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Grève des enseignants : de graves accusations contre le colonel Bafoé et ses hommes
Amadou Sadjo Diallo Vendredi, 08 Décembre 2017 17:45
La grève des enseignants se poursuivait au moment où nous allions sous presse. Ce, malgré la déclaration d'un groupe de syndicalistes appelant à la suspension du mot d'ordre de grève, le dimanche 3 Décembre dernier. Depuis le lundi 4 Décembre 2017, des échauffourées sont signalées un peu partout dans le pays. Même le centre-ville et administratif de Kaloum n'a pas été épargné par les violences.
Au lycée Kipé, ce mardi 5 Décembre 2017, des élèves ont été pourchassés par une unité de la police qui serait dirigée par le commandant d'intervention de la police, le colonel Ansoumane Camara dit « Bafoé » nous a confié Abdoulaye Djibril Diallo, élève en TSE qui, il faut signaler, a été blessé au niveau du bras. « C'est à 8 heures que tout a commencé, lorsque des élèves du collège public de Kipé ont commencé à jeter des pierres dans la cour du lycée nous empêchant d'étudier puisque, disent-ils, leurs enseignants ne sont pas venus. Alors, nous sommes sortis. Nous avons voulu tenter de gérer la situation. Entre temps, l'unité de Bafoé est venue, ils nous ont pourchassés jusque dans les salles de classe. Leurs véhicules même étaient garés dans la cour de l'école. Il y a eu une trentaine de filles qui sont tombées en syncope. Je me suis retourné pour ramasser une d'entre elles qui venait juste de tomber. C'est en ce moment que j'ai reçu des coups de la part des policiers qui m'ont blessé au niveau du bras », explique cet élève souffrant d'une blessure.
Sur la même lancée, Mamadou Oury Diallo élève en TSM, nous a raconté qu'il y a eu des tirs à balles réelles. « Ils nous ont lancés des gaz lacrymogènes. Mais ils n'ont pas réussi à disperser la foule. Alors, ils ont commencé à tirer à balles réelles. C'était très dangereux. Ils nous ont pourchassés. C'est lorsqu'ils se sont retirés que nous avons pu sortir des salles de classe. Ils étaient avec Bafoé. Ils bastonnaient les gens, malgré que certaines élèves étaient tombés », accuse Mamadou Oury Diallo.
Il faut signaler que cette grève déclenchée le 13 Novembre dernier est en train de prendre de l'ampleur. Elle a fait 2 cas morts, des plusieurs blessés et des dégâts matériels importants. A la suite d'une négociation avec les chefs religieux, le dimanche 3 Décembre dernier, un groupe de syndicats avait suspendu la grève. Cependant, le leader syndical, Aboubacar Soumah ne compte pas baisser les bras. De l'autre côté, le gouvernement campe sur sa position.
Amadou Sadjo Diallo
L'Indépendant, partenaire de GuineeActu
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