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Le 30 septembre, le ministre de l’Administration du territoire et des Affaires politiques était en réunion avec les leaders des partis politiques agrées du pays. Cette réunion qui a eu lieu dans la salle de conférence dudit département a permis au ministre Sékouba Bangoura d’échanger avec les partis politiques sur les derniers points du développement processus électoral en Guinée. L’actualité politique guinéenne reste dominée par les élections législatives qui se profilent à l’horizon. Reportées à plusieurs reprises pour des raisons que l’on connaît, ces élections tardent toujours à être organisées. Avec la formation des opérateurs de saisie et l’acheminement récent des kits à l’intérieur du pays, ont fait croire que la date des élections pourrait être enfin fixée. Mais, contrairement à l’attente des observateurs, les choses ne semblent pas être au beau fixe. C’est pourquoi le ministre de l’Administration du territoire, dans son discours d’introduction, exhortera les leaders politiques à la sensibilisation de leurs militants pour une forte mobilisation dans le cadre du recensement de la population. Selon Sékouba Bangoura, le défi des élections législatives est collégial. Outre ces questions, il a été aussi soulevé la problématique du vote des Guinéens vivant à l’étranger. Les débats autour de cette question ont été très houleux entre les leaders politiques présents ayant développé des opinions divergentes. Intervenant le premier, le secrétaire général de l’UPG, Jean Marie Doré, dira qu’il n’est pas favorable à l’extension pour les élections législatives du scrutin de vote aux Guinéens de l’étranger. A ses dires, leur permettre de voter pourrait retarder davantage le processus électoral. A l’en croire, le recensement de ces Guinéens vivant à l’extérieur, pourrait prendre assez de temps, voire deux ans pour faire un travail correct. Il fera remarquer ceci : « Je suis catégoriquement opposé à l’extension pour les législatives du scrutin de vote aux Guinéens de l’étranger. » Attestant qu’il était convalescent, il prendra congé de la réunion, sans donner l’occasion aux uns et aux autres de réagir en sa présence. Ce, malgré l’insistance des participants qui l’accusaient d’avoir pris l’habitude de soulever des problèmes et de s’éclipser au lieu de suivre les débats. Nonobstant cette attitude de Jean Marie Doré, les autres leaders réagiront en exprimant leur opposition à l’idée que nourrit le leader de l’UPG. C’est le cas du représentant de l’UFD de Baadiko. Ce dernier, tout en réclamant des élections libres et transparentes, pense que ces compatriotes guinéens évoluant à l’étranger, ont à la fois le droit et le devoir de voter, quel que soit le type d’élection. Selon lui, le gouvernement guinéen devrait prendre des dispositions pour permettre à ces Guinéens de pouvoir s’acquitter comme ceux de l’intérieur, de leur devoir civique. M. Morou Baldé de l’UPR abondera dans le même sens que son prédécesseur. D’après lui, il est inconcevable qu’on puisse imaginer d’exclure ces compatriotes qui sont avant tout des Guinéens. Pour lui, l’Etat devrait tout mettre en œuvre pour simplifier le recensement des citoyens guinéens à l’étranger et leur permettre d’aller voter le jour du scrutin. Quant au secrétaire général du PUP (parti au pouvoir), il exprimera sa crainte par rapport au retard enregistré dans l’organisation des élections législatives. Dr Sékou Konaté pense qu’il faudrait accélérer le processus et fixer, en commun accord avec les acteurs politiques, la date des élections. Vu la situation qui se trame actuellement, force est de constater que les élections législatives ne sont pas pour demain. Tout porte à croire que nous tendons vers un cumul d’élections, les législatives et les présidentielles. Samory Keïta Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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