jeudi 2 juillet 2009
Vivement le débat!
Saifoulaye Diallo

Eh bien M. Moustapha DIALLO c’est tout à votre honneur d’avoir pris  votre temps pour réagir à mes modestes propositions. Dieu sait que je préfère mille fois cette réaction au silence dont nos concitoyens sont accoutumés.

Dans la construction de notre pays, chacun de nous a son point de vue; s’il ne l’exprime pas, il ne pourra jamais la confronter à ceux des autres pour en faire la synthèse.
 
Je sais par ailleurs que tout le monde ne peut pas avoir le même niveau de compréhension; parce que tout le monde n’a pas évolué dans le même contexte social, culturel, émotionnel, …; et, étant donnée la sincérité avec laquelle vous semblez avoir exprimé votre perception de mes idées (mettons de côté la forme ironique consacrée), je me fais le devoir de vous apporter les précisions requises pour vous permettre de suivre le cours de mon raisonnement. Ceci n’est pas pour vous inviter à partager mon point de vue! Je considère que chacun a le droit de se faire ses propres opinions que je respecte toujours même si je ne les partage pas souvent. Donc c’est juste pour que vous compreniez ce que je veux dire par les propos que vous avez mis en exergue.

Non! Je n’ai pas denier le droit de la France et de ses partenaires internationaux d’intervenir dans le processus de sortie de la Guinée de l‘état d’exception dans lequel le CNDD l’a plongée; j’ai juste déploré qu’ils aient épousé une tendance (celle de ceux qui s‘autoproclament “forces vives”) dont l’authenticité de la représentativité du peuple reste à démontrer: nous avons 83 partis enregistrés (à ce jour: 1er Juillet 2009) dont certains n’ont même pas une adresse. En plus, moi je n’ai jamais assisté à un congrès d’un parti en Guinée depuis le retour du multipartisme en 1991; l’avez-vous fait? Alors, ceux-ci peuvent-ils vraiment promouvoir la démocratie en Guinée.

J’ai clarifié par la suite, sous le même texte (espace réservé aux réactions), en précisant que la France et ses partenaires savent mieux que qui conque ce que c’est la démocratie. Donc, s’ils veulent nous accompagner, il faudrait qu’ils amendent les propositions des “forces vives” pour réduire les risques de conflit et augmenter les chances de succès d’une véritable démocratie.

Enfin j’avais précisé dans “Assez de cette flagrante et continuelle propension des officiels français à se substituer à la souveraineté des peuples d’Afrique Noire!”: «Et, si l’expression consacrée par la diplomatie française dans ce communiqué du 16 Juin 2009: «La transition doit être la plus brève possible. La promesse d'organiser les élections d'ici la fin 2009 doit être tenue» ne sert qu’à faire pression sur la junte qui - dans tous les cas - ne semble pas montrer trop de volonté à s’orienter dans cette direction, tant mieux!»

Je suis - par ailleurs - parfaitement d’accord avec vous que «les textes les plus parfaits, non utilisés ou mal utilisés ne peuvent pas construire un État démocratique»; mais, n’en constituent-ils pas la base? Comment peut-on appliquer un texte qui n’existe pas? Donc, commençons par la base (condition nécessaire); et, soyons debout jusqu’à ce que l’application de ces textes entre dans les mœurs (condition suffisante). Ce n’est pas en dix ans que nous allons adopter la mentalité démocratique: il y en a qui sont dans le processus depuis six siècles; mais, leur système est loin d’être parfait!

Moi, je considère que je n’ai pas de parti pris; mon parti, c’est la Guinée (ceci ne veut pas que le votre c‘est autre chose) et l’Afrique noire. Donc, ne me demander pas d’adopter une attitude partisane! J’essaie de dénoncer le comportement qui me semble nuisible au processus de l’avènement d’un État démocratique en Guinée; c’est cela le leitmotiv de mes analyses.

Mais, il se peut aussi que j’exprime mal mes idées: je n’ai pas l’apanage de la clarté dans le maniement des idées! Peut-être que certains de mes propos sont assimilés à tort à une forme de soutient au CNDD. Je ne peux pas démontrer que le CNDD ne tient à rien dans “Les magistrats ont ouvert la voie” (publié ici et que tout le monde a lu) et soutenir une telle aberration! Sans quoi, dès le 22 Janvier 2009 j’avais attiré l’attention de l’opinion sur le jeu du CNDD avec un article titré “L‘engouement des guinéens pour les audits …” dans lequel j’ai posé d’entrée de jeu la question: «Quelle est la légitimité du CNDD pour qu'il s'autorise à se lancer dans de telles aventures au moment où le tissu social guinéen est en lambeaux? N’y a-t-il pas suffisamment à faire pour remettre le pays sur la voie constitutionnelle?» Peut-être que ce site-là ne l’avait pas publié. Mais, il suffit de mettre le titre dans l’espace “rechercher” de Google (par exemple) pour retrouver l‘article sur le web. 

Et, je pense que je suis l’un de ceux qui ont dénoncé le plus les dérives du CNDD: “Kidnapping de Moïse Sidibé, journaliste à l‘Indépendant” (05 Juin 2009) que votre site n’a pas publié; “Un citoyen guinéen déclaré ‘personna non grata’ sur une partie du territoire national” (24 Juin 2009) également non publié par votre site préféré. Vous pouvez les lire sur le web; ils ont été largement diffusé. Par contre, je n’ai encore lu aucun communiqué de presse d’un parti politique, d’une association ou d’une congrégation religieuse (à part celui de l‘OGDH pour le cas de Moïse Sidibé) condamnant fermement ces actes dangereux contre la paix civile.

Cela ne m’empêche pas de déplorer le comportement de ceux qui se réclament des “forces vives”: ils veulent jeter le bébé avec l’eau du bain! La volonté de se débarrasser des “militaires” ne doit pas sacrifier l’opportunité que nous avons de bâtir une véritable démocratie.

Pour moi, le CNDD et similaire n’ont aucun avenir à notre époque: c’est dans l’air du temps! S’ils sont encore là après 7 mois, c’est qu’il n’y a pas une force de proposition vigoureuse en face. Exemple: lors de la dernière rencontre (la première à huis clos) que le capitaine a eu avec les “forces vives” au Camp Alpha Yaya Diallo (le samedi 28 Juin 2009), il leur aurait rappelé qu’ils avaient promis de lui proposer un chef pour son comité d’orientation politique et économique (preuve qu‘il est en panne d‘initiatives). Qu’est-ce qu’ils lui auraient répondu: «vous et vos conseillers constituez la seule force d’orientation du pays!» (Sic). Au lieu de rappeler au capitaine que la Guinée a plus besoin d’une commission de révision des lois et de lui en proposer les membres en lui demandant de prendre un acte permettant à cette commission de fonctionner le plus rapidement possible. 

Donc, je ne supporte personne, je supporte seulement des principes: des solutions conjoncturelles ne peuvent pas éliminer les problèmes structurels de la Guinée; et ça, jusqu’à présent, personne n’en a fourni la moindre preuve du contraire.

Vous savez, on peut faire tout le processus électoral en moins de trois mois si on a la volonté (et, j‘ai expliqué plusieurs fois comment?). Mais, sans passer par la révision des textes et leur adoption avant d’aller aux élections conduira à une impasse: on aura des institutions sans cadre juridique correspondant à ce que nous voulons. Donc, ceux qui seront là vont faire ce qu’ils veulent (comme toujours); alors que s’il y a le cadre que nous avons choisit, on pourrait les obliger à l’appliquer légalement et légitimement. Je ne pensais pas que c’était aussi difficile à comprendre!

 

Saifoulaye DIALLO, Guinée
Architecte DENA

www.guineeactu.com 

 

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Vos commentaires
Mamate, vendredi 27 novembre 2009
JOhn Williams la ferme tu n`es qu`un aigris social qui n`attends rien pour perdre tu ne connais rien de Biro donc arretes de ruminer et raconter des mensonges qui ne sont meme fondues et qui ne sont meme pas en rapport avec l`article.
Mme Keïta (née Y. Sylla), mardi 7 juillet 2009
La logique à la guinéenne: 1) - Construire d’abord, et faire les plans de la construction après; 2) - Conduire dans la voie publique avant de faire son permi de conduire; 3) - Avoir des yeux en bon état et, se laisser guider par un aveugle; 4) - Conspuer son bienfaiteur et acclamer son malfaiteur; 5) - Etc. Si non, M. Saifoulaye Diallo a agit comme un architecte: faire le projet (plans et prescriptions techniques) avant de réaliser la construction sur le terrain conformement au projet. Quoi de plus logique! Mais, en Guinée, c’est connu; l’autoconstruction demeure la règle. Aucune procédure règlementaire n’est suivie. C’est quasiment le seul pays au monde où il n’y a pas un seul plan d’occupation des sols (POS). Conséquences: sur la même rue, vous pouvez observer autant d’orientations des bâtiments que le nombre de bâtiments. L’alignement par rapport à l’axe de la rue n’existe pas. Chacun pose sa construction comme il veut et où il veut. Cela est devenu la référence; et, tout le monde s’en accommode. Celui qui tentera de toucher à cela, sera la cible des attaques les plus sordides: on a vu comment on avait traité Dr. Banah Sidibé “casse-casse” à son temps. M. Saifoulaye Diallo (qui n‘est pas juriste constitutionaliste, encore moins leader politique) tente d’attirer notre attention sur le fait que notre système politique est bâti sur un “plan” qui comporte certaines anomalies qu’il nous invite à revoir avant de nous lancer, tête baissée, dans la reconduction du même système qui a favorisé les dérives que nous savons. Il est d’accord que le système contient des points positifs qui, s’ils étaient appliqués comme il se doit, nous auraient permi de faire des progrès. Mais, il nous dit en substance: si les points-là n’ont pas été appliqués, est-ce que ce n’est pas parce que le système a permi quelque part aux personnes chargées de les appliquer de s’en abstenir sans en subir les conséquences? Il nous donne souvent dans ses écrits l’exemple des États Unis où les trois pouvoirs de l’État sont équilibrés et indépendants. Quand Bill Clinton avait voulu jouer le bandit dans l’affaire “Monikagate”, le Congrès a initié la procédure de l’impeachment (destitution). Il était vite redevenu petit dans ses souliers et, avait présenté ses excuses pour les actes commis et pour la tentative de parjure. Pourquoi? Parce que le Congrès a un pouvoir effectif et non fictif (d’abord dans les textes; ensuite, en la qualité de ses hommes et femmes). Dans ce pays, un simple juge d’un tribunal de première instance peut casser une décision prise par le Congrès et promulguée par le Président, parce que cette décision ne serait pas conforme à la loi. Pourquoi? Parce que le juge a le pouvoir effectif et non fictive (dans les textes et en la qualité de sa personne) de dire le Droit. Alors, pourquoi refuserions-nous de nous assurer d’abord que cet équilibre des pouvoirs existe bien dans nos textes avant de nous lancer dans la bataille pour que l’habitude d’application effective de ces textes rentre définitivement dans nos moeurs? Nous voulons aller aux élections sans que nos textes précisent quelles sont les personnes susceptibles de nous représenter efficacement. M. Saifoulaye nous dit: attention! Si vous envoyez quelqu’un qui ne sait pas lire et écrire à l’Assemblée Nationale, il ne pourra pas comprendre et interpréter les textes complexes qui régissent notre vie de tous les jours. Celui-ci sera improductif; voire un handicape pour ceux qui sont capables et animés d‘une réelle volonté de travailler. Or, aucun texte n’existe à ce jour qui oblige les partis à choisir comme candidates aux élections ces personnes qualifiées. Il nous dit que nos partis politiques sont à base régionale; et que ceci est de nature à menacer l’unité nationale. Il suggère que nous inscrivions dans les lois qui régissent la création et le fonctionnement de nos partis des dispositions qui imposent l’unité nationale. Il propose une mesure simple et pratique: chaque parti doit avoir un minimum de 500 militants par CRD (communauté rurale de développement) pour être autorisé à fonctionner. Dans son esprit, cette mesure obligera les leaders de s’asseoire et négocier les uns avec les autres leurs programmes et leurs projets de société. Car, il sera impossible pour l’un d’aller dans le bastion de l’autre et recruter 500 militants dans chaque CRD sans s’entendre avec lui. Il attire notre attention sur le fait que les partis qui animment la galerie en Guinée n’ont pas pour habitude de respecter leurs propres statuts et règlement intérieur. Il nous a dit pour nous en convaincre qu’il n’a assisté à aucun congrès de renouvellement des instances d’un parti depuis leur création en 1991. Chose que personne n’a contesté jusqu’à présent. Alors comment peut-on logiquement s’attendre à ce que ces personnes que nous voulons envoyer si précipitamment à la tête de nos institutions auront à coeur d’appliquer les lois de la république? Voilà pourquoi M. Saifoulaye Diallo nous demande de nous octroyer un minimun de garantie dans nos textes avant de prendre le risque de redonner régulièrement (par une élection) ces immenses pouvoirs (dont les textes précédents ont accordé au président de la république) à une personne dont on ne peut pas définir d’avance qu’elle sera consciente ou inconsciente. Pour le reste, c’est à nous d’accepter ou de refuser; l’Histoire en jugera! Je crois que vouer M. Saifoulaye Diallo aux gémonies pour avoir tenté de nous donner les clefs de la compréhension du contexte dans lequel nous évoluons, revient à confirmer l’adage qui veut que: «la raison soit hellène; et l’émotion, nègre!» Et, c’est dommage pour les guinéens.
Mohamed OULARÉ, mardi 7 juillet 2009
C’est vraiment dommage pour le débat que les choses en viennent à ce point de suspicion et d’invectives mutuelles. Mon impression personnelle est qu’il y ait eu maladresse de part et d’autre. Accepter de reformuler les propos tenus pourrait aider à remedier à la situation pour faciliter le débat. Il faudrait absolument que les fils de la Guinée arrivent comme tout le monde à s’entendre dans leurs différences et diversités. M. Saifoulaye Diallo devrait comprendre que le langage direct et franc n’est pas productif dans certains contextes. En politique, il faut savoir faire passer ses opinions. Vous avez admis que tout le monde n’a pas le même niveau de compréhension. Ce n’est pas en accusant les forces vives d’être irresponsables, composées d’individus méprisant la démocratie et de surcroit incapables de proposer une alternance que vous allez les convaincre d’accepter vos excellentes propositions. M. Moustapha Diallo vous a offert une occasion de clarifier votre position pour l’entendement de certains de nos concitoyens tout en vous glissant, en passant, une peau de banane sous les pieds: ses propos sont teintés d’allusions mal placées et non appropriées pour ce niveau du débat. N’ayant pas fait suffisament attention aux inquiétudes que lui a inspiré vos textes, pourtant clairs à mon sens, vous vous êtes enfermé dans une logique de démonstration qui n’a fait qu’accroître le courroux des suportaires (réels et supposés) des forces vives qui, ne pouvant pas attaquer vos solides arguments, ont concentré leurs attaques sur votre personne en passant par ce qu‘ils perçoivent comme faiblesse de vos proches. Tout le monde peut donc se ressaisir et retrouver la raison dans ce délicat processus de recherche de voies et moyens de sortir notre pays de la situation dans laquelle il se trouve. Donc, tout le monde doit savoir que les forces vives ont le mérite d’avoir retrouvé l’unité qui leur manquait tant dans le passé. Malgré un contexte rendu difficile par des gens qui agiraient au nom du CNDD, elles arrivent tant bien que mal à maintenir la cohésion et à formuler certaines propositions, loin d’être dénuées de tout soupçon. La communauté internationale et toutes les personnes de bonne volonté devraient aider les forces vives à améliorer leur approche pour un meilleur résultat de leur action concertée. En ce sens, les propositions de M. Saifoulaye Diallo notamment celles contenues dans “Quels objectifs pour la transition en vue?” que guineactu.com avait publié et les excellentes questions qu’il a posé pour cadrer le processus d’amendement des textes regissant nos institutions dans “La Guinée a un problème structurel, aucune solution conjoncturelle ne peut en venir à bout”, sont pertinentes.
Gorko WURO, mardi 7 juillet 2009
M. John Williams, soyez un peu intelligent! Vous avez cliqué sur “Réagir à cet article”; et, vous n’avez rien dit sur les termes de l’article jusqu’à présent. Si vous avez des choses à reprocher à El hadj Biro, mettez-les dans un texte et envoyez-les avec votre photo (comme c‘est la règle) à la rédaction de guineeactu.com pour les publier. Comme ça, on pourrait faire foi aux informations que vous mettez tant d’ardeur à donner. Rester dans l’ombre et jeter des flèches empoisonnées aux gens est une parfaite preuve de couardise. Je n’oserais pas croire que vous êtes un poltron. Car, cela nuirait fortement à la crédibilité de vos propos. En tout cas, jusqu’à présent, ce que vous avez écrit, même si cela pouvait se vérifier, ne concerne en rien Saifoulaye Diallo: il n’a pas triché pour inscrire ses soeurs à l’ENAM; et, il n’a attribué aucun marché public (qu‘il soit de gré à gré ou sur appel d’offres), n’ayant jamais travaillé dans la fonction publique guinéenne. Et, il serait absurde de vouloir faire croire qu’un fils de Biro (à qui Lansana Contè avait publiquement déclaré la guerre) était en état de bénéficier une quelconque faveur de la part de ses acolytes. Ou alors, il faudrait le signaler à la commission des audits qui va le vérifier. Pour l’instant, on aurait attendu de vous que vous nous disiez: 1) - Moi, John Williams, fils de tel, qui a terrassé tel nombre de dicteurs en Guinée, j’ai assisté à tel nombre de congrès de renouvellement des instances de tel parti, qui a toujours appliqué intégralement les règles contenues dans ses statuts et règlement intérieur. 2) - Je n’ai vu aucune disposition dans les précédentes lois fondamentales qui accorderait des pouvoirs extraordinaires au président de la république au détriment des autres présidents d’institutions républicaines: celui de l’Assemblée Nationale et celui de la Cour Suprême. À ce titre, je m’inscrit en faux contre les prétentions de M. Saifoulaye Diallo quand il affirme qu’un simple décret du président Contè a nommé Me Sidime comme président de la Cour Suprême et qu’un autre simple décret l’a enlevé pour lui confier un poste créé par un simple décret du président: la primature. À ce titre, dans les anciens textes, les 3 pouvoirs de l’État sont parfaitement équilibrés; c’est seulement l’inconscience des hommes qui a permi cette rélité. 3) - Aucun parti en Guinée n’est à base régionale, ils répondent tous aux dispositions de la charte des partis: chacun a son siège dans toutes les préfectures, les décisions sont prises - au sein de chaque parti - par la base après débats et vote, etc. 4) - Les membres de la CÉNI n’ont jamais publiquement reconnu que les autorités des collectivités territoriales gonflaient les listes électorales au profit d’un parti, sans que la CÉNI (chargée d‘assurer la régularité du processus) ne soit en mesure de le savoir. Et, le fait que c’est la même structure et les mêmes membres de la CÉNI qui continuent d’être le maître d’oeuvre des élections, ne pose aucun problème. 5) - Etc. Pour nous démontrer que M. Saifoulaye Diallo est l’imposteur que vous voulez nous faire croire; et que, par conséquent, les faits qu’il a exposé dans ses analyses ne sont pas dignes de foi. Voilà le sens de tout le débat auquel il est prêt. Si vous mettez les deux mots “Saifoulaye Diallo” dans l’espace approprié de Google (Rechercher), vous serez impressionné par le nombre et la qualité des contributions de M. Saifoulaye Diallo. Comment peut-il être tolérable que des gens incapables de faire la moindre proposition puissent-ils se livrer à de tels distribes contre quelqu’un qui se casse la tête pour les prévenir de reconduire régulièrement une dicture à la tête du pays? Il nous a dit que «les eaux sont troubles»: il y a qui poussent aux élections dans les conditions juridiques et institutionnelles actuelles parce qu’ils espèrent qu’une fois Dadis et le CNDD partis, ce sera la mort des commisions d’audits et de lutte contre la drogue qui ont coincé leurs proches. Il font beaucoup de bruit avec ceux qui souhaitent légitimement se débarrasser de la kakicratie. D’autres, espèrent utiliser le CNDD à travers ces dites commissions pour se débarrasser d’un adversaire jugé dangéreux. Ils demandent d’aller aux élections sans révision des textes tout en exigeant du CNDD, qui est illégal, de mener des actions légales contre les narcos et les voleurs en col blanc. Qu’est-ce M. Saifoulaye Diallo nous dit: attention! Pour important que soit la lutte contre la corruption et le narco trafique, la priorité doit être le retour à l’ordre constitutionnel qui ne peut être un succès sans la révision des textes qui régissent nos institutions républicaines. Quand des institutions légales et légitimes seront installées, elles prendront toutes les actions requises contre le banditisme, l’impunité et l’injustice. Et, celui qui se retrouve aujourd’hui sur le banc des accusés; ah le guinéen et sa logique!
Moussa Condé, mardi 7 juillet 2009
John Williams, BIRO n`a pas fait le griot pour qui que ce soit même pour Sékou Touré le sanguinaire à plus forte raison un DADIS... IL a dit la vérité à DADIS de nettoyer le pays avec toute la corruption et le trafic de drogue... il lui a jamais dit de rester au pouvoir, il lui a dit de nettoyer et qu`il faut pas qu`il excède les 2 ans de transitions, donc je ne comprend de quoi vous vous voulez parler, peut être que vous comprenez mal le Français ou peut être vous avez des transformateurs dans vos oreilles... Moi je ne supporte pas DADIS et d`ailleurs je ne supporte aucun opposant en Guinée car pour moi ce sont tous des incapables du moment qu`ils s`entendent pas entre eux pour une bonne transition et par ailleurs se sont tous des anciens dignitaires de Lansana Conté et de Sékou touré donc ce qui veut dire pour moi que la Guinée est mal barrée si c`est avec ces gens que la démocraties et la bonne gouvernance fera son chemin en Guinée... Biro pour moi est un Homme qui mérite pas qu`un énergumène comme vous parler sur lui avec tout ce qu`il a fait pour ce pays. C`est vous qui induisez les Guinéens dans l`erreur avec des élections sans une constitution ni organisation dans l`armée... et avec des narco partout... dites à vos partis politiques de bien proposer une constitution avant de parler de d`élections... ils sont tous corrompus sauf ceux qui n`ont pas fait parti du gouvernement Conté comme Alpha Condé et jean mari doré. Comme tu parles de fessé donne d`abord ta véritable identité au lieu de mentir sur le net aux Guinées avec ton faux nom qui en dit long sur ta personnalité...
John Williams, lundi 6 juillet 2009
Biro était un grand homme, je le respectai beaucoup jusqu`au jour il a commencé à faire le griot pour Dadis (à son âge) en l`appelant Moise. Nous Guinéens, nous n`avons pas de Moise. Je ne crois pas à la fatalité. Desolé, je sais que Biro et Dadis sont vos fans, pas les nôtres. Le premier a cesse de l’être depuis sa prise de position politique. Allez faire votre campagne électorale ailleurs pas au net, c’est le peuple qui élit pas nous sur internet. Sois polis au moins, si non on finira par te fesser, c’est ca aussi la culture et la démocratie africaines.
Moussa CONDE, lundi 6 juillet 2009
Monsieur John Williams au lieu de vous désister et continuer à raconter des conneries sur des gens honnêtes comme Biro et sa Famille, il vaudrait mieux pour vous de justifier vos dires par des preuves concrètes au lieu de baliverner sur Biro que tout le monde connait en Guinée et en dehors de la Guinée notamment en Afrique et en Occident pour sa probité morale et son frac parlé et d`ailleurs c`est ce qui a fait que Conté s`en ai pris à lui publiquement en 1999 au palais du peuple, j`espère que vous avez pas oubliez cela au moins? Qui a été le seul à dire à DADIS de nettoyer devant sa porte c`est à dire dans l`armée et de doter de la Guinée d`une constitution et d`organiser des élections libres et transparente à la fin de la transition qui ne doit pas excéder deux ans? Donc Monsieur Williams svp fermer là ou allez au fond de vos pensées et donner des preuves sur ce que vous dites sur Biro ou sa famille, sinon fermer là ça sera plus simple pour tout le monde.
John Williams, dimanche 5 juillet 2009
Mr. Moussa , tu sais bien que je ne continuerai a discuter avec toi pour des raisons que tu connais bien. Reste dans ton egarement et continues a soutenir votre Moise. Moi je n`ai pas de Moise. Pauvre de Guinee.
D. Guilavogui, samedi 4 juillet 2009
M. Moustapha Diallo n’a pas apporte une grande contradiction aux affirmations de M. saifoulaye Diallo. A mon avis, ils sont d’ accord sur plusieurs points; la seule difference notable etant la procedure appropriee pour le retour a l’ ordre constitutionnelle. L’ un dit: il est tres utile de revoir certains points du cadre juridique et reglementaire regissant les institutions republicaines avant d’aller aux elections. L’autre dit: oh! Que ce n’est pas necessaire, on peut aller directement aux elections sans revoir les textes; car selon lui, la conscience et la volonte des dirigeant sont plus fondamentales que les textes. Peut-on dire pour autant que M. Moustapha soutienne Dadis dont le credo est «la conscience et le patriotisme » sont plus importants que tout? Je ne pense pas. Alors pourquoi veut-on accuser M. Saifoulaye de soutenir Dadis? J’ai cherche dans les ecrits de saifoulaye, je n’en ai pas trouve. A moins que ca ne soit le fait qu’il ait estime que les forces vives, en voulant ecarter la revision des lois «ne feraient pas preuve de conviction democratique» et, il ajoute a cela que les partis en Guinee ne nous ont pas habitue aux pratiques democratiques (congres de renouvellement des instances par exemole), chose qu’il a toujours ecrit dans l’Independant des annees 1990 ou dans le Lynx/Lance des annee 2000. Or, quand on connait l’etat dans lequel se trouve le cadre juridique et institutionnel que nous avons eu jusqu`à present, il n’est pas tout a fait infonde de penser qu’il y aient des raisons de s’en preoccuper. Il en a donne quelques unes: les immenses pouvoirs discretionnaires du president et le fait que les partis actuels sont a dominance regionnale. Peut-on objectivement contester cela? Il a dit par ailleurs qu’il «n’a pas assiste a aucun congres d’un parti politique depuis leur creation en 1991»; et cela aussi, personne n’a dementi. En pluss, a ce jour, je ne connais personne (physique ou morale) qui ait propositiohs aussi concretes et pertinentes que celles que M. Saifoulaye ait faites aux Guineens par rapport aux conditions d’existence d’une vraie democratie. Pour preuve, personne n’a attaque la pertinence des questions qu’il a pose dans le dernier article qu’il a publie. Ensuite, je pense et cela n’engage que moi, ce n’est pas parce que la loi n’est pas appliquee par un «inconscient» qu’il faut la negliger. Parce que peut-etre la facilite de sa non application reside dans les dispositifs qui la constituent. Pour ce qui est de la position de M. Saifoulaye sur l’assistance internationale au processus de la transition, j’ai été tres etonne de voir que tous ceux qui ont reagi ont assimile M. Saifoulaye a un porte voix de l’ideologie de Sekou Toure, Diallo Saifoulaye (1er premier mministre de la Guinee) ou du soutient ouvert et sans ambiguite que El hadj Biro aurait apporte au capitaine Dadis. Or, dans un de ses articles, il a invite certains acteurs publics a visionner le documentaire de Dani Kouyate dans lequel le Professeur Ki-Zerbo parle aux Africain en termes d’unite. Il demontre notamment la duperi des Africains Noirs qui se presseraient devant chaque guichet ouvert pour assurer leur depenndance. Il parle de cheval de Troie en evoquant le role des institutions de Bretton Wood en Afrique Noire. Je pense que nous avons tous interet a depassionner le debat et a sortir de la logique du pour et du contre pour examiner froidement toutes les options possibles. Les forces vives ne sont pas que des bon-a-rien; loin s’en faut. Elles sont tres braves et tres determinees a operer le changement requis pour le bien etre collectif. Mais cela fait-il d’elles des infaillibles? Je ne pense pas. Car, pour l’instant, personne n’a dit en quoi la revision de certaines dispositions des lois regissant les institutions republicaines entraverait le « chronogramme » revendique par les forcces vives. Ensuite et, c’ est le plus important, personne n’a indique en quoi les reponses aux questions posees par M. Saifoulaye seraient contraires a la democratie. Je terminerais en disant qu’ici n’est pas un espace de decision; mais un espace d’echange. Il faut donc evite les attaques personnelles et faire uniquement des propositions et des contrepropositions; cela nous avancerait mieux et rendrait le site plus attrayant. Merci pour votre bien aimable attention !
Gorko WURO, samedi 4 juillet 2009
Que les guinéens peuvent être arriérés! Qui peut démontrer ici que Saifoulaye (l‘architecte) a été membre du PDG? qui peut indiquer ici qu’il a de près ou de loin approché le PUP? C’est quequ’un qui n’a jamais voulu entrer dans la fonction publique guinéenne pour les pratiques qui y ont cours. Il est rentré du Maroc en 1993. Il pouvait occuper le poste qu’il voulait dans l’administration. Il l’a poliment mais fermément décliné. Il a vécu difficilement de sa condition d’architecte dans le contexte que tout le monde connait. Ceux qui réagissent ici se rendent-ils compte qu’ils ne le font pas au nom de leur père, homonymes, …? Alors qu’ils attendent que Biro écrive ici pour réagir aux écrit de Biro. Pour le moment, on demande de réagir à l’article de saifoulaye, tout le monde nous parle de tout sauf de ce que Saifoulaye a écrit. Quel tas de démeurés!
Moussa Conde, samedi 4 juillet 2009
Mr Williams vous vous contredisez car vous savez vous meme que vous mentez vous aviez dit au debut que cest le vieux biro qui a triche et maintenant se sont ses filles comme je vous l`avais dit au debut aucun pere n`est responsable des actes de ses enfants a partir du moment qu`ils sont majeurs meme vous vous etes pas responsable des actes de vos enfants si vous en avez bien sur et en plus vous mentez car Biro est un homme humble qui a toujours pronne la verite et la rigeure> Moi je connais un de ses enfants avec qui jai fait le lycee et je peux vous dire quil a galere comme tout le monde pour decrocher son bac alors que sont pere etait prsesident de lassemblee nationale. comme vous etes sur de vos allegations donne les preuves car les fills de biro dont vous parle ont des promotionneres et ils peuvent en temoigner. Vous vous etes qu`un menteur qui balivarne sur le net sur des gens honnetes comme Biro. Vous dite que la verite se mesure et se verifie ok moi je peux verifier ce que je dis sur biro et le mesurer aussi parcontre vous vous mentez eperdument et sachez aue cela est un crime n`importe quel fils de biro peut porter plainte contre vous pour mensonges et diffamatons de caracteres mais comme vous vous cachez deriere un faux pseudo cela prouve aue vous etes pas digne de confiance. Bonne chance a vous dans vos memsonges et autres merde que vous balancerez sur la toile.
John Williams, samedi 4 juillet 2009
Merci Mr. Moussa Condé, Avant de prendre une position ridicule, vérifies d`abord. Demandes à Saifoulaye lui même si ce que j`ai dit est faux ou vrai. Demandes lui si en 1981 ses 2 sœurs n`ont pas été obligées de quitter l`ex ENAM (Faculté des Sciences et Techniques ou lui même venait d`être orienté en Génie Civil) pour raison de tricherie dans les orientations et de protestations. Qui a dit : « que la vérité n’est pas ce qui semble à chacun mais plutôt ce qui se vérifie ou se mesure » Revérifies au lieu de suivre tes sentiments et penser que parce que tu connais peu, donc en faire la conclusion que tu connais tout. Dommage ! Bonne chance
Moussa Condé, vendredi 3 juillet 2009
Monsieur John Williams, si c`est vraiment votre nom ou si vous vous cachez derrière votre pseudo ridicule... Mr quand vous réagissez à un article, réagissez avec honnêteté et sincérité svp. Vous parler du vieux Biro comme un tricheur, mais Mosieur Williams vous ne connaissez pas ce vieux... si ce que vous dites est vrais montré les preuves de tricherie pour ces deux filles dont vous parlez, montrez les preuves que ce vieux à détourné de l`argent comme vous le dites ou que sont fils Saifoulaye ai volé de l`argent. Vous êtes un menteur, un manipulateur, moi j`ai étudié avec un des fils du vieux Biro son dernier fils précisement et je peux vous dire que ce jeune qui s`appelle Hamidou malgré que son père était Président de l`assemblée nationale était dans le même lycée public que moi précisément au lycée Kipé ou Dabo était proviseur et Hamidou et moi avec nos amis d`époque ont galèrés ensemble pour passer notre BAC alors qu`il pouvait faire n`importe quel lycée privé de la place même le lycée Kipé et je peux vous dire je connais le vieux Biro, il n`est pas du genre à favoriser ses enfants. En plus Monsieur, Biro n`est pas responsable des écrits et acte de son fils Saifoulaye. Ce que Biro a fait pour la Guinée aucun d`entre nous et tous les leaders réunis ne l`ont fait car il a formé les cadre de ce pays. En Plus vous parler de la société de Saifoulaye, c`est le régime de Conté qui a fait que sa société a déposé le bilan... et vous dites que c`est l`homonyme de Saifoulaye certe c`est vrais mais ou est le problème dans ce cas? Répondez... je vais vous dire la mère de Saifoulaye la 1ere femme de Biro et Saifoulaye dont vous parler sont de la même famille ce sont des frères et sœurs raison pour laquelle saifoulaye porte son nom. Vous devriez avoir honte de mentir sur le net sur ce vieux qui à sacrifié sa vie pour ce pays. Lorsqu`il était Président de l`assemblée nationale il n`a favorisé aucun de ses enfants sinon je peux vous dire Mr Williams ses enfants allaient vivre aujourd`hui comme des pachas...mais ce n`est pas le cas. Biro n`est responsable de rien de ce que ces enfants écrivent donc foutez lui la paix. Vous parlez de son fils qui est militaire et chef d`état major de la marine... c`est interdit qu`il le soit? je vais vous dire ce Commandant qui est le fils de biro est l`un des meilleurs militaire et le mieux formé en Guinée et ça vous pouvez demander à n`importe qui au pays... il est militaire et c`est les militaires qui ont le pouvoir actuellement et s`il est militaire c`est la faute de Biro? Donc ferme ta gueule Mr Williams et va vaquer à tes occupations mesquines... Vive le changement en Guinée... Vive le Vieux Biro...
John Williams, jeudi 2 juillet 2009
Lire la réaction de l’article de Saifoulaye Diallo Merci Mr. Moustapha pour votre article. Mr. Thierno Baniré a failli trouver l’origine politique de Saifoulaye Diallo. Il suffit de connaitre cette dernière donnée pour comprendre les agitations / paniques de Saifoulaye Diallo. Mr. Saifoulaye Diallo est le fils de Vieux Biro, se rappelle t’il que son vieux père avait triché pour inscrire ses 2 sœurs à la Faculté des Sciences et Techniques (ancien ENAM) contre les résultats du Bacc en 1981 ? Ce Monsieur est le frère du Chef d’Etat Major Adjoint de la Marine, proche du CNDD. Ce Mr est l’homonyme de Saifoulaye Diallo, proche de Sekou Touré. Il s’est enrichi lorsque son Papa était Président de l’Assemblée en gagnant beaucoup de marchés de gré en gré. Ils ont profité de la première République, de la 2eme République et ils veulent profiter de cette République aussi avec les mêmes arguments. Mr. Saifoulaye , tu n’es pas tout a fait neutre ou blanc dans l’échec de la Guinée donc nous passons que tu ne peux pas apporter une solution aux problèmes de la Guinée. Bonne Chance dans tes entreprises.
A.T. DIALLO, jeudi 2 juillet 2009
Mon frere Saifon, merci de ces clarifications auquelles je crois sincerement; je pense effectivement que certaines de tes idees etaient parfois mal exprimees, ce qui laissait planer certains interrogations; dans le doute j`avais personnellement parle de trop de condiments dans la sauce. Tout ceci pour partager avec toi un conseil fraternel que j`applique toujours rigoureusement a moi-meme: pour que ca tienne la route, il faut que ce soit simple, clair, pas trop long et pas trop d`idees differentes a la fois...Bref, je me demande toujours qui a attribue le prix nobel de litterature a Wole Soyinka!
A.O. Lalbabou Diallo, jeudi 2 juillet 2009
Comme vous êtes architecte, construisez autre chose car vos textes sont confus et nuls. Etes-vous obligé de porter votre blanc bonnet ? Eh Allah ! No hersini !

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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