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Faya Millimouno appelle les Guinéens à rester solidaires des populations de Saoro, victimes d'une spoliation de leurs terres
Heinan Goba Jeudi, 20 Octobre 2011 19:59
Faya Millimouno de la NGR (Nouvelle Génération pour la République) et porte-parole du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, lance un appel pressant à tous les Guinéens d'où qu'ils soient, pour se lever et s'opposer à la politique d'expropriation que le gouvernement d'Alpha Condé est en train d'encourager, allusion à ce qui est en cours à Saoro (Guinée Forestière).
"Il est temps qu'on se lève contre cette façon de faire avant qu'il ne soit trop tard. C'est une politique qui est en expérimentation. Si on ne prend pas garde, ne soyons pas étonnés qu'un jour l'on parle de la même chose ailleurs en Guinée. C'est une injustice, une violation du droit de propriété garanti par notre constitution, à laquelle on doit tous s'opposer" a fait savoir l'orateur.
Citant un poète allemand de renom, Faya Millimouno a appelé les Guinéens à accompagner les pauvres citoyens qui se battent depuis près d'un an maintenant contre la politique d'expropriation initiée à leur encontre par la Soguipah avec la complicité de certains autorités administratives. L'indifférence des autres Guinéens face à ce que subissent les habitants de Saoro est une erreur qui coûtera cher à tout le pays fait aussi savoir Millimouno.
L'opposant, qui s'exprimait à la faveur d'un point de presse le mercredi 19 octobre à Conakry, avait à ses côtés, Me Faya Gabriel Kamano, avocat à la Cour et membre de l'association de défense des droits humains Avocats sans frontière Guinée, Mouctar Diallo, président des NFD et Fodé Oussou Fofana, vice-président de l'UFDG.
En fait, se fondant sur un décret présidentiel vieux de sept ans qui lui aurait octroyé 1800 hectares de terres cultivables à Saoro (district de Diéké dans la préfecture de Yomou), la Société guinéenne des palmiers à huile et hévéas (Soguipah) a entamé depuis janvier dernier l'expulsion forcée des occupants de ces terres qui ne sont autres que les citoyens de ce village. De nombreuses violations des droits humains commises sur les pauvres paysans, sont rapportées par la presse locale.
Après avoir échoué à s'opposer à cette violation flagrante du droit de propriété, en raison de la complicité des autorités gouvernementales et locales dont bénéficie largement la Soguipah, les victimes ont recouru aux services des deux groupes d'avocats pour défendre leurs intérêts. Ces avocats ont promis d'attaquer en justice tous les actes sur lesquels la Soguipah fonde ses actions. Car disent-ils, ses actes sont en violation de tous les textes légaux en la matière.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
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