Dr Bano Barry, sociologue : « il faut changer la Constitution, éviter le régime présidentialiste »

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BARRY_Bano_2_01Lors d’un entretien qu’il nous a accordé le lundi 18 novembre dernier, Dr Bano Barry, sociologue, évoque les facteurs sociaux qui minent la société guinéenne, des conséquences et quelques approches de solution.

Le Démocrate : Dr Bano Barry, selon vous, qu’est-ce qui affecte la cohésion nationale ?

Dr Bano Barry : Ce qui affecte la cohésion sociale, c’est essentiellement la gestion de la tribalisation du pays par le fait des acteurs politiques. C’est aussi l’instrumentalisation de la population par les politiques politiciennes de quelque bord qu’elles soient, notamment le fait d’utiliser son ethnie et sa communauté pour se maintenir ou pour conquérir le pouvoir.


Qu’est-ce qui explique cette recrudescence des violences dans notre pays ?

Les problèmes existent dans les sociétés humaines et c’est dans toutes les époques. Les violences qui secouent la Guinée sont toujours à caractère politique, même si ces violences ont une coloration ethnique. La violence politique est une façon d’intimider les adversaires politiques. C’est aussi une certaine manière d’imposer son hégémonie sur son adversaire.


Qu’est-ce qu’il faut pour minimiser ces violences politiques en Guinée ?

Il faut absolument passer par la réforme des institutions et la refonte de l’Etat, parce que c’est le mode de fonctionnement de nos institutions qui est responsable de la possibilité d’utiliser, de manipuler la question ethnique. Il faut changer la Constitution, éviter le régime présidentialiste, amender les lois, faire en sorte que les institutions soient indépendantes les unes des autres de façon républicaine. Il nous faut nécessairement un président et un vice-président élus au même titre et sur le même ticket. Et il est important de changer le mode de fonctionnement des partis politiques et leur composition, car tous les partis politiques en Guinée sont aujourd’hui régis par le communautarisme et l’ethnocentrisme. Egalement, il faut une démocratisation et une très bonne gestion des partis politiques.


Pensez-vous qu’avec la construction d’une école nationale d’administration en Guinée l’espoir est permis ?

(Rire). C’est une bonne chose. La Guinée était très en retard pour créer cette institution qui existe presque dans tous les autres pays, excepté la Guinée. Aucun pays au monde qui se respecte ne peut évoluer sans cette école. C’est une excellente chose parce que la gestion de l’Administration demande de la compétence, notamment le savoir et le savoir-faire. Et ce savoir-faire ne s’apprend pas dans les maquis, les cafés ou les salons. Il s’apprend dans une école. Maintenant, il faut regarder le curricula de cette école, le mode de sélection des encadreurs, des formateurs et des étudiants qui seront aptes. Et puis voir à la sortie des étudiants s’ils pourront avoir de l’emploi à la fin de leur formation. C’est tout ceci qui permettra à dire si l’Ecole nationale d’Administration aura pu faire une réforme.


Souvent en Guinée, la compétence est remise en cause au profit de la médiocratie, le népotisme avéré. Si Paul a une entreprise, on ne fait appel qu’à Paul et même si Paul n’a aucune compétence, pourtant Pierre est là avec une compétence requise et une expérience irréprochable. Quelle lecture faites-vous de cette fameuse situation ?

Lorsque vous recrutez des militants ou des milices au sein de votre administration, ou votre entreprise, vous créez déjà les conditions de faillite de votre entreprise. La meilleure façon de gouverner, c’est de gouverner avec la compétence.


Propos recueillis par Mounir Dogomet Barry & Oumou Hawa Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
-3 #30 Alpha Amadou Bano BARRY 29-11-2013 23:14

Je savais que le Net pour beaucoup de guinéens est un instrument de calomnie et de mensonges. mais il m'était impossible de croire que l'on pouvait inventer tout sur tout le monde.
Le jour de la conférence de Monsieur Somparé, il y a eu effectivement l'intervention de quelqu'un dans la salle pour apostropher directement le conférencier. Mais contrairement à vos affirmations, si vous êtes Ourourou BAH, après l'intervention vous êtes sorti précipitamment de la salle dans le brouhaha des étudiants.
C'est faux, ce jour je n'étais pas le modérateur. Je ne suis intervenu ni avant ni après votre intervention.
Alpha Amadou Bano BARRY
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+3 #29 Mahmoud 25-11-2013 17:11

je ne connais pas bano, mais voir guinean le supporter, c'est suspect
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+2 #28 mamadou saliou bah 24-11-2013 22:48

" ..pour lui assurer son monopole ( sic ! ) d'unique SOCIOLOGUE " !
D'ou sort il que Mr OUROUROU BAH fut SOCIOLOGUE ? Certainement pas de " LANSANA CONTE UNIVERSITE " !
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+3 #27 A.O.T. Diallo 24-11-2013 21:50

Citation en provenance du commentaire précédent de madina:
J'avoue franchement ma surprise de voir Mr Alpha Amadou Bano Barry demander a Ourouro Bah de "venir sur le terrain pour diriger une insurrection populaire" et ma surprise est d'autant plus grande que j'ai ete temoin occulaire de la haine que Bano voue a ce genre d'acteurs qu'il qualifie de "populiste".
Mr Barry doit certainement se souvenir d'un jeune qui- a l'occasion d'une conference animee par Aboubacar Sompare,alors president de l'Assemblee,a l'universite General Lansana Conte de Sonfonia-avait fait remarquer au conferencier que son avenement a l'Assemblee etait une catastrophe ayant permis entre autres de brader la foret guineenne,de brader l'usine de Fria...etc.
Alors mr Bano(vice recteur et moderateur) avait ordonne que le micro soit coupe dans la salle malgre la protestation des etudiants!Il avait ensuite pris la parole pour s'en prendre a l'intervenant qui a quitte la salle.Les Etudiants l'ayant suivi pour l'applaudire jusqu'a sa golf qui s'eloigna ne sont plus revenus dans la salle de conference.On se souvient que Mr Bano et son universite avaient porte plainte contre cet intellectuel a la DST.
Voici le sort que Mr Bano et consorts reservent aux combattants de la liberte en Guinee.
Puis une question au frere Bano:est-ce vous qui aviez conseille a Dadis la sociologie qu'il appliqua au peuple?puisqu'en effet vous etiez tres proches.

J'avoue que j'avais entendu plusieurs exemples de ce type sur Mr Bano Barry ; il serait intéressant pour tous qu'il nous donne sa version des faits sur ses accointances avec de nombreux pourris du pays.
Après tout il a un droit de réponse garanti sur notre forum...
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+6 #26 boubacar doumba diallo 24-11-2013 17:34

Sacrée Madina !
Elle connait toujours quelque chose ,
Un oiseau peut connaitre quelque chose
Qu'un autre ne connait pas.
D'après un air du Wassoulou
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+2 #25 madina 24-11-2013 04:04

J'avoue franchement ma surprise de voir Mr Alpha Amadou Bano Barry demander a Ourouro Bah de "venir sur le terrain pour diriger une insurrection populaire" et ma surprise est d'autant plus grande que j'ai ete temoin occulaire de la haine que Bano voue a ce genre d'acteurs qu'il qualifie de "populiste".
Mr Barry doit certainement se souvenir d'un jeune qui- a l'occasion d'une conference animee par Aboubacar Sompare,alors president de l'Assemblee,a l'universite General Lansana Conte de Sonfonia-avait fait remarquer au conferencier que son avenement a l'Assemblee etait une catastrophe ayant permis entre autres de brader la foret guineenne,de brader l'usine de Fria...etc.
Alors mr Bano(vice recteur et moderateur) avait ordonne que le micro soit coupe dans la salle malgre la protestation des etudiants!Il avait ensuite pris la parole pour s'en prendre a l'intervenant qui a quitte la salle.Les Etudiants l'ayant suivi pour l'applaudire jusqu'a sa golf qui s'eloigna ne sont plus revenus dans la salle de conference.On se souvient que Mr Bano et son universite avaient porte plainte contre cet intellectuel a la DST.
Voici le sort que Mr Bano et consorts reservent aux combattants de la liberte en Guinee.
Puis une question au frere Bano:est-ce vous qui aviez conseille a Dadis la sociologie qu'il appliqua au peuple?puisqu'en effet vous etiez tres proches.
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-3 #24 I.B.K. 24-11-2013 03:00

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Donc répondre à des commentaires signifierait ne pas accepter les critiques et la contradiction. Autrement dit, il ne faut jamais discuter ou contester. Je vois que vous êtes adepte de la philosophie d'AC qui la pratique quotidiennement. Il parle (et même s'il dit n'importe quoi), tout le monde se tait. Nous ne sommes pas des moutons (nous sommes même les bergers, lol). On voit que vous avez beaucoup à apprendre.
Par ailleurs, j'ai quitté Gbassikolo (et d'autres sites) parce que j'y perdais du temps à ferrailler avec des rigolos stériles, qui ignorent le débat. Moi je ne me cache pas, et vous le saurez éventuellement en temps utile. Si cela peut vous rassurer, parfois ici aussi, on s'en rapproche également des discussions stériles, mais un minimum de veille est assuré pour empêcher les gens de s'insulter. Il n'y a aucune comparaison possible avec le site Gbassikolo. D'ailleurs si ce dernier vous plait, que faites vous-ici ? Allez vous mélanger avec vos congénères, au moins vous aurez des choses de leur niveau à dire.
Enfin l'allusion à ma culture française (c'est un fait) prouve que vous n'avez rien compris à mon message, ce qui ne m'étonne guère, vu vos fréquentations. Qui se ressemble s'assemble, dit le proverbe. Si vous vous sentez mal ici...
Ghandhi, je reitère encore, vous etes allergique aux critiques et à la contradiction. Cela se lit sur vos differentes interventions sur ce site meme. Je sais et comprends que vous n'y pouvez rien, c'est trop fort que vous. Déjà que vous ne vous rendez pas compte, il est impossible que vous comprenez de quoi nous autres parlons.
Vous devenez très insolent quand vous etes critiqué et contredit, probleme de culture peut-etre ? j'imagine bien en ce qui concerne votre insolence à l'egard de vos interlocuteurs qui ne sont pas d'accord avec vous, et cela est très regrettable.
Repondre avec violence aux gens qui vous critiquent ou contredisent ne signifie pas que vous acceptez des critiques ou la contradiction. Votre probleme est que, la hargne avec laquelle vous repondez, demontre tout simplement que vous etes allergique aux critiques et à la contradiction. Vous perdez très vite votre sang froid lorsque c'est le cas comme l'a si bien dit Mme Barry Madina.
Je vois que vous etes hanté par le Prof. Alpha CONDE, car vous vous referez à lui à chaque fois que vous prononcez une phrase, mais ici on parle de votre hostilité aux critiques faites à vous et non du Prof. A. CONDE.
A ce que je sache, le prof. Alpha CONDE a le dos large et le corps épais pour encaisser les coups de ses detracteurs (vous y compris).
Je trouve que vous allez en hors-sujet en me parlant de mon sentiment à etre sur ce site. Je vous reponds tout simplement que le site gbassikolo me plait et ce site guineeactu me plait egalement, je n'ai aucun probleme à etre là, pourquoi allais-je etre gené meme ? Vous me demandez ce que je fais sur ce site d'ailleurs, mais avez-vous des problemes pour ma présence ici ? Je ne sais vraiment pas ou vous voulez en venir. Soyez précis !!
I.B.K.
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+2 #23 mamadou saliou bah 24-11-2013 01:07

De IBK: " Mais ici , il est unpetit dieu " !( parlant de Mr Gandhi )
Rien que ca ! Quel mecreant vous etes et quel blaspheme ! " PETIT DIEU " !
Nous , nous disons " ALLAHOU AKBAR " ! ALLAH KO MAWDHOUDHO !
C'est l'occasion de vous rappeler
" NYANDE DARNGAL DARI
PUCCHI DHIN , BABBI DHIN
JOUULATA JANGATA
SATTI KENKEN WADHAY ...."
" PETIT DIEU " , Retournez a " GBASSIKOLO " pour voir si l'herbe est verte .
Ici , il s'agit D'IDEES non d'ETATS D'AMES ( OU D'ANES ).
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+3 #22 Mme Barry Madina 23-11-2013 20:47

Gandhi c'est peut être mieux pour nous tous. Parce que le monde est petit même très petit
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+3 #21 Mme Barry Madina 23-11-2013 20:20

Koto cela me rassure. Une. Fois encore mes respects
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+2 #20 Gandhi 23-11-2013 08:50

Citation en provenance du commentaire précédent de I.B.K.:
En effet, Gandhi a toujours été ainsi, je le lui disais souvent sur gbassikolo, il n'accepte JAMAIS la contradiction et les critiques. Dès qu'il est contredit ou critiqué, il insulte directement la personne ou nous parle de sa culture française etc...
Ça a été la raison meme de sa fuite de gbassikolo, car il ne supportait plus les contradictions et les critiques.

Donc répondre à des commentaires signifierait ne pas accepter les critiques et la contradiction. Autrement dit, il ne faut jamais discuter ou contester. Je vois que vous êtes adepte de la philosophie d'AC qui la pratique quotidiennement. Il parle (et même s'il dit n'importe quoi), tout le monde se tait. Nous ne sommes pas des moutons (nous sommes même les bergers, lol). On voit que vous avez beaucoup à apprendre.
Par ailleurs, j'ai quitté Gbassikolo (et d'autres sites) parce que j'y perdais du temps à ferrailler avec des rigolos stériles, qui ignorent le débat. Moi je ne me cache pas, et vous le saurez éventuellement en temps utile. Si cela peut vous rassurer, parfois ici aussi, on s'en rapproche également des discussions stériles, mais un minimum de veille est assuré pour empêcher les gens de s'insulter. Il n'y a aucune comparaison possible avec le site Gbassikolo. D'ailleurs si ce dernier vous plait, que faites vous-ici ? Allez vous mélanger avec vos congénères, au moins vous aurez des choses de leur niveau à dire.
Enfin l'allusion à ma culture française (c'est un fait) prouve que vous n'avez rien compris à mon message, ce qui ne m'étonne guère, vu vos fréquentations. Qui se ressemble s'assemble, dit le proverbe. Si vous vous sentez mal ici...
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-2 #19 I.B.K. 23-11-2013 01:44

Citation en provenance du commentaire précédent de Mme Barry Madina:
Eh Gandhi le Monsieur qui connais t et qui n'accepte pas la contradiction et les critiques calmez vous et évitez la passion. Je suis une femme qui aime bcp débattre mais pas avec passion. S'il vous plaît respirez par le nez
En effet, Gandhi a toujours été ainsi, je le lui disais souvent sur gbassikolo, il n'accepte JAMAIS la contradiction et les critiques. Dès qu'il est contredit ou critiqué, il insulte directement la personne ou nous parle de sa culture française etc...
Ça a été la raison meme de sa fuite de gbassikolo, car il ne supportait plus les contradictions et les critiques. Mais, ici, il est un petit dieu.
I.B.K.
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+2 #18 Gandhi 22-11-2013 21:00

Citation en provenance du commentaire précédent de Mme Barry Madina:
Eh Gandhi le Monsieur qui connais t et qui n'accepte pas la contradiction et les critiques calmez vous et évitez la passion. Je suis une femme qui aime bcp débattre mais pas avec passion. S'il vous plaît respirez par le nez

Sauf si je n'ai rien compris, je résume la phrase suivante prononcée par vous
Citation en provenance du commentaire précédent de Mme Barry Madina:
Mais tu sais, c'est vraiment difficile de faire comprendre aux gens qui ne veulent rien comprendre. À mon avis le Guinéen déteste la vérité et je trouves ça très dommage surtout quand ce comportement vient de la part des plus grands intellectuels de ce pays.

que Bano a parlé et que tout le monde devrait se taire puisqu'il dit LA vérité. Où est le débat ?
Si cela peut vous rassurer, je ne connais pas Bano, mais je m'étrangle lorsque j'entends des gens (vous en l'occurrence) parler de débat, alors qu'ils n'y participent pas directement par des textes. Ce sont toujours ceux qui ne font rien, qui ont toujours des choses - négatives - à dire. Au moins s'ils étaient productifs. Le simple fait de vous répondre montre au contraire que j'admets la contradiction, mais cela signifie ici ne pas être d'accord. Moi je réagis au quart de tour, et je ne me cache derrière aucune considération pour le nier.
Maintenant puisque vous évoquez votre situation de femme, qui plus est une Barry, je vais faire un effort pour clore cette discussion stérile.
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+1 #17 A.O.T. Diallo 22-11-2013 19:40

Citation en provenance du commentaire précédent de Mme Barry Madina:
Bien sur mon frère. Le débat doit être contradictoire je n'ai aucun problème avec ça. Et je voudrais que tu saches que moi ta sœur Madina que tu connais d'ailleurs très bien fait partie de ces gens censés. As tu seulement compris le sens de mon commentaire ? Et pourtant j'ai bcp de respect et considération pour toi. Eh!!!!! Koto on Tigui dey teddinay si bandirawo mun wowli

Il n'y a aucune critique de ce que tu as dit ma sœur dans ma réponse - juste un complément sur la tolérance qui le complète.
Et jamais un manque de respect de ta parole - j'ai trop d’amitié et de considération pour ton mari et pour toi.
Ne considère jamais que commenter un de tes écrits puisse être un manque de respect pour toi - au contraire c'est pour encourager une discussion entre nous malgré la distance géographique...
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+3 #16 Mme Barry Madina 22-11-2013 13:29

Eh Gandhi le Monsieur qui connais t et qui n'accepte pas la contradiction et les critiques calmez vous et évitez la passion. Je suis une femme qui aime bcp débattre mais pas avec passion. S'il vous plaît respirez par le nez
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+6 #15 Mme Barry Madina 22-11-2013 03:49

Bien sur mon frère. Le débat doit être contradictoire je n'ai aucun problème avec ça. Et je voudrais que tu saches que moi ta sœur Madina que tu connais d'ailleurs très bien fait partie de ces gens censés. As tu seulement compris le sens de mon commentaire ? Et pourtant j'ai bcp de respect et considération pour toi. Eh!!!!! Koto on Tigui dey teddinay si bandirawo mun wowli
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+4 #14 Alpha Amadou Bano BARRY 22-11-2013 01:59

Il n'est pas dans mes habitudes de polémiquer sur le net. Mais parfois, il faut mettre les points sur les I.
J'ai rencontré deux jeunes journalistes stagiaires, à ce que je sache, entre deux réunions pour parler, me disait-il, des problèmes sociaux. De ces 12 minute, il y a eu ce petit texte désordonné publié sur ce site.
Ayant constaté que Monsieur BAH Ourourou, après sa sortie fracassante sur ma personne à la suite d'une interview dans JA, souhaite me faire taire définitivement pour lui assurer son monopole d'unique sociologue, j'ai pensé dire quelques mots.
Si Monsieur BAH souhaite discuter de mes idées qu'ils prennent la peine de me lire et de répondre dans mes articles publiés dans le "Lynx". Dans ces textes, il pourra y trouver mon écriture et ma réflexion. Dans les jours à venir, je vais encore alimenter le débat en publiant un complément de ma réflexion qui est plus large que des minutes accordées à des stagiaires.
je trouve pédant que Monsieur BAH Ourourou me demande de problématiser à l'intérieur d'un article de 12 minutes. A ce que je sache, je ne suis ni dans un texte écrit (projet, article, rapport, etc.)ni dans une salle de classe. J'ai usé de mon temps pour aider deux stagiaires à s'exercer: un point c'est tout.
Monsieur BAH,de la même façon qu'il est simpliste de ramener le "tout en ses parties", de même il est hasardeux de s'opposer à la thèse marxiste sur l'effet du milieu sur la conscience sociale. Si l'institutionnel ne règle rien, il fait partie des mesures habituelles de structuration du changement social (Guy ROCHER). Si tel n'était pas le cas, le Nigéria n'aurait pas modifié sa constitution au sortir de la guerre de Biafra et le Kenya de sa guerre civile. Si les lois ne jouent en rien dans la structuration de la conscience collective, tous les pays auraient eu les mêmes lois. Les lois ont la prétention de structurer et d'encadrer des pratiques et d'orienter des conduites collectives.
Monsieur BAH, un président disait que l'Afrique n'a pas besoin d'homme fort, mais d'institutions fortes. Par quoi assure-t-on l'existence d'institutions fortes?
Dans votre texte, vous dites "Même avec les royautés, quand les victimes s’organisèrent et commencèrent à demander des comptes, la démocratie devint inévitable". C'est vrai et les exemples sont nombreux pour étayer votre position. Mais sur la longue liste des actes à poser par les différentes victimes de tous les régimes en Guinée il en manque une et de taille:
Que vous arrêtiez de parler et d'écrire pour venir diriger le mouvement d'insurrection populaire.
Car jusqu'à présent, vous êtes vous aussi en "plein exercice intellectuel de pure futilité".
Alpha Amadou Bano BARRY
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-1 #13 A.O.T. Diallo 21-11-2013 23:19

Citation en provenance du commentaire précédent de Mme Barry Madina:
À mon avis le Guinéen déteste la vérité et je trouves ça très dommage surtout quand ce comportement vient de la part des plus grands intellectuels de ce pays. Parmis les gens qui intervienne sur ce site, il y'a certains qui pensent qu'ils le ont le monopole de la vérité . C'est vraiment triste

ma sœur Madina je pense au contraire que c'est le rôle des "grands intellectuels du pays" est justement d'avoir des débats contradictoires pour faire avancer nos réflexions et actions individuelles et collective.
Que Dieu nous épargne demain de la pensée unique des intellectuels du même régime guinéen qui sévit de 1958-2013...
J'ai personnellement souvent évolué dans mes certitudes en lisant certains débats sur notre forum et c'est pour cela que je continue a y participer.
Bien sur en disant cela je pense aux guineens censés et avides de la prospérité pour 100% des guineens, pas aux martiens et autres énergumènes ethnocentriques et primitifs qui me font pitié tous les jours...
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+4 #12 Bashir O. Bah 21-11-2013 23:03

Cette interview est victime des ses généralisations et de ses abstractions. Peut-être que l’auteur veut dire plus qu’il n’est rapporté ici. Mais pour le moment on nage dans la langue de bois ; N’ayant défini aucune problématique réelle, il ne peut que suggérer des solutions abstraites et incongrues, du genre : indépendance des institutions les unes des autres, changement du mode de fonctionnement des partis, école nationale d’administration etc. Les institutions n’ont jamais rien réglé. Elles ne sont que la consécration du rapport des forces sur le terrain. Les problèmes de la Guinée ne sont pas des abstractions qui peuvent être réglées par des abstractions institutionnelles. On peut les nommer et toucher du doigt leur imbrication.
L’impunité nourrit la corruption et les violations des droits de l’homme. Elle empêche le peuple de vivre de son labeur, les enfants d’étudier et les malades de se soigner. Les politiciens corrompus masquent les méfaits de cette impunité endémique dont ils vivent en recrutant des médiocres à leur solde. Ces derniers aident à développer une nébuleuse d’hostilité artificielle basée sur les noms de familles et l’appartenance ethnique. Dans une telle opacité on se condamne à parler de réconciliation nationale alors qu’il n’y a pas de guerre, de fraternité nationale alors que le peuple souffre de la même misère, d’institutions sans justice etc. Tout cela empêche de voir les vraies solutions. Le tour est bien joué ; mêmes les intellectuels tombent dans le panneau. Au lieu de chercher à soulever et régler des vrais problèmes on invente des machins institutionnels desquels découleraient des solutions. Automatiquement.
Même avec les royautés, quand les victimes s’organisèrent et commencèrent à demander des comptes, la démocratie devint inévitable. En Guinée on peut citer des exemples concrets que pourraient prendre ces organisations de résistance:
• Que quelques enfants et parents des victimes organisent des manifestations périodiques pour demander que soient localisés les lieux d’inhumation des leurs, la révision des procès d’humiliation, la restitution de leurs biens, et que soient mis sous les verrous les assassins en liberté
• Que quelques femmes violées descendent dans la rue et demandent que leurs violeurs soient arrêtés
• Que quelques commerçants et hommes d’affaire refusent de payer sous la table ou qu’ils dénoncent quelques fonctionnaires véreux qui leur extorquent des payements indus
• Que des mamans demandent des comptes aux maires sur l’insalubrité des écoles, des hôpitaux et l’état des routes alors que la bauxite du pays se vend, que les budgets sont votés et alloués
• Que quelques cadres de l’état arrêtent de s’émerveiller que des collègues achètent des véhicules représentant 10 ans de salaires … qu’ils dénoncent le silence de la presse locale sur ces méfaits… qu’ils arrêtent surtout de considérer ces crimes comme des signes de bénédiction….
Si les leaders politiques peuvent accompagner un tel mouvement (ils seront obligés ne fut-ce que par opportunisme) par la mise en place d’institutions plus proches des citoyens et respectueuses des diversités culturelles de la nation, ce sera le début du progrès. Mais sans ces préalables de lutte contre le cancer de l’impunité par la levée de bouclier des citoyens (les victimes principalement), on est en plein exercice intellectuel de pure futilité.
Ourouro Bah
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-1 #11 Gandhi 21-11-2013 22:32

Citation en provenance du commentaire précédent de Mme Barry Madina:
Mais tu sais, c'est vraiment difficile de faire comprendre aux gens qui ne veulent rien comprendre. À mon avis le Guinéen déteste la vérité et je trouves ça très dommage surtout quand ce comportement vient de la part des plus grands intellectuels de ce pays.

La vérité n'existe pas, chacun a la sienne. Ce n'est pas parce que quelqu'un parle que tout le monde doit s'agenouiller. Quand AC raconte des c.., on devrait prendre ça pour parole d'évangile ? Débattre, c'est évoquer ses arguments en prenant le risque d'être contredit.
Je commence à comprendre pourquoi la société guinéenne a les dirigeants qu'elle mérite, lorsque je lis de telles inepties.
Qu'y a t-il de vrai dans ce texte qui ne s'applique qu'aux démocraties occidentales, mais certainement pas à la Guinée ?
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+3 #10 Mme Barry Madina 21-11-2013 20:33

Bano je t'ai toujours connu franc et directe à Montréal . Mais tu sais, c'est vraiment difficile de faire comprendre aux gens qui ne veulent rien comprendre. À mon avis le Guinéen déteste la vérité et je trouves ça très dommage surtout quand ce comportement vient de la part des plus grands intellectuels de ce pays. Parmis les gens qui intervienne sur ce site, il y'a certains qui pensent qu'ils le ont le monopole de la vérité . C'est vraiment triste
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+2 #9 amadousdialamba 21-11-2013 18:53

N’accusons pas la constitution, elle existe en bonne due forme chez nous, mais n’a jamais connue même un début d’application par qui que ce soit (du militant au Président de la République). C’est la mentalité que nous a léguée le Camarade suprême de la Révolution que nous continuons à perpétrer. Le mot magique du pays, ‘’TU SAIS QUI JE SUIS’’, prime toujours sur la loi. Président, soldat, ministres, directeur, etc., chacun se met au-dessus de la loi. La chose publique est gérée comme une cuisine interne familiale. Si la constitution était respectée à la lettre, nous n’aurions pas de problèmes majeurs en Guinée. Nous avons pris l’habitude d’écrire des lois et de les jeter dans des tiroirs pour travailler mécaniquement. Le contrôle et la sanction étant banni de nos mœurs, rien ne sera plus correctement géré. C’est ce qui explique tout notre échec. On n’a qu’à réécrire un million de fois des lois, si nous ne les appliquons pas, c’est inutile. Je vous donne un exemple, dans un pays normal, la récente attitude arrogante des agents de la Cour suprême est synonyme de prison à vie. L’ethno dont on accuse tant est une réalité sociale du pays. C’est un élément faisant partie des beautés et des diversités de la Nation qu’il faut simplement savoir gérer avec rigueur. Nous ne pouvons pas l’éliminer. Il suffit de mettre en place un système cohérent permettant de contrôler tout abus de placement et de favoritisme de cadres d’une même couche sociale dans les instances et postes administratifs du pays, le tout est régler. C’est l’arrivée de ce Mossi au pouvoir qui a donné une tournure inquiétante au phénomène ethnique en Guinée. Surtout depuis qu’il accéda sans gêne, au désir des extrémistes malinkés pour ne placer que les leurs dans l’appareil de l’Etat. Chose jusque-alors connu, mais moins grave.
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+3 #8 Saïdou Nour Bokoum 21-11-2013 15:40

M. Barry, vous écrivez : « Ce qui affecte la cohésion sociale, c’est essentiellement la gestion de la tribalisation du pays par le fait des acteurs politiques ». (…)
En sautant les différentes médiations et transpositions, on en vient à cette proposition médiane, théoriquement défendable :
« C’est le mode de fonctionnement de nos institutions qui est responsable de la possibilité d’utiliser, de manipuler la question ethnique ».
Donc :
« .. il est important de changer le mode de fonctionnement des partis politiques et leur composition, car tous les partis politiques en Guinée sont aujourd’hui régis par le communautarisme et l’ethnocentrisme »
En définitive :
« Il faut absolument passer par la réforme des institutions et la refonte de l’Etat, parce que c’est le mode de fonctionnement de nos institutions qui est responsable de la possibilité d’utiliser, de manipuler la question ethnique. Il faut changer la Constitution, éviter le régime présidentialiste, amender les lois, faire en sorte que les institutions soient indépendantes les unes des autres de façon républicaine. Il nous faut nécessairement un président et un vice-président élus au même titre et sur le même ticket.
On en revient à la racine des « violences » :
« Et il est important de changer le mode de fonctionnement des partis politiques et leur composition, car tous les partis politiques en Guinée sont aujourd’hui régis par le communautarisme et l’ethnocentrisme. Egalement, il faut une démocratisation et une très bonne gestion des partis politiques ».
Le sociologue aura au préalable constaté (on le suppose), sur le TERRAIN QUE :
L’entité nationale et géographique guinéenne peut être dessinée pour mettre en évidence des parties (ou partitions ethno-tribales). Faute de quoi on ne saurait "tribaliser" des tributs non identifiables.
Si cela est prouvé, il est parfaitement possible de mettre en place des mécanismes juridiques pour « pondérer », limiter la "tribalisation" de leurs compositions, leurs structures, règles de fonctionnement et leurs projets de société.
QUESTION : dans la situation concrète de transition où se trouvent d’une part les acteurs politiques (les Partis), le Président, due à l’absence d’une véritable Assemblée nationale d’autre part (ne parlons pas du Judiciaire !)? QUELLE Institution SOUVERAINE et QUAND sera-t-il opportun et POSSIBLE de procéder à cette refondation que le sociologue diagnostique et appelle de ses VŒUX ? Wa Salam.
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+3 #7 Gandhi 21-11-2013 15:10

Il ne pas fuir ses responsabilités en rejetant sur des institutions les problèmes de la Guinée. C'est le leadership qui compte. Tout le monde est d'accord qu'avec un régime présidentialiste poussé à l'extrême, Mandela (ou un autre démocrate) aurait pu faire avancer le pays, mais que même avec un régime parlementaire (l'Allemagne de 1933 en était un), un dictateur en herbe fera ce qu'il voudra... si on le laisse faire.
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+7 #6 mohamed diaby 21-11-2013 11:08

jaime ce gars.Si on lecoutait un peu on allait progresser.Bon Dieu pourquoi les Guineens sont ethno.Dun cote des boureaux qui choisissent eux en fonction de leurs interet(telly diallo,Moriba Magassouba.....et la trop longue liste de Sekou Toure,puis Diarra Traore ,Commandant Sow et la tres longue liste pour Conte et puis et puis et puis...Quand est ce on cessera detre ethno? Mon frere Bano supprimons les partis politiques sur 5 ans a partir de 2014,on creer un front uni national(appeler cela comme vous voulez) et travaillons a la creation ou a lemergeance dune idee de NATION GUINEENNE sinon on est foutu. Imaginez demain Cellou ou Sidia ou Sylla UFC chef de lEtat,memes blocages,meme mouvements ,meme ville vivante ou morte.De grace travaillons pour la paix. BANO du courage .Cest a ton oraison funebre on tecoutera.
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+7 #5 Adradiallo 21-11-2013 07:01

les lois et la constitution Guineennes ont bien des limites, mais n'explik pa nos echecs et problemes. la 1e solution c'est de respecter les lois ki existe deja sinon il ne sert a rien a changer de constitution. cette meme constitution peut marche, mais avec plus de respect pour le peuple et les lois. La faut n'est pas a la constitution ou aux lois, lorsk une election est truquee, ou lorsk la cours supreme refuse de dire le droit, ou des cadre, diplomate, sages sont corrompus contre l'interet du pays. Domage la Guinee, Ac aura finish d'acheter les consciences achetable en BG et en GF avant l'elecgtion 2015 pour s'imposer en toute transparence, PAUVRE OPPOSITION!!!!
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+4 #4 balawora 21-11-2013 06:28

pour mon opinion personnel le regime presidential n'est pas bien pour la guinee car depuis 58 jusqu'a ce jour le resultat a ete totalement decevant avec des miliers de victims soit par pandaison ou execution direct comme le cas du temps de ce professeur d'histoire qui veut se faire de lui un tirant dans l'histoire de la guinee,pour cela il faut que les guineens et guineennes optent pour un regime parlementaire a la grande Bretagne,singapoure,malaisie,india ou d'allemagne comme exemple de gouverner.
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+4 #3 mamadou saliou bah 21-11-2013 00:17

Un ticket " PRESIDENT-VICE PRESIDENT " !
Ils n'ont jamais rien foutu " LES PRESIDENTS " chez nous , alors on va se " surcharger " avec un VICE PRESIDENT !
Pourquoi pas UN PREMIER MINISTRE ISSUE DU PARLEMENT ?
" Il est important de changer le mode de fonctionnement des partis politiques et leur composition " ! AH bon !!
Oubliant qu'un PARTI POLITIQUE n'est qu'une LIBRE ASSOCIATION , on nous " IMPOSERAIT " COMMENT S'ASSOCIER !?
Ne soyez surtout pas comme COHN BENDIT ! Il etait sociologue aussi !
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+11 #2 Fatoumata 20-11-2013 23:25

Tout à fait d'accord. La première réforme à réaliser aujourd'hui en Guinée est celle de la refonte de la constitution. Elle devrait être réécrite en considérant:
- les défaillances du passé
- les réalités actuelles
- les projections futures.
Mais elle devrait surtout être bâtie de façon pérenne (sur un horizon d'au moins 100 ans).
Mais bon, on peut toujours rêver..........
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+10 #1 Guinean 20-11-2013 22:15

L'un des rares freres qui est tres honnete et objectif dans ce qu'il dit.
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