lundi 16 novembre 2009
Une lecture de l’article de Ben Daouda Touré
Lamarana Diallo

Comme beaucoup d’internautes, nous avons lu la dernière sortie que nous a servie Ben Daouda Touré et, passé l’ébahissement devant tant de misère intellectuelle, il nous est resté une sensation simple: son texte traduit un complexe d'infériorité maladif de sa part à l'égard des peuhls. Et quand il prétend que les malinkés, les soussous et les forestiers ont décidé de former une coalition pour combattre un soi-disant «pouvoir peulh », ce n'est jamais qu'un vœu pieux qu'il formule. Il aurait été plus crédible s’il avait dit être en Guinée depuis cinq mois pour mettre en place une organisation extrémiste anti-peulh. Une organisation qui aurait d’ailleurs pu constituer, pour lui et ses semblables, l’ossature d’un parti comme le front national en France ou le parti nationaliste anglais, qui aurait rallier tous les fanatiques anti-peulh de la Guinée. Cela aurait été plus courageux !

Le jeu auquel se livre BDT est bien connu. Il consiste à encourager la stigmatisation ou la diabolisation ethnique qui débouchera inéluctablement vers le repli communautaire avec, pour conséquence, l’exacerbation des clivages ethno-régionaux dont le but recherché est de détourner les guinéens et les guinéennes du véritable combat pour la démocratie et le développement que nous menons. En utilisant des termes provocateurs dans son texte, BDT espérait sûrement forcer les peulhs à vouloir assimiler les anciens dictateurs guinéens à leur ethnie et ethniciser de plus belle le débat politique en Guinée, aidant ainsi le CNDD à mieux se maintenir. C’est tout ce qui intéresse ce bonhomme.

Le CNDD tel que nous le connaissons est composé d'individus issus de toutes les ethnies de la Guinée qui ont en commun l’ambition de s’en mettre plein les poches, quitte à achever ce qui reste de la Guinée. Que des compatriotes de la Guinée forestière, ou de toute autre région, considèrent le combat que l'ensemble des Guinéens, y compris les peuhls, mènent contre le CNDD comme un affront qui les vise directement, ou qu’ils veuillent à tout prix être comptables du massacre du 28 septembre 2009 pour des raisons qui leur sont propres, c'est clairement à eux qu'il appartient de clarifier leur position.

Nous sommes convaincus que la situation à laquelle veut nous faire croire Ben Daouda n'est que le produit de son imagination et ne devrait être prise que pour de l'esbroufe récurrente à laquelle il nous a habitués au cours de ces dernières années. Car pour la majorité des Guinéens, la cible est clairement identifiée : le CNDD. Il s’agit, au terme de ce combat qui concerne chacun de nous, de mettre hors d’état de nuire le système de gouvernance qui a maintenu notre pays sous le joug de la misère et du sous-développement humain. C’est, en effet, le même système que nous vivons depuis 1958 et qui se trouve être incarné aujourd’hui par Moussa Dadis Camara. Il aurait, par ailleurs, pu s’appeler Korka Diallo, Sekouba Konate, Papa Koly Kourouma, Mamdouba toto …

On ne le dira jamais assez : la Guinée n’a pas connu un pouvoir soussou ou malinké ; elle ne saurait donc connaître un pouvoir peulh. Il est illusoire de croire que l'armée, composée de ressortissants de toutes les ethnies et régions, agirait de manière concertée à l'exécution d'un massacre ciblé sur un groupe ethnique, quel qu'il soit. Cependant, des organismes réputés mondialement (Crisis group, Human Right watch) ont fait état de recrutements massifs de milices à caractère ethnique dans le seul but d’aider à maintenir le statu quo. Or un conflit interethnique n'est dans l'intérêt de personne en Guinée. C’est pourquoi nous n’appellerons jamais assez nos compatriotes, de quelque bord qu’ils soient, à se mobiliser pour neutraliser ces éléments. La NGR a montré la voie a suivre et nous en félicitons leurs dirigeants pour avoir pris leur responsabilité en se démarquant de ce qu’il convient d’appeler un démagogue pur sucre.

Ben Daouda Touré doit être vu, par nos compatriotes de la Guinée forestière plus que les autres, pour ce qu’il est vraiment. Il fait partie de ces gens qui veulent à tout prix jouer un rôle en Guinée par ces temps troublés. En cinq mois de séjour en Guinée, il a usé de tous les subterfuges possibles pour avoir un strapontin, en vain. Qui ne se souvient encore de cet individu, quand il s'est agit de constituer le CNT, déclarant avoir été mandaté, avec Jacques Kourouma, par les Guinéens de l'extérieur pour les représenter au sein du CNT alors qu'il n'en était tout simplement rien ? C'est donc un individu qui a des ambitions au-delà de ses moyens et dont les rêves de gloire ont été déçus, vu la tournure des évènements, qui, en désespoir de cause, use de l'arme atomique de l'incitation au conflit interethnique dans l'espoir secret de susciter enfin un intérêt auprès de ceux qu'il croit tenir le pouvoir en Guinée: le CNDD.

Aussi grave que soit le péril que représente la perspective d’un conflit interethnique en Guinée, il n'y a néanmoins, à notre sens, aucun souci à se faire quant à la capacité de nuisance de Ben Daouda Touré parce qu'en effet, pour cela, il faudrait qu'il représente quelque chose en Guinée. Qui connaît Ben Daouda Touré, en Guinée, en dehors de nos compatriotes qui fréquentaient les sites internet guinéens quand il écrivait encore ses longs et ennuyeux articles ?

Pour terminer, nous voudrions relever le caractère léger de l’intervention du compatriote Thierno A. Bah qui affirme que l’article de BDT est « un peu fondé » tout en se gardant d’indiquer en quoi cette sortie de BDT est logique. M. Bah, vous êtes libre de vouloir inscrire votre nom dans le même registre qu’un Saifoulaye Diallo, Mouktar Baldé, Korka Diallo ou les autres personnages peulh de triste mémoire qui ont brillé par leur lâcheté, mais sachez une fois pour toutes que les peulhs de Guinée sont avant tout des citoyens, comme tous les autres Guinéens, auxquels il appartient d’exprimer leur choix et leur désir tant qu’ils ne nuisent pas aux autres. L’idéal aurait été que chaque citoyen guinéen s’identifie à un programme politique mais cela ne doit pas donner l’occasion à des « intellectuels » comme vous de souscrire aux thèses maléfiques de BDT qui, du reste, n’en est pas à sa première sortie contre les peulhs (cf. Le Foutah sous une lampe éteinte !). Une question pour terminer : M. Bah, en quoi le comportement de vos amis devrait-il vous chagriner en tant que peulh si vous êtes sincère ? Ou bien dans votre entendement, vos amis, bien que majoritairement peulhs, sont-ils la réflexion de la communauté peuhle ? Cessez, pour l’amour du ciel, vos amalgames car le problème de la Guinée, vous le savez, est un problème entièrement politique et c’est sur ce terrain qu’il devra trouver une solution.


Alhousseny Diallo, Genève
& Lamarana Diallo, Londres


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Aly camara, jeudi 26 novembre 2009
Quand la caravane passe le chien aboie,ben daouda a prouvé au monde entier qu`il est nul,c`est pourquoi il est en retard sur tous les plans,insuletr les peulhs c`est s`insulté soit même,grace aux peulhs qu`on importe à manger dans notre pays ou on ne produit pas.....mais le jour ou le peulhs sera au pouvoir,il conduira le pays vers le succès. Ben Daouda et etnnies n`aiment le developpement.
Boubacar Sidi Diallo, jeudi 19 novembre 2009
Chers compatiotes Je voudrais tout simplement vous remercier de m`avoir dispenser de reagir a l`article de Mr BDT,pour la simple raison que votre reaction va dans la meme logique que la mienne,tant bien en fond qu`en forme.Comme on a coutume de le dire, je resume cette petite personne(BDT)et ses imaginations comme suit:le chien aboit et la caravane passe. Je remercie POZNAN-POLOGNE
Mory Sylla, mardi 17 novembre 2009
Voila l`Africain:toujours champion du monde quand vient le denigrement d`autrui. Rares sont nos ecrits qui orientent l`audience vers le developement intellectuel et autres formes de pensees progressistes a l`image du reste du monde. Reveillons nous.
Laure K., mardi 17 novembre 2009
Je me demande si je ne vais pas cesser de participer au forum de guineeactu, pourtant intéressant, tant il y a d`extrémistes...Je ne crois pas du tout que l`article de BDT est anti-peulhs, il parle des plumitifs de la haine qui peuplent le net, et dont beaucoup sont peulhs, il dit que beaucoup de peulhs ne sont pas d`accord. Je crois qu`il faut que les Guinéens acceptent d`analyser les problèmes calmement. Les peulhs sont des Guinéens comme les autres, et je ne crois pas qu`il y a un problème spécifiquement peulh. Ou plutôt que je crois qu`il y a un problème de peulhs, de malinkés, de forestiers, de soussous. Car c`est le système constituionnel qui centralise tous les pouvoirs entre les mains d`un homme et de son ou ses clans qui génère cette lutte des clans pour le pouvoir. Ce système n`a été contesté par aucun peuple en Guinée, ni les forestiers, ni les malinkés, ni les soussous, ni les peulhs, à travers leurs partis poltiques et organisations diverses. Alors pourquoi sommes nous étonnés que tel ou tel clan (qui ne s`identifie pas et reflète pas l`ensemble des gens de cette "ethnie" ou peuple)politique se batte pour avoir le pouvoir à lui tout seul ? Nos clans respectifs de chacun de nos peuples font la même chose. Et quand vous dites qu`il n`y a jamais eu de pouvoir soussou ou malinké...je veux bien vous croire, mais cela fait vingt ans et plus que j`entends des amis Guinéens faire allusion ou dire clairement que le pouvoir de Sékou Touré était un pouvoir malinké, que le pouvoir de Conté était un pouvoir soussou...Mais comme je suis d`ascendance maternelle malinké, je suppose que vous allez dire que je suis anti-peulh...Soyez sûr d`une chose, nous ne reconstruirons pasla Guinée dans la haine et l`exclusion réciproques et il faudra forcément tenir compte de nos différences respectives.
Lamarana Diallo, Londres, lundi 16 novembre 2009
Farba Makka, je cherchais a etablir un contact personnel avk toi depuis un bon moment. Je te serai gre de m`ecrire sur: jallohlamarana@hotmail.com. Bien a toi.
Farba Makka, lundi 16 novembre 2009
Merci Lamarana pour ce texte. J` ai noté deux quiproquo sur le texte de BDT: le problème peuhl et la coalition antipeuhl. Certe il y a repli identitaire en guinée, dû aux erreures politiques commises par les dirigeants guinéens, que BDT exploite ici pour accusé son chien de rage. Pour ne pas tomber dans son piège, comme notre compatriote Bah, il fallait connaitre BDT auparavant à travers ses écrits antipeuhl. BDT se comporte comme le guide Libyen: ce dernier prône toujours l` unité africaine, mais il soutient cependant les pires rebellions et les pires dictatures d` Afrique (Tchad, Bokassa, Taylor et Dadis...). Donc la meilleur facon de contrer BDT dans sa lancé est d` élucider des contres exemples à ses arguments. Pour verifier la faussété de cette coalition antipeuhl, je vous prie de demander des peuhls vivants dans des agglomérations mixtes telles Boké, Dabola et Kankan; il vous repondront qu` ils n` ont pas le sentiment de vivre au près d` une telle coalition. Cependant certains d` entre eux (pas tous) souhaiteraient voir un de leur au pouvoir. Ce phenomène ne se remarque pas seulement chez eux, mais au niveau de toutes les autres ethnies. Jacque Kourouma était un inconditionel de l` UFR. Il a fallu l` arrivée de Dadis au pouvoir pour qu` il change de direction. Des Pupards de la basse côte, qui percevaient mes critiques contre Conté comme une critique anti Soussou, sont aujourd` hui les premiers à défendre mes positions d antan au sein des forces vives de mon giron. Choses qu` ils n` aimaient pas du tout entendre, quand un des leur était au pouvoir. Je n` ai pas connu Papa Koly et sa famille ethniste dont le frêre, qui gère sa boite, est mon ami. Les matches Egypte-Camerou et Bresil (Finale CAN86) - France (à Guadalahara) je les ai regardé chez eux. Je "chassais" avec cet ami les filles dans l` obscurité de Hamdallaye. Mais aujourd` hui la barrière éthnique s` est installée entre nous, empêchant une discussion franche sur les problémes actuels du pays. Pour vaincre ce mal, nous devons tous respecter nos lois et règlès, que nous nous sommes definies. Dans mon giron la vie communautaire des guinéens est regie par une association, reconnue par la juridiction de ce pays. Le partage des postes de responsabilité n` a jamais posé de problème ethnique, puisque être responsable ici signifie avoir des devoirs: le financier doit être en mésure de faire une déclaration d` impôt de l` association, le président doit jouer le rôle de représentant devant la mairie et les autres communautés.... Et jamais l` alignement des personnes provenant de la même region de Guinée n` a été source de problème. Et quand le renouvellement des membres du bureau arrive et bienque souhaitant une diversité ethnique au sein du bureau, certains s` absentent pour ne pas être designé. Donc l` application des lois (surtout contre la corruption, contre la tricherie) de ce pays sur nous amoindrit le replis identitaire entres nous au sein de l` association. C` est ceque nous devons pouvoir faire chez nous.
Alhousseny Diallo, Genève, lundi 16 novembre 2009
Jacques Kourouma, je crois que vous faites une erreur de lecture. Dans notre texte, si vous lisez et comprenez bien le français, vous noteriez que nous disons bien que c`est Ben Daouda Touré qui l`a dit et non pas vous-même. Lui ne peut pas le nier puisqu`il avait, à l`occasion, signé un article là-dessus et qu`il a publié sur différents sites internet. Si vous n`êtes pas d`accord avec cela, c`est à Ben Daouda que vous devez demander des comptes. Nous n`avons fait que rapporté un fait qui, du reste, était connu de tout le monde puisqu`il relève du domaine public depuis la publication de l`article de Ben Daouda Touré. Bien à vous.
Mamadou Saidou Diallo,Londres, lundi 16 novembre 2009
Merci Lamarana et Alseiny. Cet article reflete votre maturite intellectuelle et votre votre probite morale. j`ai lu les articles de Mr Ben Daouda, mais j`ai prefere ne pas repondre, et cela est ma reaction par rapport a tous les articles publies par des esprits malefiques comme Mr BD, Jaques Korma de Paris et autrui.MAIS ILS SERONT EBAHIS DANS UN FUTURE TRES PROCHE.
diallo yagouba, lundi 16 novembre 2009
se les peulhs qui a empeche une guerre en GUINEE mais baucoup des gent ne comprent pas mais nous nous ne recullerons jamais , les politicien peulhs ne cherche pas le poivoir pour favoriger les peulh mais pour la ressuite l`experience qu`on à la respet qu`on à la fraternité qu`on à etc... personne ne peu nous conparaitre reconessons la verité et donons à SESAR se qu`il apartiene à SESAR
Mamadi NABE, lundi 16 novembre 2009
Bien qu`ayant des origines juives,les peuhls,avouons le, sont très modestes dans le dire et dans les actes.Ils sont de nature cool car nous ne pouvons pas dire c`est le hasard qui a fait la presque totalité de cette ethnie riche en guinée et ailleurs.Je suis loin d`être peuhl.Je ne fais que rélater une réalité.
Salam, lundi 16 novembre 2009
A Andre Loua, c`est toi qui nie la realite et crois moi avant de nous emporter, ca trouvera que toi et tes semblables sont rayes de la carte.
DIAMA, lundi 16 novembre 2009
Quand Sékou Touré a parlé de complots organisés à partir du Sénégal, tout le monde a ri. On disait que c`était encore une invention de sa part. Mon devoir était de faire une enquête. Alors j`ai fait fouiller toute la frontière. Et on a découvert les fameuses munitions, les tracts… qui étaient destinés à la contre-révolution. Il y avait bel et bien complot. J`ai fait arrêter des suspects, des Guinéens qui vivaient à Dakar et un militaire français qui était chef de l`organisation ; il résidait à Saint-Louis où je l`avais fait interner. On l`a fait évader. » Mamadou Dia, Mémoires d`un militant du Tiers Monde, Paris, Publisud, 1964. Peut-être plus explicite encore, ce que le même Mamadou Dia écrit dans ses Lettres d`un vieux militant, Dakar, GIA, 1991 : « Pour revenir sur le cas de la Guinée, disons que le fait d`avoir voté « Non » au référendum lui a valu d`essuyer maints complots ourdis par l`extérieur. En 1959, hélas, les comploteurs étaient bel et bien basés et entraînés au Sénégal. Après le communiqué de Sékou Touré diffusé à l`époque par Radio-Conakry, communiqué dans lequel le président guinéen accusait le Sénégal, j`ai dû me rendre personnellement à la frontière de Kédougou pour vérifier et, procédant à des fouilles, je découvris à mon grand désappointement, des armes et du matériel que je fis saisir et ramener à Dakar. À Dakar où – ce sera une seconde découverte – était dressé un camp d`entraînement pour des mercenaires. Le conseil de défense, où siégeaient notamment le haut-commissaire de la France, le général commandant supérieur des forces françaises du point d`appui de Dakar, le général commandant la zone Nord, fut immédiatement convoqué par mes soins. Ils se montreront offusqués par ma déclaration liminaire : « Messieurs, je suis au regret de vous dire que tout ce que Sékou Touré a affirmé est la stricte vérité. J`ai la preuve qu`un complot contre la Guinée s`est ourdi à Dakar ». Je les invitai, ensuite, à venir voir dans un bureau attenant à la salle de conseil, les armes, munitions, grenades et affiches que j`y avais fait entreposer. Après quoi, j`adressai à de Gaulle une vigoureuse lettre de protestation et fis arrêter deux Français impliqués dans l`affaire. Ils réussiront à s`enfuir. Je les ferai prendre et emprisonner à Saint-Louis ; on les aidera à s`évader. Des Guinéens, également, avaient été arrêtés ; mais ce qu`ils déclareront à l`enquête était si grave que je dus, pour des raisons d`État, les relâcher. Aujourd`hui, bien que délié de mes obligations d`autrefois, je garde encore le silence là-dessus par souci de déontologie politique. » Le 13 mai 1960, Mamadou Dia adresse au général de Gaulle une lettre dans laquelle il relate de manière détaillée les faits ci-dessus, en particulier la découverte faite le 10 mai dans un village de la région de Kédougou à 4 kilomètres de la frontière guinéenne, la réunion qu`il eut avec le haut représentant de la France (l`ambassadeur et ex-général Hettier de Boislambert) et le général de Brebisson, et le nom de deux Français, un officier de parachutistes nommé Garuz, et son frère, impliqués dans cette affaire. Le 24 mai, le général de Gaulle répond en ces termes à Mamadou Dia : « L`affaire exposée dans la lettre que m`a remise le colonel Fall méritait en effet que j`en sois avisé et j`ai apprécié l`esprit dans lequel vous l`avez fait. Je transmets ce document au ministre compétent et je lui demande d`ouvrir une enquête. Lorsque de votre côté vous aurez des éléments nouveaux à me communiquer, je les recueillerai avec intérêt. De toutes façons, si vous venez à Paris, je vous verrai très volontiers. » Mamadou Dia viendra en effet plusieurs fois à Paris avant son arrestation fin 1962. Lors d`une de ces visites, il sera même fait grand-croix de la Légion d`honneur, Archives Foccart, Arch. nat., carton 80, dossier 268.
Doura B., lundi 16 novembre 2009
N`ayez pas de réaction épidermique. "La vérité rougit les yeux mais ne casse pas" dit un adage. Fuir un problème en ne l`évoquant pas n`est certainement pas la meilleure méthode de lui trouver une solution. Le problème ETHNIQUE est réel et palpable en Guinée et plus particulièrement dans les grandes villes. Prenez le temps de lire l`article écrit par BDT et imagez un instant qu`il a été écrit par Tierno Monenembo. Auriez-vous eu la même réaction, après lecture et analyse? Car voyez vous, nombreux sont les lecteurs qui lisent un article sans en comprendre le sens, la portée du message; car voyez vous, cet écrit véhicule bel et bien un message. Il faut savoir simplement le décrypter sans verser dans l`extrémisme.
Andre Loua, lundi 16 novembre 2009
Continuez à nier la réalité. Vous serez surpris lorsqu`elle vous emportera.
K. Diallo, lundi 16 novembre 2009
Les BEn Daouda et le Cisse Oumar de Bemba ne sont des gnes complexes en vers les peulhs. Ils arrivent pas a comprendre comment estce que les peulhs se sont emparees de toutes les activites economiques du pays. Pour preuve lisez la reaction Cisee de Bemba a l`article de Ben Daouda. Il dit que les peulhs veulent former un etat a la maniere des juifs. Je me demande ceque ce Mr a dans sa tete. Ils nous croit trop puissant vraiment si non comment estce qu`il peut immaginer sa. Ils ont tellement peur de voir un peulh arriver au pouvoir qu`ils commencent maintenant a delirer. oh les pauvres. Il n`ya aucune difference entre un peulh et les autre ethnies oh my god.
Sadou Balde (KIKA), lundi 16 novembre 2009
Thank you Lamarana and Alsseny, well done!
Alphady Sy, lundi 16 novembre 2009
Je souscris entièrement à Votre analyse: Ben Daouda et les internautes du CNDD veulent nous divertir par la provocation afin de nous détourner du seul combat qui vaille: Faire partir Dadis et ses bandes armées. La recette des dictateurs est toujours la même: provoquer des tensions ethniques et accuser l`occident des crimes qu`ils commettent.
Jacques KOUROUMA, lundi 16 novembre 2009
Messieurs, vous êtes tous deux simplement menteurs quand vous écrivez que Jacques s`est présenté comme étant mandaté par les Guinéens de l`extérieur pour les représenter dans le CNT. L`histoire n`est pas prendre son appendice pour un tuyau à traîner je ne sais quel liquide. Les Guinéens savent au moins qu`au moment où l`on parlait de CNT, j`étais à Paris. Qu`est-ce qu`une telle ineptie peut vous apporter, pauvres d`esprit?
charles Ives, lundi 16 novembre 2009
"Et pourtant elle tourne....". Une phrase tabou à une époque, qui aurait coûté la guillotine à un célèbre scientifique (...) des siècles derniers. Comme pour dire prenons le temps de bien décrypter, et courageusement certaines situations socio-politico-culturelles, surtout celles de la Guinée avant de nous lancer dans des contre-attaques partisanes. Surtout sondons au plus profond de notre conscience. J`apprécie néanmoins votre démarche ici qui consiste à ne pas diaboliser le mal ("et pourtant il existe...", qui ne doit pas coûter la la guillotine à BDT), mais chercher plutôt autres moyens pour l`aborder. Très bonne démarche, car vous avez vraiment raisonné votre point de vu de façon claire sans aucune méchanceté (à ce que j`ai peut-être bien ou mal lu votre texte).

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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