 |
Un lion qui ne sait pas saisir l'occasion opportune, un lion qui ne sait pas bondir, est-il un vrai félin ? Une chose est certaine : quand on laisse un lion sans vergogne dans la case des brebis, il n'en fera que des victimes.
Les Guinéens n'étant pas des animaux sauvages, ils savent de quoi ce soi-disant lion est capable de faire : détournement, corruption, mégalomanie ou folie de gradeur sont les cauchemars gravés dans la tête de millions de guinéens, suite au passage de ce gros chat à la primature.
Des guinéens qui avaient rêvé d'un lendemain meilleur après les évènements de Janvier-Février 2007. N'est-ce pas ce félin qui avait bâclé la feuille de route proposée par les forces vives ? Que sont devenus nos martyrs qui sont morts pour des baguettes de pain et des sacs de riz ? Non, je m'excuse : pour le changement ?
N’est-ce pas ce lion qui a voulu griffé son maître agonisant, pour s'emparer du pouvoir ? "Malin, malin et demi", dit-on chez les Gaulois. Le gros chat a fini par la petite porte.
Ceci dit, en Guinée, nous ne sommes pas dans la jungle. Alors, ce soi-disant lion se trompe de place. Nulle ne peut se lancer dans un train en marche, et vouloir être le conducteur, sans un permis valide : le dégât serait imminent.
L'opposition guinéenne, bien que moribonde, est en marche depuis des décennies. Et même si nous n'avions jamais eu de Morgan Tsvanguirai, nous devons reconnaitre la bataille de certains de ces opposants historiques, comme le bouillant Jean Marie Doré.
Le guinéen est mature et sait faire son choix entre un lion mort et un mouton vivant. Ce soi-disant félin, est un gros chat mort dans l'âme, et qui est endetté jusqu'au cou. La seule façon de payer ses dettes, qui valent des milliards, c'est de brouiller les pistes à Conakry, tout en se lançant dans de la mamaya politique.
Son mentor est un créancier très patient, mais quand l'échéance sera là, il se fera payer, quoi qu'il arrive.
Les guinéens doivent faire attention à ce soi-disant félin et surtout, à son mentor du désert, qui est à la base des conflits en Afrique de l'Ouest, aves ses ventes d'armes aux rebelles. La Communauté internationale se méfie de lui. Nous devons en faire autant.
Ce mentor qui a promis l'unité africaine, sans pour autant nous expliquer pourquoi à Tripoli, les noirs sont encore traités comme des esclaves, au moment où en Amérique, ils peuvent être et sont présidents, est un dictateur qui, vu le destin tragique de Saddam, a décidé d'abandonner sa course aux armements. Son rôle est de financer des africains sans scrupules, comme ce soi-disant félin.
Les temps ont changé, les nobles ont pris la place des griots ! A Saint Louis, Missouri, les champs de coton ont disparus. Ceci étant, je trouve normal qu'aujourd'hui, un Kéita fasse les louanges à un Kouyaté, comme je trouve normal qu'un fils kenyan, soit le Président des U.S.A.
Ce qui est certain, et que je crois fort probable, est que si on avait posé la question au célèbre chanteur Manding, Salif Kéita, de faire des louanges à un Kouyaté, dans une de ces tékèrès, il aurait répondu, sans le risque de me tromper, que compte tenu de sa descendance et de sa modestie, il ferait mieux de s'abstenir, ou seulement, prodiguer des conseils, mais pas des louanges
. Barry Tutankhamon pour www.guineeactu.com
|
 |