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Les leaders du mouvement syndical guinéen de l’inter centrale CTNG-USTG, élargie à l'ONSLG et à l'UDTG, qui ont lancé un mot d'ordre de grève pour jeudi prochain dans un avis de grève, pourraient se voir désavouer par les populations guinéennes, nous indiquent plusieurs témoignages recueillis sur le terrain. En effet, même entre eux, l'unité d'antan ne semble plus exister. Au cours de la grande réunion tenue à la Bourse du travail, ces divergences ont éclaté au grand jour faisant tirer les discussions toutes la journée, de 10h à 17h, avant qu'ils ne parviennent à s'accorder sur un minimum d'accord pour recevoir la presse. Pour certains syndicaliste proches de Hadja Rabiatou Sérah Diallo, les revendications devraient porter essentiellement sur les accords tripartites et pas plus. Ce qui n'est pas l'avis des partisans de Dr Ibrahima Fofana, accusé de soutenir le Premier ministre et qui réclameraient donc le départ pur et simple du Général Lansana Conté du pouvoir au cas où il refuserait de revenir sur le limogeage de Justin Morel Junior, un des fidèles lieutenants de Lansana Kouyaté. Pour illustrer cette position, d'importantes sommes d'argent seraient mises en circulation pour inciter les populations et notamment les jeunes à reprendre la rue pour sauver le gouvernement en place, selon de nombreuses informations. Les syndicalistes devaient se rendre hier samedi au domicile de M. Kouyaté pour recevoir leur part, mais avec le refus de certains d'entre eux de cautionner le mouvement, le rendez-vous a été reporté à demain lundi, à son bureau, à en croire certaines indiscrétions. A cette cacophonie, s'ajoute la prise de position de l'opposition qui n'entend plus voir embarquer leurs militants dans des mouvements aux lendemains incertains. A ce propos d'ailleurs, une seconde déclaration serait attendue pour marquer de façon définitive leur désapprobation, Pour l'instant, les signataires de la première déclaration appellent à tout le monde au calme et à la retenue. Du côté de la société civile, c'est le même son de cloche. La grève est l'étape ultime des revendications, a fait savoir Ben Sékou Sylla qui demande à la structure de veille de s'impliquer pour voir comment apporter les corrections nécessaires. Aliou Diallo depuis Conakry Pour guineeactu.com
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