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Recensement: La CONASOC soutient-elle la position du gouvernement?
Heinan Goba Mardi, 05 Juillet 2011 22:13
La Coalition nationale des organisations de la société civile/Guinée CONASOC qui n'a rien à voir avec le Conseil national des organisations de la société civile de Guinée que tout le monde connaît, est "en faveur du recensement intégral de tous les citoyens guinéens". Elle a fait, mardi 05 juillet à Conakry une déclaration dans ce sens.
Affirmant paradoxalement qu'il ne prend pas cause et effet de la position du gouvernement, le président par intérim de la CONASOC Mamadi Kéita a dit que le recensement est avantageux d'autant plus que "ce ne sont pas des étrangers qu'on va recenser mais des Guinéens".
Mamadi Kéita a soutenu que l'actuel fichier contraste avec la réalité. Il faut procéder à un nouveau recensement pour donner la chance à tous les Guinéens de s'exprimer à l'occasion des prochaines législatives.
"En 2005, le nombre d'électeurs inscrits était de 5 millions. En 2010, par la faute d'un mauvais recensement on s'est retrouvé avec à peu près 4 millions. Pourtant la Guinée est un pays en voie de développement où la natalité est élevée" a-t-il expliqué.
D'après le président par intérim de CONASOC, les populations à la base seraient favorables à un nouveau recensement. Elles seraient donc stupéfaites de voir certains acteurs politiques se désolidariser de la démarche du gouvernement.
"A l'issue d'une tournée à travers le pays, du 30 avril 2011 au 13 mai 2011 et du 13 au 22 juin 2011, le bureau exécutif de la CONASOC a été interpellé par ses démembrements par des citoyens de toutes tendances confondue par rapport à certaines défaillances" a lu Mamadi Kéita.
Le manque de concertation permanent entre les acteurs politiques et le non-respect par les partis politiques des engagements pris devant l'opinion nationale et internationale dans le cadre du respect du Code de bonne conduite seraient déplorés par les populations à la base, d'après lui.
La mission aurait été interpellée par rapport à la non-participation de nombreux citoyens aux élections présidentielles à cause de leur non-enrôlement sur la liste électorale par manque de carte d'identité et par peur de payer l'impôt de captation.
Aux dires de M. Kéita, les populations regrettent le déploiement sur le terrain d'agents de recensement et d'encadrement peu qualifiés et en nombre insuffisant, la persistance de l'incompréhension au sein de la CENI, le mauvais découpage électoral.
M. Kéita, au nom de la CONASOC, s'est dit alors au regret de constater la politique de chaise vide pratiquée par quelques partis politiques pendant les assises sur le processus électoral.
Pour lui, c'est dans le dialogue fécond et constructif que les acquis de notre démocratie peuvent être consolidés. "Comment peut-on savoir leur point de vue s'ils refusent de participer au dialogue?" s'est interrogé M. Kéita.
Ainsi, il a recommandé que "toutes les composantes de la nation ... souscrivent au programme de dialogue et de concertation initié par le MATD et la CENI pour favoriser un dialogue constructif entre tous les fils de ce pays".
Répondant aux questions des journalistes, M. Kéita a indiqué que la CENI ne reflète pas la réalité actuelle du pays. Sans oublier de rappeler les erreurs commises par cette institution lors des précédentes consultations. Mais il n'a rien proposé.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
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Commentaires
Quant à son travail remarquable sur la décentralisation, il prouve simplement qu'il faut toujours faire la différence entre ceux qui disent faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. Il en constitue la superbe illustration.
La Guinée eternel pays de paradoxe :
un président qui remet en cause le fichier qui l'a "elu" et des opposants qui défendent le même fichier qui a contribué à leur défaite. quelque chose m’échappe !!!!
Voila Mr KIM, il y a un paradoxe dans les positions prises par les uns et les autres et il est fort facile de s'y perdre. D'un coté la mouvance rejette ce fichier qui lui a permis tout de même d’accéder à la magistrature suprême de l'état et de l'autre l'opposition cherche coute que coute à protéger ce fichier qui leur a empêché de diriger aux destinées de ce pays. La vérité est ailleurs. Une petite subtilité d'esprit nous permet d'y voir plus clair. Jugeons en les positions des uns et des autres, d'abord la mouvance présidentielle le sait fort bien qu'elle n'a jamais gagné les élections présidentielles qu'elle a été parachuté au pouvoir et donc n'a pas eu la majorité des suffrages exprimés par le peuple raison de son entêtement de vouloir coute que coute reprendre le recensement qui lui donnerait une quasi certitude de gagner les législatives sans trop forcer les mains aux irrégularités.
Dans le camp de l'opposition, elle sait qu'elle a perdu les élections mais est confiante d'avoir remporté la majorité du suffrage exprimé par le peuple de Guinée. Il es important en effet de savoir qu'on peut gagner dans les urnes et perdre quand même les élections. Voila qui explique ces tiraillements de l'un et de l'autre coté. Bonne réception.
un president qui remet en cause le fichier qui l'a "elu" et des opposants qui defendent le même fichier qui a contribué à leur defaite. quelquechose m'echappe !!!!








