) ou culturels (francophones vs anglophones). Ce parti a connu une décennie de déchirure interne mais a fini par apprendre et se réconcilier autour du train d’union qu’incarne Trudeau. Leur victoire n’en était que plus belle. C’est cette fierté d’avoir appris de ses troubles internes et d’en avoir profité pour reconstruire depuis la base qu’a revendiqué l’une des députés nouvellement élue Melanie Joly aussi soir de leur victoire.
Citation en provenance du commentaire précédent de K. Ba:
Dans ses pratiques politiques, Bah Oury évite soigneusement les personnes qui peuvent le challenger – intellectuellement et politiquement - …..
Difficile à croire lorsqu’on sait que son propos est si accessible et disponible, qu’on pourrait au contraire lui reprocher de trop parler et d’être partout.
Il est evident que l'opposition, CDD en tete, a commis une monumentale bevue politique en allant a cette election dans ces conditions. Des consequences doivent necessairement etre tirees, ca va de soi. Mais je pense que Bah Oury s'y prend de la pire des manieres. C'est tellement trop tot pour sortir les longs couteaux. Cette précipitation a allumer le feu a l'UFDG ne peut s'expliquer que par cet opportunisme dont seuls les hommes politiques sont capables. Et a mon avis, cela ne peut que le desservir. Il apparait pour ce qu'il a peut-etre toujours ete: un individu mesquin et egocentrique. Mais on verra bien ou cette croisade va le mener. De toute facon, rien ne me surprends plus depuis que j'ai vu Sadakadji, toute honte bue, faire exactement ce qu'il reprochait a l'opposition a sa premiere sortie politique. Par ailleurs, je suis presque sur que Bah Oury n'a pas les moyens de deboulonner CDD. La seule chose qu'il arrivera a faire, c'est rendre la vie plus simple a AC en plongeant l'UFDG dans une petite guerre interne.
Quant a l'UFDG, l'erreur mortelle qu'elle pourrait commettre, c'est d'entrer meme en matiere dans cette histoire de gouvernement d'union nationale. Elle doit rester le seul parti d'opposition qu'il est et la veritable alternative a ce violent regime. Il faut reorganiser le parti et il faut que CDD s'entoure de gens plus rationnels et pragmatiques que cet ahuri de Dr Fode Oussou qui semble parfois ne pas vivre dans la realite. Le parti doit apprehender son role dans le paysage politique guineen et commencer a agir comme la premiere force politique du pays en sortant de cette approche englobante qui met sa parole au meme niveau que des particules qui n'existent que par leur sigle. Elle doit prendre ses decisions en fonction de son analyse propre de la situation et les communiquer de la maniere qui permet le plus d'impact possible. Dans les situations de crise, AC ne s'interesse qu'a l'attitude de l'UFDG qui est le seul parti capable de lui opposer de la resistence. Jusque la il a reussi a utiliser a son benefice l'approche consensuelle au sein de l'heteroclite opposition en accordant autant d'importance a de minuscules partis qu'a l'UFDG. C'est a l'UFDG de se sortir de cette situation quelque soit le prix politique a payer initialement. Au bout d'un moment les lignes apparaitront claires a tout le monde.
Quant a CDD lui-meme, on ne peut lui donner que le meme conseil qu'on lui donnait deja en 2010. Il faut qu'il montre de la poigne, de la fermete vis a vis de tous (AC, les autres partis de l'opposition, la communaute internationale, etc.). La perception de la docilite a toujours ete du pain beni aussi bien pour l'adversaire que pour le "partenaire".
Bien sur tout ceci n'engage que moi.
Je suis ''hundred'' % co-signataire de cette analyse.
["Gandhi"]
"Vous lisez de travers, c'est l'inverse qui est écrit."
C'est le texte qui est écrit à l'envers et non la lecture d'Adolf Condé selon Gohou et Nastou des Guignols d'Abidjan.Lol.
Merci, toi tu m'a bien compris!!!C'est comme cela qu'il faut répondre aux spécialistes des complots(Sekou Taré dénonçait ses complots imaginaires avant de les mettre en oeuvre).
"Vous lisez de travers, c'est l'inverse qui est écrit."
C'est le texte qui est écrit à l'envers et non la lecture d'Adolf Condé selon Gohou et Nastou des Guignols d'Abidjan.Lol.
Si aujourd’hui il se positionne en donneur de leçons, c’est en oubliant (ou pour faire oublier) son parcours politique. En premier, qu’avant qu’il ne fasse alliance avec Cellou (qui était d’un gouvernement qu’il combattait) son parti était un parti cabine-téléphonique.
Bah Oury revint de France en 1988 avec l’accord et le soutien d’amis guinéens. Il se lança dans l’activisme politique depuis. Il se chamaillera avec tout le groupe. Quand ils lui demandèrent de faire un rapport financier sur l’utilisation de leurs contributions, il répondit qu’il n’était pas comptable. L’UFD éclata. Bah Oury créa l’UFDG avec un groupe de jeunes revenus de la Cote d’Ivoire. Ses amis de France retirèrent leur soutien – avec leur confiance. En ma connaissance il n’a aucun contact avec les membres de ce groupe initial.
En 27 ans, il n’a réussi qu’à être un second couteau : à l’OGDH (avec Dr. Sow), à l’UFD (avec Professeur Ibrahima Sow) puis à l’UFDG (avec Bah Mamadou et puis Cellou). Sans nier son engagement (ou ses ambitions), un tel parcours pose question sur son aptitude au leadership. Comme il n’est pas enclin à faire son autocritique, il rejette l’échec sur ses amis et ses compagnons. Tous auraient-ils tort ? Bah Oury enrobe ses critiques de condamnations véhémentes contre le régime du RPG. Mais il est facile de faire le décryptage.
Du style de leadership de Bah Oury - pour ceux qui le connaissent- il y a beaucoup à dire. Plus à critiquer qu’à applaudir. En réponse à ses sorties devenues de plus en plus amères, il est essentiel d’approfondir le débat sur la question de création d’institutions politiques républicaines - qui sont en même d’édifier la république.
Bah Oury est champion des réseaux et programmes parallèles qu’il aime contrôler. Cette pratique est contraire à la démocratie et au débat internes dont les partis doivent se doter pour éviter d’être des marchepieds pour futurs dictateurs ou des officines de disputes individuels, comme c’est le cas actuel. Dans ses pratiques politiques, Bah Oury évite soigneusement les personnes qui peuvent le challenger – intellectuellement et politiquement - pour maintenir des réseaux de jeunes et animer des courants occultes. En brûlant les ponts avec ses anciens amis, il croit pouvoir cultiver dans les medias l’image de l’homme du renouveau et de l’alternative. Il a une prédilection à œuvrer contre la cohésion de groupe dans le but de se faire remarquer. Cette forme d’indiscipline larvée explique ses résultats de subalterne frustré.
Mais, il peut se le permettre. Il faut être un leader sans compréhension politique et sans pratique militante comme Cellou Dalein pour accepter qu’à l’intérieur d’un parti, il y ait 2 chefs et qu’un de ces chefs porte ostensiblement le badge de membre fondateur avec des critiques systématiques, sans se faire expulser. Cela est une prouve en soi du manque de l’esprit de parti dans notre société. Bah Oury symbolise au même titre que Cellou, Sidya et Alpha la personnalisation des partis. Ces grains d’autocratisme ont marqué la vie politique guinéenne et empêchent l’émergence de partis qui survivent à leurs têtes d’affiche, qui puissent canaliser les aspirations des guinéens en force de changement. L’UFDG (si c’était réellement un parti) devrait aider Bah Oury à se défaire de son nombrilisme. Le débat politique – surtout à son niveau – est d’avancer des propositions de renouvellement du parti, de son mode de fonctionnement, de l’équilibre des forces hétérogènes et des positions mobilisateurs pour lutter contre la dictature et pour l’état de droit. Si les résistances qui sont normales se font dures, il devrait prendre les militants à témoin en explicitant ses propositions. Mais se préoccuper d’être candidat à des élections alors que les leçons de celles qui viennent d’être perdues ne sont pas encore tirées, c’est à la fois triste et de mauvaise augure.
Bah Oury – tout brillant qu’il est – ne comprend pas les dynamiques diffuses de la société guinéenne, bien qu’il ait une compréhension théorique de son histoire. Du fait de n’avoir pas grandi en Guinée, il peut naviguer le milieu urbain et de la classe moyenne. Mais il aura du mal à créer une dynamique large– incluant les zones rurales, les régions où les alliances relèvent d’une alchimie complexe : parenté, entraide, vieilles alliances claniques pour le meilleur et pour le pire : concussions et corruption. Le montage des relais pour cette dynamique sociale élargie ne relève pas de la magie. Mais il ne peut se faire sur des pratiques « Trotskystes » de noyautage, d’alliances de circonstances ou d’amertume contre les gens. A force de recourir à ces méthodes, Bah Oury a fini par incarner l’infidélité, l’ingratitude et le calcul froid – inconsciemment, à un certain degré. N’étant pas fortuné pour acheter les âmes vénales du pays, l’atout moral reste son seul outil. Hélas ! Il a mal dépensé ce capital et n’a que la colère et la frustration des guinéens comme fonds de commerce pour l’exaltation de soi dans des postures de défis contre ses alliés.
Les guinéens sont fatigués de ces pseudos-leaders avec des egos démesurés et de leurs querelles intestines. Avant et pendant les élections on entendait dire qu’un corps sans tête ne peut pas marcher pour justifier l’obéissance aveugle aux candidats. Mais on va noter de plus en plus – avec les interrogations que la défaite suscite que les chefs seuls ne suffisent pas. Il faut aussi des jambes pour marcher. Les guinéens ont appris aussi que quel que soit le leader à la tête de l’opposition, sans une dynamique de l’action citoyenne, le changement ne sera qu’un changement de personne. S’il y a une leçon à tirer des élections de 2010 et de 2015 c’est celle-là . Dans la sérénité SVP.
K. Ba
Selon des sites qui lui sont proches, Alpha Condé, le sanguinaire assoiffé de sang humain, prépare un complot pour commettre un génocide contre les guinéens.Que tous les guinéens se préparent pour assurer leur défense.
https://actuconakry.com/destabilisation-du-regime-en-place-que-disent-les-cables-diplomatiques/#comment-694
Vous lisez de travers, c'est l'inverse qui est écrit.
Toujours un plaisir de vous lire. Oui, il faut a un moment donne que les sages s'expriment aussi (je parle de vous bien sur).
Je dois preciser que je ne suis pas un militant de l'UFDG au sens avoir une carte de l'UFDG et y militer activement. Mais oui je me definis comme un sympathisant de ce parti, d'ailleurs pas par opposition a d'autres formations politiques. Je crois vraiment que le pays seraient en de meilleures avec l'UFDG. Mais il faut dire qu'ils ne sont pas tres doues a l'UFDG pour la conquete du pouvoir. Ils viendront un jour au pouvoir, je le crois serieusement, mais seulement lorsqu'ils auront compris ce qu'il faut pour y parvenir.
Bien a vous, M. Doumba.
Votre dernier commentaire est intéressant à plus d'un titre.Vous parler avec le cœur en votre nom.J'ai l'impression que vous êtes l'un des rares militants de l'UFDG avec Amadudialamba à s'exprimer aussi ouvertement sur Guinéactu.Je vous en félicite.Sur la question de leadership à l'UFDG ,vous donnez votre point de vue que je respecte.Le moment venu je dirai peut être ce que j'en pense car je n'ai pas envie de verser de l'huile sur le feu.
Le débat sur le gouvernement d'union nationale que vous ouvrez est également d'actualité.Attendons de voir ce que Alpha Condé qui ne lâche rien en général va proposer en dehors des parts de gâteau pour La Forêt et la Guinée Maritime et du menu fretin pour saupoudrer.
Bonne soirée!
Quant a l'UFDG, l'erreur mortelle qu'elle pourrait commettre, c'est d'entrer meme en matiere dans cette histoire de gouvernement d'union nationale. Elle doit rester le seul parti d'opposition qu'il est et la veritable alternative a ce violent regime. Il faut reorganiser le parti et il faut que CDD s'entoure de gens plus rationnels et pragmatiques que cet ahuri de Dr Fode Oussou qui semble parfois ne pas vivre dans la realite. Le parti doit apprehender son role dans le paysage politique guineen et commencer a agir comme la premiere force politique du pays en sortant de cette approche englobante qui met sa parole au meme niveau que des particules qui n'existent que par leur sigle. Elle doit prendre ses decisions en fonction de son analyse propre de la situation et les communiquer de la maniere qui permet le plus d'impact possible. Dans les situations de crise, AC ne s'interesse qu'a l'attitude de l'UFDG qui est le seul parti capable de lui opposer de la resistence. Jusque la il a reussi a utiliser a son benefice l'approche consensuelle au sein de l'heteroclite opposition en accordant autant d'importance a de minuscules partis qu'a l'UFDG. C'est a l'UFDG de se sortir de cette situation quelque soit le prix politique a payer initialement. Au bout d'un moment les lignes apparaitront claires a tout le monde.
Quant a CDD lui-meme, on ne peut lui donner que le meme conseil qu'on lui donnait deja en 2010. Il faut qu'il montre de la poigne, de la fermete vis a vis de tous (AC, les autres partis de l'opposition, la communaute internationale, etc.). La perception de la docilite a toujours ete du pain beni aussi bien pour l'adversaire que pour le "partenaire".
Bien sur tout ceci n'engage que moi.
Ce n'est pas une question de lève toi je vais m’asseoir. Depuis qu'il est en exil, il n'apporte rien à son parti sauf critiquer(cellou dit oui, il dit non et vice-versa). Au lieu de se construire un réseau et faire campagne pour son parti, Bah Oury à été incapable d'appeler à voter pour son Candidat Cellou Dalein Diallo
Tous ceux ci seraient contre cette opposition. Alors ça n'en est pas une, ce devrait être une mafia organisée infrequentable.
Ou bien une fois au pouvoir vous nous changerez tout ce beau monde, même les diplomates?
Selon des sites qui lui sont proches, Alpha Condé, le sanguinaire assoiffé de sang humain, prépare un complot pour commettre un génocide contre les guinéens.Que tous les guinéens se préparent pour assurer leur défense.
https://actuconakry.com/destabilisation-du-regime-en-place-que-disent-les-cables-diplomatiques/#comment-694
Un conseil, toujours lire et écouter l'adversaire pour connaître sa direction et prendre des positions en conséquence.
Ce qui est dit ici ce n'est du "common sense". Si tant est qu'on soit imprégné d'un minimum de rigueur fondée sur un minimum de principes démocratiques (émotions, passions et rancunes mises de côté). Peut-être que Benn Pepito devrait aussi nous livrer les coulisses (la version off) de l'interview, afin que nous puissions tous y aller de nos émotions et passions.
Si je devais éprouver une inquiétude pour l’UFDG ce serait de la voir se faire aider à rattraper l’UPR à fond de cale. Cet autre ex géant qu’on a vu ici-même, très fort de ses certitudes émotionnelles, se renfrogner croyant ainsi intimider ceux qui essayaient de lui faire remarquer son égarement. On connait le résultat.
Il ne faut pas se tromper, il n’y aura pas de vide politique...d'autres vont s'engouffrer dans la moindre brèche et ce ne sera que politique. Toute organisation qui n'arrive plus à se réinventer disparaît quelque soit l'amour que certains peuvent lui porter. C'est dans la majorité (donc la diversité dont on s'entoure) et non les certitudes d'une minorité (souvent inactive), qu'il y'a potentiel gain politique.








