Heinan Goba Mardi, 16 Août 2011 17:57
Alpha Condé a annoncé le 15 août la libération de trente-sept partisans de son principal opposant Cellou Dalein Diallo, président de l'UFDG, qu'il avait embastillés par l'entremise de la justice, il y a environ quatre mois. Ces personnes avaient été condamnées à des peines allant de six mois avec sursis à deux ans de prison ferme pour attroupements et manifestations illégaux.
Ces militants, sympathisants et responsables de l'UFDG avaient été interpellés le 3 avril dernier, alors qu'ils se rendaient à l'aéroport de Conakry pour accueillir le leader de l'UFDG, de retour au pays après une absence de quatre mois, pour certains. Devant leurs portes ou à la mosquée, pour d'autres.
Parmi les trente-sept personnes qui vont bénéficier de cette remise en liberté annoncée par le nouveau patron de Sékoutoureyah, figurent trois militaires. Il s’agit entre autres, de l’adjudant-chef Abdoulaye Diallo, de l’adjudant Alpha Abdoulaye Sow et du caporal Boubacar Bah.
Ces militaires avaient tous été affectés, suite aux accords d’Ouagadougou du 15 janvier 2010, à la protection rapprochée de l’ancien Premier ministre et président de l'UFDG, Cellou Dalein Diallo. D'où leur présence le 3 avril à l’aéroport de Conakry, le jour de l'arrivée du chef de l’opposition qui rentrait en Guinée après plus de quatre mois passés à l’étranger.
Une quarantaine de personnes ont été jugées 12 mai dont des responsables du bureau politique national de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).
Dans la foulée, les militaires ont été également radiés des effectifs de l’armée par les nouvelles autorités guinéennes.
Selon le communiqué officiel, Alpha Condé leur a accordé sa grâce le 15 août à la suite d’une demande de pardon exprimée par leurs familles respectives.
Mais ce qui reste clair est qu’Alpha Condé s'est dit que l'UFDG ne représente plus une menace pour lui après la fuite du pays de son vice-président et l'absence prolongée de son président au pays. Il ne sert plus à rien de garder ces pauvres personnes dont le seul motif de l’arrestation était de semer la peur dans les rangs du parti.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
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