dimanche 12 octobre 2008
Un regard sur le calvaire guinéen

La plupart d'entre nous se sentent humilier du cinquantenaire de notre nation. Nombreux sont ceux qui accusent l'Etat ou une poignée “d'argentivores” qui ramassent tout sur leur passage. Mais en réalité, mettons de coté le gouvernement, et pointons du doigt nos étudiants, chercheurs et autres intellectuels de toute nature. Ceux que d'autres appellent élites. Depuis l'indépendance de la Guinée en 1958, il y'a eu combien de diplômés des différentes universités de notre pays? Combien d'ingénieurs, de médecins, d'hommes de lettres, d'avocats ou d'économistes?

Prenons l'exemple sur nos ingénieurs. Qu’est-ce qu'ils font rétablir l'électrici et l'eau potable, ou construire des infrastructures routières pour décongestionner les rues de la capitale, pour éviter les embouteillages et le cauchemar des millions d'habitants? Demandons-nous de nos historiens et autres hommes de lettre qui sont aujourd'hui nombreux dans nos différentes facultés ! Qu’est-ce qu'ils font pour revaloriser la culture guinéenne? Voir, écrire des livres pour rétablir la vérité à propos de la Guinée? Et nos économistes ? Ils sont combien déjà depuis l'indépendance? Only God knows ! Mais qu’est-ce qu'ils font pour améliorer l'économie de la Quinée ou pour éviter l'inflation et la détérioration de la monnaie guinéenne?

A chaque fois que l'Etat nomme un ministre de l'économie, ce dernier court vers les institutions financières (F.M.I et Banque Mondiale) pour quémander des dettes. Pourtant, nous savons tous que l'objectif premier du F.M.I et de la B.M, c'est d'appauvrir les pays du tiers-monde, tout en utilisant et en exploitant les ressources naturelles des pays endettés. Ces institutions, ont été créées dans le but d'asphyxier et d'agenouiller les pays du tiers-monde par la voie des dettes. Les conditions posées sont tellement compliquées que lorsqu'on s'endette une fois, on ne peut plus s'en sortir. Un appât tendu aux poissons. Nul n'a besoin des cours d'économie pour constater ces faits.

Allons un peu plus loin dans le secteur médical, les médecins, combien la Guinée a-t-elle produit depuis 1958? Sans risque d'exagérer, je dirai des millions. Et pourtant, qu’est-ce qu'ils font pour éradiquer le paludisme en Guinée, une maladie qui a presque disparu dans la plupart des pays, mais qui continue à faire des ravages chez nous? Qu’est-ce que ces médecins font pour sauver des vies? Ou au moins rendre les hôpitaux propres, en vue d’éviter les épidémies de cholera et autres nasty desease? Tout le tissu social est foutu ! Ce qui est très lamentable.

Comme JEAN DE LA FONTAINE, chers frères, ne me dites pas que “C'est le fonds qui manque le moyen”. Rappelez-vous que lorsque Bill Gates et ses amis universitaires ont eu l'idée de créer Microsoft, ils n'avaient pas un sou et ils vivaient dans un sous sol. Mais comme ils avaient des idées, le résultat, tout le monde le voit aujourd’hui. Imaginons que tout américain, de toutes natures confondues, croise le bras et attende que le gouvernement fédéral fasse des miracles, pour apporter du bonheur dans chaque foyer ! Ce serait la fin du règne américain.

Pourtant nous, guinéens, c'est ce que nous faisons depuis maintenant 50 ans, en espérant un résultat différent. Albert Einstein appelle cela de "l'insanité". Il suffit de se promener dans les rues de Conakry pour se rendre compte de la misère humaine : celle qui est assise sur un sac de riz mais qui crève de faim et continue à mendier. Des étudiants diplômés des différentes universités du pays gaspillent leur énergie autour d'un thé vert communément appelé “Attaya”. Ils rivalisent à mentir et à profaner, au lieu de se faire des projets pour trouver une solution qui pourra les sortir de la crise. Le souci de tout jeune guinéen aujourd'hui, c'est l'aventure ! Et pourtant, Nelson Mandela n'était jamais sorti de l'Afrique pour réaliser ses rêves. La solution ne se trouve pas dans les dettes ou les aides des « impérialistes », mais dans les    potentialités de la jeunesse, nos élites, étudiants, chercheurs et autres hommes de bonne volonté. Quand on a faim, on ne doit pas attendre quelqu'un, avec son assiette remplie, pour nous trouver la solution.

Mon pays croupit dans l'ignorance et la misère, mais la Guinée-là, je l'aime.

Barry Tutankhamon
pour www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Barry Tutankhamon, jeudi 16 octobre 2008
HAHA DROLE MON FRERE M.S POUR DIRE MOUSSA SYLLA EST LE NOM DE L`ADRESSE EMAIL QUE JE ME SUIS CREER. MAINTENANT POUR ETRE HONNETE AVEC TOI MON VRAI NOM EST HAMIDOU BARRY JE SUIS NE EN 1981 A PITA EN MOYENNE GUINEE POUR TE MONTRER QUE JE N`AI RIEN A CACHE, RIEN J`AIME LE NOM QUE JE ME SUIS FAIT PORTER POUR ECRIRE PARCE QU`IL ME PLAIT C`EST TOUT SI TU VEUX AUSSI MA PHOTO JE L`ENVERRAI A TON ADRESSE EMAIL.MERCI HAVE A GOOD DAY.
Osiris de thèbes, mercredi 15 octobre 2008
M. "Barry Toutankhamon" Vous ne savez donc pas qui se cache derrière le nom Osiris de Thèbes. C`est très facile à deviner, exprès. Je l`utilise dans les cas ou j`ai affaire à ceux qui se croient plus malins que les autres. Je sais pour ma part que vous êtes monsieur M.S. Par discrétion je n`irai pas plus loin, sauf si vous m`y obligez. Vous vous êtes toujours caché pour critiquer les autres, sans retenue. Je vous renvoie l`ascenseur, avec une critique bien argumentée, dans le cadre du respect, pour que vous compreniez. Le fait que votre texte, qui ne pèse pas lourd devant un examen minutieux ait été "descendu" par tous les internautes vous a touché. Pas un seul qui vous approuve. C`est bien, c`est le début de la sagesse. Vous vous réfugiez de nouveau derrière la langue anglaise. Dommage, cela prouve simplement que vous vous dérobez. Un proverbe de chez nous dit : Si vous célébrez votre beauté à minuit, tout le monde la verra quand il fera jour. Remettez vous au boulot, et produisez du bon et concret. Arrêtez de vous donner des faux patronymes. Fraternellement
Barry Tutankhamon, mercredi 15 octobre 2008
I don`t know what is hiding behind the name Osiris the thibes,but I know for sure whatever I try,there always will be people like you who cannot or are afraid to take their life in their own hands.Anyway, we can`t get a blood from a stone,so i won`t be wasting my time with a irrelevent guy like you.peace brother
Osiris de Thèbes, mardi 14 octobre 2008
Monsieur Sampil (Barry Tutankhamon), arrêtez de faire des jeux de mots ; Vous pointez du doigt "les médecins, combien la Guinée a-t-elle produit depuis 1958? Sans risque d`exagérer, je dirai des millions.", les ingénieurs "nos ingénieurs. Qu’est-ce qu`ils font rétablir l`électricité et l`eau potable, ou construire des infrastructures routières pour décongestionner les rues de la capitale, pour éviter les embouteillages et le cauchemar des millions d`habitants ?". Je vous rappelle qu`e nous sommes 10 millions de guinéens. Si nous avions des millions de médecins, ça se saurait, et surtout, se verrait. Alors, pour être honnête, il faut arrêter de dire que "je n`assaye d`accuser personne", sauf si vous prenez vos lecteurs pour des demeurés. Ce ne sont pas les médecins qui font construire les hôpitaux, mais les hommes politiques, en votant les budgets. Idem pour les routes, etc.. Ne dites pas que vous ne le savez pas, même les élèves du primaire le savent. Sinon votre cas est grave. Si vous voulez jouer, ou vous avez peur de dénoncer les responsables de notre état, que vous connaissez très bien, c`est votre droit.
K. Diallo, mardi 14 octobre 2008
Mon frere la majeur partie des sortants de nos universites sont des chomeurs. Peut etre seulement 10% d`eux trouvent un emploi. La guinee est gere que par des vieux comme conte. Ceux qui sont a la hauteur n`aime pas aussi un bon travailleur qui peut avoir du succes. Cela cest depuis Sekou.
Barry Tutankhamon, mardi 14 octobre 2008
je pense que je ne danse pas avec des aveugles.....!je n`assaye d`accuser personne je me pose des questions a savoir notre projets pour la guinee.Je pense que c`est dans les moments difficiles que l`on doit se poser ces questions.
AHMADOU, lundi 13 octobre 2008
Comment debarquer CONTE???
DIALLO, lundi 13 octobre 2008
Dans les heures difficiles que traverse la Guinée, je me pose la question sur les écrits de nous les internautes. L`art d`accuser l`autre en restant observateur et parleur ne mène q`aux lamentations.
Osiris de Thèbes, lundi 13 octobre 2008
Ce n`est pas un problème d`intellectuel,mais de politique de développement. Tous les intellectuels qui n`ontpas pris la fuite sous le régime PDG ont été presque tous décimés, ce qui explique leur grand nombre à l`extérieur.Ceux qui sont revenus sous Conté ont été ignorés ou ont eu des batons dans les roues,vous le savez bien. Il faut arrêter d`accuser un quelconque impérialisme,comme nous le faisons depuis l`indépendance. Au fait, en tant qu`intellectuel,qu`avez-vous déja fait pour votre pays, de concret?
Koundouno Fatoma, dimanche 12 octobre 2008
Mon frère Barry, A vours lire, j`ai l`envie de vous donner immédiatement raison. Mais je refuse de le faire car vous avez omis des facteurs importants qui retardent l`avancement de notre pays. Oui, les intellectuels guinéens ont demissionné du rôle qui est le leur. Nous aimons tous notre pays et voulons son progrès. Pour ce faire, l`état doit être le moteur déclenchant, ce qui n`est pas le cas chez nous. Il y a beaucoup d`intellectuels honnêtes qui ont tenté de mettre leur savoir-faire au service de la nation. Mais hélas, les deux rigimes successifs n`ont jamais voulu un quelconque progrès du pays. La liste de ces gens braves qui ont payé de leur temps, énergie voire leur vie pour développement de la guinée est longue.Ce fiasco a conduit petit à petit à la démission collective de l`élite guinéenne. L`exemple que vous avez pris sur les USA ne colle pas à la réalité guinéenne. Là-bas ce sont les dirigeants qui ont d`abord communiqué le virus du progrès à sa population. Je vous cite un exemple. Le canton de Fribourg(Suisse) où j`ai fait mes études, la pauvreté avait tellement frappé la population au début du siècle passé que tout le monde s`est livré à l`alcool au lieu de chercher à travailler. L`autorité d`alors était contrain de décreter une loi obligeant chacun à trouver un quelconque travail. Ceux qui ne le faisaient pas étaient sevèrement sanctionnés. Tenez-vous bien,ce n`est pas l`état qui cherchait du travail pour le peuple mais c`était à chacun de le faire. Et le résultat, on le voit aujourd`hui pour qui connaît le canton de Fribourg. C`est l`état qui doit toujours donné l`élan. Cela ne veut pas dire qu`on doit rester bras croisés pour que l`état fasse à notre devoir. Ce qui nous reste à faire dans le contexte guinéen, c`est la désobeissance civile jusqu`au renversement de ce regime actuel puisque nous conssaissons maintenant ses limites. Nous sommes des orphelins, alors prenons notre destin en main. Dieu en tout cas est pour tout le monde.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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