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C’est pour une table ronde entre le secteur public et le secteur privé que des chefs d’entreprises du MEDEF (le mouvement des entreprises de France) sont venus dans notre pays. Ces entreprises évoluent dans les domaines de BTS, de la Télécommunication, du commerce, du transport, des infrastructures routières, des banques, de l’environnement, de l’industrie, de l’eau, etc. Du côté guinéen, on a remarqué la présence de la Confédération nationale des entreprises de Guinée, le Conseil National du Patronat, le Mouvement des entreprises de Guinée et le Conseil National des opérateurs guinéens pour le développement.
Le gouvernement guinéen s’est fixé comme objectif de renouer avec l’investissement direct des partenaires au développement nécessaire à la relance de notre économie. C’est dans ce cadre que le ministère de l’industrie et des PME a engagé une série de mesures visant à l’amélioration de l’environnement institutionnel, juridique, réglementaire et physique des entreprises en Guinée. En effet, les mesures institutionnelles engagées par le gouvernement sont essentielles pour l’émergence d’un secteur privé dynamique, lui-même indispensable au développement économique de notre nation, dans une économie de marché. Ces mesures permettront aux entreprises guinéennes de participer à la concurrence et de résister efficacement aux autres entreprises de la sous-région.
Pour la ministre de l’industrie et des PME, Hadja Ramatoulaye Bah,
L’entreprise privée a besoin d’un « environnement caractérisé, d’une stabilité politique et macroéconomique avérée, d’un système juridique et judiciaire équitable, efficace et non déclinatoire (sic). Il lui faut aussi une fiscalité transparente et non contraignante, l’existence d’infrastructures et de services de base de qualité et en quantité suffisante. Alors, le but de cette table ronde permettra aux différentes entreprises présentes, de faire le constat de la situation macroéconomique ».
Hadja Ngouma Traoré présidente des entreprises patronales de Guinée, a déclaré que « cette table ronde devra orienter les investisseurs français en Guinée par une convention phare avec le secteur privé guinéen et garantir les projets qui en découlent pour les accords de coopération que l’Assemblée devra adopter sans délai. Et le secteur privé s’engage avec force à la réalisation de cette expérience fondée sur un partenariat ».
Par la suite, la présidente de la CEPEG a rappelé à ses homologues français que le secteur privé guinéen dispose des ressources humaines adéquates pour relever les défis que posent les projets de relance la vie économique transie depuis un demi-siècle.
Quant au président du MEDEF Afrique, Patrick Lucas, il a noté que « c'est à l'occasion de la visite du Président de la République, M. Alpha Condé, au MEDEF International, qu'il a pu susciter l’intérêt d’une centaine d’entreprises françaises par le discours qu’il a tenu. Pour lui, les chefs et délégations du MEDEF sont venus en Guinée pour s’informer et comprendre les autorités politique et les opportunités qui peuvent se présenter. »
« Le MEDEF plaide pour le patronat uni, fort qui peuvent aider le développement économique du pays » a expliqué M. Lucas avant d’ajouter que leur présence en Guinée est de développer un partenariat gagnant-gagnant, compte tenu des ressources exceptionnelles que notre pays possède, il peut être considéré comme le (prochain) moteur du développement économique et social en Afrique.
Il est revenu au PM, chef du gouvernement, d’assurer que « la Guinée s’ouvre au monde en affichant la volonté d'assurer la stabilité politique et la volonté de diriger toutes les composantes de son peuple à renforcer la démocratie et l’Etat de droit. »
La jouissance de ces ressources et de ces potentialités dans les différents secteurs que sont les mines, l’énergie, l’agriculture, le tourisme, etc. ne dépend que de la volonté d’organiser leur exploitation, compte tenu des contraintes que les uns et les autres ont évoquées.
« Il ne manque à la Guinée que les moyens financiers et humains pour y parvenir », a souligné, pour terminer, M. Saïd Fofana, avant d’assurer les partenaires au développement l’engagement du gouvernement et le secteur privé guinéen à explorer les voix et moyens d’un partenariat avantageux.
Oury Bah pour guineeactu.com et nrgui.com
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