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Le président de la transition, le général Sékouba Konaté va reprendre son bâton de pèlerin ce mercredi pour la capitale française. Un voyage qui s’inscrit dans le cadre du raffermissement des relations de coopération entre la Guinée et sa mère colonie. Seulement, certains membres de la délégation présidentielle auraient été privés de visas par les services consulaires de l’Ambassade de France en Guinée, dit-on.
Le chef de l’Etat pourrait effectuer un déplacement sur Paris demain mercredi, selon des sources proches du palais présidentiel.
Un voyage qui s’inscrit dans le cadre de l’offensive tous azimuts que le général Sékouba Konaté entend mener en direction des partenaires au développement, en vue de lever des fonds qui serviront à renflouer les caisses de l’Etat.
Dans cette foulée, le président de la République entend étendre son champ d’action jusqu’au proche et moyen Orient.
C’est ainsi que la délégation guinéenne est annoncée aussi du côté de l’Arabie Saoudite.
Konaté veut en fait laisser les coudées franches au Premier ministre, Jean-Marie Doré pour mener à bien sa mission qui consiste à organiser des élections libres, crédibles et transparentes, selon le chronogramme établi à cet effet.
Quant à lui, il promet de s’atteler à rétablir les rapports avec les partenaires au développement, dont la plupart avaient pris leur distance avec notre pays depuis les massacres du 28 septembre 2009.
C’est ainsi que Konaté a déjà sillonné certains pays de la sous région notamment le Mali, la Gambie, le Sénégal. Puis la Libye du colonel Kadhafi. La prochaine étape devrait être le Maroc. Mais à la dernière minute, le président de la transition a préféré se rendre en France puis en Arabie Saoudite.
Mais à ce niveau quelques petits problèmes se seraient posés concernant les membres de la délégation dont certains se seraient vus refuser le visa d’entrée dans la zone Schengen.
Ces personnalités figurent en effet sur une liste noire concoctée par l’Union européenne, dont est membre la France, qui impose une restriction sur l’octroi de visas aux membres du CNDD et à tous ceux qui sont soupçonnés d’avoir des liens étroits avec la junte.
Si la mesure a été levée pour ce qui concerne le général Sékouba Konaté, pour des raisons d’Etat et de préséance, ce ne serait pas le cas pour le colonel Mamadou Korka Diallo, ministre de la Pêche et de l’aquaculture et ses homologues Fodéba Isto Kéïra et Mathurin Bangoura, respectivement ministre de la Culture et ministre des Transports. Ainsi que le PDG de Guicopress, Kerfalla Person Camara (KPC) qui figure lui aussi sur la liste de la mission pour Paris.
Konaté sera-t-il donc obligé de voyager sans ces cadres cités ci haut ?
C’est cette perspective qui se dessinerait, à en croire nos sources.
Ceux-ci qui devront prendre leur mal en patience. Le temps pour la Guinée de réussir un retour à l’ordre constitutionnel. Ce n’est qu’à ce prix que ces sanctions pourraient être levées, souligne une source diplomatique.
Des sanctions qui sont une des sanctions de la répression du 28 septembre 2009, ayant fait 156 morts selon des commissaires onusiens.
Dian Baldé Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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