vendredi 27 février 2009
Vivement les candidatures indépendantes !

La question relative aux candidatures indépendantes aux différentes élections (présidentielles, législatives, communales, communautaires) revient de plus en plus dans les débats politiques. Certains ne verraient plus d’un mauvais oeil la candidature d’une ou des personnalités consensuelles à des postes électifs pour prendre une part plus ou moins importante dans la gestion du pays tout entier ou d’une circonscription électorale donnée.

 

Dans la perspective des élections législatives et présidentielle prévues cette année, les différentes formations politiques que compte le pays ne ménagent plus leurs efforts sur le terrain de la mobilisation et de la sensibilisation. Chaque ‘’grand» parti caresse légitimement le secret espoir de voir son leader accéder à la magistrature suprême à l’issue d’une élection libre et transparente. Quant aux ‘’petits» partis, ils se battront certainement pour avoir un ou des sièges à la future Assemblée nationale. Sous le régime Conté, seuls les partis politiques légalement constitués étaient habilités à présenter des candidats à la présidentielle, aux législatives, aux communales et aux élections communautaires. Aujourd’hui, avec l’avènement du capitaine Moussa Dadis Camara au pouvoir, dans les circonstances particulières que l’on connaît, la donne politique semble avoir fondamentalement changé en Guinée. Au regard du bilan plutôt mitigé des politiques, nombreux sont les Guinéens qui se prononcent ouvertement en faveur des candidatures indépendantes lors des consultations électorales. Les leaders des partis politiques, jusqu’ici, n’ont raté aucune occasion pour étaler au grand jour leurs sempiternelles divergences et leur propension naturelle à s’illustrer négativement dans les querelles intestines ou de leadership. A force de jouer littéralement aux ‘’aveugles politiques», ces leaders ont fini, les uns après les autres, par se décrédibiliser totalement aux yeux de leurs compatriotes. Lors des élections présidentielles de 1993 et 1998, les militants et sympathisants de l’opposition ont réclamé à cor et à cri une candidature unique face au candidat de la mouvance présidentielle, le Général Lansana Conté. Malheureusement, leurs appels sont tombés dans des oreilles de sourds. Quant aux élections législatives, elles ont permis à certaines personnes, choisies dans le cercle des privilégiés des partis politiques et des amis, d’occuper des sièges à l’Assemblée nationale. Et le plus souvent, ces députés triés sur le volet du favoritisme et du népotisme, ne faisaient pas assez pour mériter la confiance de ceux qui les ont élus. C’est le même constat au niveau des communes urbaines et des communautés rurales de développement (CRD) où les élus se sont transformés au fil des mois et des années en véritables roitelets ou en piètres gestionnaires.


Mamy Dioubaté
L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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