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Revue de la presse guinéenne
Mohamed Sylla Lundi, 10 Octobre 2011 22:24
La plupart des journaux guinéens ont consacré leur Une à la présence des Donzos à Conakry. « Ils ne font pas du tourisme à Conakry : Les Donzos sont là pour tuer » affirme Le Populaire qui ajoute que les Donzos suscitent « à la fois des sentiments d’inquiétude et d’insécurité » dans les quartiers réputés proches de l’opposition notamment sur l’axe Hamdallaye, Bambéto, Cosa et Wanidra. Selon des témoignages rapportés par l’hebdomadaire, ils (les Donzos) ont commis des crimes et des inhumanités lors de la manifestation du 27 septembre et le lendemain. Pour Faya Millimouno, cité par Le Populaire, les Donzos constituent « une milice » qui ressemble aux kamajors de l’ancien chef rebelle léonais, Foday Sankhon.
De son côté, Le Lynx titre : « La marche pacifique du collectif réprimée par des chasseurs traditionnels-Donzo-reux pour la démocratie ». « On a remarqué la présence d’individus aux accoutrements de chasseurs, avec couteaux et flèches, semant la terreur, parlant peu, écumant les quartiers dits favorables à l’opposition » rapporte le satirique pour lequel, « les prétendus Donzos dont on parle et qui répandent la terreur, n’ont de gibier que les Guinéens ». Mais contrairement à ces révélations qui diabolisent les Donzos, Alhousseine Makanéra, conseiller au MATD, affirme que l’Etat a une armée régulière donc qu’il n’a pas besoin de milice. « Ce sont des allégations mensongères » accuse-t-il soutenant au passage que « ceux qui ont été tués, c’est parce qu’ils ont refusé de participer à la marche » de l’opposition. Enfin, Le Lynx se demande pour qui roulent ces inconnus et quelle est leur mission ?
Le Populaire s’est intéressé à la célébration du 53e anniversaire de la souveraineté de la Guinée. A cette occasion, le journal révèle que « la cérémonie de commémoration était un événement solennel et martial ». L’hebdomadaire rappelle qu’à la veille de cet anniversaire, le Chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé « a rendu un vibrant hommage à ses devanciers et appelé au dialogue avec l’opposition pour construire une Guinée nouvelle suivant un programme qu’il a étayé en termes de priorité et de chantiers ».
Dans cette adresse à la nation, le PRG a lancé un appel à tous les Guinéens « de l’intérieur et de l’extérieur, quelle que soit leur origine ou leur appartenance ethnique » de faire de son mandat, celui de la construction et de la réconciliation.
« Affaires Galakpaï (Yomou) : des condamnés à mort » c’est le titre d’un article que l’on retrouve dans Le Lynx. « 36 ressortissants de Galakpaï … accusés de meurtres, incendies volontaires, destructions d’édifices, coups et blessures… » ont été condamnés le 26 septembre. Hamadi Seck, le procureur de Kankan, en deux semaines, a annoncé des peines allant de 5 à 20 ans pour les uns et la peine de morts pour d’autres. Sept accusés ont été acquittés dont un mineur et le président de la CRD de Bignamou. Le Lynx rappelle que « les Guinéens commencent à douter de son indépendance clamée urbi et orbi » à cause des 2 mesures. Et cela, Le Lynx rappelle le procès des militants de l’UFDG, ceux de Galakpaï pendant les crises enregistrées pendant l’entre-deux tours à Kouroussa et à Siguiri ainsi que les crimes du 28 septembre restés impunis. « Ce n’est pas une justice ethnique, ça ? » se demande enfin Le Lynx.
« La Guinée, un pays d’affrontements et de paradis perdus » titre par ailleurs L’Indépendant qui affirme ensuite que : « ce qui fait la différence entre le succès et l’échec, c’est la volonté de se relever quand on est à terre. » « Il n’est pas trop tard, poursuit le journal, pour les Guinéens pour tout refaire » soulignant que « les événements de ce 27 septembre ont permis à chacun de se jauger pour ne plus se toiser et se regarder avec condescendance et mépris ». L’hebdomadaire indique qu’il y a eu trop de morts rappelant que l’élection d’Alpha Condé a été acceptée et contestée par l’opposition, le manque de dialogue, les nominations ethniques aux emplois civils ce qui entretient un climat de tension et peut susciter à chaque fois l’affrontement parce que « chaque côté a cherché à tirer toute la couverture de son côté pour ne rien gagner ». « Une fois encore, la démocratie fait les frais et le bilan commence à être trop lourd » s’inquiète le journal avant d’ajouter « tous les pouvoirs dans ce pays deviennent automatiquement sourds ».
Lundi, 10 Octobre 2011
lejourguinee.com
Commentaires
Attention! Alhoussieny Makanera du MATAP n'est pas juriste. Il est électronicien. C'est son frère jumeau du nom de Dr Alhassane Makanera qui est juriste et apolitique, qui n'a jamais cessé de critiquer ce qui lui parait illégale jusqu'à présent. Il est connu pour être l'un des grands juristes du pays. s'il n'a pas eu poste malgré la place qu'occupe son frère sous le régime d'Alpha Condé, c'est tout simplement parce qu'il ne flatte personne.
C'est juste une précision que j'appote car, moi-même, je suis victime de cette confusion.
Faites nous le plaisir de renvoyer ces creatures sauvages dans leur milieu de vie dans la haute savane.
Arrêttez de manipuler ces indigénes pour des fins inavouables, vous humiliez la guinée et vous faites courir un grand danger á ces creatures d'un autre temps.
Construisez des universités, des hopiteaux, des routes , donnez de l'eau et de l'electricité et arretez ce cirque et ces manipulations ridicules complot, donzo, changement ouf!








