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La plupart d'entre nous se sentent humilier du cinquantenaire de notre nation. Nombreux sont ceux qui accusent l'Etat ou une poignée “d'argentivores” qui ramassent tout sur leur passage. Mais en réalité, mettons de coté le gouvernement, et pointons du doigt nos étudiants, chercheurs et autres intellectuels de toute nature. Ceux que d'autres appellent élites. Depuis l'indépendance de la Guinée en 1958, il y'a eu combien de diplômés des différentes universités de notre pays? Combien d'ingénieurs, de médecins, d'hommes de lettres, d'avocats ou d'économistes? Prenons l'exemple sur nos ingénieurs. Qu’est-ce qu'ils font rétablir l'électricité et l'eau potable, ou construire des infrastructures routières pour décongestionner les rues de la capitale, pour éviter les embouteillages et le cauchemar des millions d'habitants? Demandons-nous de nos historiens et autres hommes de lettre qui sont aujourd'hui nombreux dans nos différentes facultés ! Qu’est-ce qu'ils font pour revaloriser la culture guinéenne? Voir, écrire des livres pour rétablir la vérité à propos de la Guinée? Et nos économistes ? Ils sont combien déjà depuis l'indépendance? Only God knows ! Mais qu’est-ce qu'ils font pour améliorer l'économie de la Quinée ou pour éviter l'inflation et la détérioration de la monnaie guinéenne? A chaque fois que l'Etat nomme un ministre de l'économie, ce dernier court vers les institutions financières (F.M.I et Banque Mondiale) pour quémander des dettes. Pourtant, nous savons tous que l'objectif premier du F.M.I et de la B.M, c'est d'appauvrir les pays du tiers-monde, tout en utilisant et en exploitant les ressources naturelles des pays endettés. Ces institutions, ont été créées dans le but d'asphyxier et d'agenouiller les pays du tiers-monde par la voie des dettes. Les conditions posées sont tellement compliquées que lorsqu'on s'endette une fois, on ne peut plus s'en sortir. Un appât tendu aux poissons. Nul n'a besoin des cours d'économie pour constater ces faits. Allons un peu plus loin dans le secteur médical, les médecins, combien la Guinée a-t-elle produit depuis 1958? Sans risque d'exagérer, je dirai des millions. Et pourtant, qu’est-ce qu'ils font pour éradiquer le paludisme en Guinée, une maladie qui a presque disparu dans la plupart des pays, mais qui continue à faire des ravages chez nous? Qu’est-ce que ces médecins font pour sauver des vies? Ou au moins rendre les hôpitaux propres, en vue d’éviter les épidémies de cholera et autres nasty desease? Tout le tissu social est foutu ! Ce qui est très lamentable. Comme JEAN DE LA FONTAINE, chers frères, ne me dites pas que “C'est le fonds qui manque le moyen”. Rappelez-vous que lorsque Bill Gates et ses amis universitaires ont eu l'idée de créer Microsoft, ils n'avaient pas un sou et ils vivaient dans un sous sol. Mais comme ils avaient des idées, le résultat, tout le monde le voit aujourd’hui. Imaginons que tout américain, de toutes natures confondues, croise le bras et attende que le gouvernement fédéral fasse des miracles, pour apporter du bonheur dans chaque foyer ! Ce serait la fin du règne américain. Pourtant nous, guinéens, c'est ce que nous faisons depuis maintenant 50 ans, en espérant un résultat différent. Albert Einstein appelle cela de "l'insanité". Il suffit de se promener dans les rues de Conakry pour se rendre compte de la misère humaine : celle qui est assise sur un sac de riz mais qui crève de faim et continue à mendier. Des étudiants diplômés des différentes universités du pays gaspillent leur énergie autour d'un thé vert communément appelé “Attaya”. Ils rivalisent à mentir et à profaner, au lieu de se faire des projets pour trouver une solution qui pourra les sortir de la crise. Le souci de tout jeune guinéen aujourd'hui, c'est l'aventure ! Et pourtant, Nelson Mandela n'était jamais sorti de l'Afrique pour réaliser ses rêves. La solution ne se trouve pas dans les dettes ou les aides des « impérialistes », mais dans les potentialités de la jeunesse, nos élites, étudiants, chercheurs et autres hommes de bonne volonté. Quand on a faim, on ne doit pas attendre quelqu'un, avec son assiette remplie, pour nous trouver la solution. Mon pays croupit dans l'ignorance et la misère, mais la Guinée-là, je l'aime. Barry Tutankhamon pour www.guineeactu.com
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