Heinan Goba Vendredi, 29 Juillet 2011 13:16
Face à la pression de la presse nationale et de la communauté internationale, notamment la France, le Conseil national de la communication (CNC) a levé « la suspension temporaire de toute émission ou de tout article relatif à l'attentat contre la vie du Chef de l'État, ainsi que de toute émission interactive à caractère politique en français et dans toutes les langues nationales, sur toute l'étendue du territoire » qui pesait sur les médias guinéens.
La décision prise le 25 juillet, a provoqué un véritable tollé au sein des associations de presse privée en Guinée ainsi qu'en France. Le Quai d'Orsay, par la voix de son porte-parole, a appelé les autorités guinéennes à faire de cette suspension temporaire du « très temporaire».
Pour nombre d'observateur, il s'agit d'une véritable reculade de la part de l'instance de régulation de l'espace médiatique guinéen. Mais la présidente de cette institution républicaine, Martine Condé, ne veut pas entendre parler de cela. Pour elle il s'agissait d'un simple avertissement qui était limité dans le temps. Ils n'ont fait que se conformer à ces dispositions légales.
Martine Condé a dit que la suspension est levée. Les médias peuvent parler de l'attaque du domicile du Président de la République. Les émissions interactives peuvent reprendre. Mais que tout le monde se conforme aux textes de loi. Sinon elle fera appliquer la loi.
"Le rôle du Conseil national de la communication n'est pas de réduire la presse au silence. Mais de réguler l'espace médiatique" a précisé la présidente du CNC.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
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